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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mon année de terminale — Chapitre 8

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Mariajaymed
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Mon année de terminale

Chapitre 8

Le reste de la semaine s’était déroulé sans événement majeur. Les jours s’étaient enchaînés dans une routine presque rassurante : bus, cours, cantine, devoirs, soirées en famille. Pourtant, sous cette apparente normalité, quelque chose avait changé. Juliana et moi gardions notre petite complicité, discrète, presque secrète. On échangeait régulièrement par SMS, à toute heure.
Mardi soir, par exemple, alors que je révisais mes cours d’histoire, mon téléphone avait vibré. Elle m’avait envoyé une photo de ses pieds croisés sur le canapé, un message juste en dessous : « Tu révises encore, pequeño ? Moi je m’ennuie. » J’avais souri malgré moi et répondu que oui, que les traités de 1919 étaient toujours aussi chiants. Elle avait enchaîné avec une blague sur les frontières, puis on avait parlé de tout et de rien pendant une demi-heure.
Mercredi, c’était elle qui m’avait écrit en pleine après-midi, pendant mon cours de philo. « Ta mère m’a emmenée faire les courses. Elle a acheté du jambon ibérique. Je pense à toi. » Simple. Anodin. Mais ça m’avait fait quelque chose. Je lui avais répondu entre deux prises de notes : « Garde-m’en un peu. » Elle avait juste mis un cœur.
Jeudi soir, plus tard, alors que tout le monde dormait déjà, on avait échangé plus longuement. Elle m’avait demandé si j’avais bien dormi la nuit d’avant. Je lui avais dit que non, que je pensais trop. Elle avait répondu : « Moi aussi, pequeño. » Rien de plus. Mais ces trois mots avaient suffi à me tenir éveillé encore une heure.
Je sentais que nous nous rapprochions. Pas de façon spectaculaire. Juste une tension douce, constante, qui s’installait un peu plus chaque jour. Comme si un fil invisible se tendait entre nos deux chambres, de plus en plus solide.
Et nous voilà vendredi matin, juste avant le week-end.
Devant le lycée, Lucien et Jules étaient déjà là, appuyés contre le grillage, sacs au pied. Jules avait l’air particulièrement excité. Dès qu’il m’a vu arriver, il a lancé :
— Vous saviez que Thomas a embrassé une fille devant le lycée hier ? Ça risque de chauffer aujourd’hui. Il a embrassé une fille de fac et Mélanie, la meilleure amie de Julie, était là.
Lucien a sifflé entre ses dents.
— Sérieux ? Une fille de fac ? Le mec se la joue trop.
Jules a hoché la tête.
— Ouais. Mélanie a tout vu. Elle a déjà commencé à faire le tour des groupes. Ça va péter.
J’ai haussé les épaules, le regard déjà ailleurs.
— Bah… c’est leur problème.
Lucien m’a tapé l’épaule.
— T’es bizarre depuis quelques jours, toi. T’as plus l’air de t’intéresser à Julie.
J’ai forcé un sourire.
— Peut-être. J’ai d’autres trucs en tête.
Jules a insisté :
— Genre l’Espagnole ?
— Genre rien. On verra bien ce qui se passe.
Ils ont continué à spéculer un moment, à imaginer la scène, à parier sur la réaction de Julie. Moi, je les écoutais d’une oreille. Dans ma tête, j’étais déjà ailleurs. Juliana. Le dernier message qu’elle m’avait envoyé ce matin en partant : « Bonne journée, pequeño. Pense à moi un peu. » Je n’avais qu’une envie : que la journée passe vite pour rentrer.
Les cours du vendredi matin se déroulèrent normalement. Maths, puis français, puis histoire. Julie était à côté de moi comme d’habitude. Elle prenait ses notes, souriait poliment quand je lui passais une feuille, restait tout à fait normale. Rien dans son attitude ne laissait penser qu’elle savait déjà. Elle riait même un peu avec ses amies pendant le changement de salle. Thomas, lui, n’était pas dans nos cours. Il était en terminale B, de l’autre côté du bâtiment.
Le midi, à la cantine, l’ambiance était déjà électrique. On s’était installés à notre table habituelle, Jules, Lucien et moi, plateaux devant nous. À deux tables de là, Julie mangeait avec Mélanie et deux autres filles. Thomas était un peu plus loin, avec ses potes de rugby.
Puis Mélanie s’est approchée de Julie et lui a parlé discrètement. On n’entendait pas les mots, mais on voyait les gestes. Mélanie parlait vite, les mains qui bougeaient. Le visage de Julie a changé progressivement. D’abord la surprise, puis quelque chose de plus dur. Elle a posé sa fourchette. Ses épaules se sont raidies.
Quelques secondes plus tard, elle s’est levée d’un coup. Elle a traversé la cantine droit vers la table de Thomas. Sa voix a porté, nette, tranchante :
— C’est vrai, ce que Mélanie vient de me dire ?
Thomas a levé les yeux, surpris. Autour d’eux, les conversations se sont tues peu à peu. Des têtes se sont tournées.
— De quoi tu parles ?
— La fille de fac. Hier. Devant le lycée.
Il a tenté de nier, la voix trop haute. Julie n’a pas lâché. Les mots se sont enchaînés, de plus en plus secs. Elle lui a reproché de l’avoir trompée, de l’avoir prise pour une idiote. Lui a répondu qu’elle exagérait, que ce n’était « rien ». La tension est montée d’un cran. Des rires nerveux ont fusé à une table voisine. Un surveillant a commencé à s’approcher.
Julie a fini par planter son regard dans le sien et a lâché, d’une voix glaciale :
— Ne me parle plus. Plus jamais.
Puis elle a fait demi-tour, a traversé le self d’un pas rapide, et est sortie sans se retourner. Thomas est resté planté là, la mâchoire serrée, sous les regards de toute la cantine.
Jules a sifflé bas.
— Putain… ça a chauffé.
Lucien a hoché la tête.
— Elle l’a envoyé bouler proprement.
Moi, j’ai regardé la porte par laquelle Julie venait de disparaître. Puis j’ai baissé les yeux sur mon plateau. Au fond, je m’en fichais un peu. Mon téléphone vibrait déjà dans ma poche. Un message de Juliana.
« Tu manges quoi, pequeño ? »
J’ai souri malgré moi.
L’après-midi a commencé comme d’habitude par le cours de sport. Volley. On s’est changés en silence dans les vestiaires. Jules et Lucien parlaient encore de la scène de la cantine à voix basse, mais moi j’étais déjà ailleurs. Dans ma tête, le message de Juliana tournait en boucle. Je me suis contenté d’enfiler mon short et mon tee-shirt, de lacer mes baskets, et de sortir sur le terrain.
Julie était là. Elle s’était changée elle aussi, short cycliste noir, brassière grise. Mais elle semblait absente. Son regard flottait, elle ne riait pas avec ses copines comme d’habitude. Elle restait un peu en retrait pendant les échauffements, les bras croisés, le visage fermé. Même quand le professeur a sifflé le début des matchs, elle a rejoint son équipe sans un mot.
On a joué. Terrain 2, comme souvent. Moi, j’étais concentré. Vraiment. Chaque service, chaque réception, chaque montée au filet. Je ne regardais presque plus Julie. Quand elle sautait pour contrer, je ne suivais plus le mouvement de son corps comme avant. Je suivais le ballon. Rien d’autre. On a gagné la première manche assez facilement, 25-17. La deuxième a été plus serrée, mais on a tenu. 25-22. Julie a smashé plusieurs fois, proprement, mais sans l’énergie qu’elle mettait d’habitude. Elle jouait en automatique. Absente.
À la fin de l’heure, le professeur a sifflé la fin. Tout le monde est rentré aux vestiaires en parlant fort, en se tapant dans le dos. Moi, j’ai pris mon temps. J’ai laissé les autres partir, j’ai rangé mon sac lentement, j’ai attendu que le vestiaire se vide. Quand je suis sorti en dernier, le couloir était presque désert.
Julie était là. Assise par terre contre le mur, genoux repliés, sac à côté d’elle. Elle avait l’air perdue. Les yeux rouges, le regard fixe sur le sol.
Je me suis arrêté devant elle.
— Ça va ?
Elle a levé la tête. Ses yeux se sont embués d’un coup. Elle a tenté de répondre, mais sa voix s’est brisée. Les larmes ont coulé, silencieuses d’abord, puis plus fort. Elle a baissé la tête, les épaules secouées.
Je me suis accroupi à côté d’elle. J’ai posé une main amicale sur son épaule, sans appuyer.
— Hey… tu ne dois pas te mettre dans ces états-là pour un connard.
Elle a hoché la tête, incapable de parler, puis a fondu en larmes. D’un mouvement brusque, elle s’est jetée contre moi, m’a pris dans ses bras, le visage enfoui dans mon cou. J’ai senti ses larmes sur ma peau, son corps qui tremblait. Je suis resté figé une seconde, surpris, puis j’ai posé maladroitement une main dans son dos, juste pour la soutenir. Rien de plus.
Elle a pleuré longtemps. Quand elle s’est enfin écartée, les joues trempées, elle m’a regardé une seconde, puis s’est penchée et m’a déposé un petit bisou sur la joue. Léger. Rapide. Comme un remerciement.
— Merci, Théo…
Elle a ramassé son sac et est partie sans se retourner, d’un pas un peu chancelant.
Quand j’ai rejoint Jules et Lucien devant le portail, ils m’ont regardé avec des sourires en coin. Jules a croisé les bras.
— Champion.
J’ai secoué la tête.
— Elle vient juste de rompre. Elle était en miettes. Et de toute façon… elle m’intéresse plus. J’ai Juliana. Je vais pas profiter de sa tristesse.
Lucien a hoché la tête, plus sérieux.
— T’as bien fait. C’est propre.
On a marché jusqu’au bus en silence. Moi, j’avais encore le souvenir de ses larmes sur mon épaule, mais mon esprit était déjà ailleurs. Mon téléphone vibrait dans ma poche. Un nouveau message de Juliana.
« Tu rentres bientôt, pequeño ? »
Le bus du retour m’a semblé plus long que d’habitude. J’ai regardé défiler les rues sans vraiment les voir, le téléphone encore chaud dans la main. Le message de Juliana tournait en boucle. « Tu rentres bientôt, pequeño ? » J’avais répondu un simple « dans vingt minutes ». Rien de plus. L’envie de la retrouver me tenait déjà le ventre.
Arrivé à la maison, j’ai trouvé ma mère dans le salon, manteau encore sur les épaules, clés à la main.
— Ah, t’es là. Je sors faire deux-trois courses, il manque du pain et du fromage. Ton père est encore au boulot, il rentrera vers 19 h avec Emma. Tu restes tranquille ?
J’ai hoché la tête. Elle est partie. La maison est retombée dans un silence inhabituel. Pas de bruit de pas à l’étage. Pas de musique. Juliana n’était nulle part en bas. J’ai allumé la télé, zappé sans conviction, laissé un journal télévisé tourner en fond. Les images défilaient, je n’en retenais aucune.
Puis sa voix est montée, claire, légèrement essoufflée :
— Pequeño ? Tu peux venir m’aider, s’il te plaît ?
J’ai éteint l’écran d’un geste rapide puis j’ai monté les marches deux par deux. La porte de sa chambre était entrouverte. Juliana était à genoux sur le lit, un magazine roulé dans une main, en train de frapper l’air en direction d’une grosse mouche qui tournait près de la fenêtre.
— Elle me rend folle depuis dix minutes…
On a passé les minutes suivantes à essayer de la coincer. Moi avec un verre, elle avec le magazine. La mouche se posait, repartait, se collait au plafond. Finalement, j’ai réussi à la piéger contre la vitre. Juliana a ouvert la fenêtre en grand, j’ai libéré la bestiole. Elle a disparu dans l’air frais de fin d’après-midi.
Juliana a soufflé, un grand sourire fatigué.
— Merci, pequeño. Ça fait dix minutes que j’essaie de la chasser.
Puis elle s’est laissée tomber en arrière sur le matelas, bras en croix, souffle un peu court. Elle portait un shorty ultra-court en coton gris, à peine plus large qu’un string, et une brassière de sport noire, fine, sans armature. Les deux petites barres métalliques de ses piercings se dessinaient clairement sous le tissu, soulevant légèrement l’étoffe à chaque respiration. Sa peau dorée brillait encore un peu. Le tatouage de rose sur sa cuisse droite remontait jusqu’au bord du shorty.
Elle a tourné la tête vers moi, les cheveux étalés sur l’oreiller.
— Viens. Allonge-toi, pequeño.
Je suis resté une seconde sur le seuil, le cœur déjà trop rapide, puis j’ai refermé la porte sans la verrouiller et je me suis approché.
Juliana, allongée comme ça, offrait une image presque trop nette. Son visage fin, les pommettes hautes, les grands yeux marrons encore un peu rieurs de l’effort. Les lèvres légèrement entrouvertes. Ses cheveux blonds aux racines plus sombres s’étalaient en désordre. Le cou long, la clavicule saillante sous la peau. La brassière moulait sa poitrine sans la comprimer : seins ronds, fermes, d’un volume généreux sans être excessifs, les pointes marquées par les piercings qui tendaient le tissu noir. Le ventre plat, le piercing au nombril qui brillait au creux de son abdomen. Les hanches larges, la courbe douce qui menait aux cuisses. Le shorty, remonté par le mouvement, laissait voir le début de l’intérieur des cuisses, la peau lisse, le tatouage floral qui semblait pointer plus bas. Ses jambes, longues, musclées juste ce qu’il fallait, se terminaient par des pieds nus, les orteils légèrement écartés. Elle avait cette façon d’occuper l’espace sans effort, naturelle et consciente à la fois. Même dans une tenue d’intérieur, elle dégageait quelque chose d’intime et d’insolent. Comme si son corps savait exactement l’effet qu’il produisait et choisissait de ne pas s’en cacher.
Je me suis allongé à côté d’elle. Le matelas s’est légèrement affaissé sous mon poids. Elle s’est tournée aussitôt, a passé un bras autour de ma taille et a posé sa tête contre mon épaule. Son souffle chaud a caressé mon cou. On est restés comme ça un long moment, sans parler. Juste le contact. Sa poitrine contre mon flanc, sa jambe qui s’est lentement glissée par-dessus la mienne. La chaleur de sa peau traversait le coton fin de mon tee-shirt.
Ses doigts ont commencé à dessiner de petits cercles sur mon torse. Rien de pressé. Une caresse distraite, presque tendre. J’ai fermé les yeux. L’odeur de sa peau m’enveloppait. Elle a soupiré doucement, comme si elle se détendait enfin.
Puis ses lèvres ont trouvé mon cou. Un baiser léger d’abord, juste sous l’oreille. Puis un autre, un peu plus bas. Sa bouche est restée posée contre ma peau, chaude, un instant trop long. J’ai senti sa langue effleurer à peine. Un frisson m’a parcouru l’épaule. Ma main, jusqu’ici posée sur son dos, a glissé. Lentement. Le long de sa colonne, jusqu’au bas de la brassière, puis plus bas encore, sur le coton du shorty. J’ai caressé la courbe de sa hanche, puis celle de sa fesse. La chair ferme sous mes doigts, le tissu si fin qu’il n’existait presque plus. Elle a poussé un petit son dans mon cou, quelque chose entre un soupir et un encouragement.
J’ai remonté ma main. Sous la brassière, cette fois. La peau brûlante. Le poids de son sein dans ma paume. Le piercing métallique sous mon pouce. Elle a inspiré plus fort, s’est pressée davantage contre moi. Ses hanches ont commencé à bouger, presque imperceptiblement au début. Un léger balancement. Puis plus marqué.
Elle s’est redressée d’un coup, a passé une jambe de l’autre côté de mon corps et s’est retrouvée à califourchon sur moi. Ses mains ont pris appui sur mon torse. Elle m’a regardé, les pupilles dilatées, les lèvres entrouvertes. Puis elle a ondulé. Lentement. Son entrejambe contre le mien, le shorty et mon jogging seuls entre nous. La pression était précise, chaude, régulière. Chaque mouvement faisait monter une tension sourde dans mon bas-ventre. Elle ne détournait pas les yeux. Elle savait exactement ce qu’elle faisait.
On s’est embrassés. Vraiment. Pas un baiser poli, pas un geste de consolation. Sa langue a rencontré la mienne, cherché, insisté. Le goût de sa bouche, le souffle un peu court, les petits bruits qu’elle laissait échapper quand mon bassin répondait au sien. Ses mains ont glissé sous mon tee-shirt, ont remonté le tissu, caressé mon ventre, ma poitrine. Les miennes restaient sur ses fesses, les guidant, les pressant un peu plus fort contre moi. L’ondulation est devenue plus ample, plus rythmée. Le frottement précis, répétitif, faisait monter quelque chose de difficile à contenir.
On est restés comme ça plusieurs minutes. Le temps s’était dilué. Plus de maison, plus de famille, plus de lycée. Juste elle au-dessus de moi, son corps qui bougeait, sa bouche qui revenait sans cesse sur la mienne, le sentiment très net qu’elle n’était pas en train de me faire une faveur. Qu’elle prenait du plaisir. Qu’elle me désirait vraiment. Ses gémissements restaient bas, retenus, mais ils étaient réels. Ses doigts se crispaient parfois sur mon épaule. Son front s’est posé contre le mien un instant, les yeux fermés, pendant qu’elle continuait à onduler, plus lentement, plus profondément.
Puis, en bas, la porte d’entrée a claqué.
Des voix. Emma. Mon père.
— On est rentrés !
Le son a tranché l’air comme une lame. Juliana s’est figée une fraction de seconde, les yeux grands ouverts. Moi aussi. On s’est regardés, le souffle court, le cœur trop fort. Elle a glissé hors de moi d’un mouvement fluide, s’est rassise sur le bord du lit, a tiré un peu sur sa brassière. J’ai rabattu mon tee-shirt, me suis levé trop vite, les jambes un peu molles.
— Va, a-t-elle murmuré.
J’ai traversé le couloir en trois enjambées, suis entré dans ma chambre, ai refermé la porte sans bruit. De l’autre côté, j’entendais déjà les pas monter l’escalier. Je me suis assis sur mon lit, le dos contre le mur, le corps encore en feu, le goût de sa bouche encore sur ma langue.
Quelques secondes plus tard, la voix d’Emma a retenti :
— Juliana ? T’es là ?
Et la sienne, parfaitement calme :
— Oui ! J’arrive.
Ce week-end s’annonçait comme un vrai supplice.
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Marc-André
1 novembre 2026 à 10:29
Superbe! Vivement la suite.
Chadow421
1 novembre 2026 à 10:13
Vivement la suite. Très prenant. J'adore

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