Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Choix de Sara — Chapitre 8
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les Choix de Sara
Chapitre 8
Sara n'arrivait pas à se remettre de ce qu'elle avait vu. L'image de Matilde, les yeux fermés, la bouche collée au sexe d'Andréa, la hantait encore. Chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle revoyait leurs corps enlacés, leurs gémissements étouffés, cette intimité qu'elle n'aurait jamais dû surprendre. Elle tapotait nerveusement sur son clavier, incapable de se concentrer sur son travail. Les disputes récentes avec Matilde, ses propres écarts avec Will... Tout cela avait creusé un fossé entre elles. Et maintenant, cette scène. Cette trahison.
— T'as l'air ailleurs, aujourd'hui. La voix de Luis la fit sursauter. Il était penché au-dessus de sa cloison, son sourire carnassier bien en place. Comme d'habitude. Depuis des mois, il essayait, elle refusait. Un jeu usé.
— T'es sûr que je peux pas t'aider à te détendre? ajouta-t-il, insistant, les yeux balayant sa silhouette avec une familiarité qui, d'habitude, la faisait grincer des dents. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui, quelque chose en elle claqua. Elle leva les yeux vers lui, lentement. Son regard dut changer, car il cessa de sourire, intrigué.
— Ferme la porte. Il haussa un sourcil.
— Quoi? Elle se leva, et sensuellement, ferma la porte à clé, puis se tourna en direction de Luis, toujours ce regard intense. Cette fois, il comprit. Un silence. Puis un clic sec. Sara, les doigts agrippés au bord de sa chemise. Elle ne savait pas exactement ce qu'elle faisait. Elle savait juste qu'elle en avait besoin.
— T'es sérieuse, là? demanda Luis, la voix plus rauque. Elle ne répondit pas. Elle fit glisser une main le long de sa jupe, remontant lentement le tissu pour exposer ses cuisses. Elle vit ses yeux s'assombrir.
— Putain... Il s'approcha, hésitant encore, comme s'il craignait un piège. Sara sourit, amère.
— T'attendais quoi, au juste? murmura-t-elle en défaisant le premier bouton de son chemisier. Il n'eut pas besoin d'autre invitation. En trois pas, il était sur elle, la poussant contre le bureau. Sa bouche était brutale, avide, comme s'il avait peur qu'elle change d'avis.
— T'es sûr que je peux pas t'aider à te détendre? ajouta-t-il, insistant, les yeux balayant sa silhouette avec une familiarité qui, d'habitude, la faisait grincer des dents. Mais aujourd'hui... Aujourd'hui, quelque chose en elle claqua. Elle leva les yeux vers lui, lentement. Son regard dut changer, car il cessa de sourire, intrigué.
— Ferme la porte. Il haussa un sourcil.
— Quoi? Elle se leva, et sensuellement, ferma la porte à clé, puis se tourna en direction de Luis, toujours ce regard intense. Cette fois, il comprit. Un silence. Puis un clic sec. Sara, les doigts agrippés au bord de sa chemise. Elle ne savait pas exactement ce qu'elle faisait. Elle savait juste qu'elle en avait besoin.
— T'es sérieuse, là? demanda Luis, la voix plus rauque. Elle ne répondit pas. Elle fit glisser une main le long de sa jupe, remontant lentement le tissu pour exposer ses cuisses. Elle vit ses yeux s'assombrir.
— Putain... Il s'approcha, hésitant encore, comme s'il craignait un piège. Sara sourit, amère.
— T'attendais quoi, au juste? murmura-t-elle en défaisant le premier bouton de son chemisier. Il n'eut pas besoin d'autre invitation. En trois pas, il était sur elle, la poussant contre le bureau. Sa bouche était brutale, avide, comme s'il avait peur qu'elle change d'avis.
Elle s'y abandonna un instant, laissant ses mains parcourir son dos, ses hanches. Puis elle le repoussa, juste assez pour tourner, s'arc-boutant contre le meuble.
— Pas comme ça, ordonna-t-elle en jetant un regard par-dessus son épaule.
— Prends-moi comme tu as toujours voulu le faire. Il grogna, attrapant ses hanches avec une force qui la fit frémir. Elle entendit le bruit de sa ceinture qu'on défaisait, puis la pression de son corps contre le sien. Quand il entra en elle, ce fut sans précaution. Sara étouffa un cri, les doigts crispés sur le bord du bureau. La douleur se mêla au plaisir, à cette sensation de chute libre. Elle ne pensait plus à Matilde. Plus à Andréa. Juste à cette chaleur, cette invasion, cette façon dont il la remplissait avec une brutalité qu'elle n'aurait jamais acceptée avant.
— T'es... incroyable, haleta Luis en accélérant. Elle ne répondit pas. Elle ferma les yeux, laissant le mouvement la submerger. Elle méritait ça. Après tout, Matilde n'avait pas hésité, elle non plus. Le rythme de Luis s'accélérait, chaque poussée plus violente que la précédente. Sara sentait le bureau vibrer contre ses paumes moites, les tiroirs métalliques claquant au rythme de leurs corps qui s'entrechoquaient.
— Plus fort, gronda-t-elle entre ses dents serrées. Luis obéit sans discuter, ses mains agrippant sa taille avec une force qui laisserait des marques. La douleur était exquise, presque cathartique. Sara ferma les yeux et revit Matilde, ses lèvres encerclant le clitoris d'Andréa. Cette image fut le déclic. Sara sentit les mains de Luis se resserrer sur ses hanches, ses doigts s'enfonçant dans sa chair comme des griffes. Il accéléra encore, chaque coup plus violent, plus profond, la clouant contre le bureau qui tremblait sous leurs corps. Elle mordit sa lèvre pour étouffer un cri, mais la douleur se mêlait au plaisir, et cette alchimie la rendait folle.
— Tourne-toi, ordonna-t-il d'une voix rauque. Elle obéit sans hésiter, s'appuyant cette fois sur le bureau, les avant-bras écrasés contre le bois. Luis recula un instant, puis il se pencha, sa main glissante entre ses cuisses, un doigt traçant un chemin humide jusqu'à son anus. Sara répondit en cambrant le dos, offrant davantage. Un grognement sourd lui échappa quand il entra en elle d'un coup sec, sans préparation, sans douceur. La brûlure était vive, presque insoutenable, mais elle s'y accrocha, les poings serrés, les yeux fermés. Il ne lui laissa pas le temps de s'habituer, commençant immédiatement un va-et-vient brutal, chaque poussée la faisant avancer sur le bureau.
— Putain, t'es serrée... haleta Luis, ses mains agrippant ses hanches pour l'empêcher de fuir. Luis était en elle, profondément, chaque poussée la clouant un peu plus contre le bureau. Sara sentait son propre corps se tendre, s'adapter à cette invasion, la douleur initiale se mêlant peu à peu à une sensation plus trouble, plus chaude. Elle avait les avant-bras écrasés contre le bois, les doigts crispés sur le bord, tandis que les mains de Luis agrippaient ses hanches avec une force qui marquerait sa peau.
— Reste comme ça, grognait-il dans son cou, son souffle brûlant contre sa nuque.
— Prends-moi comme tu as toujours voulu le faire. Il grogna, attrapant ses hanches avec une force qui la fit frémir. Elle entendit le bruit de sa ceinture qu'on défaisait, puis la pression de son corps contre le sien. Quand il entra en elle, ce fut sans précaution. Sara étouffa un cri, les doigts crispés sur le bord du bureau. La douleur se mêla au plaisir, à cette sensation de chute libre. Elle ne pensait plus à Matilde. Plus à Andréa. Juste à cette chaleur, cette invasion, cette façon dont il la remplissait avec une brutalité qu'elle n'aurait jamais acceptée avant.
— T'es... incroyable, haleta Luis en accélérant. Elle ne répondit pas. Elle ferma les yeux, laissant le mouvement la submerger. Elle méritait ça. Après tout, Matilde n'avait pas hésité, elle non plus. Le rythme de Luis s'accélérait, chaque poussée plus violente que la précédente. Sara sentait le bureau vibrer contre ses paumes moites, les tiroirs métalliques claquant au rythme de leurs corps qui s'entrechoquaient.
— Plus fort, gronda-t-elle entre ses dents serrées. Luis obéit sans discuter, ses mains agrippant sa taille avec une force qui laisserait des marques. La douleur était exquise, presque cathartique. Sara ferma les yeux et revit Matilde, ses lèvres encerclant le clitoris d'Andréa. Cette image fut le déclic. Sara sentit les mains de Luis se resserrer sur ses hanches, ses doigts s'enfonçant dans sa chair comme des griffes. Il accéléra encore, chaque coup plus violent, plus profond, la clouant contre le bureau qui tremblait sous leurs corps. Elle mordit sa lèvre pour étouffer un cri, mais la douleur se mêlait au plaisir, et cette alchimie la rendait folle.
— Tourne-toi, ordonna-t-il d'une voix rauque. Elle obéit sans hésiter, s'appuyant cette fois sur le bureau, les avant-bras écrasés contre le bois. Luis recula un instant, puis il se pencha, sa main glissante entre ses cuisses, un doigt traçant un chemin humide jusqu'à son anus. Sara répondit en cambrant le dos, offrant davantage. Un grognement sourd lui échappa quand il entra en elle d'un coup sec, sans préparation, sans douceur. La brûlure était vive, presque insoutenable, mais elle s'y accrocha, les poings serrés, les yeux fermés. Il ne lui laissa pas le temps de s'habituer, commençant immédiatement un va-et-vient brutal, chaque poussée la faisant avancer sur le bureau.
— Putain, t'es serrée... haleta Luis, ses mains agrippant ses hanches pour l'empêcher de fuir. Luis était en elle, profondément, chaque poussée la clouant un peu plus contre le bureau. Sara sentait son propre corps se tendre, s'adapter à cette invasion, la douleur initiale se mêlant peu à peu à une sensation plus trouble, plus chaude. Elle avait les avant-bras écrasés contre le bois, les doigts crispés sur le bord, tandis que les mains de Luis agrippaient ses hanches avec une force qui marquerait sa peau.
— Reste comme ça, grognait-il dans son cou, son souffle brûlant contre sa nuque.
Il ralentissait parfois, comme pour prolonger l'instant, la laissant sentir chaque centimètre de lui avant d'accélérer à nouveau, plus brutal, plus possessif. Sara mordait sa lèvre inférieure, étouffant un gémissement quand il changeait d'angle, frappant un endroit qui faisait courir une décharge électrique le long de sa colonne.
— Tu aimes ça, hein? murmurait-il, sadique, sentant son corps réagir malgré elle. Elle ne répondait pas, mais ses muscles se contractaient autour de lui, trahissant son plaisir grandissant. La honte, la colère, tout se diluait dans cette sensation crue, cette soumission qu'elle n'aurait jamais imaginée. Luis glissait une main entre ses cuisses, trouvant son clitoris gonflé, et frottait avec une précision cruelle. Sara cambrait le dos, les yeux fermés, les ongles s'enfonçant dans le bois. La main de Luis sur son clitoris devenait plus insistante, ses doigts tournoyant avec une habileté qui faisait trembler Sara. Elle se mordait les lèvres pour ne pas crier, mais son corps la trahissait, ses hanches repoussant contre lui, cherchant plus de friction, plus de cette brûlure exquise.
— Tu es à moi, maintenant, grondait-il à son oreille, ses dents effleurant la peau de son cou. Elle ne répondait pas, trop occupée à lutter contre le plaisir qui montait en elle, sourd, implacable. Mais quelque chose en elle se réveillait, une détermination nouvelle. D'un mouvement brusque, elle se dégagea, faisant grogner Luis de frustration.
— Qu'est-ce que tu... Elle le poussait vers la chaise derrière eux, le faisant tomber assis avec une violence surprenante. Son sexe, encore dur, luisait entre ses cuisses. Sara ne lui laissait pas le temps de protester. Elle l'enjambait, ses mains posées sur ses épaules, et s'enfonçait lentement sur lui, les yeux dans les siens.
— C'est moi qui décide, maintenant, murmurait-elle, sa voix basse, sensuelle. Elle commençait à bouger, d'abord avec lenteur, savourant chaque centimètre qui glissait en elle, puis plus vite, plus hardiment. Ses hanches roulaient avec une grâce perverse, ses seins rebondissant légèrement à chaque mouvement. Elle penchait la tête en arrière, ses doigts s'enfonçant dans les épaules de Luis, le maintenant sous elle.
— Putain..., soufflait-il, les yeux rivés sur son corps qui le chevauchait avec une assurance nouvelle. 0Sara souriait, mordante. Elle savait exactement ce qu'elle faisait. Ses muscles se contractaient autour de lui, jouant avec son sexe, l'étreignant à chaque descente. Elle ralentissait, le faisant gémir, puis accélérait soudain, le laissant haletant.
— Tu vois? chuchotait-elle en se penchant vers lui, ses lèvres effleurant les siennes sans les toucher.
— Je peux être bien plus perverse que tu ne l'imaginais. Luis grognait, ses mains agrippant ses hanches, essayant de reprendre le contrôle, mais Sara ne cédait pas. Elle continuait son jeu, dominant le rythme, dominant leur plaisir. Elle sentait son propre orgasme approcher, une vague chaude qui montait depuis le creux de son ventre.
— Regarde-moi, ordonnait-elle. Et quand il obéissait, elle s'abandonnait enfin, son corps secoué de spasmes, ses ongles s'enfonçant dans sa peau. Luis la suivait presque aussitôt, un juron rauque lui échappant alors qu'il se vidait en elle. Elle restait un instant immobile, leurs souffles mêlés, puis se relevait avec une lenteur calculée, le laissant pantelant sur la chaise. Luis la regardait, à la fois épuisé et fasciné. Il venait de découvrir une Sara qu'il ne connaissait pas. Et elle, elle savait qu'elle n'allait plus jamais se cacher.
— Tu es à moi, maintenant, grondait-il à son oreille, ses dents effleurant la peau de son cou. Elle ne répondait pas, trop occupée à lutter contre le plaisir qui montait en elle, sourd, implacable. Mais quelque chose en elle se réveillait, une détermination nouvelle. D'un mouvement brusque, elle se dégagea, faisant grogner Luis de frustration.
— Qu'est-ce que tu... Elle le poussait vers la chaise derrière eux, le faisant tomber assis avec une violence surprenante. Son sexe, encore dur, luisait entre ses cuisses. Sara ne lui laissait pas le temps de protester. Elle l'enjambait, ses mains posées sur ses épaules, et s'enfonçait lentement sur lui, les yeux dans les siens.
— C'est moi qui décide, maintenant, murmurait-elle, sa voix basse, sensuelle. Elle commençait à bouger, d'abord avec lenteur, savourant chaque centimètre qui glissait en elle, puis plus vite, plus hardiment. Ses hanches roulaient avec une grâce perverse, ses seins rebondissant légèrement à chaque mouvement. Elle penchait la tête en arrière, ses doigts s'enfonçant dans les épaules de Luis, le maintenant sous elle.
— Putain..., soufflait-il, les yeux rivés sur son corps qui le chevauchait avec une assurance nouvelle. 0Sara souriait, mordante. Elle savait exactement ce qu'elle faisait. Ses muscles se contractaient autour de lui, jouant avec son sexe, l'étreignant à chaque descente. Elle ralentissait, le faisant gémir, puis accélérait soudain, le laissant haletant.
— Tu vois? chuchotait-elle en se penchant vers lui, ses lèvres effleurant les siennes sans les toucher.
— Je peux être bien plus perverse que tu ne l'imaginais. Luis grognait, ses mains agrippant ses hanches, essayant de reprendre le contrôle, mais Sara ne cédait pas. Elle continuait son jeu, dominant le rythme, dominant leur plaisir. Elle sentait son propre orgasme approcher, une vague chaude qui montait depuis le creux de son ventre.
— Regarde-moi, ordonnait-elle. Et quand il obéissait, elle s'abandonnait enfin, son corps secoué de spasmes, ses ongles s'enfonçant dans sa peau. Luis la suivait presque aussitôt, un juron rauque lui échappant alors qu'il se vidait en elle. Elle restait un instant immobile, leurs souffles mêlés, puis se relevait avec une lenteur calculée, le laissant pantelant sur la chaise. Luis la regardait, à la fois épuisé et fasciné. Il venait de découvrir une Sara qu'il ne connaissait pas. Et elle, elle savait qu'elle n'allait plus jamais se cacher.
Emma tapotait nerveusement contre son verre de thé refroidi. Les mots de ses parents résonnaient encore dans sa tête comme un écho empoisonné.
— Ton frère n'aurait jamais fait de mal à personne. C'est cette bonne femme qui l'a poussé à bout. Elle serrait les dents en repensant à leur dernière conversation. Même maintenant, même après tout ce qui était arrivé, ils refusaient de voir. Refusaient d'entendre. La colère montait en elle comme une marée. Elle avait vu les messages que Thomas envoyait à Andréa. Les menaces. Les insultes. Elle savait comment il avait traité Sara, cette fois où il l'avait poussée contre un mur.
— C'était juste une dispute de couple, tout le monde se chamaille ! Emma fermait les yeux, les poings serrés sur la table. Non. Tout le monde ne frappait pas. Tout le monde ne terrorisait pas. Et les lettres qu'il à écrit, ou il avoue tout? pourquoi ne veulent t'ils pas y croire? Et maintenant? Maintenant qu'il était parti, ils voulaient lui voler son enfant. Leur ultime revanche contre la femme qu'ils rendaient responsable de tout. Elle se levait brusquement, faisant tomber sa chaise. Le silence de la maison lui pesait soudain. Elle marchait jusqu'à la fenêtre, contemplant le jardin baigné de lune. Thomas avait été son frère. Elle l'avait aimé. Mais elle ne pouvait plus fermer les yeux.
— Tu devrais avoir honte de prendre leur parti ! lui avaient lancé ses parents. Peut-être. Mais elle aurait encore plus honte de se taire. Elle attrapait son téléphone, déterminée. Andréa ne le savait pas encore, mais elle ne serait pas seule dans ce combat. Pas cette fois. Le cliquetis des touches sous ses doigts résonnait dans le silence. Un message. Puis deux. Elle ne pouvait pas ressusciter Thomas. Mais elle pouvait essayer de réparer, un peu, le mal qu'il avait laissé derrière lui. Même si ça devait signifier trahir sa propre famille.
— C'était juste une dispute de couple, tout le monde se chamaille ! Emma fermait les yeux, les poings serrés sur la table. Non. Tout le monde ne frappait pas. Tout le monde ne terrorisait pas. Et les lettres qu'il à écrit, ou il avoue tout? pourquoi ne veulent t'ils pas y croire? Et maintenant? Maintenant qu'il était parti, ils voulaient lui voler son enfant. Leur ultime revanche contre la femme qu'ils rendaient responsable de tout. Elle se levait brusquement, faisant tomber sa chaise. Le silence de la maison lui pesait soudain. Elle marchait jusqu'à la fenêtre, contemplant le jardin baigné de lune. Thomas avait été son frère. Elle l'avait aimé. Mais elle ne pouvait plus fermer les yeux.
— Tu devrais avoir honte de prendre leur parti ! lui avaient lancé ses parents. Peut-être. Mais elle aurait encore plus honte de se taire. Elle attrapait son téléphone, déterminée. Andréa ne le savait pas encore, mais elle ne serait pas seule dans ce combat. Pas cette fois. Le cliquetis des touches sous ses doigts résonnait dans le silence. Un message. Puis deux. Elle ne pouvait pas ressusciter Thomas. Mais elle pouvait essayer de réparer, un peu, le mal qu'il avait laissé derrière lui. Même si ça devait signifier trahir sa propre famille.
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