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Couverture de L’initiation d’Hélène, maîtresse d’école, par Galaxie rouge
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L’initiation d’Hélène, maîtresse d’école — Chapitre 18 · Chapitre 19 – La sodomie

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Galaxie rouge
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L’initiation d’Hélène, maîtresse d’école

Chapitre 18 · Chapitre 19 – La sodomie

Note de l'auteur

Venue simplement faire son marché, Hélène croise un maraîcher au regard brut et sans détour, qui la trouble d'un simple « ma belle ». Le jeu de séduction devient vite charnel. Une fraise portée aux lèvres, un doigt sucé, une invitation suggestive et elle le suit dans son fourgon, moite et poussiéreux. Là, à genoux, elle le suce avec une ardeur et une conscience nouvelle, goûtant sa sueur, son odeur, son sperme. Il jouit en elle, sur elle. Puis elle s'éloigne, tremblante, marquée par ce qu'elle vient d'oser. De retour chez elle, encore souillée, elle se masturbe en revivant chaque sensation, chaque image. L'ancienne femme s'efface : une nouvelle est née. Une femme qui veut vivre. Et ne plus jamais revenir en arrière.
La porte se referme doucement derrière elle. Le claquement étouffé résonne comme une frontière franchie. Hélène avance dans l'appartement de Myriam, le cœur battant, l'excitation mêlée d'appréhension. La lumière des bougies découpe des ombres chaudes sur les murs, et la musique lente, presque vaporeuse, emplit l'espace. Une odeur d'ambre et de cire chauffée flotte dans l'air, enrobant tout d'une sensualité enveloppante.
Myriam l'attend dans le salon. Une chemise blanche d'homme ouverte sur un soutien-gorge noir aux dentelles fines, un verre de vin rouge à la main. Pieds nus, bouche rouge, regard calme.
Hélène reste un instant debout, un souffle coincé entre ses côtes. Elle porte la robe noire qu'on lui a demandé : fluide, fendu sur la cuisse, remontant jusqu'au cou devant, mais dos nu jusqu'à mi-hauteur. Et rien dessous.
Elle sourit intérieurement. Elle vient de retirer son string sur le palier, juste avant de frapper à la porte. Un geste osé, instinctif, presque effronté. Elle l'a roulé en boule dans sa paume, et, une fois la porte ouverte, l'a tendu à Myriam comme une offrande silencieuse, un clin d'œil brûlant de complicité charnelle.
Myriam le reçoit dans le creux de sa main avec une joie gourmande, à peine dissimulée. Ce n'est pas seulement le geste qui la trouble, c'est ce qu'il révèle : une audace croissante, une sensualité qui s'épanouit sous ses yeux.
Elle serre doucement le tissu encore tiède, sentant la chaleur du corps d'Hélène s'y prolonger. Elle sait. Elle n'a pas besoin de regarder : cette fine pièce de dentelle couvrait, il y a quelques minutes encore, ce sexe moite, palpitant, qu'elle a déjà goûté, longuement, profondément. Ce sexe chaud, vibrant, qu'elle rêve de reprendre entre ses lèvres, de posséder à nouveau, de faire gémir jusqu'au tremblement.
— Je crois que c'était la consigne, non ? souffle-t-elle, un sourire en coin.
Myriam le fait tourner lentement entre ses mains. La chaleur du tissu la trahit.
— Chaud… Tu es une diablesse.
Puis, sans aucune gêne, elle porte le string à son nez, ferme les yeux un instant, inspire profondément.
— Je reconnaîtrais ton odeur entre mille femmes.
— Tu n'es pas belle, dit Myriam en s'approchant.
— Plus ça va, et plus je te trouve magnifique.
Hélène ne peut s'empêcher d'être touchée par ce compliment. Une chaleur douce lui monte au visage. Dans un geste lent, presque tendre, elle frotte doucement le bras de Myriam, par-dessus la manche de sa chemise, comme on remercie sans parler, comme on effleure une promesse qu'on n'ose pas encore formuler.
Elle effleure sa joue, fait glisser le manteau d'Hélène, qui tombe sur le sol comme une peau morte. Myriam prend le temps de la regarder ainsi, les bras nus, la robe dessinant ses courbes, dos offert, gorge cachée, comme un écrin fermé à clé. Elle murmure quelque chose d'inaudible et s'approche encore. Le souffle d'Hélène se suspend.
Elle frissonne plus de trouble que de froid. Elle sait qu'elle est en train d'entrer dans quelque chose dont elle ne ressortira pas inchangée, et l'idée, loin de l'effrayer, l'attire. C'est peut-être ça, l'abandon. Lâcher ce qu'on croit être, pour devenir ce qu'on sent brûler en soi.
Myriam s'approche lentement d'Hélène, glisse ses mains sur ses épaules nues et remonte doucement vers la nuque, là où un petit bouton discret ferme la robe au niveau du col. D'un geste précis, elle le défait.
Le tissu noir se libère dans un léger froissement. La robe glisse lentement le long du corps d'Hélène, dévoilant ses omoplates, la cambrure de son dos, puis ses reins, ses hanches, ses jambes. Le tissu tombe à ses pieds dans un souffle, comme une mue.
Hélène reste droite, nue, frémissante. Une pudeur étrange mêlée de fierté la traverse. Elle est là, offerte, et curieusement apaisée.
Myriam sourit en coin, s'approche et lui glisse doucement :
— Tu es prête ?
Hélène hoche la tête, silencieuse, frémissante.
— Alors pour ça, je dois t'enlever la vue. Fais-moi confiance.
Elle sort un long ruban noir d'une petite boîte posée sur la table basse, le déplie lentement, puis le passe derrière la tête d'Hélène. Les doigts de Myriam sont précis, tendres, presque solennels. Le tissu s'ajuste sur les paupières, doux, soyeux, rassurant. Les ténèbres s'installent doucement. Et dans le noir, tout devient plus aigu, plus vibrant.
Puis viennent les huiles. Jasmin, bois de santal, musc. Des parfums qu'elle ne distingue que par leur nom, mais uniquement par leur effet : les battements de son cœur qui s'accélèrent, son bas-ventre qui se contracte. Myriam les lui présente sans un mot, en laissant chaque flacon s'ouvrir lentement sous son nez, ses narines frémissantes captant les notes successives.
Elle commence par déposer quelques gouttes d'huile tiède sur ses clavicules, puis sur ses bras nus, qu'elle masse avec des gestes circulaires, enveloppants, presque maternels. Hélène inspire, soupire, s'abandonne.
Le massage descend, suit le tracé de la colonne vertébrale, glisse jusqu'à la chute des reins. Myriam évite volontairement les zones les plus intimes, les contourne à peine, juste assez pour les réveiller. Et dans l'ombre parfumée du bandeau, chaque geste devient incertain, mystérieux, presque déroutant.
Hélène sent la frustration monter en elle. Une faim délicate, douloureuse, presque. Les mains de Myriam effleurent, caressent, dessinent sur sa peau une attente qu'elles ne comblent pas. Elle sent son ventre se contracter, sa respiration s'alourdir. Elle voudrait qu'elle la touche là, exactement là, qu'elle l'ose. Mais Myriam s'en éloigne à chaque fois, savamment, comme si elle écrivait une partition du manque.
Et ce manque devient une tension vive. Une supplique muette. Chaque partie de son corps crie d'être choisie, prise, embrassée. Elle serre les cuisses, les desserre, sans savoir comment calmer cette brûlure. Elle se surprend à soupirer, à émettre un léger gémissement, presque plaintif, appelant ce contact qu'on lui refuse encore. Elle n'a jamais autant désiré être touchée.
Hélène ne voit rien. Elle ne devine rien. Et c'est cela qui la bouleverse. Elle ne sait jamais où vont se poser les mains de Myriam : une épaule, un creux, une hanche, un flanc. Chaque contact devient une surprise, un vertige contenu. Elle perçoit le moindre frôlement comme une onde. Elle tend le dos, cambre légèrement, frissonne au passage d'une paume sur sa nuque ou sur le bas de ses reins. Elle se laisse faire, vulnérable, livrée à cette cartographie aveugle et sensuelle. Le monde se réduit à cela : des mains, des souffles, des odeurs. Et son corps, en éveil, qui attend. Qui appelle.
Et puis la cire. Elle n'en entend que le souffle discret de la flamme, le silence qui précède, ce petit temps suspendu où l'on pressent quelque chose. Et soudain, elle la sent tomber. D'abord tiède, une goutte sur l'épaule gauche, juste entre la base du cou et l'arrondi de l'omoplate. Un frisson nerveux la parcourt. Le contraste entre la chaleur douce et l'inconnu du geste la saisit. Elle retient son souffle.
Puis une autre goutte, plus bas. Sur la courbe du rein. Là, c'est plus chaud. Plus intime. Elle gémit. Ce n'est pas la douleur qui provoque cette réaction, c'est l'intensité : elle ne sait jamais où tombera la prochaine. Et l'imagination la devance.
Une autre goutte vient effleurer l'arrière de sa cuisse, et cette fois, elle sursaute. Sa peau s'est tendue, son souffle s'accélère. Chaque goutte devient une brûlure délicieuse, une morsure tendre. Myriam souffle doucement, puis glisse ses doigts sur la cire encore tiède, la faisant fondre un peu plus, la modelant contre la peau.
Et puis, elle vise plus bas. La cire tombe, chaude, précise, sur la courbe de la fesse. Puis juste à la lisière de l'entrejambe, sans jamais atteindre l'intime, mais si proche qu'Hélène retient un cri. Elle cambre davantage, comme si son corps suppliait qu'on aille plus loin. La cire touche cette zone entre le pli de la cuisse et la vulve, cet endroit si rarement exploré, si sensible.
Elle gémit, cette fois sans retenue. Son ventre pulse. Son sexe bat dans le vide, impatient, frustré et déjà inondé. Myriam trace ensuite de nouveaux sillons avec ses doigts, glissant sur les hanches, les flancs, les creux entre les vertèbres, mais revient, presque par jeu cruel, vers ces zones qu'Hélène brûle qu'elle ose.
Elle est agenouillée sur le tapis, les cuisses légèrement écartées, la bouche entrouverte, tremblante de ce feu contrôlé. Elle ne voit rien. Elle ne sait rien. Et c'est cette ignorance, ce suspense charnel, qui la fait fondre, se tordre, s'ouvrir davantage.
— Tu es prête à aller plus loin ? » murmure Myriam.
— Je… Je crois…
— Ne crois pas. Ressens.
Hélène hoche la tête.
Les yeux bandés, le feu en elle, elle sent la chaleur glisser entre ses cuisses, comme un filet tiède et impatient. Tout son sexe palpite, humide, vibrant de cette frustration qu'on lui impose avec délice. Elle gémit plus qu'elle ne parle, souffle à peine audible :
— Myriam…
Elle ne sait même plus où se trouve son amante, elle tend l'oreille, cherche le moindre bruit, le moindre froissement.
— Oui, chérie, répond la voix de Myriam, toute proche, tendre et moqueuse.
Hélène secoue doucement la tête, dans un murmure :
— Tu es odieuse… C'est… insupportable, ton jeu.
Myriam approche, ses lèvres frôlent son oreille.
— Dis-le, si tu veux que je m'arrête. Mais ta peau, elle, me supplie de continuer.
Mais Hélène n'attend même pas la fin de la phrase.
— Non.
Un non arraché à la gorge, nu, vibrant. Un non qui en dit plus long que n'importe quelle supplique.
Quand Myriam revient, un froissement doux précède le cliquetis léger d'un coffret qu'on ouvre. Hélène ne voit rien, mais son souffle se suspend. Elle devine. Elle sent. Et elle comprend : quelque chose va entrer en elle.
Le petit plug est beau. Rose pâle, translucide, orné à la base d'un bijou rond comme une perle d'opaline.
Myriam approche, pose sa langue sur le lobe de l'oreille d'Hélène, lentement, comme pour signer une appartenance invisible. Hélène frissonne violemment, tend le cou, se cambre. Puis Myriam murmure tout contre sa peau :
— C'est une promesse. Juste une caresse, mais à un endroit que tu n'as jamais osé.
Hélène tourne légèrement la tête vers elle, souffle :
— Je ne comprends pas… Depuis que je t'ai rencontrée, toi… et aussi Éric… j'ai tout testé.
Myriam garde ses lèvres près de son oreille. Sa voix est douce, presque rieuse.
— Tu crois, oui… Mais tu es encore vierge.
Hélène fronce les sourcils sous le bandeau. Elle ne comprend pas.
Et alors, Myriam pose lentement ses lèvres sur sa bouche, l'embrasse avec tendresse, une langueur moelleuse qui trouble et désarme.
Quand leurs lèvres se séparent, Myriam murmure simplement :
— Patiente un peu…
Elle lubrifie lentement l'objet, le réchauffe dans sa main, le tenant longuement entre ses paumes fermées, comme une offrande secrète. Puis elle s'approche de l'oreille d'Hélène, si près que ses lèvres l'effleurent, et murmure :
— Tu vas devoir te mettre à genoux, chérie.
Elle lui prend délicatement la main, l'aide à s'orienter dans le silence obscur. Hélène, toujours les yeux bandés, avance à tâtons. Myriam l'accompagne, guide ses gestes, la protège d'un éventuel déséquilibre. Lorsqu'Hélène prend appui sur le coussin, le corps frémissant, elle s'agenouille lentement, docile, fébrile.
Myriam l'observe, puis glisse d'un ton doux, mais ferme :
— Parfait… Maintenant, relève un peu plus les fesses. Oui… comme ça.
Elle pose une main sur le creux de ses reins, la maintient avec tendresse.
— Ne bouge plus.
Hélène obéit. Immobile. Les bras tendus devant elle, le visage tourné vers le silence. Elle ne voit rien. Elle ne sait rien. Mais elle sent que quelque chose approche. Et son corps tout entier le réclame.
Myriam fait glisser lentement le plug entre les fesses d'Hélène, sans presser, juste en effleurant la peau chaude. Elle le fait passer et repasser doucement dans la raie, le laissant à peine toucher, comme une plume sensuelle.
Elle glisse sa main libre et caresse la chair entre les deux globes, dessine un chemin invisible, prépare. Hélène, halète, tendue, offerte.
Myriam pose la pointe du plug sur l'orifice intime, le petit œillet frémissant. Hélène sursaute, tourne brusquement la tête dans sa direction, sans la voir.
— C'est interdit… en principe, murmure-t-elle dans un souffle incertain.
Myriam rit doucement, tout contre son oreille :
— Rien ne l'est, murmure Myriam contre sa nuque. Pas quand tu dis oui. Pas quand ton corps m'appelle comme ça. Tu veux que j'arrête ?
Hélène secoue lentement la tête.
— Non… Je veux… Je veux que tu continues…
Alors Myriam reprend, avec la même lenteur. La pression du plug est douce, lente, presque hypnotique. Elle le guide d'une voix basse, encourageante. Hélène pousse un souffle court, tend les bras, agrippe le coussin. Le plug entre. Lentement.
Et elle s'ouvre.
Elle sent tout. L'épaisseur douce du plug, sa forme pensée pour épouser et remplir, lentement, délicatement. Une sensation chaude, étrangère, mais étrangement naturelle. Le corps d'Hélène résiste un instant, puis cède, comme s'il avait attendu ce moment depuis toujours. Une chaleur monte en elle, diffuse, profonde, presque viscérale. Elle sent les parois de son intimité se tendre autour de l'objet, se refermer comme une main accueillante. C'est là. C'est elle. Elle est pleine. Elle est prise.
Le bijou à la base du plug repose maintenant entre ses fesses, froid contre sa peau échauffée. Elle gémit, surprise de la fulgurance du plaisir. Ce n'est pas sexuel comme une caresse, pas direct comme une langue ou un doigt. C'est plus sourd, plus animal. Comme un secret qu'on entrouvre à l'intérieur d'elle.
Chaque battement de son cœur se répercute jusqu'à ce point enfoui. Elle halète. Ne bouge pas. Et dans ce silence tendu, elle sent quelque chose de nouveau se réveiller.
Une part d'elle voudrait s'enfuir, se relever, dire non. Mais cette part est lointaine, faible. L'autre, plus profonde, a faim. Une faim ancienne, muette, restée des années sous sa peau. Et ce soir, elle la laisse parler.
Elle pense que c'est fini. Mais Myriam ne s'arrête pas. Elle entend un cliquetis, le bruissement d'un tissu. Quelque chose se prépare, et Hélène ne sait pas quoi.
Après quelques minutes, Myriam le retire et le remplace par un doigt. Il glisse lentement en elle, curieux, précis, sans brusquer. La sensation est différente, plus profonde, plus brute. Hélène sent la paroi se tendre autour de ce doigt unique, sent sa chair se refermer avec lenteur comme pour le retenir. C'est chaud. Lisse. Humide. Intrusif et délicieux. Une chaleur étrange se déploie dans son ventre.
Elle gémit doucement, non pas de douleur, mais d'une surprise intense. Ce n'est pas seulement un doigt : c'est un vertige. C'est se sentir possédé dans une zone qu'elle n'a jamais vraiment habitée. Elle sent le doigt bouger, explorer, caresser l'intérieur de cet anneau étroit. Elle sent chaque millimètre. Chaque pression. Et elle s'ouvre. Elle accueille. Elle attend déjà la suite.
Le doigt explore, avance et recule, avec une tendresse rythmée, comme un souffle qui respire en elle. Et puis, après un moment, juste au moment où son corps commence à s'habituer, à réclamer davantage, Myriam ajoute un second doigt.
Hélène pousse un gémissement plus profond, presque surpris, comme arraché de ses entrailles. Elle sent ses fesses s'écarter sous la pression douce, mais ferme, ses muscles céder lentement à l'invasion. Elle se cambre d'elle-même, instinctivement, pour mieux ressentir, pour mieux s'ouvrir. Ses hanches bougent à peine, en offrande muette, tandis qu'un frisson court tout le long de sa colonne. Tout s'ouvre davantage, tout vibre plus fort. Et elle se rend compte qu'elle ne retient plus rien.
Myriam caresse lentement les fesses d'Hélène, suit la courbe ferme, remonte, puis descend lentement vers l'intérieur de ses cuisses. Là, où la peau est plus fine, plus sensible. Elle s'attarde, dessine avec ses paumes, ses doigts, des cercles, des lignes, des promesses.
Puis elle fait remonter une main entre les cuisses, effleure à peine la vulve gonflée, tendue de désir. D'un geste précis, elle glisse un doigt entre les lèvres intimes, caresse doucement, puis retire.
Elle a un éclair fugace de lucidité. Elle se voit. À genoux. Le sexe tendu, le souffle court, offerts à une femme qu'elle connaît à peine et qu'elle laisse entrer là où personne n'est jamais allé. Elle devrait avoir honte. Elle n'en ressent aucune. Elle est en feu.
Elle se penche alors. Son souffle s'approche, chaud, humide. Elle retient sa respiration un instant, puis souffle. Lentement. Profondément. Juste là. Sur cette chair gonflée, brillante, offerte.
Hélène pousse un gémissement rauque, presque animal. Le souffle de Myriam est comme une brûlure douce, une langue d'air qui embrase tout. Elle cambre les reins, agrippe le coussin, gémit encore. Ce n'est qu'un souffle. Et c'est dévastateur.
Ses cuisses tremblent. Ses reins se creusent. Sa respiration s'accélère. Un feu monte en elle, par vagues, incontrôlables.Je suis mère. Je suis femme. Je suis épouse. Et là, je suis une chatte offerte à une autre femme. Et c'est bon. C'est foutrement bon.
Ses gémissements deviennent plus rauques, plus profonds. Elle gémit, elle gémit vraiment. Pour la première fois depuis des années. Pas pour faire plaisir. Pas par réflexe. Mais parce qu'elle sent. Parce que c'est bon.
— Tu veux plus ? murmure Myriam.
Elle a à peine le temps de répondre. Un hochement de tête. Un murmure brisé :
— Je veux… Je veux que tu me prennes. Entièrement.
Le gode-ceinture est fin, noir, mat, souple. Myriam le lubrifie en silence, le faisant tourner lentement entre ses doigts comme une pièce précieuse. Elle prend son temps, vérifie les sangles, ajuste la base contre son bassin. Les gestes sont calmes, assurés. Le cuir épouse ses hanches, se tend parfaitement sur son bas-ventre, et la prothèse prolonge maintenant son corps, souple, mais ferme, chaude d'avoir été tenue, huilée, désirée.
Elle se redresse, s'approche d'Hélène toujours à genoux, le dos cambré, les cuisses ouvertes, vulnérable et offerte dans la pénombre parfumée. Myriam se penche, sur ses lèvres, et murmure dans un souffle rauque :
— Tu le sens, mon amour ? Ton joli petit cul s'ouvre pour moi… Il m'attend depuis toujours. Laisse-moi entrer. Laisse-moi t'emmener là où tu n'as jamais osé.
Elle laisse planer le silence, puis caresse doucement le bas de son dos, les fesses encore entrouvertes, avant de poser la base du gode contre l'orifice. Le contact est chaud, ferme. Hélène gémit à peine, tout son corps tendu vers ce moment qu'elle ne contrôle plus. Elle ne tremble pas de peur. Elle tremble d'attente.
Quand elle sent l'extrémité du gode effleurer son anneau intime, elle pousse un cri étouffé. Le souffle se suspend. Elle sent le contact ferme, la matière chaude et lisse qui insiste doucement, avec détermination.
Myriam appuie juste ce qu'il faut, ni plus ni moins. Hélène sent la tension dans ses fesses, l'ouverture lente de son corps, l'étrange volupté de cette résistance qui cède. Ses muscles s'écartent, lentement, avec une gêne douce, brûlante, traversée de frissons.
Puis vient la lente avancée. Centimètre après centimètre, elle sent le sexe fictif glisser en elle, la remplir avec une gravité délicieuse. Chaque mouvement est contenu, mesuré, précis. Myriam est patiente, attentive, contenue. Hélène, halète, agrippe les coussins. Son corps s'ouvre. Elle se cambre, tend ses reins, et offre tout.
— Respire… ouvre-toi… C'est à toi, ce plaisir. Ne retiens rien. Tu es sublime. Laisse-moi t'habiter.
Myriam murmure, sa voix comme un fil tendu entre le corps et l'esprit.
— Relâche-toi, mon cœur… tu es à moi. Il est à toi, ce plaisir.
Elle dépose un baiser sur le haut du dos d'Hélène, puis accompagne chaque millimètre par des mots doux, rythmés à la poussée.
— Voilà… oui… tu l'absorbes… Tu es splendide… Accueille-le, ne retiens rien… Ton corps sait.
Hélène halète, guidée par cette voix, ces mots, ce rythme. Son souffle épouse les mouvements, ses hanches répondent, ses muscles s'ouvrent. Et elle le laisse faire. Elle le laisse entrer. Elle le laisse la remplir.
Elle sent le faux sexe s'enfoncer en elle, et une pensée folle la traverse : si Pierre la voyait… si Julien savait… Elle sourit intérieurement. Ils ne sauront jamais. C'est à elle, ce secret. À elle seule.
Hélène voit flou. Elle n'a plus de mots. Seulement des sensations. Elle est pénétrée. Par une femme. Par-derrière. Et ce qui la bouleverse, ce n'est pas la transgression, c'est l'intensité.
— Encore…gémit-elle.
Myriam accélère un peu. Le rythme reste doux, profond. Les fesses d'Hélène claquent légèrement sous la poussée. Elle gémit, s'ouvre, se cambre.
Elle ne pensait pas que l'on pouvait jouir par là. Elle découvre une autre profondeur du plaisir. Plus animale. Plus obscure. Un point en elle que personne n'avait jamais touché. Et maintenant qu'il est éveillé, il réclame.
Et soudain, la vague monte. Violente. Absolue. Son sexe tremble, contracte, sans qu'il soit touché. C'est une jouissance venue d'ailleurs. Du ventre. Du fond. De l'âme peut-être.
Elle crie. Le visage enfoui dans les coussins. Le corps secoué de spasmes. Elle pleure. De plaisir.
Regarde ce que tu es devenue… souffle Myriam.
— Tu m'as changée… réponds Hélène, encore tremblante.
— Non. Je t'ai révélée.
Elle reste là, haletante, à moitié pliée, le sexe encore ouvert, le cul rempli, et elle ne sait plus si elle est encore une femme mariée ou une autre. Peut-être les deux. Peut-être enfin elle-même.
Elle sourit intérieurement. Et imagine. Julien. Si raide. Si froidement curieux. S'il apprenait qu'elle venait de se faire sodomiser par une femme. Qu'elle avait gémi, hurlé, mouillé les draps sans même qu'on la touche entre les cuisses.
Déjà qu'il s'était branlé dans son dos comme un adolescent là, il ferait quoi ? Bouderait ? Se draperait dans son silence hautain ? Une chose est sûre : il n'a aucune idée de ce que ça fait d'être pris, vraiment, sans se défendre.
Et cette pensée l'excite encore. Elle le survole. Elle a gagné.
Elle se retourne. Myriam la regarde, le regard doux, tendre. Elle s'allonge à ses côtés, une main dans ses cheveux.
Hélène ferme les yeux. Elle sent la sueur entre ses seins, la chaleur dans son ventre, le tremblement au fond d'elle. Elle est nue. Froissée. Vivante.
— Je ne savais pas qu'on pouvait jouir comme ça… sans honte. Murmure-t-elle.
Myriam l'embrasse, lentement, longuement. Ce n'est plus un jeu. Ce baiser est une réponse, une signature. Et dans ce contact, Hélène sent quelque chose fondre. Elle aime cette femme. De plus en plus. D'une façon qu'elle n'ose pas encore nommer.
Dans le silence, Myriam lui glisse à l'oreille :
— Et encore, je ne t'ai pas tout montré.
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Jlb60440
13 mars 2026 à 08:15
Superbe texte. Plein de sensualité. On peut se poser la question de savoir jusqu’où Myriam va pouvoir la conduire avec douceur mais aussi fermeté. Bravo
Soyez respectueux
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Photo de profil de mozart
mozart
13 mars 2026 à 08:05
C'est beau, raconté avec douceur. Merci .
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de CatIsBack
CatIsBack
12 mars 2026 à 21:21
Bonsoir,
Cette histoire est magnifique de bout en bout !
Merci. J'ai hâte d'en découvrir la suite.
Merci.
Soyez respectueux
Répondre

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