Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Choix de Sara — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les Choix de Sara
Chapitre 3
Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis la soirée où Sara s'était offerte au regard innocent de Mélanie. Au travail, les choses se passaient pour le mieux pour Sara, et comme depuis pratiquement son premier jour, il y avait presque quinze ans, Mar, son collègue, continuait encore et toujours à faire des allusions sur son envie de la faire jouir dans son bureau. Et comme toujours, depuis ce fameux premier jour, elle le repoussait. Cependant, elle ne lui avait jamais interdit de l'approcher, car il n'avait jamais été insolent ni même tenté de la toucher ou d'obtenir quoi que ce soit par la force. Il savait aussi être drôle, sympathique, n'hésitait pas à l'aider lorsqu'elle rencontrait des soucis au travail, et savait se montrer à l'écoute. Elle lui pardonnait simplement ce défaut : ne jamais cesser d'espérer qu'il se passe quelque chose entre eux. Sara entre dans le bureau, tasse de café à la main. Marc, déjà assis, lève les yeux avec un sourire en coin.
— Ah, voilà la plus belle des raisons de venir bosser tous les matins... Si je t'avais eue comme collègue plus tôt, je serais devenu workaholic. Sara (sourit en levant les yeux au ciel) :
— Et moi, si j'avais touché un euro à chaque fois que tu me faisais une allusion pareille, j'aurais pu racheter la boîte. Marc (riant doucement) :
— J'essaie, tu sais... Peut-être qu'un jour tu te diras que je mérite une chance.
— Peut-être... le jour où les licornes remplaceront les RH et que les cafés tomberont du plafond. T'as plus de chances de gagner à l'Euro millions. Marc (feint d'être blessé) :
— Aïe, mon ego vient de perdre un point de karma..., Sara, dit-il en s'asseyant à son bureau :
— T'inquiète, il lui en reste plein. (Un petit silence s'installe, plus détendu. Puis Marc baisse un peu la voix.
— Tu sais, blague à part... parfois, j'aimerais que tu me prennes un peu au sérieux. Je ne suis pas juste un type qui balance des vannes pourries. Je t'apprécie vraiment, Sara.
— Et moi, si j'avais touché un euro à chaque fois que tu me faisais une allusion pareille, j'aurais pu racheter la boîte. Marc (riant doucement) :
— J'essaie, tu sais... Peut-être qu'un jour tu te diras que je mérite une chance.
— Peut-être... le jour où les licornes remplaceront les RH et que les cafés tomberont du plafond. T'as plus de chances de gagner à l'Euro millions. Marc (feint d'être blessé) :
— Aïe, mon ego vient de perdre un point de karma..., Sara, dit-il en s'asseyant à son bureau :
— T'inquiète, il lui en reste plein. (Un petit silence s'installe, plus détendu. Puis Marc baisse un peu la voix.
— Tu sais, blague à part... parfois, j'aimerais que tu me prennes un peu au sérieux. Je ne suis pas juste un type qui balance des vannes pourries. Je t'apprécie vraiment, Sara.
Sara, le regarde, un peu surprise par le ton :
— Je sais que tu m'apprécies. Et je te respecte, tu le sais aussi. Mais ce n'est pas parce que tu es quelqu'un de bien que je doive me forcer à ressentir quelque chose. Je préfère qu'on garde cette complicité, sans flou ni faux espoirs. Marc (acquiesce doucement) :
— T'as raison. J'essaierai d'être moins lourd... enfin, sauf si c'est pour te faire sourire. Sara :
— Ça, tu peux continuer. Mais fais-le comme maintenant : avec respect.
—
— T'as raison. J'essaierai d'être moins lourd... enfin, sauf si c'est pour te faire sourire. Sara :
— Ça, tu peux continuer. Mais fais-le comme maintenant : avec respect.
—
Au même moment, Andréa était assise dans le salon, une tasse de tisane entre les mains, lorsque la sonnette retentit. Le son, sec et tranchant, la fit sursauter. Elle échangea un regard inquiet avec Matilde, qui feuilletait un magazine sur le canapé, puis se leva avec une certaine appréhension. Elle ouvrit la porte. Sur le seuil se tenait un couple d'une cinquantaine d'années. Leurs visages étaient durs, leurs gestes mesurés, presque hostiles. L'homme portait une veste sombre, boutonnée jusqu'au col, et la femme tenait son sac contre elle comme si elle se préparait à se défendre. Tout, chez eux, respirait le jugement. L'homme prit la parole d'un ton sec, dénué de toute chaleur.
— Vous êtes bien Andréa? Elle acquiesce, la gorge un peu serrée.
— Nous sommes les parents de Thomas, annonce la femme, le regard glacial. Andréa sent son cœur se figer dans sa poitrine. Elle voudrait répondre, mais aucun mot ne parvient à franchir ses lèvres. L'homme reprend, sans lui laisser le temps de respirer.
— Nous savons qu'il fréquentait une fille... mais jamais nous n'aurions imaginé qu'elle puisse être aussi manipulatrice. Vous avez voulu le piéger, n'est-ce pas? Le faire tomber dans un piège avec cette grossesse.
— Ce n'est pas... ce n'était pas comme ça... balbutie Andréa.
— Si seulement il ne vous avait jamais rencontrée, il serait encore en vie ! poursuit la mère, la voix tremblante de colère. Il s'est donné la mort à cause de vous. Et croyez bien que nous n'allons pas vous laisser détruire son souvenir en toute impunité.
— Nous allons porter cette affaire devant le tribunal, déclare le père, froidement. Ce que vous portez-là ne change rien. Vous n'avez aucun droit. Avant qu'Andréa ne puisse réagir, une voix s'élève dans l'appartement.
— Ça suffit maintenant. Matilde s'est levée. Elle s'avance d'un pas décidé jusqu'à la porte, et se poste entre Andréa et le couple.
— Vous vous rendez compte de ce que vous dites à une femme enceinte? Vous avez perdu un fils, et c'est terrible, mais rien ne justifie que vous vous acharniez ainsi sur elle. Vous n'êtes pas venus chercher des réponses, vous êtes venus déverser votre haine. Mais vous n'allez pas trouver ici une coupable, seulement une femme qui a aimé, qui porte la vie, et qui, elle aussi, souffre. Le silence tombe un instant. La mère serre les lèvres, et détourne le regard. Le père, lui, soutient celui de Matilde un bref instant, puis tourne les talons. Ils partent sans dire un mot de plus. La porte se referme lentement. Andréa, le dos appuyé contre le mur, sent ses jambes trembler. Matilde s'approche doucement et pose une main sur son bras. Tu n'es pas seule, murmure-t-elle. Et tu ne le seras jamais. On va traverser ça ensemble, comme tout le reste. Ils peuvent bien crier, menacer... mais toi, tu as la vérité, et tu nous as nous. Andréa ferme les yeux un instant, laissant couler une larme.
— Nous sommes les parents de Thomas, annonce la femme, le regard glacial. Andréa sent son cœur se figer dans sa poitrine. Elle voudrait répondre, mais aucun mot ne parvient à franchir ses lèvres. L'homme reprend, sans lui laisser le temps de respirer.
— Nous savons qu'il fréquentait une fille... mais jamais nous n'aurions imaginé qu'elle puisse être aussi manipulatrice. Vous avez voulu le piéger, n'est-ce pas? Le faire tomber dans un piège avec cette grossesse.
— Ce n'est pas... ce n'était pas comme ça... balbutie Andréa.
— Si seulement il ne vous avait jamais rencontrée, il serait encore en vie ! poursuit la mère, la voix tremblante de colère. Il s'est donné la mort à cause de vous. Et croyez bien que nous n'allons pas vous laisser détruire son souvenir en toute impunité.
— Nous allons porter cette affaire devant le tribunal, déclare le père, froidement. Ce que vous portez-là ne change rien. Vous n'avez aucun droit. Avant qu'Andréa ne puisse réagir, une voix s'élève dans l'appartement.
— Ça suffit maintenant. Matilde s'est levée. Elle s'avance d'un pas décidé jusqu'à la porte, et se poste entre Andréa et le couple.
— Vous vous rendez compte de ce que vous dites à une femme enceinte? Vous avez perdu un fils, et c'est terrible, mais rien ne justifie que vous vous acharniez ainsi sur elle. Vous n'êtes pas venus chercher des réponses, vous êtes venus déverser votre haine. Mais vous n'allez pas trouver ici une coupable, seulement une femme qui a aimé, qui porte la vie, et qui, elle aussi, souffre. Le silence tombe un instant. La mère serre les lèvres, et détourne le regard. Le père, lui, soutient celui de Matilde un bref instant, puis tourne les talons. Ils partent sans dire un mot de plus. La porte se referme lentement. Andréa, le dos appuyé contre le mur, sent ses jambes trembler. Matilde s'approche doucement et pose une main sur son bras. Tu n'es pas seule, murmure-t-elle. Et tu ne le seras jamais. On va traverser ça ensemble, comme tout le reste. Ils peuvent bien crier, menacer... mais toi, tu as la vérité, et tu nous as nous. Andréa ferme les yeux un instant, laissant couler une larme.
Le soir venu, Matilde racontait toute l'histoire à Sara, mais, alors qu'elle expliquait, comme trop souvent au goût de Matilde, Sara semblait donner l'impression de ne pas être présente, ou du moins de ne pas écouter ses explications. Une fois encore, cela créait une dispute entre elles.
— Tu vois? Encore une fois ! Je parle, je me livre, et toi, t'es là... physiquement, mais ailleurs ! C'est insupportable, Sara ! Sara lève les yeux, surprise.
— Mais n'importe quoi ! Je t'écoute, là ! Pourquoi tu me tombes dessus comme ça? Matilde, explose soudainement.
— Tu m'écoutes? Sérieusement? Tu peux me redire ce que je viens de dire, mot pour mot?! Non, bien sûr que non, parce que tu fais semblant. T'es toujours dans ta tête, perdue je ne sais où ! Sara, irritée, se lève à son tour.
— Mais arrête avec tes reproches ! T'exagères tout le temps ! Je suis juste fatiguée, c'est tout !
— Fatiguée? Tu me sors ça depuis des semaines ! T'es là sans être là. T'écoutes plus, tu parles à peine. Et on va parler du fait que depuis quelques semaines, on ne se touche même plus? Plus de câlins, plus rien. On n'est même plus un couple, Sara ! Sara gênée, détourne le regard.
— C'est pas... Je ne sais pas... C'est juste que tout est flou en ce moment, je n'arrive pas à me concentrer...
— Ah bah voilà. Enfin un aveu. Tout est flou. Donc je ne rêve pas, t'es ailleurs ! Et tu ne me dis rien, tu te mures dans un silence insupportable ! T'as changé, Sara. T'as mis un mur entre nous, et je tape dedans tous les jours sans réponse. Sara (d'une voix plus basse)
— Je suis désolée, j'ai... j'ai du mal à remettre de l'ordre dans ma tête. Y a trop de choses. Je sais même plus comment me sentir... Matilde, blessée, presque en larmes.
— Et tu crois que moi, je peux tenir comme ça? À aimer quelqu'un qui m'évite, qui me regarde comme si j'étais une étrangère? T'as même plus un regard tendre pour moi... C'est ça ta fatigue? Sara, reste silencieuse, les yeux embués.
— Et voilà, encore ce silence ! Tu ne dis rien ! Tu t'en fous, c'est ça? Sara ne répond toujours pas. Matilde secoue la tête, les larmes aux yeux, et quitte la pièce.
— Mais n'importe quoi ! Je t'écoute, là ! Pourquoi tu me tombes dessus comme ça? Matilde, explose soudainement.
— Tu m'écoutes? Sérieusement? Tu peux me redire ce que je viens de dire, mot pour mot?! Non, bien sûr que non, parce que tu fais semblant. T'es toujours dans ta tête, perdue je ne sais où ! Sara, irritée, se lève à son tour.
— Mais arrête avec tes reproches ! T'exagères tout le temps ! Je suis juste fatiguée, c'est tout !
— Fatiguée? Tu me sors ça depuis des semaines ! T'es là sans être là. T'écoutes plus, tu parles à peine. Et on va parler du fait que depuis quelques semaines, on ne se touche même plus? Plus de câlins, plus rien. On n'est même plus un couple, Sara ! Sara gênée, détourne le regard.
— C'est pas... Je ne sais pas... C'est juste que tout est flou en ce moment, je n'arrive pas à me concentrer...
— Ah bah voilà. Enfin un aveu. Tout est flou. Donc je ne rêve pas, t'es ailleurs ! Et tu ne me dis rien, tu te mures dans un silence insupportable ! T'as changé, Sara. T'as mis un mur entre nous, et je tape dedans tous les jours sans réponse. Sara (d'une voix plus basse)
— Je suis désolée, j'ai... j'ai du mal à remettre de l'ordre dans ma tête. Y a trop de choses. Je sais même plus comment me sentir... Matilde, blessée, presque en larmes.
— Et tu crois que moi, je peux tenir comme ça? À aimer quelqu'un qui m'évite, qui me regarde comme si j'étais une étrangère? T'as même plus un regard tendre pour moi... C'est ça ta fatigue? Sara, reste silencieuse, les yeux embués.
— Et voilà, encore ce silence ! Tu ne dis rien ! Tu t'en fous, c'est ça? Sara ne répond toujours pas. Matilde secoue la tête, les larmes aux yeux, et quitte la pièce.
Alors que la relation entre Matilde et Sara, semble de plus en plus chaotique, c'est tout le contraire qui se passe au sein du couple de Mélanie et Luc. Et comme le découvrira Sara, leur couple évolue rapidement vers de nouveaux projets.
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