Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon patron - Mon fantasme — Chapitre 7 · La Première nuit
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mon patron - Mon fantasme
Chapitre 7 · La Première nuit
La porte de ma chambre se referma derrière lui. Le claquement sec résonna dans le silence comme un verdict : cette nuit, il n'y aurait plus d'échappatoire. Il se tourna vers moi, appuya son dos contre le bois sombre et me fixa longuement. Son regard était lourd de désir, mais traversé d'une douceur nouvelle, presque émue.
— Alors… c'est vraiment notre première nuit, dit-il d'une voix basse.
— Oui, répondis-je dans un souffle. Et sûrement pas la dernière.
— Oui, répondis-je dans un souffle. Et sûrement pas la dernière.
Il s'approcha, ses doigts trouvèrent ma nuque avec une précision fébrile, et ses lèvres vinrent capturer les miennes. Le baiser fut tendre au début, presque timide, mais bientôt la fougue reprit le dessus. Nos langues s'entrelacèrent, nos souffles s'emballèrent, et nos corps se collèrent l'un à l'autre, cherchant à travers le tissu de nos vêtements la chaleur de la peau.
Très vite, l'impatience devint souveraine. Il s'approcha de moi et, d'un geste assuré, saisit le bas de mon tee-shirt pour le faire glisser par-dessus ma tête, dévoilant mon torse à la pénombre de la chambre. En retour, je portai mes mains à sa chemise claire ; je défaits les boutons un à un avec une lenteur fiévreuse, avant de l'écarter de ses épaules pour la laisser tomber lourdement au sol.
Ses yeux ne quittaient pas les miens. Il s'agenouilla alors pour déboutonner mon jean et, d'une pression douce sur mes hanches, me fit asseoir sur le bord du lit. Tandis qu'il se relevait pour rester debout face à moi, dominant ma position assise, je profitai de cette proximité pour m'occuper à mon tour de son pantalon. Je défis l'attache et la fermeture d'un geste assuré, avant de le faire glisser jusqu'à ses chevilles. Dans un élan spontané, je m'emparai de son sexe déjà dressé et le pris en bouche. Je savourai la chaleur de sa peau et son tressaillement immédiat, mais je ne fis que l'effleurer, le goûtant rapidement sans m'y attarder, comme pour attiser davantage sa faim.
Il laissa échapper un grognement sourd, me saisit par les épaules et me poussa doucement pour m'allonger sur le matelas. D'un mouvement décidé, il finit de retirer mon pantalon et mon sous-vêtement. En un instant, nous fûmes nus tous les deux, enfin libérés des apparences de la journée, les corps offerts l'un à l'autre dans la vérité du silence.
— Regarde-toi, souffla-t-il, les yeux rivés sur moi. Je n'ai jamais rien désiré autant.
Il se mit à genoux au bord du lit et prit mon sexe en bouche. Sa langue glissait avec une assurance brûlante, ses lèvres m'engloutissaient avec faim. Je gémissais, mes mains perdues dans l'épaisseur de ses cheveux. Mais je ne voulais pas rester passif ; je le redressai doucement, inversai nos positions et le fis basculer sur le dos.
— À mon tour, dis-je avec un sourire.
Je l'avalai lentement, savourant chaque tressaillement de ses muscles. Ses doigts s'agrippèrent aux draps, sa respiration devint un râle rauque. Nous nous perdîmes l'un dans l'autre, dans un échange sensuel où le plaisir circulait comme une énergie brute. Puis il se redressa, m'embrassa encore et murmura contre mes lèvres :
— Romain… je veux être en toi. Maintenant.
Je ne répondis pas, me contentant de m'allonger pour l'accueillir. Cette fois, aucune barrière ne nous séparait, les tests ayant tout rendu possible. La chaleur de sa peau contre la mienne était une révélation. Lorsqu'il me pénétra, lentement, je poussai un gémissement d'abandon total.
— Mon Dieu… souffla-t-il, la voix tremblante. C'est tellement plus fort sans rien entre nous.
Ses va-et-vient commencèrent, profonds et réguliers. Je sentais son sexe dur me traverser sans filtre, et dans ses yeux, je lisais la surprise d'un plaisir décuplé, presque animal, qui semblait le dépasser. Ses mains tenaient fermement mes cuisses, mais son souffle devint soudainement court, haché par l'imminence d'une fin qu'il ne pouvait plus retarder. Je vis ses traits se figer, ses muscles se tendre à l'extrême ; il était sur le point de céder, emporté par une jouissance qui montait trop vite.
Je n'en avais pas encore fini. Je voulais que cette nuit s'étire, que nous goûtions chaque seconde de cette fusion nouvelle. Dans un élan de fureur maîtrisée, je saisis ses épaules et, d'un mouvement souple, je le fis basculer sur le dos pour prendre sa place. Il laissa échapper un râle de surprise et de frustration mêlées, mais je ne lui laissai pas le temps de protester.
Mon sexe glissa en lui sans résistance, retrouvant sa chaleur profonde, et il poussa un gémissement puissant, ses mains s'agrippant à mes bras pour ne pas perdre pied. En inversant ainsi nos rôles, je venais de briser son élan pour mieux le reconstruire, imposant mon rythme pour faire durer ce plaisir que nous ne faisions qu'effleurer.
Soudain, une vibration sourde ébranla la table de nuit, déchirant le silence de la chambre. Il sursauta, ses muscles se figeant instantanément sous moi. Dans la pénombre, l'écran rétroéclairé projeta une lueur blafarde sur son visage, révélant le prénom de sa femme. Je vis ses pupilles se dilater, ses yeux s'écarquiller dans un mélange de stupeur et de culpabilité. Il hésita, le souffle court, avant de saisir l'appareil d'une main qu'il s'efforçait de ne pas laisser trembler.
— Allô ? … oui, ma chérie.
Sa voix s'éleva, d'un calme presque surnaturel, ce ton posé qu'il utilisait sans doute lors de ses conférences. Pourtant, l'intimité de notre position démentait chaque syllabe : j'étais toujours ancré en lui, et je commençai à bouger avec une lenteur vicieuse, calculée pour que chaque millimètre de ma présence vienne heurter sa concentration. Ses yeux se levèrent vers les miens, noyés dans un conflit muet entre l'instinct de survie et l'emprise du désir.
— Oui… le trajet s'est bien passé… la réunion est demain matin, articula-t-il, l'air absent mais le débit régulier.
Je décidai de briser ce masque et donnai un coup de reins plus profond, plus appuyé. L'impact fut immédiat. Son torse se souleva brusquement, son souffle se coupa dans une inspiration sifflante qu'il parvint de justesse à étouffer contre le combiné. Il ferma les yeux avec force, les traits crispés par l'effort de ne pas gémir, avant de se reprendre dans un murmure instable :
— Non, rien… j'ai… j'ai juste éternué. Oui, la route était longue, je suis un peu fatigué.
Je sentais ses doigts s'enfoncer dans mes bras, cherchant un appui tandis que la réalité de sa double vie se heurtait physiquement à la chaleur de notre étreinte.
Je me penchai alors vers lui, mon torse effleurant le sien, et mes lèvres vinrent frôler le lobe de son oreille pour y déposer un souffle empoisonné. Ma voix, à peine un murmure, se fit glaciale et brûlante à la fois :
Je me penchai alors vers lui, mon torse effleurant le sien, et mes lèvres vinrent frôler le lobe de son oreille pour y déposer un souffle empoisonné. Ma voix, à peine un murmure, se fit glaciale et brûlante à la fois :
— Dis-lui que tu penses à elle… pendant que je te prends.
Il se mordit violemment la lèvre pour étouffer le cri qui montait dans sa gorge. Sous l'effet conjugué de ma pénétration profonde et du mouvement saccadé de ma main qui le branlait, son visage commença à se tordre. Ses traits, habituellement si lisses et contrôlés, se décomposèrent sous l'assaut d'un plaisir qui montait en lui avec une rapidité foudroyante, presque insoutenable.
Ses yeux se révulsèrent légèrement tandis que je calais ma cadence sur ses propres tressaillements. Chaque millimètre gagné en lui semblait le pousser un peu plus vers l'abîme. Il parvint à conclure l'appel d'une voix chancelante, hachée par les spasmes qui commençaient déjà à secouer ses hanches :
Ses yeux se révulsèrent légèrement tandis que je calais ma cadence sur ses propres tressaillements. Chaque millimètre gagné en lui semblait le pousser un peu plus vers l'abîme. Il parvint à conclure l'appel d'une voix chancelante, hachée par les spasmes qui commençaient déjà à secouer ses hanches :
— Oui… moi aussi je t'aime.
Il raccrocha brusquement, l'appareil lui échappant des mains pour rebondir sur le matelas, et ses doigts vinrent s'agripper à mes bras avec une force désespérée, comme pour ne pas sombrer tout à fait.
— Putain, Romain… j'étais à deux doigts de jouir en lui parlant. Le plaisir monte trop vite... je vais craquer.
— Alors finis avec moi. Donne-moi tout.
— Alors finis avec moi. Donne-moi tout.
J'intensifiai mes mouvements. Son corps se cambra brusquement, et il explosa dans un souffle rauque, sa semence projetant des jets brûlants sur son propre torse. Emporté par ses contractions, je cédai à mon tour, mon orgasme éclatant en lui avec une violence incontrôlable.
Nous restâmes figés, collés l'un contre l'autre, haletants. Il baissa les yeux vers son ventre poisseux, puis son regard s'agrandit.
Nous restâmes figés, collés l'un contre l'autre, haletants. Il baissa les yeux vers son ventre poisseux, puis son regard s'agrandit.
— Romain… tu as joui… en moi ?
— Oui… je n'ai pas pu me retenir.
— Oui… je n'ai pas pu me retenir.
Un silence intense, presque sacré, s'installa entre nous. Je guettais sur son visage la moindre trace de regret ou de gêne, mais ses traits se détendirent peu à peu. Ses yeux s'illuminèrent alors d'une sincérité troublante, une clarté que je ne lui avais jamais connue au bureau. Il semblait dépouillé de tous ses masques, vulnérable et pourtant plus fort que jamais.
— C'est merveilleux, reprit-il dans un souffle, sa main venant se poser sur la mienne. Sentir ta chaleur ainsi, sans rien pour nous séparer... c'est comme si je te possédais enfin tout entier. On a franchi un cap, Romain. Plus rien ne sera jamais comme avant.
Ses doigts se resserrèrent sur les miens, scellant ce pacte silencieux. Ce n'était plus seulement le plaisir qui nous liait, mais cette trace de moi qu'il gardait désormais au plus profond de lui, tel un secret indélébile.
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