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✦ cecilunie Au service XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Au service — Chapitre 17 · L’amour avec un grand A – partie 2

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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cecilunie
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Au service

Chapitre 17 · L’amour avec un grand A – partie 2

Les cinq jours sans Lorenzo furent une épreuve d'un genre nouveau. Une épreuve de silence, de vide, et d'une proximité féminine qui me torturait par sa douceur même.
Son avion décolla dans un grondement lointain que je perçus du jardin, et immédiatement, un manque physique, viscéral, me tordit le ventre. Ce n'était pas seulement le sexe. C'était sa présence. L'odeur de son savon, le son de sa voix, la façon dont son regard me calmait et m'enflammait à la fois. Mon corps, déjà en état d'alerte permanent après plusieurs semaines de chasteté forcée, devint une chambre d'écho de chaque souvenir, de chaque frôlement manqué.
Sofia devint mon ancre. Et mon supplice.
La première soirée, elle frappa à ma porte, deux bols fumants à la main.
— Je me suis dit que tu aurais faim. Et que tu ne voudrais pas manger seule.
Nous nous installâmes sur le canapé face à l'océan noir. La soupe était épicée, réconfortante. Le silence entre nous était confortable, jusqu'à ce que sa main se pose sur mon genou, un geste simple, amical.
Un contact. Ma peau sembla crépiter sous le jean. Je retins un frisson.
— Ça va ? demanda-t-elle, ses yeux noisette scrutant mon visage.
Je hochai la tête, incapable de parler. Mon cœur battait à tout rompre. Putain, c'est juste une main sur le genou, calme-toi. Mais mon corps ne m'écoutait plus. Il était devenu une bête affamée, et le moindre contact était une promesse de nourriture.
Les jours suivants, nous devînmes inséparables. Elle me montrait les recoins de la maison, m'apprenait des recettes simples. Nous marchions sur la plage, nos épaules se frôlant. Chaque fois, un courant électrique me traversait. Elle était tactile, Sofia. Une main sur mon épaule pour me guider, un bras autour de ma taille pour rire, une joue contre ma tempe pour regarder quelque chose sur son téléphone.
Et chaque fois, mes seins gonflaient, alourdis par le manque, mes mamelons se durcissaient au point de devenir douloureux contre mon soutien-gorge. Ma culotte était constamment humide, une moiteur irritante et excitante qui me rappelait à chaque seconde mon état.
Le troisième soir, nous étions blotties sous une couverture sur la terrasse, regardant les étoiles. Le vin nous avait détendues. C'est alors qu'elle se confia.
— Tu sais, je n'ai pas toujours été comme ça, murmura-t-elle, sa voix plus grave que d'habitude.
Je me tournai vers elle. Dans la pénombre, son profil était fort, beau.
— Comme ça ? demandai-je doucement.
— Une femme. Elle eut un petit sourire triste. Ma famille… était très traditionnelle. Très religieuse. Quand j'ai commencé à transitionner, à dix-huit ans, ils m'ont rejetée. Porte close. Plus de fille.
Elle but une gorgée de vin.
— J'ai survécu comme j'ai pu. Des petits boulots. Des hommes qui… profitaient. Qui voulaient la « folle », tu vois ? Pour baiser, pas pour aimer.
Ma gorge se serra. Je posai ma main sur la sienne.
— Je suis désolée.
Elle serra mes doigts.
— Ne le sois pas. Ça m'a menée ici. Lorenzo… il m'a recrutée comme cuisinière, oui. Mais il a su, tout de suite. Il ne m'a jamais posé de questions intrusives. Jamais regardée de travers. Il m'a offert un toit, un salaire décent, du respect.
Sa voix se brisa.
— Il ne m'a jamais demandé de coucher avec lui. Jamais utilisé mon corps ou mon passé contre moi. Pour quelqu'un comme moi… c'est plus précieux que tout l'or du monde.
Je pleurais, silencieusement. Pour elle. Pour la bonté de Lorenzo, qui prenait une nouvelle dimension.
— Et toi ? chuchota-t-elle, se tournant vers moi.
Sa main se libéra et vint effleurer une mèche de mes cheveux, puis la courbe de mon épaule. Un toucher si léger, si innocent. Mon sein entier se contracta, un élancement aigu irradiant vers le mamelon.
— Comment on devient… ce que tu es ? Une esclave publique ?
Je respirai un grand coup. Dans la semi-obscurité, avec le bruit des vagues, il était plus facile de parler.
— J'ai toujours eu ces désirs. Pervers. Violents. Les mots sortaient, crus, sans fard. Me faire mal. Être utilisée. Défonce. Humiliée. Mais j'avais peur. Complexée par mon corps…
Ma main indiqua vaguement ma poitrine.
— Puis j'ai choisi, l'esclavage sexuel public. C'était une libération. Enfin, je pouvais être ça. La salope. Un objet de désir, et jouir ! Sans faux-semblants.
Je lui parlai d'Elyna, de l'entraînement dur. De la ferme bestiale, des machines à traire, de la douleur exquise des seins étirés. Du manoir, d'Oxana, de Gaspard. De la fierté que je tirais à pousser mes limites, à offrir mon corps et ma soumission.
— Ici, avec Lorenzo… je ne comprends plus, avouai-je, la voix tremblante. Il me traite avec une douceur… ça me tue. Mon corps crie. Regarde.
Je pris sa main et la guidai, par-dessus mon chemisier, sur mon sein gauche. Elle ne résista pas. Ses doigts rencontrèrent le tissu, et en dessous, la chair ferme, gonflée, et le bout dur comme un caillou.
Un gémissement m'échappa. Honteux, rauque.
— Chloé… souffla-t-elle, ses doigts pressant légèrement.
Une onde de plaisir-douleur me traversa, si intense que je fermai les yeux.
— Tu es en feu.
— Tout le temps, haletai-je. Tout le temps depuis que je suis ici. Je rêve qu'il me viole. Qu'il m'attache. Qu'il me baise le cul sans préparation. Je suis une malade.
Elle retira sa main, lentement, et m'enlaça. Sa propre poitrine, généreuse et ferme, s'écrasa contre la mienne. Double contact. Je crus défaillir.
— Tu n'es pas malade, murmura-t-elle dans mes cheveux. Tu es toi. Et Lorenzo… il voit ça. Je pense qu'il a peur.
— Peur de moi ?
— Peur de pour toi. Peur de ne pas être à la hauteur de tes… besoins.
Nous restâmes ainsi un long moment. Son étreinte était amicale, réconfortante. Et pourtant, chaque point de contact entre nos corps alimentait le brasier en moi. Je m'accrochais à elle comme à une bouée, tout en souhaitant presque qu'elle me pousse à terre et qu'elle me prenne, pour apaiser ne serait-ce qu'une fraction de cette tension.
Les deux derniers jours passèrent dans cette ambiance de douce torture. Notre complicité grandissait, nos confidences aussi. Elle me parlait de ses propres fantasmes, de sa relation complexe avec Marco et Luca. Je lui détaillais les sensations d'un sein étiré par une machine à traire, l'explosion d'un orgasme purement mammaire. Nous étions deux femmes aux désirs immenses, liées par l'attente du même homme.
Puis, le sixième jour, il revint.
J'étais dans le hall quand la porte s'ouvrit. Il apparut, légèrement défait par le voyage, une valise à la main. Ses yeux verts me cherchèrent, me trouvèrent, et s'illuminèrent.
Je ne réfléchis pas. Je courus. Je me jetai contre lui, mes bras s'enroulant autour de son cou, mes seins lourds s'écrasant contre le tissu fin de sa chemise de voyage. Je sentis son torse dur, la chaleur de son corps, son odeur familière mêlée à celle de l'avion.
— Lorenzo, sanglotai-je, enfouissant mon visage dans son cou.
Il lâcha sa valise et m'enlaça, fort, ses mains s'abaissant dans mon dos pour me presser contre lui. Sa joue se posa contre ma tempe. Je sentis son souffle chaud, rapide.
— Chloé, murmura-t-il, la voix empreinte d'une émotion brute. Ma Chloé.
Il respira mon odeur, profondément. Ses doigts s'enfoncèrent dans mes cheveux. Je levai mon visage, mes lèvres à un souffle des siennes. Embrasse-moi. Maintenant. S'il te plaît.
Je pouvais sentir son désir, son érection déjà ferme contre mon ventre. Ses yeux plongèrent dans les miens, sombres, intenses. Il se pencha… et déposa un baiser doux, brûlant, sur mon front.
Mon cœur se serra. Pas encore.
Mais il ne me lâcha pas. Il garda ses bras autour de moi, me berçant doucement.
— J'ai pensé à toi chaque seconde, dit-il, ses lèvres contre ma peau. Et j'ai un projet. Un week-end. Juste toi et moi. Loin d'ici.
Je me reculai, suffisamment pour voir son visage.
— Où ?
Un sourire mystérieux étira ses lèvres.
— En Norvège. Dans les fjords. Il fait froid, mais… je veux te réchauffer.
Le voyage fut un rêve glacé. L'avion, puis une voiture le long de routes en lacet dominant des gouffres vertigineux. L'hiver avait tout saisi. Les montagnes, noires et blanches, plongeaient dans une eau d'un turquoise opaque, presque métallique. Des cascades figées en stalactites de glace brillaient comme des diamants. L'air était si coupant qu'il brûlait les poumons.
J'étais emmitouflée dans une doudoune, un bonnet, des gants. Je grelottais, malgré tout. Mes doigts étaient engourdis, mon nez coulait. Lorenzo conduisait, concentré, un sourire tranquille aux lèvres.
Nous garâmes la voiture au bout d'un chemin enneigé. Le cottage était là, isolé sur une colline, une petite maison en bois sombre avec des fenêtres dorées. La vue sur le fjord en contrebas était à couper le souffle. Majestueuse. Désolée.
— On y va, dit-il en sortant.
Le froid me frappa de plein fouet, un choc physique qui me fit trembler de tous mes membres. Je claquais des dents. Lorenzo vint à moi, mon sac à la main. Il vit mon état.
— Viens ici, murmura-t-il.
Il m'ouvrit les bras. Je me blottis contre lui, cherchant la chaleur de son corps à travers nos épais vêtements. Il m'enlaça fermement, frottant mon dos de ses mains gantées. Nous étions seuls au monde, au bord du vide, dans le silence absolu de la nature hivernale.
Je levai les yeux vers lui. Des flocons minuscules commençaient à tomber, se posant sur ses cils. Ses yeux verts étaient d'une douceur infinie.
— Tu es si belle, chuchota-t-il.
Et enfin, il se pencha.
Son baiser fut lent. Une question posée sur mes lèvres glacées. Une réponse que je donnai immédiatement, ouvrant la bouche, laissant entrer sa chaleur, son goût. C'était doux. Profond. Amoureux. Il n'y avait aucune voracité, aucune prise de possession brutale. Juste une exploration tendre, une reconnaissance.
Des larmes jaillirent de mes yeux, chaudes sur mes joues gelées. Elles gelaient presque instantanément, mais je ne les sentais pas. Je ne sentais que lui. Sa bouche, sa langue, ses mains sur mon visage. J'avais attendu ça depuis la première seconde où je l'avais vu. Et c'était encore mieux que dans mes rêves les plus fous.
Il rompit le baiser, posant son front contre le mien. Nos souffles formaient des nuages blancs qui se mêlaient.
— Rentrons, dit-il, sa voix empreinte d'une gravité nouvelle.
L'intérieur du cottage était un sanctuaire de chaleur et de bois. Un feu crépitait déjà dans la cheminée. Des peaux de mouton sur le sol, des meubles rustiques, une cuisine petite mais équipée. L'atmosphère était intime, enveloppante.
Nous enlevâmes nos couches de vêtements, les étalant près du feu pour les sécher. Je restai en leggings et en pull fin. Lorenzo en jean et en sweat. Le silence entre nous n'était plus tendu, mais chargé d'une électricité douce, prometteuse.
Il s'approcha, prit mon visage entre ses mains.
— Je t'ai fait attendre trop longtemps.
— Non, mentis-je, les yeux dans les siens. C'était parfait.
Il m'embrassa de nouveau, et cette fois, la passion monta d'un cran. Ses mains descendirent le long de mon cou, de mes épaules, s'arrêtant sur la courbe de mes seins. Un gémissement étouffé s'échappa de ma gorge. Enfin. Ses paumes se posèrent sur les montagnes gonflées, pressant doucement. Le plaisir fut si intense que je me cambrai contre lui.
— Lorenzo… haletai-je contre sa bouche.
Il brisa le baiser, ses yeux sombres fixés sur les miens.
— Dis-moi ce que tu veux. Tout ce que tu veux.
Je pris une inspiration tremblante. Pas de retenue. Plus maintenant.
— Je veux tout. Je suis ton esclave, tu te souviens ? Tu peux me prendre. Me baiser. Me sodomiser. Me faire mal. Je veux que tu abuses de moi. Que tu me défonces comme la salope consentante que je suis. Mais toi, tu n'est que douceur et attention… je me perd Lorenzo, je me perd dans tes yeux, je me perd dans mes envies …
Un muscle tressauta dans sa mâchoire.
— Je ne veux pas te faire mal.
— Tu ne peux pas me faire mal, dis-je, saisissant sa main et la pressant plus fort contre mon sein.
Le contact direct, même à travers le pull, fit jaillir des étincelles derrière mes paupières.
— Regarde. Mon corps réclame ça. La douleur, la soumission, c'est mon oxygène. Et toi… tu es la seule personne au monde à qui je veux tout donner. Pas seulement mon corps. Mais mon… amour aussi.
Le mot était sorti. Nu. Cru. Je n'essayai pas de le rattraper.
Son expression se fendit. De la vulnérabilité, du désir, une peur palpable.
— J'ai tellement peur, Chloé. Peur de ne pas être à la hauteur. Peur de perdre le contrôle. Si je commence… si je touche cette part de toi… je ne sais pas si je pourrai m'arrêter.
Je posai un doigt sur ses lèvres.
— Ne t'arrête pas.
Il ferma les yeux un instant, comme pour rassembler son courage. Quand il les rouvrit, une détermination nouvelle y brillait.
— Il y a un sauna. À l'arrière. Allons-y.
Le sauna était une petite cabane en rondins, adjacente au cottage. La chaleur y était étouffante, sèche, enveloppante. Nous nous déshabillâmes, ne gardant que des serviettes autour de la taille. La vue de son corps me coupa le souffle. Large, musclé, mais avec une élégance naturelle. Une toison blonde sur sa poitrine, une ligne fine descendant vers son nombril. Et entre ses jambes, son sexe déjà dur, imposant, dressé contre son ventre. Beau. Veiné. Parfait.
Je me sentais nue, exposée, mes seins lourds ballotant légèrement, mes mamelons durs et sombres pointant droit vers lui. La serviette autour de mes hanches était déjà humide de l'exsudation de mon désir.
Nous nous assîmes sur les bancs de bois, face à face. La sueur perla immédiatement sur ma peau, gouttant entre mes seins, le long de ma colonne vertébrale.
— Tu parles d'amour, commença-t-il, sa voix rauque à cause de la chaleur. Moi aussi. Je suis amoureux de toi. Depuis le jugement. Ton courage… ta dignité… ta beauté sauvage. Je veux une relation avec toi. Pas une maître-esclave. Une relation vraie.
— On peut avoir les deux, dis-je, ma propre voix un souffle. Je ne suis pas que l'esclave. Je suis Chloé. Et Chloé t'aime. Et Chloé a besoin de se soumettre à l'homme qu'elle aime. C'est la forme la plus pure de ma confiance.
Il secoua la tête, comme pour chasser un doute.
— J'ai vu tes cicatrices. J'ai entendu Sofia me parler de tes… entraînements. Je ne veux pas être celui qui ajoute de la douleur à ta vie.
Je me levai. Ma serviette glissa sur le sol. Je me tenais nue devant lui, le corps ruisselant de sueur, offert.
— Regarde-moi. Vraiment.
Ma main passa sur mes seins, mes doigts pinçant un mamelon. Un frisson violent me parcourut.
— Ce corps est fait pour ça. Il est heureux dans la douleur contrôlée, dans l'abandon total. Et il est à toi. Seulement à toi.
Je m'agenouillai sur le bois brûlant, entre ses jambes écartées. Je levai les yeux vers lui.
— Permets-moi de te servir. Pour la première fois. Laisse-moi te montrer mon amour.
Il ne dit rien. Il hocha simplement la tête, les yeux brillants.
Je saisis son sexe d'une main. La peau était chaude, douce comme du velours, tendue sur une rigidité absolue. Je sentis les veines saillantes sous mes doigts. Je penchai la tête et, sans hésitation, pris le gland dans ma bouche.
Le goût était salé, propre, masculin. La texture, lisse et ferme. Ma bouche se remplit de lui. Un grognement sourd s'échappa de sa poitrine.
Je commençai lentement. Un va-et-vient mesuré, ma langue tournant autour de la couronne à chaque mouvement. Mes mains se posèrent sur ses cuisses, sentant les muscles bandés. Je l'entendit haleter.
— Chloé… ta bouche…
J'accélérai. Ma main se joignit à ma bouche, formant un étau humide et chaud autour de son membre. Glrk. Le son de ma gorge s'ouvrant pour l'accueillir plus profondément. Je relevai les yeux. Il me regardait, fasciné, les traits déformés par le plaisir.
Je m'enfonçai davantage, jusqu'à ce que mon nez touche sa toison pubienne, dans une lente gorge profonde. Je restai là une seconde, sentant son sexe battre contre mon palais, avant de me retirer, laissant une traînée de salive.
— Putain… souffla-t-il.
Je repris mon travail avec une voracité nouvelle. C'était lui. Lorenzo. L'homme que j'aimais. Je voulais tout lui donner. Mon habileté, ma soumission, mon désir de le faire jouir. Ma bouche et ma main travaillaient en harmonie, succion, torsion, descente profonde. Je gémissais autour de sa bite, les vibrations ajoutant à son plaisir.
— Je vais… Je vais venir… avertit-il, ses mains s'agrippant au banc.
Je le regardai droit dans les yeux, et je secouai la tête négativement, ma bouche toujours pleine. Non. Pas encore. Je ralentis, passant à de longs coups de langue lents et sensuels, le taquinant au bord de l'orgasme.
Il jura, son corps se tendit comme un arc.
— Chloé, s'il te plaît…
Alors, je le laissai faire. Je repris un rythme rapide, brutal, ma tête allant et venant sur sa queue, ma gorge s'ouvrant à chaque fois. Le bruit de succion humide, mes gémissements étouffés, ses halètements… tout se mêlait dans la chaleur du sauna.
Son corps se raidit soudain. Un cri rauque déchira sa gorge.
— JE VIENS !
La première pulsation explosa dans ma bouche. Un jet chaud, salé, abondant. Je continuai à sucer, à avaler, buvant chaque goutte, sentant son membre palpiter entre mes lèvres. C'était un nectar. Son nectar. La preuve tangible de son plaisir. Un orgasme émotionnel me submergea, plus puissant que n'importe quelle jouissance physique. Je l'avais servi. Je l'avais fait jouir.
Quand les dernières contractions s'estompèrent, je me retirai lentement, nettoyant le gland d'un dernier coup de langue. Je restai à genoux, son sexe mouillé et ramolli devant mes yeux, une larme silencieuse coulant sur ma joue.
Il se pencha, m'attrapa par les épaules et me releva. Il m'embrassa, profondément, avec une tendresse qui me fendit le cœur. Je pouvais encore goûter son sperme sur ma langue, et il le savait.
— Tu es incroyable, murmura-t-il contre mes lèvres. Tu me donnes tout.
Je m'accrochai à lui, épuisée, heureuse.
— Je t'aime.
Il m'étreignit fort, son corps encore frémissant.
— Moi aussi. Je t'aime.
Il prit une grande inspiration.
— Mais je te demande encore un peu de patience. Ces sentiments… ce désir que tu réveilles en moi… c'est un océan. J'ai besoin de temps pour apprendre à naviguer sans nous noyer.
Je hochai la tête, mon visage enfoui dans son cou. La frustration était toujours là, une braise brûlante dans mon ventre. Mais elle était enveloppée d'un espoir nouveau, doux, puissant.
— J'attendrai, chuchotai-je. Mais pas trop longtemps. Parce que ma chatte est en feu, Lorenzo. Et toi seul peux l'éteindre.
Il rit, un son grave et chaud.
— Promis.
Nous sortîmes du sauna, nos corps fumants dans l'air glacial de la nuit norvégienne. Il m'enveloppa dans une serviette chaude et me serra contre lui, regardant les étoiles scintillantes au-dessus du fjord.
Mon corps était un champ de ruines humide et désireux. Mes seins meurtris par le manque, mon sexe trempé et palpitant, mon anus serré dans l'attente d'une invasion promise. Mais mon cœur… mon cœur était plein. Pour la première fois, je voyais un avenir où le plaisir et l'amour n'étaient pas ennemis, mais les deux faces d'une même pièce brillante.
Et je savais, avec une certitude viscérale, que quand Lorenzo déciderait enfin de prendre possession de moi, ce serait d'une façon dont je n'avais même pas encore rêvé.
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