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✦ Sarafire Les Choix de Sara XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Les Choix de Sara — Chapitre 4

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Sarafire
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Les Choix de Sara

Chapitre 4

Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis le début des tensions entre Matilde et Sara. Surtout, les parents de Thomas avaient assigné Andréa en justice, et Matilde l'accompagnait constamment pour rencontrer les avocats et remplir toutes les obligations liées à la procédure. Ce jour-là, en sortant du cabinet de maître Delmas, Andréa était blanche comme un linge. Ses mains tremblaient légèrement et son regard fixait un point invisible, loin devant elle.
— Tu ne vas pas y croire, dit-elle à Matilde d'une voix rauque. Ils... ils m'accusent de tout. Ils disent que j'ai menti à Thomas, que je lui ai caché l'existence de l'enfant volontairement, que je l'ai manipulé. Ils prétendent même que j'ai volé leur petite-fille... et que je les aurais menacés quand ils sont venus chez moi pour la voir. Matilde fronça les sourcils, outrée.
— Menacés? Mais ce sont eux qui ont débarqué chez toi sans prévenir, en hurlant comme des fous ! Et maintenant ils inversent les rôles? C'est insensé.
— Oui... Et l'avocat de la partie adverse a même insinué que si Thomas avait su que j'étais enceinte, il aurait voulu assumer. Mais comme soi-disant je ne lui ai rien dit, j'ai brisé leur famille. C'est comme si j'étais un monstre.
Elle marqua une pause, respirant profondément pour tenter de garder son calme.
— Ils veulent une garde partagée. Ou pire : ils veulent faire valoir leur droit de grands-parents pour voir la petite régulièrement. Comme si c'étaient eux qui avaient toujours été là... Matilde lui prit la main.
— On ne les laissera pas faire. Il faudra qu'ils prouvent tout ce qu'ils avancent. Et toi, tu es forte, Andréa. Tu dis la vérité, et moi, je serai là, à chaque instant. Un silence lourd s'installa entre elles, seulement interrompu par le cliquetis des talons sur le trottoir. Puis Andréa reprit :
— Tu sais ce que je crains le plus? Que le juge les croie. Que le mensonge l'emporte. Que ce soit moi, à la fin, qui doive prouver que je suis une bonne mère... murmura Andréa, la gorge serrée. Ses yeux brillaient, pas encore de larmes, mais d'un trop-plein d'inquiétude. Son sac glissa de son épaule sans qu'elle s'en aperçoive. Matilde le ramassa silencieusement, le lui tendit, mais Andréa ne le prit pas.
— Et s'ils arrivent à convaincre le juge que je suis instable? poursuivit-elle, les mots s'entrechoquant dans sa bouche. S'ils disent que je suis déséquilibrée, que j'ai empêché une famille de se construire? Et s'ils font pression pour une évaluation psychologique? Tu imagines ce que ça ferait à ma fille? Une enquête sociale? Des visites surveillées? Matilde la regarda, touchée. Il y avait tant de peur dans sa voix, tant d'exaspération aussi, comme si elle était déjà condamnée avant même d'avoir pu se défendre. Doucement, elle lui caressa le bras, puis la joue, avec une tendresse presque timide.
— Andréa... écoute-moi. Tu n'as rien fait de mal. Tu as élevé ta fille seule, tu t'es battue, tu t'es privée pour elle. Rien de ce qu'ils racontent ne pourra effacer ça. Ils veulent te faire peur, te faire douter, te faire craquer. Mais tu tiens debout. Tu as tenu tout ce temps. Tu es bien plus forte que tu ne le crois. Andréa tourna légèrement la tête, se laissant faire, ses yeux fixant le vide. Sa respiration était plus courte, son ventre noué.
— Mais j'en peux plus, souffla-t-elle. J'ai l'impression d'étouffer. Dès que je ferme les yeux, je les revois devant ma porte, en train de crier. Ils voulaient me prendre ma fille. Et je me dis que s'ils y arrivent, si la justice leur donne raison... je ne m'en remettrai pas.
Elle se mit à trembler. Pas de froid, mais de tension. De peur brute. Matilde lui passa les bras autour des épaules, l'attira contre elle.
— Respire avec moi. Regarde-moi, Andréa. Andréa obéit, un peu à contre-cœur. Le regard de Matilde était calme, presque doux.
— Tu es en sécurité ici, maintenant. Ils ne peuvent rien faire sans décision du juge. Et je suis là. Je ne te laisserai pas seule là-dedans. Pas une seconde. Même si Sara ne comprend pas, même si elle me le reproche, je m'en fiche. Le silence tomba de nouveau. Andréa gardait les yeux baissés, mais ses lèvres tremblaient légèrement. La présence de Matilde la troublait plus qu'elle ne voulait l'admettre. Cette tendresse inattendue, ces gestes qu'elle n'avait plus reçus depuis longtemps... et surtout, le fait que cela vienne d'elle. La copine de Sara. Et pourtant... Elle s'autorisa à s'appuyer un peu plus contre elle.
— Tu ne devrais pas faire ça, dit-elle à mi-voix.
— Faire quoi?
— Être gentille avec moi. T'occuper de moi comme ça. T'es pas censée me détester? Matilde esquissa un sourire triste.
— Je ne suis pas comme eux, murmura-t-elle. Et puis, qui t'a dit que j'arrivais à te détester? Le silence entre elles s'épaissit. Une étrange chaleur les enveloppait, ni gênante ni pesante, mais dense, presque irréelle, comme si le monde autour s'était ralenti. Andréa n'avait pas bougé, toujours blottie contre Matilde, ses tempes battantes et son souffle plus calme. Matilde, elle, gardait les yeux fixés sur elle, troublée par ce qu'elle ressentait. C'était bien plus qu'un simple élan de compassion. Quelque chose de doux, de silencieux, d'inattendu se dessinait là, entre elles , une faille dans les rôles préétablis, dans les rancunes et les passés respectifs. Andréa releva lentement la tête. Leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Elle sentit la main de Matilde se poser à nouveau contre sa joue, cette fois un peu plus longtemps, plus lentement. Elle laissa ses yeux dériver vers sa bouche, puis remonter vers ses yeux. Un instant suspendu.
Les battements du cœur d'Andréa s'accélérèrent, pas de panique cette fois, mais d'un trouble qu'elle n'avait pas vu venir. Elle vit Matilde pencher légèrement la tête. Elle-même n'eut pas le réflexe de reculer. C'était imperceptible, une inclinaison à peine esquissée, une envie qui ne disait pas son nom. Mais soudain, toutes deux semblèrent reprendre conscience de ce qu'elles faisaient. Andréa se redressa brusquement, en riant nerveusement.
— Je... désolée. Je crois que j'ai besoin d'un vrai câlin, en fait. Matilde détourna les yeux avec un petit sourire gêné.
— Oui. Bien sûr. Un câlin. Ça fait toujours du bien. Elles s'enlacèrent alors, cette fois pour de bon, un peu plus fort, un peu plus longtemps que nécessaire. Le genre de câlin qui fait du bien sans poser de questions. Celui qui répare, un peu. Quand elles se séparèrent, aucune ne dit rien tout de suite. Elles reprirent la marche vers la maison, sans se presser, l'une à côté de l'autre. Mais toutes deux savaient que quelque chose avait changé Quand elles arrivèrent chez Matilde, la lumière du couloir filtrait doucement sous la porte de la chambre. Elles entrèrent sans bruit, déposant leurs affaires dans l'entrée. Matilde fit un signe discret en direction de la chambre, et Andréa la suivit, un peu tendue. La porte était entrebâillée. Sara dormait, étendue sur le lit, ses traits adoucis par le sommeil. Dans ses bras, Leticia, la fille d'Andréa, était profondément endormie, le visage posé contre le torse de Sara, sa petite main agrippée à la chemise. Une couverture les enveloppait, formant une bulle de douceur inattendue. Andréa s'arrêta net, le souffle suspendu. Matilde aussi. Elles restèrent silencieuses devant cette scène.
— C'est... mignon, souffla Matilde, sa voix un peu troublée. Andréa hocha la tête. Malgré tout, malgré la fatigue, le stress, les blessures encore à vif, une tendresse sincère monta en elle à cette vision. Elle sentit alors le bras de Matilde glisser lentement autour de ses épaules. Elle hésita. Son corps se tendit d'abord, mais elle ne recula pas. Elle se laissa même un peu aller. Cette chaleur-là, cette présence-là... elle ne s'y attendait pas, et pourtant elle en avait désespérément besoin. Le temps semblait suspendu. Andréa tourna lentement la tête vers Matilde, pour lui adresser un sourire discret, presque fragile, comme si elle voulait dire : "Merci de ne pas me juger, merci d'être là."
Mais en croisant ses yeux, elle sentit quelque chose de plus profond. Matilde la fixait avec cette douceur grave qu'on ne voit que chez ceux qui comprennent sans avoir besoin qu'on explique. Un regard chargé de contradiction, de trouble. Leurs visages se rapprochèrent. Trop lentement pour être une impulsion. Trop naturellement pour que ce soit une erreur. Et leurs lèvres se rejoignirent. Doucement. Un baiser bref, mais chargé de tension contenue. Puis, comme frappées par une réalité brutale, elles s'écartèrent d'un coup. Un instant de panique silencieuse. La culpabilité s'installa aussitôt, entre elles, comme une ombre. Matilde détourna les yeux, se pinça les lèvres.
— C'était... pardon. Andréa recula d'un pas, l'esprit embrouillé.
— C'est moi... je n'aurais pas dû. Elles échangèrent un regard incertain, presque honteux. Puis, comme pour effacer ce moment, Andréa ouvrit les bras.
— On... peut juste se faire un câlin ? Matilde acquiesça en silence. Elles s'enlacèrent, un peu maladroitement, mais sincèrement.
— Rien que ça, dit Matilde à voix basse, comme pour elles-mêmes. Dans la pièce, Leticia remua légèrement dans les bras de Sara, sans se réveiller. Un léger sourire flottait sur ses lèvres d'enfant. Andréa et Matilde restèrent là encore quelques secondes.
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james333
6 février 2026 à 21:54
Beaucoup de douceur...
Soyez respectueux
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