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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Les Choix de Sara — Chapitre 10

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Sarafire
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Les Choix de Sara

Chapitre 10

La salle d'audience sentait la cire et l'anxiété. Andréa, assise entre son avocate et Luc, serrait les poings sur ses genoux, le regard fixé sur le juge dont la robe noire semblait absorber toute la lumière de la pièce. En face, les parents de Thomas, affichaient une froide détermination. L'avocat de la famille se leva, ajustant ses lunettes d'un geste théâtral.
— La demanderesse a sciemment privé cet enfant de ses racines, de son héritage familial. Elle a bafoué la mémoire du fils de mes clients, en affirmant qu'il été le père de l'enfant, sans aucunes preuves confirmant une telle accusation. Andréa sentit la main de Luc se poser sur la sienne, un geste réconfortant dans la tempête. Son avocate, Maître Dubois, se leva à son tour, calme et implacable.
— Ma cliente a agi pour protéger son enfant d'une famille qui n'a jamais reconnu Thomas de son vivant. Où étaient-ils quand il sombrait dans l'alcool ? Quand il humilié Mlle Andréa ? Quand il faisait vivre un enfer à Mlle Sara. Un murmure parcourut la salle. Les parents de Thomas blêmirent, le juge leva une main lasse.
— Les preuves, maître. Pas les accusations. L'avocat des parents brandit alors des documents.
— Nous avons ici des témoignages de proches attestant que Thomas envisageait de quitter la demanderesse. Qu'il doutait de sa paternité. Andréa sentit son estomac se serrer. C'était faux. « Thomas avait des doutes, oui, mais il n'aurait jamais… » L'avocat de la défense rétorqua, sortant les courriers laisser par Thomas. L'avocat adverse sourit malgré tout, sentant la victoire à portée de main. Une question fut posée aux parents de Thomas.
— Pourquoi avoir attendu si longtemps, pour vouloir démentir la paternité de votre fils ?
— Parce qu'elle ment, mais n'avions pas de preuves, elle est manipulatrice, comment croire une fille qui dit tomber enceinte de l'ex petit copain, de sa propre ex-copine ? La tension monta d'un cran lorsque le juge se tourna vers Andréa.
— Madame, que répondez-vous à cela ? C'est à ce moment-là que les lourdes portes en chêne de la salle d'audience s'ouvrirent brutalement, frappant le mur avec un bruit sourd qui fit sursauter l'assistance. Toutes les têtes se tournèrent vers l'intrus. Emma se tenait sur le seuil, silhouette frêle mais déterminée contre la lumière du couloir. Son visage était pâle, mais ses yeux brûlaient d'une conviction farouche. Je demande à être entendue ! déclara-t-elle d'une voix claire qui résonna sous les hauts plafonds. Je veux témoigner à la barre ! Un murmure stupéfait parcourut la salle. Les parents d'Emma, assis du côté des plaignants, se raidirent visiblement. Son père se leva à moitié, le visage empourpré.
— Emma, qu'est-ce que tu...
— Silence ! tonna le juge. Mademoiselle, vous perturbez l'audience. Emma s'avança dans l'allée centrale, ignorant les regards réprobateurs.
— Je viens témoigner en soutien à la défense, annonça-t-elle sans quitter le juge des yeux. Pour dire la vérité sur Thomas. Pour qu'Andréa et Leticia soient reconnues comme ce qu'elles sont vraiment : des victimes. L'avocat d'Andréa, se leva précipitamment.
— Monsieur le président, je demande que ce témoin soit entendu. Il s'agit de la sœur du défunt. L'avocat adverse protesta vigoureusement :
— C'est irrégulier ! Ce témoin ne figurait sur aucune liste... Le juge leva la main, imposant le silence. Son regard scrutateur étudia Emma pendant un long moment.
— La cour va suspendre l'audience pour une durée de trois heures, déclara-t-il finalement. Le greffier vérifiera la recevabilité de ce témoin et recueillera une déclaration préalable.
— Audience suspendue jusqu'à quinze heures. Dans le boucan qui suivit, Emma sentit les regards de ses parents comme des pointes de glace. Mais elle ne baissa pas les yeux, se concentrant sur Andréa qui, de l'autre côté de la salle, la regardait avec des yeux pleins de larmes et d'interrogation. Le combat ne faisait que commencer.
Au milieu de la tension palpable qui régnait dans la salle d'audience, Sara se sentait étouffer. Les regards accusateurs, les chuchotements, les souvenirs de ses propres trahisons, tout cela formait un poids insupportable sur ses épaules. Elle ressentit le besoin urgent de s'échapper, ne serait-ce qu'un moment. En se levant discrètement de son siège, son regard balaya machinalement la salle. C'est alors qu'elle l'aperçut, à l'arrière, à demi caché dans l'embrasure d'une porte : William. « Qu'est-ce qu'il fout ici ? » pensa-t-elle, le cœur soudain serré d'appréhension. Mais elle détourna rapidement les yeux, feignant de ne pas l'avoir remarqué, et se dirigea vers la sortie d'un pas pressé. Le couloir du tribunal était glacial, silencieux, contrastant violemment avec l'atmosphère électrique de la salle d'audience. Sara poussa la porte des toilettes, soulagée de trouver les lieux déserts. Elle s'approcha du lavabo, les mains légèrement tremblantes, et fit couler l'eau froide.
Penchée au-dessus du bassin, elle éclaboussa son visage à plusieurs reprises, comme si l'eau pouvait laver non seulement la chaleur de son teint mais aussi le tourment de ses pensées. Les gouttes glacées glissaient le long de sa nuque, trempant le col de sa chemise. C'est alors que la porte s'ouvrit derrière elle. Dans le miroir, son reflet croisa celui de Matilde qui venait d'entrer. Leurs regards se verrouillèrent dans la surface polie du miroir, un silence lourd s'installant entre elles, dans le miroir, leurs regards restaient prisonniers l'un de l'autre, chargés de tout ce qui n'avait pas été dit.
— Tu vas bien ? demanda Matilde, sa voix empreinte d'une inquiétude sincère.
— Oui, j'avais juste besoin de me rafraîchir, mentit Sara en s'essuyant le visage. Un silence lourd s'installa, rempli du poids de leurs tromperies respectives. Sara seule connaissait l'ampleur de leurs trahisons mutuelles. Soudain, Matilde se colla contre son dos, enlaçant sa taille de ses bras. Sara sentit son corps se raidir avant de se détendre malgré elle contre cette chaleur familière.
— Tu me manques, chuchota Matilde contre son épaule. Je sais que dernièrement les choses n'ont pas été très bonnes entre nous, mais ma femme me manque. Sa voix était si vulnérable que Sara sentit ses défenses s'effondrer. Elle voulait lui crier sa colère, lui demander si elle lui manquait aussi quand elle était dans les bras d'Andréa. Mais les larmes vinrent avant les mots, silencieuses, brûlantes sur ses joues. Elle se tourna lentement dans les bras de Matilde, leur permettant de voir enfin leurs visages sans le filtre du miroir. Les doigts de Matilde s'élevèrent pour essuyer ses larmes, caresses aussi douces qu'autrefois.
— Je suis désolée, murmura Matilde, ses propres yeux brillants. Leurs fronts se touchèrent, puis leurs nez, et enfin, avec une lenteur exquise, leurs lèvres. Ce ne fut pas un baiser de passion sauvage, mais une retrouvaille tendre, une question murmurée et une réponse donnée. Quand elles se séparèrent pour respirer, leurs souffles se mêlaient dans l'air humide des toilettes. Matilde déposa un autre baiser, plus léger, sur les paupières closes de Sara.
Le baiser s'intensifia soudain, perdant sa douceur initiale pour devenir plus urgent, plus gourmand. Matilde poussa doucement Sara contre les cabines, ses mains remontant sous son chemisier pour caresser la peau chaude de son dos.
— Qu'est-ce que tu fais ? murmura Sara entre deux baisers, déjà à moitié consentante.
— J'ai envie de toi, ma chérie, de te goûter, répondit Matilde en faisant glisser la fermeture de son pantalon. Elle entraîna Sara dans la cabine la plus éloignée, verrouillant derrière elles d'un geste vif. Dans l'espace exigu, leurs souffles résonnaient, mêlés au bruit de leurs vêtements qu'on retirait à la hâte. Matilde fit glisser le pantalon de Sara le long de ses jambes, suivie de son string, découvrant sa peau pâle et ses courbes familières. Elle s'agenouilla sur le carrelage froid, ses mains maintenant fermes sur les hanches de Sara.
— Matilde, ici ? C'est... La protestation de Sara se transforma en un gémissement étouffé quand la langue de Matilde trouva d'abord l'intérieur de ses cuisses, traçant un chemin brûlant vers son centre.
— Tu es si mouillée pour moi, constata Matilde avant de plonger. Sa bouche s'attacha à Sara avec une expertise qui fit trembler les jambes de cette dernière. Elle alternait coups de langue larges et pressions précises sur son clitoris, tandis que ses doigts écartaient ses lèvres pour mieux l'offrir à son appétit.
— Oh mon Dieu... chuchota Sara en s'appuyant contre la paroi de la cabine. Matilde ralentit, savourant chaque frémissement, chaque goutte de son plaisir. Elle inséra deux doigts en Sara, courbant légèrement les phalanges pour caresser l'intérieur palpitant tout en continuant sa fellation. Le rythme devint plus insistant, plus experts. Sara mordait son poing pour étouffer ses cris, ses hanches bougeant au gré des mouvements de Matilde. Elle sentit l'orgasme monter, inexorable, amplifié par le lieu incongru et le risque d'être découvertes. Quand la vague la submergea, son corps se raidit contre la paroi, silencieux mais secoué de spasmes violents. Matilde la maintint contre sa bouche jusqu'au dernier frémissement. Elle se releva alors, essuyant son menton d'un revers de main avant d'embrasser Sara profondément, lui faisant goûter son propre plaisir. Après quelques minutes d'échanges tendres, Matilde caressa la joue de Sara avec une douceur qui contrastait avec l'intensité de leurs baisers.
— Tu viens déjeuner avec nous, ma chérie ? Sara la regarda, un sourire fatigué aux lèvres.
— Oui, mais donne-moi un peu de temps, d'accord ? Je me rafraîchis, je reprends mes esprits et je vous rejoins. Matilde déposa un dernier baiser sur son front avant de quitter la pièce. Seule à nouveau, Sara se pencha au-dessus du lavabo, éclaboussant son visage d'eau fraîche. Les gouttes ruisselaient sur sa peau lorsqu'elle entendit la porte s'ouvrir derrière elle.
— J'arrive tout de suite, Matilde, dit-elle sans se retourner. Un rire familier lui répondit.
— Désolé de te décevoir. Sara se figea, son reflet dans le miroir révélant Will qui s'encadrait dans l'entrée.
— Qu'est-ce que tu fais ici ? C'est les toilettes des femmes. Will affichait son sourire provocateur habituel.
— Tu n'es pas contente de me voir ? Sara sentit une chaleur lui monter aux joues. Malgré elle, un frisson d'excitation la parcourut. Elle venait à peine de retrouver Matilde, et pourtant...
— Will, s'il te plaît, sors. On ne doit pas recommencer. Je ne veux pas lui faire ça. Mais Will s'avança déjà, son regard conquérant ne laissant aucun doute sur ses intentions.
Le sourire de Will s'élargit, tandis qu'il voyait le conflit intérieur se jouer sur le visage de Sara. Ses yeux sombres brillaient d'une assurance qui la faisait à la fois frémir et brûler intérieurement.
— Tu ne veux pas lui faire ça ? répéta-t-il en s'approchant, ignorant délibérément sa demande de partir.
— Ou est-ce que tu ne veux pas admettre que tu en as encore envie ? Sara sentit ses genoux trembler alors qu'il réduisait la distance entre eux. L'odeur de son parfum, familière, envahit ses narines et fit remonter des souvenirs sensoriels qui achevèrent de la déstabiliser.
— Will, je t'en prie... Sa protestation sonna faible, même à ses propres oreilles. Will passa doucement un doigt le long de sa joue encore humide, traçant un chemin délicat jusqu'à son menton qu'il souleva légèrement.
— Dis-moi de partir, et je partirai, murmura-t-il, son souffle chaud caressant son visage. Mais dis-le vraiment. Sara ferma les yeux, luttant contre elle-même. Puis, dans un élan de passion incontrôlable, elle l'attrapa par le col de sa chemise et l'attira brutalement vers elle, leurs bouches se rencontrant dans un baiser sauvage, désespéré. Sans rompre le baiser, elle le guida à reculons vers la cabine tout au fond, celle où elle venait tout juste de partager un moment de tendresse avec Matilde. L'ironie de la situation lui traversa l'esprit, mais elle l'écarta aussitôt, trop submergée par le désir. Will la souleva avec une force qui la fit frissonner, la plaquant contre la paroi froide de la cabine. Le contraste entre la température du métal et la chaleur de leur peau la fit gémir contre ses lèvres.
— J'ai rêvé de ça, gronda-t-il en déchirant presque son chemisier dans son empressement. Sara arqua le dos quand ses mains saisirent ses seins libérés, les pétrissant avec une intensité presque douloureuse. Elle enroula ses jambes autour de sa taille, l'attirant plus près, sentant l'évidence de son désir à travers le tissu de son pantalon.
— Vite, supplia-t-elle, déjà hors d'elle. Will défit sa ceinture d'une main experte tandis que l'autre main glissait sous sa jupe, arrachant ses sous-vêtements avec une impatience sauvage. Sara cria faiblement quand il la pénétra d'un coup sec, sans préparation, la remplissant brutalement. Le choc de la pénétration la fit se rattraper à ses épaules, ses ongles s'enfonçant dans le tissu de sa veste. Will commença à bouger avec une force bestiale, chaque poussée la cognant contre la paroi de la cabine.
— Tu vois ? gronda-t-il à son oreille tandis qu'il accélérait le rythme. Tu ne pouvais pas résister.
Sara ne répondit pas, trop perdue dans la sensation d'être prise ainsi, avec cette violence qui contrastait si fortement avec la tendresse récente avec Matilde. Elle sentait la porte de la cabine trembler avec leurs mouvements, réalisant vaguement qu'elle avait oublié de la verrouiller. La perspective d'être découverte ajouta une dimension interdite qui excita Sara encore plus. Elle serra Will plus fort, répondant à chacune de ses poussées par un mouvement de hanches désespéré.
— Plus fort, murmura-t-elle contre son cou. Will grogna son approbation, changeant d'angle pour atteindre plus profondément. Sara jeta la tête en arrière, heurtant le mur, mais la douleur se confondait avec le plaisir dans une alchimie enivrante. Leurs souffles rauques résonnaient dans l'espace confiné, mêlés au bruit de leurs corps qui se heurtaient. Sara sentait la tension monter en elle, plus rapide, plus intense que jamais. Will baissa la tête et prit un de ses mamelons dans sa bouche, mordant doucement avant de sucer avec voracité. Sara cria, ses doigts s'enfonçant dans ses cheveux pour le maintenir contre elle. Will accéléra encore, ses mains agrippant ses hanches pour la maintenir en place tandis qu'il la prenait avec une force sauvage. Sara ferma les yeux, s'abandonnant complètement à la sensation, oubliant le tribunal, oubliant Matilde, oubliant tout sauf le corps de Will contre le sien et le plaisir dévorant qui consumait toute pensée. Dans un élan de folie pure, Sara se dégagea brusquement de Will et le poussa sur le siège des toilettes. Sans rompre leur connexion charnelle, elle s'empala de nouveau sur lui avec une sauvagerie bestiale, ses hanches martelant son bassin avec une frénésie croissante. Les ongles de Will s'enfoncèrent dans ses cuisses tandis qu'elle le chevauchait avec une intensité dévorante, ses propres doigts agrippant ses épaules pour s'ancrer dans cette tempête sensorielle. Leurs souffles rauques et les bruits humides de leurs corps s'unissant remplissaient l'espace confiné.
— Sara ? La voix, chargée de surprise et d'incrédulité, fit sursauter Sara. Elle se retourna, essoufflée, le sexe de Will toujours profondément enfoui en elle. Luis se tenait dans l'encadrement de la porte, les yeux écarquillés, incapable de détacher son regard du spectacle obscène qui s'offrait à lui. Sara sentit son propre cœur battre à tout rompre, mais son regard fut irrésistiblement attiré vers le bas, vers le renflement évident qui distendait le pantalon de Luis. Dans un élan de dévergondage qui la surprit elle-même, Sara se pencha en avant, offrant pleinement son dos à Luis tout en maintenant son rythme effréné sur Will. D'une main tremblante, elle écarta ses fesses, révélant son anus palpité par l'excitation.
— Putain..., souffla Luis, son regard passant de l'incrédulité à une convoitise brutale. Sara rougit intensément, honte et excitation se mêlant en un cocktail enivrant. Mais Luis n'hésita pas plus longtemps. Il fit tomber son pantalon d'un geste brusque, libérant une érection imposante qu'il enduisit hâtivement de salive. Will, les yeux brillants d'excitation malsaine, resserra son emprise sur les hanches de Sara, la maintenant parfaitement en place quand Luis s'approcha. Le premier contact de la pointe contre son orifice postérieur fit gémir Sara. Luis pressa lentement, inexorablement, jusqu'à ce que la résistance cède et qu'il pénètre entièrement en elle d'un coup puissant. Le cri étouffé de Sara se mua en un long gémissement rauque quand Luis commença à bouger, créant un contre-rythme bestial avec les mouvements de Will. La double pénétration la remplissait au-delà de ce qu'elle avait imaginé possible, chaque poussée la faisant vaciller entre la douleur et l'extase. Will releva la tête pour capturer ses lèvres dans un baiser vorace pendant que Luis se penchait sur son dos, ses mains enserrant sa taille pour mieux la prendre. Leurs trois corps formaient maintenant une mécanique obscène et parfaite, synchronisée dans leur quête de plaisir charnel. Les jurons étouffés et les claquements de chair contre chair résonnaient dans les toilettes, tandis que Sara, complètement perdue dans la sensation d'être ainsi possédée, sentait monter en elle un orgasme d'une violence inouïe.
Sara était assise sur Will, ses hanches ondulant avec un rythme frénétique, en dessous d'elle, maintenait fermement ses hanches, l'aidant à conserver son mouvement de va-et-vient. Pris dans ce double étau de plaisir, Sara se laissa aller complètement. Will en elle, Luis derrière, leurs mouvements se synchronisant peu à peu jusqu'à former une cadence parfaite. Elle sentait chaque poussée de Luis qui propulsait son corps contre celui de Will. Accélérant leur rythme. Les mains de Will sur ses seins, celles de Luis sur ses hanches, la maintenant entre eux. Sara sentit monter en elle un orgasme d'une intensité inouïe, amplifié par cette double pénétration. Quand elle explosa, ce fut avec un cri qui résonna dans les toilettes. Will la suivit presque aussitôt, tandis que Luis, sentant leurs contractions, trouva à son tour sa libération. Ils restèrent un moment immobile, haletants, leurs corps encore connectés. Puis, alors qu'ils se séparaient lentement, Sara les regarda alternativement.
— Comment... pourquoi étiez-vous là tous les deux ?
— Je t'ai vue entrer au tribunal et j'ai voulu vérifier si ça allait. Puis, je t'ai vu aller aux toilettes, j'ai voulu m'assurer que tout aller bien, tu n'avais pas l'air bien, puis j'ai entendu du bruit, quelques minutes après, j'ai vu sortir ton amie et j'ai compris. Du coup, j'ai eu envie de retrouver la Sara que j'ai déjà connu. Luis l'interrompit :
— Moi, tu m'avais parlé de l'audience. Je voulais te soutenir. Je ne pensais pas que... Sara les coupa, s'habillant rapidement.
— Je dois y retourner. Restez ensemble et faites les présentations, après ce que vous venez de vivre ensemble, profitez-en, pour ne pas rester seul pendant le jugement, si vous décidiez de rester. Alors qu'elle s'apprêtait à partir, Will et Luis échangèrent un regard complice. Elle sortit, les laissant dans les toilettes. L'audience reprit dans une atmosphère électrique. Emma fut appelée à la barre, pâle mais déterminée. Sous le regard glacial de ses parents, elle sortit une liasse de lettres. D'abord, on lit des fragments où Thomas avouait ses tromperies envers Sara, son mépris calculé, sa jalousie maladive. Puis une autre où il détaillait sa relation vengeresse avec Andréa, née du désir de faire souffrir Sara. Le silence se fit plus lourd quand elle sortit la dernière preuve.
— Ceci... ce n'est pas une lettre, annonça-t-elle en brandissant une clé USB. C'est son testament vidéo. Un murmure parcourut la salle. La clé fut branchée à un écran apporté en hâte. Le visage de Thomas, amaigri par la maladie mais étrangement serein, apparut. "Si tu vois ce message, c'est que j'ai enfin eu le courage de laisser la vérité éclater..." Sa voix grave déroula le fil de ses confessions : les violences conjugales, la manipulation d'Andréa, sa haine envers ses parents qui l'avaient élevé dans le mépris de l'autre. Puis vint le récit le plus bouleversant :
— Ma sœur Emma... J'ai détruit son innocence par jalousie. Luc fut son seul refuge. La nuit où nos parents les ont découverts endormis dans les bras l'un de l'autre, innocents... Ils ont préféré accuser un adolescent de 18 ans plutôt que de voir leur propre faille.
Le visage de Thomas se crispa à l'écran.
— Mes parents ont menacé de faire accuser Luc de viol sur mineure si jamais il approchait à nouveau Emma. Ce jour-là, j'ai compris qu'ils étaient capables de tout et même pour ma sœur, ils n'hésiteraient pas à tout détruire de sain dans sa vie.
Quand l'écran devint noir, un silence de mort régna. Puis ce furent les parents de Thomas qui rompirent ce silence par des cris hystériques :
—' C'est un faux ! Un montage !'' Le juge frappa demanda le calme dans la salle.
— Sur la base de ces éléments, je déclare la plainte irrecevable, ce procès est donc clôturé, cependant, une enquête sera ordonnée pour clarifier et juger les fausses déclarations faites par les plaignants. Madame Andréa conserve la garde exclusive de son enfant.
Les parents hurlèrent alors l'impensable :
— Nous n'avons plus d'enfants ! Plus de fille ! Plus rien !
Emma s'effondra comme frappée en plein cœur. Mais déjà Thomas l'entourait de ses bras, rejoint par Mélanie :
— Tu as une famille. Notre maison est la tienne. Sara et Matilde s'approchèrent à leur tour, formant un cercle protecteur autour d'elle :
— Tu ne seras plus jamais seule. Andréa se précipita enfin vers Emma, la serrant contre elle dans une étreinte fusionnelle :
— Tu nous as tous sauvées... Dans le chaos de la salle d'audience, tandis que les parents de Thomas quittaient les lieux sous les regards réprobateurs, un nouveau clan se forma. Unis non par le sang, mais par la vérité et le pardon. Emma, encadrée par ceux qui étaient devenus sa vraie famille, sut enfin qu'elle avait trouvé ce qui lui avait toujours manqué : un foyer où l'amour n'avait pas de conditions, cependant, elle ignorait encore, les secrets qui pesé malgré tout sur ce clan. Andréa, encore sous le choc des révélations et des émotions intenses, murmura qu'elle avait besoin de prendre l'air et se dirigea vers les toilettes. Quelques minutes plus tard, Matilde, inquiète, annonça qu'elle allait vérifier si tout allait bien. Elle la trouva penchée au-dessus du lavabo, le visage pâle, les mains tremblantes. Leurs regards se croisèrent dans le miroir, et un silence lourd s'installa entre elles. Matilde pensa à Sara, à leurs retrouvailles récentes, à la promesse qu'elles s'étaient faites. Mais le désir, toujours présent, couvait sous la surface. Sans un mot, elle s'approcha, et leurs doigts se frôlèrent. Puis, cédant à une force plus forte que sa raison, Matilde prit Andréa dans ses bras et l'embrassa avec une passion brutale et nostalgique. Andréa répondit à son baiser, comme si toutes les barrières qu'elles avaient tenté d'ériger volaient en éclats. Sans rompre leur étreinte, Matilde guida Andréa vers la cabine du fond, la même où, quelques heures plus tôt, elle et Sara avaient cru sceller leur réconciliation. L'ironie de la situation pesait dans l'air, mais ni l'une ni l'autre n'avait la force de résister. Leurs corps pressés l'un contre l'autre dans l'étroite cabine, Matilde et Andréa s'embrassaient avec une urgence désespérée, comme si chaque baiser pouvait effacer les mensonges, chaque caresse réécrire leur histoire. Les mains de Matilde parcouraient le dos d'Andréa, déchirant presque le tissu de sa robe, tandis que les doigts d'Andréa s'enfonçaient dans les cheveux de Matilde, l'attirant plus près encore. Mais soudain, Andréa rompit leur étreinte, reprenant son souffle avec difficulté.
— Non... murmura-t-elle en secouant la tête, les larmes brillant déjà dans ses yeux.
— Je... je dois partir. Matilde la regarda, interdite, son propre cœur battant à tout rompre.
— Partir ? Où ça ?
— Loin. Très loin. Je dois quitter le pays, Matilde. Je n'arriverai jamais à me contrôler avec toi, mais on ne peut pas faire ça à Sara. Pas après tout ce qui s'est passé. Les larmes coulèrent enfin sur les joues de Matilde, silencieuses et amères. Elle savait qu'Andréa avait raison, mais cette vérité la déchirait.
— Je sais, souffla-t-elle en baissant la tête. Je sais... Andréa essuya délicatement les larmes de Matilde du bout des doigts, son propre visage trahissant une douleur profonde. Puis, avec une lenteur calculée, elle retira son haut, exposant sa peau frémissante à l'air frais de la cabine.
— Si tu veux... on peut se dire au revoir en faisant l'amour une dernière fois, proposa-t-elle, pleine d'émotion contenue. Matilde ferma les yeux un instant, luttant contre elle-même, avant de finalement hocher la tête.
— Une dernière fois, murmura-t-elle. Andréa l'attira contre elle, leurs bouches se rencontrant dans un baiser qui goûtait le sel des larmes et l'amertume des adieux. Ses mains descendirent le long du corps de Matilde, dégrafant son jean avec une habileté familière.
— Je vais te manquer, chaque jour, chaque nuit, chuchota Andréa entre deux baisers brûlants sur le cou de Matilde.
— Tais-toi, supplia Matilde en lui retirant son soutien-gorge.
— Juste... fais-moi oublier. Andréa la poussa doucement contre la paroi froide de la cabine, ses lèvres suivant un chemin brûlant de sa clavicule jusqu'à ses seins qu'elle prit dans sa bouche avec une douce et puissante tendresse. Matilde laissa échapper un gémissement étouffé, ses doigts s'enfonçant dans les épaules d'Andréa.
— Prends-moi, murmura-t-elle. Comme si c'était la première fois. Comme si c'était la dernière. Andréa obéit, ses doigts trouvant le centre palpitant de Matilde avec une précision qui la fit crier. Elle la toucha avec une intensité renouvelée, chaque caresse disant ce que les mots ne pouvaient exprimer, le regret, le désir, l'amour impossible.
— Je t'aime, avoua Andréa dans un souffle contre sa peau. Je t'aimerai toujours.
— Moi aussi, je t'aime, répondit Matilde entre deux sanglots. Leurs corps se mouvèrent ensemble dans une danse familière et pourtant nouvelle, chaque mouvement imprégné de la conscience douloureuse que c'était leur dernier acte d'amour. Quand l'orgasme les emporta, ce fut avec un mélange d'extase et d'agonie, leurs cris étouffés se mêlant dans l'air humide des toilettes. Elles restèrent enlacées, incapables de se séparer tout à fait, savourant ces dernières secondes d'intimité volée. Puis, avec un effort visible, Andréa se détacha et commença à se rhabiller. Quand la porte de la cabine se referma derrière Andréa, Matilde se laissa glisser au sol, son corps secoué de sanglots silencieux, sachant qu'elle venait de vivre à la fois la plus belle et la plus déchirante des bonnes au revoir.
La voix était douce, usée par le récit, comme si chaque mot avait creusé son sillon dans sa mémoire.
— Je ne le savais pas encore à ce moment-là, mais ma vie allait prendre un tournant bien plus intense que je ne le pensais. Les choses avec Matilde allaient changer. Les secrets ne tiendraient plus longtemps. Et des choix devraient être pris. Rapidement. Un silence suivit, rempli seulement par le bruissement des draps et le souffle régulier de celui qui l'écoutait. Des doigts masculins remontèrent lentement le long de son bras, traçant des cercles apaisants sur sa peau.
— Continue, murmura une voix grave, pleine d'une attention presque palpable. Sara se blottit plus profondément contre la poitrine chaude qui lui servait d'abri. Son histoire était maintenant étalée entre eux, comme un pont fragile jeté entre son passé et cet instant volé.
— Matilde… Andréa… Luis… Joana…Luc...Mélanie...Emma...Thomas, moi. On avait tous tissé une toile si complexe qu'on s'y était perdus. Et maintenant… Elle marqua une pause, sentant le bras de l'inconnu se resserrer autour d'elle.
— Maintenant, les secrets de Sara ne tiendront plus longtemps, bientôt, je découvrirais toutes les histoires du point de vue de mes amis. Ce qui, aujourd'hui me permet de tout raconter de différents points de vue.
Ainsi s'achève ‘' Les choix de Sara ‘' et s'ouvre la porte aux dix derniers chapitres de la série ‘' Les secrets de Sara ‘'. J'espère que la suite vous plaira. Merci à toutes celles et ceux qui continuent de suivre mes aventures depuis le premier chapitre.
Fin
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Vince42
8 mars 2026 à 18:14
Très belle histoire.
A quand la suite stp
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Vince42
8 mars 2026 à 17:55
Très belle histoire.
A quand la suite stp
Soyez respectueux
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Photo de profil de Monsieurgrey
Monsieurgrey
4 mars 2026 à 23:33
C’est magnifique j’adore
Soyez respectueux
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Photo de profil de james333
james333
4 mars 2026 à 18:38
Quelle canaille cette sara..
Soyez respectueux
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