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✦ Etrenu Le féal et les ardents XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le féal et les ardents — Chapitre 4

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Etrenu
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Le féal et les ardents

Chapitre 4

– Je dois vous dire que cette année encore nos choix ont rejoint les vôtres, dit Charles. Je m'explique : nous nous sommes amusés à composer les quatre équipes. Chacun de notre côté. Et nous avons tous écrit rigoureusement les mêmes noms. Cela signifie, au cas où l'un d'entre vous en douterais, que nous sommes tous les quatre totalement en phase ! Ensuite nous avons entré vos appréciations les uns des autres dans la moulinette informatique. Et bien devinez quoi…
– C'est la même composition ! dit l'un de nous.
– A une personne près, oui. Les écarts entre vos appréciations étaient si ténus que cela s'est joué à un rien. Ce n'est donc pas grave, sauf qu'on aimerait bien, nous quatre, réussir pour la première fois à mettre dans le mille sans aucune faute ! C'est la deuxième fois qu'il n'y a qu'un seul écart. En général on en a deux, voire trois. Guère plus. Vous et nous avons fait les mêmes choix.
– Il faut qu'on vous applaudisse ? demande Estebe, goguenard.
– Pourquoi pas, oui. C'est la preuve que nous vous avons bien observés !
En guise d'observation, je jette un coup d'œil circulaire. Nous sommes tous, les quinquas compris, excités comme des puces. La moitié des verges sont tendues. L'autre est composée de grosses molles. Une féroce envie de saucisse me prend d'un coup ! J'en bave presque !
– Je vous rappelle la règle du jeu, reprend Charles après avoir salué la foule euphorique. Vous allez être séparés en quatre groupes. Vous aurez chacun un logis rien qu'à vous. Vous y vivrez comme vous l'entendrez, les portes du manoir vous étant toujours grandes ouvertes, jour et nuit. Nous allons désigner un féal dans chaque groupe. Les autres seront des ardents. Le rôle du féal est d'être au service des ardents. Principalement pour les choses du sexe, mais si vous voulez étendre à d'autres sujets, c'est votre droit… Donc le féal est celui qui mettra sa bouche et ses fesses à la disposition des autres qui ont interdiction d'être sodomisés. Pour les échanges de sucettes, nous devenons libéraux avec le temps…
– Je précise ce que Charles vient de dire, car ce n'est pas clair, le reprend Régis. Les ardents peuvent sucer ou être sucés par le féal. Qui donc lui aussi peut sucer ou être sucé par les quatre ardents, au gré de leurs envies. Mais les ardents ne se sucent pas entre eux. Une envie de gâterie ? Seul le féal y répond. Donneur ou receveur. Est-ce clair ?
– Parfaitement clair ! s'amuse Charles qui reprend la parole. Le féal de chaque groupe est donc là pour satisfaire en toutes choses aux désirs sexuels des ardents. Ce qui ne veut pas dire que les ardents peuvent faire ce qu'ils veulent du féal. Tout est basé sur le consentement. Le féal fait ce que lui demandent les ardents seulement s'il le souhaite. Et aucun ardent n'est obligé de quoi que ce soit. Vous êtes tous surexcités. Le féal va donc commencer par vous ouvrir ses fesses. Mais il ne doit en aucun cas être forcé, sommes-nous bien d'accord ?
Le groupe exprime joyeusement, mais sérieusement, son approbation. Estebe le bavard intervient :
– C'est sûr que le féal aura peut-être rapidement son compte à force d'être pilonné par quatre actifs chaque jour, voire plusieurs fois par jour. J'informe donc mon féal que je ne l'obligerai à rien !
– Il faut vraiment être un hyper passif pour pouvoir encaisser tout cela, dit un autre. Il va peut-être être mal à certains moments…
– Analyse incomplète, mon jeune ami ! le coupe Charles. C'est vrai pour le féal. Chacun de nous se met à sa place. Nous apprécions tous d'en prendre une bonne. Mais en telle quantité, ce n'est pas gagné d'avance. Pourtant n'oubliez pas une chose. Il y a dans la population gay davantage de passifs que d'actifs. Donc beaucoup d'entre vous seront frustrés de ne pas avoir été désigné. Et dans les passifs, il y a ceux qui sont principalement passifs tout en étant parfois actifs, et ceux qui ne sont jamais actifs. Soit parce que le plaisir anal est si fort pour eux qu'ils n'envisagent pas autre chose. Ceux-là pourront enrichir leur expérience sexuelle. Si sodomiser un beau cul de mec ou même de nana les dégoûte, c'est pour eux que ça va être le plus dur !
Tout à coup le groupe s'inquiète. Les regards se croisent. Un ou deux hochent la tête, sans doute d'accord sur l'analyse, qu'elle les concerne ou pas. Certains n'en mènent pas large. Sans doute des purs passifs.
Pourtant, à ce stade, nous sommes tous en complète érection. Vingt-quatre hommes en cercle qui bandent à bloc ! Quel magnifique spectacle !
– Vous avez donc compris que le rôle du féal va être de faire découvrir aux passifs du groupe le plaisir de prendre un petit cul de mec. Pas simple ! Son rôle n'est pas seulement d'encaisser les suractifs !
Les commentaires entre nous vont bon train. Nous imaginons à haute voix de multiples scénarios et échangeons sur le comportement à adopter, que l'on soit ardent ou féal.
– Mes sires ! lance d'une voix forte Charles pour faire stopper les bavardages. Messieurs ! Le temps des papotes est passé. C'est le temps des extases qui démarre !
– Oh putain, s'écrie Estebe. J'ai cru qu'il allait dire que c'est le temps des capotes qui démarre !
Nous éclatons de rire. Charles en profite pour rappeler que les certificats médicaux sont affichés. Je réalise que je n'ai pas eu besoin d'aller les consulter pour me rassurer. Ils sont là. J'ai confiance.
Il rappelle aussi que l'usage du lubrifiant est amplement recommandé, tout comme il appartient aux ardents de s'assurer de la propreté du conduit du féal.
Je n'avais pas pensé à cela. Il va falloir que les féaux soient irréprochables côté toilette intime ! Je regarde autour de moi. Cela fait un moment que l'idée trotte dans ma tête : j'adorerais que mon féal soit Manu. Il me plait. Il m'attire. Il m'excite.
– C'est le temps des extases qui va démarrer car sinon le bois de la terrasse va changer de couleur : regardez comment vous mouillez les mâles ! Vos queues coulent en continu !
Nous nous observons mutuellement. Pas un d'entre nous, quel que soit notre âge, n'évite les épanchements séminaux qui s'échappent de nos glands en coulures claires et épaisses. Nous nous marrons comme des baleines. Manu n'est pas le seul à recueillir le précum qui coule de mon sexe pour s'en lécher les babines. 
Les rires fusent de plus en plus. Charles a beaucoup de mal à reprendre le contrôle de notre bande d'excités fuyards…
– Voici maintenant le premier groupe. Il est composé de Fred, Jonas, Manu, Thierry et Yves.
Nous sautons et crions de joie en entendant nos prénoms. J'ai mon groupe de rêve ! Nous nous jetons dans les bras les uns des autres. Spontanément nous formons un cercle étroit. Nos mains se posent sur les petites fesses voisines. Nos visages se rapprochent les uns des autres. Nous nous bisoutons à tout va.
Tout à mon bonheur labial et charnel, je perçois à peine les moqueries de Charles autant que des autres sur nous. Je ne perçois pas plus la composition des autres groupes. Nous sommes trop occupés à nous lécher les lèvres, la langue, la bouche, tous les cinq dans une identique pulsion sensuelle.
Il faut que les quinquas nous séparent pour pouvoir poursuivre. Les autres groupes sont dans le même état d'excitation que nous. Pas de doute, la composition est parfaite !
– Je vois que ni vous, ni nous, ne nous sommes trompés : vous avez vraiment l'air d'apprécier d'être réunis. Cela fait chaud au cœur !
Je croise le regard de Ludo sur mon groupe. Je lis une puissante émotion en lui. Il a peut-être l'air d'un ours avec son physique puissant et sa peau si velue, mais c'est en réalité un grand tendre.
– C'est pour cela que nous vous avons imposé cette période d'abstinence qui est heureusement terminée. Je dis heureusement car je n'en peux personnellement plus de voir le petit cul de mon Vincent et de ne pas pourvoir le prendre !
– Le vantard ! C'est moi qui le prends le plus souvent ! s'exclame Vincent en provoquant des rires gras.
– Surtout quand il a ma pine dans le cul ! se vante Ludo qui se colle dans le dos de Vincent et frotte son sexe trempé le long de sa raie, provoquant de nouveaux rires.
– Les hommes ! Les hommes ! lance Régis. S'il vous plait. Ne les écoutez pas. N'imaginez pas que moi je les regarde copuler en me pignolant. J'apprécie moi aussi chacune de leur queue, chacun de leurs fessiers !
Tout à coup je comprends que ces quatre-là sont de vrais sexfriends.
Je les envie. Qu'est-ce que ça doit être bon de se retrouver, même quand on vit en couple gay, entre copains de baise !
– Cessons ces bavardages de queutards, si vous voulez bien ! reprend Charles qui a bien du mal à tenir son propos autant que son groupe. Vous comprenez maintenant que si, à rebours…
– A rebours ça veut dire en se faisant enculer ? demande Estebe en éclatant de rire.
– Je ne sais pas si je vais pouvoir finir, fait semblant de se plaindre Charles, alors que nous sommes toujours bidonnés. A rebours, donc, ou à l'inverse…
– A l'inverse c'est quand on est un inverti ? demande encore Estebe.
– Faites le taire, par pitié ! s'emporte Charles dans un grand éclat de rire.
– Taire ou traire ? Je préfère traire ! Qui veut me traire ? demande Estebe alors que plusieurs le claquent gentiment sur les épaules, le crane ou les fesses.
– A contrario… Cela vous plait comme mot, a contrario ? Oui ? Je peux poursuivre ? A contrario, donc, si nous vous avions laissé vous accoupler autant que vous le vouliez dès le premier jour, qui auriez-vous choisi comme partenaire ? Le petit cul qui vous excite le plus ? La bite la plus grosse, la plus longue, la plus élancée selon vos goûts ? Le visage qui vous rappelle le plus un copain que vous avez aimé parce qu'il a si bien su vous faire jouir ? Nous ne sommes que des hommes, des mâles, des pédés en rut. Nous aurions tous fait la même chose. Et rien ne dit que cela matcherait entre vous pendant deux longues semaines…
– Notre règle du jeu, continue Vincent, a pu vous sembler cruelle. Mais c'est, de notre expérience de mecs comme vous, comme nous, affamés de mâles, le seul moyen de se pousser à aller à la rencontre des autres, sur d'autres critères que le cul. Ou la queue, c'est selon. 
– Croyez-vous que vous auriez composé ces mêmes quintettes si vous aviez baisé immédiatement les uns avec les autres, au gré de vos pulsions fantasmées pendant toutes ces dernières semaines ? poursuit Charles. Non, bien sûr. Maintenant, vous jugerez pleinement de la pertinence de la composition de votre groupe dans quinze jours…
Nous nous regardons. Nous comprenons qu'ils ont raison. 
– Pas cons les vieux ! dit Estebe d'une voix curieusement admirative.
– Merci le minot ! répond Ludo. Et maintenant nous allons vous révéler qui seront les quatre féaux. Ne nous demandez pas sur quels critères nous les désignons : nous ne répondrons pas à cette question. Vous trouverez par vous-même la réponse au fil des jours à venir. La règle du jeu est-elle claire pour tout le monde entre les féal et les ardents ? Oui ? Alors voici les prénoms de nos quatre féaux…
   
Le premier désigné, Jérôme, ne me surprend pas. Nous le savons tous assez passif et sommes convaincus qu'il va apprécier. Il rosit d'ailleurs de plaisir et est immédiatement félicité par ses ardents.
Le deuxième est bien plus étonnant. Rien ne laissait apparaitre qu'il est gourmand du fion. Karim blêmit fortement et fait mine qu'il ne comprend pas. Il demande si c'est une blague. Un membre de son groupe propose immédiatement de prendre sa place. Le quatuor de quinquas refuse fermement la suggestion en indiquant que leurs désignations sont non négociables, à moins de souhaiter quitter immédiatement le domaine.
Le troisième désigné, Maxence, est dans le même état d'esprit d'incompréhension. Il est aussitôt entouré par les autres qui le font disparaitre dans un entremêlement de belles chairs roses pour le féliciter et sans doute lui donner du courage.
Reste notre groupe. Spontanément nous nous serrons les uns contre les autres en nous tenant qui par les épaules, qui par les fesses. Je regarde Manu. Je lis dans ses yeux l'espoir d'être désigné. Des filets plus épais encore s'écoulent de nos bites en feu. Ludo nous regarde les uns après les autres. Il joue à l'animateur d'un jeu de téléréalité qui fait durer le suspense pour annoncer le vainqueur de l'édition.
Enfin il se décide :
– Le féal du dernier groupe est Jonas !
Je mets quelques secondes à réaliser ce qu'il vient de dire. J'étais tellement sûr que ce serait Manu que c'est le prénom que j'ai entendu. Mais non. C'est bien le mien qu'il vient de prononcer !
Brusquement mes bras se mettent à trembler. Je regarde mes amis.
Ils ont l'air aussi effarés que moi. Je sens le sol se dérober sous mes pieds. Manu a aussitôt le réflexe de me soutenir sous les fesses, Fred de me retenir par les épaules. Yves et Titi se placent devant moi. Titi me prend les mains, les serre.
Je les regarde, tous, un par un. Je n'y crois pas. Ce n'est pas possible. Cela ne peut pas être moi !
Manu se tourne vers Charles pour lui demander de confirmer. Ce qu'il fait. C'est la deuxième fois que j'entends mon prénom. C'est donc que c'est vrai ! C'est donc que je vais être enculé plusieurs fois par jour pendant deux semaines par quatre jeunes mâles vigoureux en manque ! Jamais mon cul ne va supporter cela ! Ils vont me le massacrer !
Je croise le regard inexpressif de Charles. Rien. Pas un geste de soutien. Pas un geste de regret. Il a pris sa décision. Ils ont pris leur décision ! Tous les quatre ! Les ordures !
– Je vais être votre trou à bite ! dis-je à mes amis d'une voix dépitée.
– Non ! Ne le prends pas comme cela, répondent-ils tous en chœur.
– Si ! Je suis condamné à vous ouvrir mon cul autant que vous le voudrez ! Moi ! C'est moi l'enculé de service ! C'est impossible !
Des larmes commencent à couler sur mes joues. Je suis désespéré. Si je n'étais pas entouré de ces quatre super beaux mâles nus, dont le membre dur et trempé frotte contre ma peau, dont le parfum mâle fait d'un mélange de sueur et de désir réjouit tout mon être, dont le regard est un océan de compassion, je partirais en courant !
– Je ne suis plus rien… Plus rien qu'une pute, une chienne qu'on encule, une femelle à bite…
– Non ! Ne dit pas cela ! crie Thierry en attrapant mon visage entre ses mains. Je ne te permets pas ! Tu es Jonas, notre pote ! Tu es un super mec, beau, sympa, agréable, facile à vivre, aussi pédé que chacun d'entre nous !
– Mais vous allez tous me passer sur le corps ! Dans le cul !
– Non, disent Fred et Manu ensemble. Non, on ne va pas te défoncer le cul jour et nuit ! 
– Ne nous insulte pas ! confirme Yves. On saura se tenir.
– Je ne te prendrais le cul que si tu le veux bien, jure Manu.
– Moi aussi ! disent les trois autre.
Un spasme douloureux traverse mon corps. Les tremblements reprennent. Un hoquet douloureux me fait pleurer de plus belle. Le désespoir m'envahit.
Et je sens des mains douces et chaudes caresser tout mon corps. Des lèvres me bisouter. Des langues pénétrer ma bouche pour me réconforter.
Nous restons ainsi pendant un temps incertain. La terre ne tourne plus. Tout est figé en moi. Je n'arrive plus à penser. J'ai peur. Je crève de peur ! Je ne voulais pas cela ! Jamais je n'avais envisagé que cela aurait pu être moi…
Salaud de Charles. Salaud de Ludo ! Il me paraissait sympa le Ludo. Une belle ordure, comme les autres ! Pourquoi me font-ils cela, à moi ?
– Un trou à bite… Je ne suis plus qu'un trou à bite… Et pas qu'une seule bite ! A bites au pluriel !
Mes amis me soutiennent toujours. C'est si bon de les sentir contre moi ! Pourquoi ne se colle-t-on pas ainsi les uns contre les autres quand il y a une bonne nouvelle ? Oui, c'est bon…
Je sors de mon désespoir en sentant des mouvements autour de nous. Les trois autres groupes s'éloignent les uns après les autres. Il me semble que tous me jettent un regard de compassion. J'ai honte. Je suis devenu une petite pute, l'esclave réceptacle de toutes les pulsions mâles de pédés en rut. Je ne suis plus qu'un moins que rien…
Il ne reste plus que nous et Ludo sur la terrasse. Tous les autres sont partis. J'apprécie le contact des chairs chaudes de mes amis. Je suis tétanisé de peur à l'idée qu'ils s'écartent ! Protégez-moi les gars !
Ludo s'éloigne quelques instants et revient avec un verre d'alcool.
– Tiens Jonas, prends-le. C'est du Calva. Je sais que tu aimes cela.
Il a raison. Je préfère le calvados au whisky. Pourquoi sert-on l'un au digestif et l'autre à l'apéritif ? Pour moi le calva c'est aussi à l'apéro.
Je passe la main entre les flancs de Fred et de Thierry et attrape le verre. Mes amis s'écartent. Je bois une première gorgée. Elle me brûle la gorge. Que c'est bon ! Ce goût de pomme ! Et bientôt c'est mon cul qui va brûler ! Je bois une deuxième gorgée. Je tousse. Je regarde le contenu du verre. Je le termine, cul sec !
Tout en toussant et en crachant je me dis que cette expression est totalement inappropriée. Mon cul ne va plus être sec longtemps… Il va être un réceptacle de lubrifiant et de sperme !
Un sanglot conclut cette idée. Des larmes coulent. Les amis me regardent. Est-ce le désespoir ou bien l'effet de l'alcool trop rapidement avalé ?
Manu passe sa main sur mes joues pour les sécher. Fred m'embrasse en tentant toujours de me calmer. Thierry se contente de peloter mon petit cul qui va bientôt rougir et être à vif. Yves, lui, va chercher des verres d'eau et les distribue à chacun.
Alors que j'ai le nez dans le verre d'eau, je jette un œil sur les mâles qui m'entourent. Tous, sans exception, sont encore en totale érection. Tous sont prêts à fondre dans mon petit cul et à me le défoncer. Tous mouillent toujours autant.
Mon regard se baisse vers mon entrejambe. Celui de mes amis le suit. Je suis comme eux. Je bande autant qu'eux. Je mouille autant qu'eux ! 
Je suis au comble du désespoir et pourtant mon traitre de corps me dit qu'il veut de la baise, encore de la baise ! Comment est-ce possible ? Pourquoi suis-je toujours aussi excité ? Je suis en train de vivre le pire moment de ma vie, et je bande encore… Qui suis-je ? Sans doute ont-ils raison, tous : je ne suis qu'une bête assoiffée de pines bien grosses ! Alors prenez-moi les gars, autant que vous voudrez…
 
– Tout le monde comprend que cette annonce est assez perturbante… dit Ludo d'une voix grave qui se veut douce.
Le connard ! « Assez perturbante » ! Il annonce ma mort sociale et c'est « assez » perturbant ! Je suis désigné comme féal, comme trou à bites ! Merde, quoi !
Mon corps ploie vers l'avant comme si j'allais me jeter sur lui et lui casser la gueule. Mais les bras de Thierry et de Fred me retiennent.
– Chut… dit doucement Thierry. Tout va bien se passer. N'aie pas peur. On est là. On est là pour toi. Fais-nous confiance !
Je le regarde. Je regarde chacun des autres ardents. Je tente de scruter leur âme. Je ne vois que de belles choses. Peu à peu je m'apaise.
Ludo a compris qu'il a été maladroit.
Il se contente dès lors d'informations pratiques :
– Nous allons aller ensemble au dortoir. Vous récupérerez vos affaires, en particulier vos affaires de toilette.
Je me crispe. N'est-il pas en train de sous-entendre que je vais avoir besoin de faire ma toilette dix fois par jour après chaque enculade ?
La main caressante de Manu sur mes fesses me calme.
– Je vais vous conduire à votre bergerie. Vous avez le logis le plus grand et le plus agréable… Ce soir c'est repas froid. Tout est prêt en cuisine. Quand vous voudrez, vous viendrez le chercher…
 
Il faut que Thierry et Yves m'encadrent et me soutiennent jusqu'au dortoir. Je sens mes larmes couler au dur souvenir de ces nuits tous ensemble, beaux mecs nus odorants, alignés et excités… C'est bien fini tout cela ! Place à la torture anale permanente !
Mes amis récupèrent mes rares affaires. Ludo porte mon sac. Mes deux soutiens m'aident à quitter le manoir et à s'en éloigner.
Le désespoir revient au galop. Chaque pas accompli me rapproche de mon supplice. J'imagine le pire. La douleur. La solitude. Les blessures anales… Chaque pas devient plus lourd. Mon corps résiste, ralentit, ne veut plus avancer.
Et ma bite, elle, la salope, ne débande pas !
 
Mes amis me portent pour me faire pénétrer dans la bergerie. Pénétrer… Voilà bien mon destin ! Une grande salle confortable donne sur une terrasse tranquille. Une salle d'eau nous permet de nous laver tous ensemble. C'est une reproduction miniature de la salle de bain commune du manoir. Une cuisine… Puis la dernière pièce. Je ne veux pas y pénétrer !
La chambre est immense. Je suis porté par mes amis. Je ferme longtemps les yeux avant d'accepter le ridicule de mon comportement. Alors je vois un très grand lit. Nous tiendrons confortablement à cinq dedans… Je vois un sling qui pend. L'accessoire de mon supplice ! Je vois une croix de Saint André en face du lit. Ils ont tout prévu. Ils ont tout prévu pour moi, trou à bites…
Un plateau de fromages et charcuteries nous attend, accompagné d'une bouteille de vin rouge. Yves s'affaire. Il me force à manger, à boire, comme les autres.
Ludo nous laisse après avoir précisé qu'il y a tout ce qu'on voudra dans les placards pour le petit déjeuner. Il n'a pas débandé…
Une remarque de Thierry sur l'état animal du quinqua me rappelle que lui aussi va aller s'emmêler avec les trois autres vieux pervers.
Nous prenons des forces.
Mes compagnons matent sans cesse mon petit cul.
Ils me caressent, m'embrassent, me flattent la croupe… Ils tentent de m'être agréable. Ils sont gentils. Sincèrement gentils. Et excités.
Ils bandent. Ils bandent tous, toujours autant ! Ils mouillent tous, toujours autant. Moi aussi. Le plancher est taché…
Que faire ? Comment éviter cela ? Fuir ?
Et moi aussi je bande… Comme eux, je constate mes fuites séminales au bout de mon gland décalotté… Saloperie de manque !
 
C'est Fredo qui, passant sa paume dans ma raie, me pousse à leur déclarer :
– Bon, allez-y, enculez-moi maintenant !
– Tu n'es pas obligé… dit Manu avec compassion.
– Vous avez vu votre état ? réplique-je en donnant une légère claque à sa hampe bien raide.
– Notre état… précise Thierry en regardant fixement la mienne.
Je le regarde. Je lui en veux. J'ai envie de lui sauter à la gorge. Et pourtant je sais qu'il a raison. Mon sexe n'a jamais été aussi douloureux ! Je sais que je vais me faire labourer le cul et je bande comme jamais !
Fred se colle contre moi. Il saisit mon visage, me regarde intensément, m'embrasse délicatement.
– On va tout faire pour te prendre en douceur… Promis…
Son visage est un merveilleux mélange de fermeté et de tendresse. Ses yeux… Ils sont si beaux… Fermeté et tendresse : comme la manière dont il va me posséder ?
Des larmes se remettent à couler. Les autres se rapprochent. Je souffle :
– J'ai peur…
Ils me consolent. Ils me promettent le paradis gay. Je me laisse cajoler avant de montrer un sourire triste :
– Bon… Quand il faut y aller, il faut y aller…
Manu me roule une pelle tendre. Puis il me dit :
– Il faut d'abord qu'on te fasse un lavage intime…
Je blêmis. J'avais oublié les règles d'hygiène. Il a raison. Cela commence par un lavage… Les autres aussi me sourient tendrement.
Ils m'entrainent vers la salle de bain. Mes jambes flagellent. Ils me soutiennent. Ils m'arrêtent sous une pomme de douche. Yves fait couler l'eau en disant, comme à lui-même :
– Nous aussi il faut qu'on se lave.
Je le regarde se frotter la peau. Je regarde l'eau entrainer au sol les gluances de son sexe. Au fond de moi je me dis que c'est un immense gâchis. Ce serait tellement meilleur en bouche…
Un geste de Manu sur le côté me fait tourner la tête. Il tient à la main une canule. Je sursaute. Je n'avais pas remarqué. Une canule de lavement est raccordée sous un robinet. Il fait couler l'eau. Les jets d'eau seraient amusants s'il ne s'agissait pas de moi, de mes fesses, de leurs regards !
– Veux-tu que je te le fasse ? me demande-t-il.
– C'est intime. Sortez de la pièce. Je vais le faire.
– Tu tiens à peine debout. Tu es épuisé, tétanisé. Je peux le faire.
– C'est dégueu !
– Pas plus en toi qu'en moi ! 
– Manu a raison, appuie Fred. On a tous déjà été enculé. On s'est tous fait des lavages intimes. On sait tous ce que c'est. Il n'y a pas de honte à avoir. On va te le faire.
Son ton est à la fois doux et directif. Il a raison. Nous savons tous ce que c'est. Il faut y passer. Et je ne crois pas que j'aurais la force…
Mort de honte, je me retourne brusquement pour me placer face à la cloison en reculant mon fessier tout en écartant les pieds.
Je ne suis qu'une pédale soumise qui n'a plus aucun respect de lui-même et qui va se faire laver l'intérieur du cul !
Un nouveau spasme. Je pleure sans pouvoir me contrôler.
– Non ! Mon Jonas… Ce n'est rien du tout… On est entre homos. Tu n'as pas à avoir honte. Je vais te le faire. Ça ne me dérange absolument pas ! J'ai l'habitude ! J'aime tellement cela, le plaisir anal ! J'étais mort de trouille à l'idée, mais au fond de moi j'aurais adoré être à ta place !
– Ne me fais pas chier avec tes états d'âmes imbéciles ! Vas-y ! Fais-le-moi ce lavement !
Je comprends que Manu veut répondre mais que les autres l'en empêchent. Je sens des mains écarter mes fesses. Des mains de deux personnes différentes. Ils sont tous là, dans mon dos, à participer à cette honte suprême !
Un doigt vient détendre mon anus. J'ai envie de hurler de rage mais je dois bien le reconnaitre : c'est bon ! C'est divinement bon !
Ils doivent juger que ma chair est suffisamment souple et détendue (Détendu ! Moi !). La canule force mon anneau. Elle s'enfonce lentement. Sans résistance.
Et je confirme : c'est bon… J'ai le plus grand mal à réfréner un grognement de plaisir.
Ils prennent un soin délicat à rendre mon rectum tout propre. Jamais je n'ai été autant humilié !
 
Ils me lavent le corps avec délicatesse tout en se savonnant sous mes yeux. Qu'ils sont beaux ! Que leurs gestes sont doux ! Mes lèvres se délectent des leurs. Le calme avant la tempête anale !
Pas un ne s'est retenu de toucher mes fesses et mon sexe. Après tout, ils leur appartiennent… Leurs yeux sont aimantés par mon corps. Mon orgueil est satisfait : je suis donc au centre de leur désir ! Un agréable centre, avant de vivre l'enfer…
Ils sèchent ma peau avec leur propre serviette, chacun frottant ma croupe et ma queue qui ne sèche pas, pas plus que la leur, tant elles coulent encore de précum. Malgré la chaleur de la salle d'eau, de leur corps, de leurs attentions, je n'ai plus de force. Alors Thierry et Fredo me portent pour me déposer délicatement sur le lit.
Aussitôt Manu et Fredo se colle à mes côtés pour me caresser, m'embrasser, me réconforter. C'est bon. C'est moelleux. C'est tendre…
Thierry et Yves sont derrière eux à les encourager, à m'effleurer du bout des doigts, à me jeter des regards amicaux.
Pourquoi aucun ne vient s'empaler sur mon phallus surexcité ? C'est de cela, et de rien d'autre, dont j'ai besoin !
Après de très douces minutes de sensualité de groupe, Thierry me demande, d'une voix rauque et douce :
– Tu nous dis si tu ne veux pas. On ne t'oblige pas !
J'explose :
– Vous m'emmerdez bande de connards ! On est tous venus ici pour la même chose ! On savait tous qu'on pouvait être désigné comme féal ! Ce n'est pas parce que je n'y ai pas cru une seconde, parce que je n'ai jamais envisagé cette situation que je n'ai pas accepté la règle du jeu ! Alors maintenant allez-y ! Enculez-moi ! Faites-vous du bien ! Et qu'on n'en parle plus ! Qu'on n'en parle plus pour ce soir…
Je relève et écarte mes jambes. Je me soumets. Je leur offre volontairement mon cul, malgré les tremblements spasmodiques qui parcourent ma peau.
Thierry et Yves se placent devant moi, chacun calant une de mes jambes contre leur épaule. Les baisers humides de Manu et de Fredo se multiplient.
J'entrevois le flacon de lubrifiant dans la main de Thierry. Je sens un doigt lubrifié venir masser le contour de mon anus. Comment nier que c'est délicieux ?
Je vois nettement Thierry déposer une grosse perle de lubrifiant sur le bout de son index qui, aussitôt, franchit mon anneau et s'enfonce merveilleusement dans mon rectum.
Je ferme les yeux. C'est fou comme c'est bon de se faire doigter ! 
Et le Titi fait cela si bien, si délicatement, réjouissant ma prostate, tournant son doigt dans mon conduit, le massant de l'intérieur.
Il le ressort. J'ai envie de lui crier de rester dedans ! Il y retourne rapidement, plus gluant encore. Le brave. Il met vraiment la dose !
Ma langue répond plus ardemment à celle des ardents. Je souris à cette pensée. Moi aussi je peux être ardent, avec la seule chose ardente qui demeure : ma langue. Le reste de mon corps, lui, ne sera que le réceptacle de leur plaisir… J'aimerais être capable de résister, de rester stoïque à leurs douceurs linguales et anales ! J'en suis incapable. Je ne suis qu'un pédé en manque. En manque grave…
Les pensées tristes sur mon sort s'emmêlent avec de merveilleux souvenirs charnels. Je réponds aux élans tendres de mes amis. Mes mains se décident à enserrer des bonnes bites bien dures et gluantes. Que c'est bon de tenir un beau mâle par sa queue bien raide !
Je suis encore yeux fermés dans mes pensées quand je réalise que ce n'est plus un mais deux doigts qui détendent mon rectum. Je ne l'ai pas senti passer, le second doigt. Mon anus est tendu, mais peu douloureux. Mon rectum est aux anges d'être ainsi doublement massé. 
Je sursaute en réalisant que je suis en train d'aimer cela, être un trou à bites ! Et mon honneur ? Non ! je dois résister !
Résister. Pourquoi ? C'est vraiment trop bon…
 
Je n'ai aucune idée du temps préparatoire qui s'écoule, tout comme s'écoule de la bonne semence de nos belles queues baveuses. Je me sens orphelin quand les doigts de Thierry sortent de mon fion. J'ouvre les yeux pour voir sa main étaler du lubrifiant sur le phallus fin d'Yves. Enfin, fin… Légèrement moins épais que les nôtres ! Et plus long… Ce qui promet de plus amples sensations…
Les deux ardents du pied du lit relèvent et écartent ensemble mes jambes. Yves se décale pour venir se placer face à moi. Nos regards se croisent. Je lis de la peine dans ses yeux. Et aussi la pulsion animale que je connais si bien. Le désir irrépressible de coïter enfin…
– C'est Yves qui va démarrer, dit Thierry. Nos queues sont plus grosses…
Mes quatre enculeurs me regardent. Ce que je lis dans leurs yeux est terrible. Ce besoin de me prendre le cul ! Cette peine pour moi !
Ce n'est pas possible ! Je ne veux pas vivre cela ! 
Mais si, j'ai besoin d'être possédé ! Je le sais bien. Ils m'ont trop bien préparé ! Je suis trop excité ! J'ai trop besoin d'une queue dans mon cul ! Une queue… Oui. Pas quatre successivement…
Je les écarte tous en poussant un cri de rage. 
Fredo tombe en arrière au sol. Yves est heureusement retenu par Thierry. Manu a pris un coup de tête sous le menton.
Je me dégage de leur emprise, me retourne, me mets à quatre pattes, en levrette, et crie :
– Je ne peux pas voir cela ! Allez-y, putain, finissons-en !
Fébrilement j'attrape un oreiller. J'enfonce ma tête dedans. Je ferme les yeux. Je cambre mon dos comme une petite pute que je suis. Je me crispe. J'attends.
Je sens du mouvement autour de moi. Fredo et Manu reviennent se placer sur mes côtés. Leurs mains qui caressaient mon ventre se mettent à caresser mon dos, mon sexe, mes fesses… Surtout mes fesses…
Elles sont chaudes leurs mains ! Elles sont douces leurs mains !
Je me détends. Je suis en rage, mort de trouille, mais si impatient de me faire enculer…
Le gland d'Yves passe sans difficulté mon anneau. Certes une onde de souffrance traverse mon corps. Mis une onde si modérée que j'ai aussitôt envie qu'il s'enfonce d'un coup en moi !
Il est pourtant bien plus attentionné que cela. Plus respectueux que moi de mon propre corps. C'est avec une lenteur infinie que sa superbe pine que je visualise dans ma tête prend possession de tout mon rectum. Il gémit. Je grogne. Je grogne de bonheur…
Il reste un moment tout au fond de moi. Sentir ses couilles chaudes qui pendent contre ma peau est un régal !
Je m'impatiente. Qu'attend-il ? Mais prends-moi ! Vas-y ! Encule-moi !
Ce sont mes mouvements de bassin qui font démarrer le va et vient. Le sexe d'Yves reste bien droit, statique, bien planté dans mon cul.
Que c'est bon d'être limé ! Et en plus ce n'est pas même douloureux ! Limé et heureux de l'être ! Charles a bien eu raison de me désigner comme trou à bites !
Les mouvements s'accélèrent. Je suis heureux d'entendre mes fesses claquer contre son ventre. Je prends mon pied !
Cela ne dure pourtant pas bien longtemps. Les mouvements de bassin d'Yves commencent à accompagner ceux de mon cul.
Ses mains agrippent mes flancs. Je l'entends râler. Il amplifie son enculade. Je grogne plus fort encore. C'est maintenant lui qui mène la cadence ! C'est maintenant lui qui… Qui crie brusquement sa jouissance dans un long hululement montant vers les aigus.
C'est si bon que je ne sais si j'imagine son jet séminal qui percute mon conduit ou si je le sens vraiment. Ce que je sais, et que je marque par un grognement de déception, c'est que le retrait de sa bonne bite de mon cul me frustre.
Heureusement je sens aussitôt un gland baveux se coller contre mon trou et un corps chaud se coucher sur mon dos. 
– C'est moi qui maintenant vais te prendre, dit la voix de Thierry. Je vais essayer de ne pas te faire mal.
Je réponds par un grognement. Je sursaute aussitôt en raison de la souffrance provoquée par le passage de son gland dans mon anus. J'inspire bruyamment, incapable de retenir mes tremblements et un cri douloureux. Thierry se fige en moi. Ce ne sont pas deux mais quatre, six, huit mains qui se mettent à caresser ma peau, pétrir mes chairs, masser mes fesses. Des lèvres viennent embrasser le bas de mes joues partiellement enfoncées dans l'oreiller.
– Cela va aller… dit Thierry d'une voix chaude.
Evidemment que cela va aller ! J'en ai déjà pris une ! Reste trois ! Et j'ai déjà été enculé ! C'est quoi ces paroles mièvres d'enculeur du dimanche ? Qu'il me la mette d'un coup !
Je suis pourtant soulagé qu'il laisse le temps à mon anus de s'habituer à la grosseur de l'intromission. Je connais si bien cette sensation… La douleur qui s'estompe… La chaleur qui la remplace… Attendre ! Ne pas bouger ! Attendre qu'il se décide à me posséder entièrement !
Titi… Son stoïcisme ne m'étonne pas. Je le reconnais bien là. Cela ne fait peut-être que trois jours qu'on se connait, mais je ne suis pas surpris qu'il résiste si bien en vrai gentilhomme au besoin animal de me piner le cul comme une bête…
Alors mon bassin se met à bouger. J'ai trop besoin de lui en moi… Il y va moins lentement qu'Yves. Il y va tout au fond. Il presse davantage contre les parois de mon rectum. Il m'offre davantage de sensations…
Qui démarre le pistonnage ? Lui ou moi ? C'est si évident, si harmonieux… Nos corps dansent ensemble. Son magnifique phallus entre et sort de mon petit cul. Je me régale. Il me butine le fion avec tant de générosité ! Si seulement cela pouvait durer toujours !
Je ressens une immense déception en sentant très vite qu'il est au bord de l'explosion. Il était si excité ! Nous étions si excités. Je suis si excité… Alors qu'il déchaine sans plus aucun ménagement ses coups de boutoir contre mes fesses qui claquent, je me concentre sur ma queue qui est secouée de spasme nerveux et qui coule toujours en continu.
Des bras m'agrippent soudain par les épaules. Thierry percute une dernière fois mon cul avec une puissance décuplée. Il jouit. Il jouit en criant. Il jouit en riant, d'un rire puissant. Du rire innocent du bienheureux qui a enfin atteint son Graal.
Il accompagne ses multiples répliques éjaculatoires par des petits coups de queue secs que je trouve délicieux.
 
Je sens les gluances de mes premiers ardents couler hors de mes fesses quand Fredo entre en moi. Je devine qu'il essaie d'y aller tout en douceur mais son phallus est immédiatement aspiré tout au fond de mon conduit.
Je l'entends gémir de bonheur quand il entame ses va et vient après quelques toutes petites secondes. Des trois mâles qui me sont passé sur le corps, c'est lui qui me chevauche le plus intensément. Puisque tout coulisse, pourquoi se retenir ?
Les sons désagréables produits par le frottement de l'excès de lubrifiant naturel lors du pistonnage m'amuseraient presque si je ne commençais pas à sentir une sourde chaleur dans mon conduit.
Fredo joue avec mon cul. Il se joue de lui, me prenant avec une souplesse et une liberté étonnante. J'entends Thierry l'encourager. Ses mains ne touchent pas mes flancs. Je l'imagine en train de me pistonner en balançant son bassin contre mes fesses, mains derrière la nuque, comme un cavalier hun ravageant les steppes bien grasses.
Et je suis heureux d'être sa monture…
Oui, je suis heureux de l'être, car Fredo est un être exquis, tendre, gentil, attentif, malgré sa timidité. En plus d'être beau.
Je m'imagine traversant l'Asie centrale avec lui remuant son bassin en moi, flattant ma croupe nue en sueur, se penchant sur mon encolure pour m'encourager, pour me demander d'endurer encore sa chevauchée. Tout mon être rayonne. Je veux être digne de lui.
Il ne résiste pas beaucoup plus longtemps que les deux autres. Son orgasme est encore plus puissant, plus tellurique, plus envahissant dans mon conduit. Je me sens remplis de sperme. J'ai le corps en nage. Ma queue ne cesse de couler. Je ne suis que moiteur, dedans et dehors.
Je le laisse me lécher l'arrière de l'oreille, couché sur mon dos, sa queue qui ne veut pas tenir dans mon cul mais qu'une main (pas la sienne, les deux me caressent la peau) replace plusieurs fois, me susurrant combien cela a été bon, combien il a pris son pied en regardant les autres m'enculer et en m'enculant lui-même.
C'est Manu qui le repousse, exprimant son impatience à me prendre. Pauvre Manu. Le dernier. Celui qui a les bourses les plus en feu, avec les miennes. Celui qui va devoir pistonner un fion si dégorgeant de lubrifiant séminal qu'il aura du mal à tenir dedans.
Je me souviens être une fois passé en troisième dans un bon passif soumis au cul débordant de sperme. Trop flasque, trop moelleux, trop glissant, trop ouvert… Et maintenant ce bon passif soumis au cul noyé de sperme c'est moi… Je plains Manu. Je lui promets silencieusement qu'il passera en premier la prochaine fois.
Il m'encule aussi joliment que les autres. Mon rectum n'est qu'élancements douloureux malgré sa lubrification. Mon Manu doit vraiment s'accrocher pour ne pas sortir trop souvent sa queue de mon cul. C'est bon. C'est merveilleux d'être au centre de l'attention d'aussi beaux et gentils mâles. C'est si déshonorant de n'être que le réceptacle de leurs besoins sexuels !
Manu jouit à son tour. Un long gémissement aigu. Son bon sperme se mélange à celui des premiers, repousse plus loin en moi celui des autres, avant de se mettre à son tour à couler hors de mon cul.
Je refuse les tendresses labiales de mon dernier enculeur, le si doux Manu. Je le sens déçu. Mais j'ai décidé de garder mon visage dans cet oreiller pour ne pas voir ma honte. Ma honte qui coule hors de mon cul.
L'un des quatre pédés essuie soigneusement mes fesses. Je n'ai vraiment pas envie de voir ce qui en sort. J'ai mal au cul. Assez mal au cul. Une douleur supportable. Une douleur agréable…
En fait j'ai envie d'en reprendre encore, des bonnes queues en moi. Je suis totalement satisfait. Je reste totalement excité. Malgré ma douleur anale. Malgré la honte d'être en train de me faire torcher par d'aussi braves et gentils complices…
Les mains font pression pour me faire pivoter sur le côté. Mon corps est endolori. J'ai tenté de rester cambré le plus possible, malgré les assauts en moi. J'adore voir un beau mâle passif bien cambré ! Il fallait que je leur offre cela !
Je ne résiste plus trop. Je garde les yeux fermés. Je me laisse faire. Je laisse les chaudes mains moites me retourner pour me coucher sur le dos. Je sens qu'ils fixent tous mon visage fermé. Je ne veux pas leur montrer la lueur de plaisir dans mes yeux. Je suis souillé. Je suis déshonoré… Je me le dis, mais je n'en pense pas un mot…
Rester dans ma bulle en gardant les yeux fermés !
Ma résolution ne tient pas longtemps. Je les rouvre brusquement un poussant un petit cri quand des lèvres se referment sur mon gland détrempé. Manu commence à suçoter mon bonbon savoureux tout en scrutant mon visage.
Je voudrais lui dire, ou lui montrer, qu'il peut me pomper et me traire et que je m'en fous ! Finissez-moi les gars et renfermez-moi dans ma cage !
Mais c'est trop bon ! 
Trop de mains caressent ma peau trempée de sueur. Trop de lèvres, celles de Thierry et Manu se collent à mon visage.
Je souris. J'écarte les jambes instinctivement. Je grogne. Je me soumets. Je me vautre à mon tour, en public, dans le plaisir.
Une main soupèse puis enserre mes bourses. Manu grogne de joie, le bonheur de sucer un bon gland baveux, de me sucer moi, de lire mon plaisir sur mon visage, de le constater dans les mouvements de mon corps.
Il commence à me branler à la racine tout en me suçant plus férocement. J'aime tellement cela, être sucé !
Je résiste encore moins longtemps que mes amis pendant leur enculade. Je jouis brusquement, inondant la bouche de Manu, aspergeant mon ventre et le visage des autres lors des abondantes répliques alors qu'ils se sont précipités vers mon bas-ventre, bouche ouverte. Je jouis, j'éjacule, je crie mon plaisir enfin abouti dans cet orgasme géant.
Je m'envole vers l'Olympe des plaisirs. Je défaille à moitié. Ma jouissance est tellurique ! 
Mais j'entrevois quand même mes amis avaler mes jets de sperme, lécher ma semence étalée sur ma peau ou sur celle de leur visage. Ils sont assoiffés de sperme. Bestiaux ! Comme je les comprends ! Moi aussi j'en veux ! J'en rêve ! J'en ai besoin pour rester humain !
Comment Manu a-t-il deviné ?
Je redescends sur terre en accueillant un long baiser insistant et savoureux : le coquin partage ma première éjac avec moi, bouche à bouche. 
Quel délicieux banquet !
à suivre...
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OlivX
24 mars 2026 à 15:31
Jonas a donc été désigné feal, et il vient de subir (mais ne devrais je pas plutôt dire apprécier) ses premières sodomies. Il refuse encore pour l'instant d'avouer qu'il a aimé cela, mais je pense qu'il est sur la bonne voie de l'acceptation. :)
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Sweetybi
24 mars 2026 à 11:50
J’adore et c’est très bien qu’il soit resté et goûté à ces sodomies c’est un régal
Soyez respectueux
Répondre

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