Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le féal et les ardents — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le féal et les ardents
Chapitre 6
La nuit commence à tomber. L'ambiance est à la fête. Je me surprends à rire avec mes ardents. Je dois commencer à m'habituer à mon rôle…
Tous sont attentionnés avec moi. Après notre sauvage orgie du début d'après-midi ils m'ont laissé dormir avant de laver consciencieusement mon corps. Nous sommes allés nous promener dans les sous-bois, évitant les autres groupes. Nous avons encore nagé. Nous avons fait une partie de pétanque particulièrement disputée.
J'ai accepté sans scrupule les deux coussins sur mon banc. J'avais accepté avant que Manu étale son onguent dans mon conduit rectal : une sourde irritation me dérange en continu. Pourtant, dans mon for intérieur, j'ai hâte de remettre le couvert !
Nos érections sont moins franches. A présent nos excitations se remarquent autant dans nos regards, dans nos gestes intimes, dans nos propos graveleux que sur nos anatomies viriles.
Nous nous sommes lancés dans un poker déshabilleur. Comme nous sommes déjà nus, je décide d'une règle adaptée à la situation : le vainqueur a le droit de venir sucer mon gland jusqu'à ce que je sois en complète érection. Et moi je peux sucer le perdant comme je l'entends.
La règle satisfait tout le monde. La partie est acharnée. Frédo se demande s'il préfère gagner ou perdre. Le plus frustrant est pour ceux qui se couchent avant la conclusion de la partie : ils n'ont droit à rien d'autre qu'à un spectacle bucco-génital passionné, sans possibilité de se masturber.
C'est après être allé chercher une nouvelle bouteille de vin dans la maison que mes yeux se posent sur la croix de Saint André. Mon sexe frémit. Plus je regarde l'accessoire de plaisir, plus ma verge grossie et s'élève. Oui, clairement, j'adorerais qu'ils me prennent là, en me grimpant tous sur le corps, sans ménagement.
Mon doigt se met instinctivement à caresser ma corolle anale. Je grimace. Il faut se rendre à l'évidence : pas ce soir !
C'est alors que je remarque un tissu en soie noire posé près de la croix. Je le prends. C'est un bandeau. Je le pose sur mes yeux. Il est suffisamment épais pour ne pas laisser passer la lumière. Et si on s'amusait à cela ?
Je le fixe sur mes yeux avant de sortir de la maison en tâtonnant pour ne pas m'encastrer dans un mur. Mes ardents me voyant avancer prudemment s'esclaffent et viennent me retrouver pour me ramener sur mon banc.
– Que veux-tu faire avec cela ? demande Manu.
– Je ne sais pas trop… Suis-je capable de reconnaitre votre corps sans le voir ?
– Quelle partie de mon corps ? demande Thierry qui s'est approché pour frotter son sexe gonflé contre ma peau.
– Celle-là, entre autres… Vos bites, mais vos petits culs aussi… Je n'arrête pas de les mater, vos petits culs, et ils me font vraiment envie !
– Cela se voit ! rigole Frédo en constatant mon érection quasi complète.
– Mélangez-vous devant moi et présentez-moi vos jolies petites fesses. On va voir si je suis capable de les reconnaitre rien qu'au toucher !
Je sens un mouvement devant moi. J'avance la main. Aussitôt je souris en sentant une chair moelleuse et chaude que je caresse d'abord, puis pétris. Quel délice que ces fessiers bien tendres et doux !
Je fais écarter les pieds. Je peux ainsi passer partout, de l'orée du sillon inter-fessier jusqu'à la naissance des cuisses. Une paire de fesses bien charnues. Je passe un doigt dans le sillon. Je l'arrête sur l'anus que je cajole gentiment.
Je suis en complète érection. Je sens que du précum coule hors de mon sexe. Oui, ces attouchements m'excitent à fond !
– Tu es un vrai salaud, dit Thierry qui n'est pas celui que je palpe. Jouer avec nos anus alors qu'on ne peut pas être passifs, c'est cruel ! C'est abject, même !
– Parce que, moi, j'ai le choix peut-être ? Faut-il que je vous rappelle ce que vous avez déjà fait subir à mon anus délicat ? J'ai sous la main de délicieuses fesses, un anus tendre et légèrement boursouflé… Pas de doute pour moi, je pelote le petit cul de Manu !
Les fesses s'écartent de mes mains et une bouche vient m'embrasser.
Je reconnais l'odeur, la douceur, la manière d'embrasser de Manu. Je n'ai pas de doute, c'est bien lui qui m'a le premier présenté son délicieux petit cul.
Je joue pareillement avec les trois suivants. Si je suis à peu près sûr de moi pour les fesses plates d'Yves, j'hésite entre celles de Frédo et de Thierry. J'ai beau insister je n'arrive pas à me faire une idée. Je sais juste que c'est génial de les peloter et que je mouille tellement que mon dard est recouvert de l'abondant précum qui coule.
Quand j'annonce mes conclusions, pas de chance, j'ai effectivement confondu Frédo et Thierry.
– Alors, quel est ton gage pour cette lamentable erreur ? me demande Fred.
– Je vous proposerais bien de m'enculer, mais comme c'est dans tous les cas au cœur du programme, cela n'aurait aucun sens… Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?
J'entends un grognement. Je sens des mains qui écartent mes cuisses, puis des visages qui se frottent contre leur intérieur. Ils sont deux entre mes jambes. Deux dont je devine immédiatement l'intention.
– Comme on est sympas, on va te nettoyer ce magnifique phallus dégoulinant de sperme, dit la voix rauque de Thierry.
Je frémis de tout mon être. Je me cambre. Je penche la tête en arrière. C'est trop bon ! Les deux langues lèchent mon gland, ma hampe, mes couilles avec ferveur. Je me régale !
Je me régale d'autant plus que je sens du mouvement au-dessus de moi. Une odeur de sperme. Un frottement doux contre ma joue. J'ouvre la bouche. Une demi-queue la pénètre. Un gland savoureux que je m'empresse de sucer avec avidité…
Sucer et être sucé. Le bonheur mâle !
Quand ils ont fini ma toilette j'ai déjà accueilli deux fois chacun des autres glands dans ma bouche. A l'abondante saveur qui coule entre mes lèvres, je devine que la lave a bien monté dans leur queue et que l'explosion est proche. Et si… Et si je me jouais d'eux ? Si je m'amusais à les faire bouillir pour les maintenir en haute pression sans jouir ?
– Bon, je ne suis pas encore assez familier de vos petits culs, dont acte. Vous m'avez puni pour cela.
– Tu parles d'une punition !
– Qu'y puis-je si vous me motivez à me tromper !
– Tu ne connais pas ton gage si tu gagnes… s'amuse Fredo.
– Je l'imagine assez profond et assez intense… Bon, me donnez-vous une deuxième chance ?
– D'accord. Quelle partie de nos anatomies veux-tu jouer à reconnaitre cette fois ?
– Vos couilles ! De la main droite. Venez poser vos bourses pleines dans la paume de ma main. Je veux savoir si je les reconnais !
Je tends la main droite, paume vers le ciel. Aussitôt une paire de couilles bien lourdes et bien chaudes se posent dessus. Mon sexe vibre à nouveau. Humm, qu'elles sont douces ces belles grosses couilles !
Je les palpe tranquillement, les masse, les fais rouler dans ma paume. J'écarte le premier ardent pour palper le suivant. Puis le troisième.
Autant je me régale de ces délicieuses sensations, autant je n'ai aucune idée du propriétaire de chaque paire… Les plus poilues à Thierry, peut-être. Et encore…
Au résultat j'ai absolument tout faux. Je n'ai pas reconnu une seule de ces belles paires de couilles soyeuses.
– Il te faut donc une punition exemplaire, estime Yves.
– Comme quoi ? demande Thierry.
– Humm, deux orifices, des couilles, une bite… On se les répartit ?
J'en grogne de joie ! Des mains me font me relever. Un corps me frôle. Un membre bien dur. Un ardent s'assoit à ma place. Les autres m'aident à me rassoir en m'empalant sur la bonne bite bien raide, fine, qui est bien sûr celle d'Yves.
Une langue se met à lécher mes couilles sous moi. Une autre bite pénètre ma bouche. Je la pompe d'instinct d'autant plus qu'elle est nappée de bon sperme !
Enfin une bouche commence à me sucer aussi goulument que moi je suce. Ils sont quatre. Tous sur moi, en moi ! Quatre ardents pédés qui jouent avec leur pédé de féal dévoué. Je grogne. Finalement, n'est-ce pas moi le plus chanceux des cinq ? J'ai tout ce que je désire ! J'en profite pour palper des chairs, des hanches, les fesses de celui qui a enfourné son sexe entre mes lèvres. C'est Thierry, j'en suis quasiment certain !
Ma résolution me revient en mémoire : je ne suis pas là pour prendre mon pied et jouir, je suis là pour faire monter très haut leur plaisir et les en priver sadiquement juste avant l'éjaculation. Je m'y adonne avec ferveur et volontarisme, renouant avec ma volonté de rester le maitre du jeu.
Comme je l'espérais Thierry se retire brusquement de ma bouche. Il est au bord de l'explosion mais décide de se retenir. Yves a à peine bougé en moi. Je l'imagine reluquant passionnément ses potes, prenant davantage un pied cérébral qu'un plaisir coïtal.
Mes cuisses se libèrent des deux bruyants visages qui me léchaient et me suçaient.
– Est-ce bon pour vous, les petits pédés ? Vous m'avez suffisamment puni pour mon échec ? dis-je.
Ils acquiescent. Il fait maintenant nuit. Les insectes tournent désagréablement autour de nous et de la lampe de table.
– On va au lit ? demande Frédo.
– Tu es vraiment impatient, mon bel ami !
– On va se faire dévorer si on reste sur la terrasse, dit Thierry d'une voix inquiète.
– D'accord… Je ne voudrais pas sentir des morsures de moustique sur vos belles fesses. On rentre. Mais avant d'aller au lit, je dois poursuivre mon enquête !
– Comment cela ?
– Mettez un tabouret près de la porte, à l'intérieur. Je vais m'assoir et vous téter les uns après les autres pour trouver à qui appartient la bonne queue…
La proposition les enchante tellement qu'ils débarrassent la table en un rien de temps et m'aident à retourner à l'intérieur.
La porte refermée, je m'assois et tire la langue en ouvrant la bouche. Un premier bon gland juteux s'y pose. Je lèche, je tète, je suce, je pompe. Frédo gémit. Je l'avais déjà reconnu. Mais je continue.
Je reconnais chacun des phallus qui s'offrent à ma bouche. Je les ai déjà tous goûté. Je les ai tellement regardés ! Ils ont été si bon avec mon petit cul quand ils me l'ont butiné !
Je décide pourtant de faire semblant d'hésiter, de sucer plus et mieux chacune des savoureuses pines qui se succèdent entre mes lèvres. Mon objectif : les amener au bord de l'extase et stopper mes gâteries juste à temps. La saveur séminale plus relevée qui finit par arriver et réjouir mon palais est un signe de l'imminence de l'explosion. Le raccourcissement des souffles aussi, de même que le frémissement des épidermes, que les poils qui se hérissent.
Alors que chacun est tout proche de jouir dans ma bouche, j'annonce sentencieusement le prénom de chaque propriétaire du savoureux phallus. Quatre sur quatre, aucune erreur !
Je retire brusquement le bandeau de soie que j'ai sur les yeux. J'exulte ! Autant d'avoir gagné l'épreuve que de constater le bel état pré-orgasmique de chacun. Je suis très fier de moi.
Je suis si content que l'envie de jouer avec eux se renforce encore. Mon regard tombe sur la croix de Saint André. Je me lève pour la rejoindre. Je passe pieds et mains dans les sangles. Je tire sur les chaines. Les bras et les jambes bien écartés, je recule mon fessier. Je déclame mon nouveau décret d'application :
– Chacun de vous va commencer par me lécher le cul ! Je tâcherais de deviner qui me fait l'anulingus. Que je trouve ou non, vous me prendrez tous, les uns après les autres ! Et vous le ferez dans l'ordre de préférence de vos anulingus. Si vous voulez passer en premier sur mon corps, il va falloir déchainer votre langue dans mon petit cul !
Je lis sur leur visage qu'ils sont abasourdis par mon comportement d'allumeur. Très vite une petite lumière perverse s'allume dans leurs yeux. Yves vient me peloter le cul en me traitant de jolie petite salope. Puis il remet le bandeau sur mes yeux. Et le léchage anal démarre.
Je suis bien incapable de reconnaitre qui est en train de jouer avec ma corolle, qui enfonce sa langue bien profondément dans mon conduit. Peu m'importe. Je pousse continuellement des petits gémissements aigus de plaisir. Qu'y a-t-il de meilleur que de se faire lécher le cul ?
Je prends tellement mon pied que mon sexe déverse en continu un bon sperme clair et épais. Je rêve de percer des fesses. Je rêve de sodomiser Manu. Mais je ne suis pas là pour cela. Je suis juste là pour donner le maximum de plaisir mâle à mes ardents.
Et ils en prennent, du plaisir ! Plusieurs sexes gluants viennent frotter mes cuisses et y déposer des trainées séminales. Je me sens frustré : j'ai une furieuse envie de prendre maintenant toutes ces queues dans le cul ou en bouche !
Tout mon être est concentré à la résistance face aux merveilleuses sensations anales qu'ils m'offrent. Pourtant, après plus de vingt minutes d'intense plaisir, je commence à faire mon classement. L'un de mes quatre ardents est bien plus délicat que les autres. Il prend son temps pour lécher la circonférence de mon anus bien ouvert en appuyant plus ou moins avec sa langue. Il picore mon intérieur en alternant linguo-piqueur et exploration prudente. J'adore !
Les trois autres se contrôlent moins, grognant de manière animale en collant leur bouche dans ma raie pour enfoncer leur langue le plus possible en moi.
J'énonce mon classement. Je sens un doigt étaler du lubrifiant dans mon conduit. Et enfin un premier phallus s'enfonce directement en moi avec lenteur et souplesse, mais ferme détermination.
– Oui Manu ! Prends-moi !
Les coups se déchainent rapidement en moi. Manu n'est plus l'être tendre et amoureux. Il est redevenu le mâle en rut qui a besoin de coïter sévèrement pour se régaler et se libérer de sa tension sexuelle.
Il me demande dans un souffle comment j'ai fait pour le reconnaitre. Je lui réponds que mon petit cul est fait pour sa belle queue autant que pour sa langue ou pour ses doigts. Et que la manière tendre et décidée qu'il a quand il s'enfonce en moi est une évidence, surtout que son odeur est merveilleuse.
Il se déchaine pendant cinq merveilleuses minutes avant d'éjaculer puissamment tout en criant. Il reste ensuite un bon moment, serrant mon corps contre le sien, laissant son sperme couler hors de mon orifice dans lequel il est pourtant toujours soigneusement enfoncé, reprenant son souffle, susurrant des mots tendres en léchant mon cou et mon oreille.
Je lui suis reconnaissant de ce moment tendre et agréable. Même si mon corps a encore besoin de s'ébrouer physiquement. Mon besoin de luxure est à peine satisfait. Je recule mon fessier avant de le rapprocher sèchement et ainsi de le forcer à déculer. Manu comprend. Il me glisse un « insatiable ! » dans l'oreille avant de laisser la place.
Sont-ce bien ses mains qui s'emparent de mes hanches ? Son phallus qui me perce d'un coup ? Son souffle puissant ? Son odeur mâle ? Je sais que c'est Frédo qui vient de me posséder. Je le salue. Il rit, content d'avoir été ainsi reconnu. Je lui dis qu'il peut y aller franchement…
Et pour y aller franchement, il y va franchement ! Et longuement ! Pendant plus de dix minutes il me bourre le cul sauvagement, faisant claquer son ventre contre mes fesses, me mitraillant énergiquement, me secouant en tous sens sans aucun ménagement.
Thierry et Yves se placent chacun d'un côté de notre accouplement pour amortir les coups de boutoir et nous empêcher, enculé comme enculeur, de basculer.
Je couine en continu, cherchant de l'air, enchanté par les puissantes sensations de son membre limant mon conduit. Il s'accroche et défonce mon fessier, s'arrimant par moment à mes épaules pour me faire cambrer davantage le dos, à d'autres à mes hanches, pour accélérer encore la cadence.
Mon sexe coule de plaisir en continu, un épais filet séminal s'échappant en faisant des farandoles courbes au gré des mouvements de mon corps. Ma peau dégouline de sueur. Les mains de Frédo glissent régulièrement. Celles des deux autres ont du mal à nous retenir. Un puissant parfum mâle nous enveloppe.
Manu tente de placer son visage entre mes cuisses pour récolter mon sperme et sucer mon sexe. Peine perdue. L'enculade est bien trop puissante. Il se résout alors à se décaler et se contente de tendre la main pour remplir comme il peut sa paume de mes coulures et les lécher avidement en s'en étalant plein sur le visage.
Tout en encaissant les vigoureux coups de boutoir, je le regarde faire avec tendresse par-dessous le bandeau. Il est si beau, pris dans son animale passion séminale. Nos regards se croisent, se parlent. Je l'aime.
Heureusement que Thierry se place brusquement entre la croix et moi pour amortir l'ultime coup de queue éjaculatoire. Sinon je me serai encastré dedans douloureusement, tant le choc arrière est puissant.
Mais au lieu de rouspéter contre tant de violence je lui crie de jouir, d'éjaculer encore et encore, de me remplir le cul de tout son bon sperme ! Mon masque tombe. L'ustensile comme mon état d'esprit.
Je ne suis pas certain qu'il m'entende. En revanche je suis certain que c'est bien ce qu'il fait… Le gentil Frédo qui s'est déchainé en moi se vide abondamment dans mon cul, giclant tout son sperme bouillonnant loin dans mon conduit. Il crie, il hurle son plaisir. Il s'y abandonne. Il s'y vautre sans complexe, sans se soucier que je sois la source et le réceptacle de son plaisir, ni que les trois autres ardents assistent, médusés, à une telle explosion de plaisir.
Les forces l'abandonnent brusquement. Son corps est aussi trempé de sueur que le mien. Il glisse sur moi. Il fait tout pour s'accrocher. Lui non plus ne veut pas quitter mon fourreau, son merveilleux sabre s'y sentant trop bien malgré l'excès de lubrifiant naturel. Thierry l'aide à tenir debout et à rester en moi. Mon regard croise celui des deux autres. Nous sommes tous surpris par la fougue de Frédo, par l'intensité de sa sodomie, par la puissance de son orgasme. Quel mâle magnifique !
C'est Yves qui prend sa place. J'ai été si bien ramoné que je sens à peine sa queue trop fine pour me donner réellement du plaisir. Il n'en prend pas tant, son sexe coulissant parfaitement dans mon cul détrempé de sperme. Je suis déçu pour lui. Il ne cache pas sa contrariété. Mais il s'accroche.
Son plaisir est en réalité plus cérébral que physique. Lui aussi participe aux agapes en me bourrant le cul. Cela ne lui fait pas grand-chose comme sensation mais il est bien là, en moi, à m'enculer devant les autres ardents, dans une posture particulièrement excitante pour le caractère pervers que nous avons tous en nous et que nous avons joyeusement libéré.
Curieusement, au fur et à mesure de l'enculade, j'ai l'impression que mon conduit se resserre pour lui offrir davantage de plaisir. Il est vrai que je contracte et décontracte instinctivement mes sphincters pour lui offrir plus de sensations.
Je ne sais pas si c'est parce qu'il m'en veut ou si, au contraire, c'est pour me remercier, mais il s'amuse à me fesser entre deux coups de queue. Entendre le son des claques, sentir sa main chaude sur ma fesse, deviner les rougissements de ma peau maltraitée : j'exulte !
Il peut me faire ce qu'il veut, mon cul est à lui ! Tout à lui !
Frédo manque de me décapiter en attirant brusquement ma tête contre la sienne pour m'emboucher violemment et me remercier en me roulant des pelles. Yves tente de durer en moi. Thierry rigole tout seul en admirant l'indigne spectacle. Manu caresse mes flancs en me regardant amoureusement. Oui, cette troisième enculade, si différente des autres, est tout aussi formidable !
Il jouit à son tour et rajoute son obole séminale à celles des deux autres. Me sentir remplit de leur plaisir me ravit plus que je ne le voudrais. Je les remercie, tous, de me féconder aussi généreusement, de se soulager si agréablement en moi, de m'enculer si intensément.
Thierry se met alors à protester :
– Attends ! Je ne te suis pas encore passé sur le corps ! Je n'ai pas encore défoncé ton superbe cul grand ouvert et dégoulinant de sperme ! c'est mon tour !
D'un regard de biais je le vois qui arrache sans ménagement Yves hors de mes fesses et plonge son magnifique dard tout au fond de moi d'un coup puissant et sans complaisance. C'est si subit, si fort, que je hulule à haute voix, ravi de me faire si parfaitement combler.
Yves râle pour le principe mais prend un immense plaisir à voir son pote balancer farouchement son bassin pour aller et venir en moi. D'une main il plote le petit cul du Titi en accompagnant ses mouvements enculatoires, de l'autre il caresse le pli de mon aine.
C'est pour moi une découverte, une évidence : c'est le quatrième beau mâle qui me sodomise et chaque sodomie a été particulière. Aucune n'est meilleure que l'autre. Elles sont toutes différentes. Elles sont toutes délicieuses.
Le bruit de succion que fait mon conduit quand il est pistonné est le seul bémol à cette merveilleuse partouze. Le parfum mâle est de plus en plus entêtant. Nous suons tous deux à grosses gouttes.
Je suis fier de me faire prendre sous les regards attentifs de trois voyeurs un peu jaloux, dont je vois bien la verge tenter de se redresser tellement ils apprécient ce qu'ils voient, ce qu'ils hument, ce qu'ils touchent.
Si Thierry s'agite vertement en moi, les trois autres sont douceur et tendresses. Ils palpent savamment ma chair, ils caressent ma peau, ils m'embrassent partout, ils me roulent des pelles farouches malgré les secousses anales.
Thierry est d'une endurance à toute épreuve. Au point que mon conduit commence à être irrité. Il s'en rend compte. A force de me pistonner le cul, le sperme des autres a soit fini par s'écouler, soit fini par sécher. Alors il demande aux autres le flacon de lubrifiant. Yves enduit la pine de Thierry, ce qui rend mes fesses provisoirement orphelines. Manu en introduit largement dans mon conduit grand ouvert.
Et l'enculade reprend, meilleure, merveilleuse, jouissive.
Et surtout elle dure !
C'est si bon…
La pensée que cela va finir par s'arrêter traverse mon esprit et déclenche en moi un bref moment de panique. La main de Fred qui se referme sur mon sexe bandé et ruisselant de sperme me réconforte. Je me fais une raison. Oui, il va bien falloir que cela s'arrête. Sinon mon fourreau ne sera plus jamais en état de les accueillir. Or je n'ai qu'une envie : remettre cela chaque jour jusqu'à la fin de notre séjour !
Comment survivrais-je après un tel plaisir quotidien ?
Les trois voyeurs restent particulièrement attentifs à l'évolution de l'enculade. Frédo qui s'impatiente s'amuse à fesser Thierry que cela surmotive à me défoncer. Yves masse mes couilles terriblement lourdes dont le balancement devient douloureux. Manu ne cesse de me caresser.
Enfin les grognements du Titi en rut montrent que l'éruption est imminente. Les trois ardents décident de prendre les mesures adéquates, se mettant d'accord sans avoir besoin de se parler : Yves continue à masser mes couilles, Manu commence à me branler et Frédo s'assoit dos à la croix, face à mon phallus, bouche ouverte.
L'accord entre nous est immédiat et complet : Thierry et moi voulons jouir au même moment. Manu le surveille attentivement. Frédo donne aux autres des indications sur le flux qui s'épanche hors de ma queue. Les rythmes s'harmonisent. Et, à peu de choses près, Thierry éjacule dans mon cul au moment même où j'asperge abondamment le visage extatique de Frédo, bouche grande ouverte, langue tirée largement.
Que cette extase est bonne !
Je jouis abondamment, faisant un masque de sperme qui ruisselle sur le visage de Fred. Son torse se couvre de ma semence. Mon fondement se noie de toute la production séminale de Thierry qui ne cesse de pousser des petits cris aigus au fur et à mesure qu'il déverse en moi les derniers jets de bonheur.
Curieusement, c'est avec une lenteur presqu'artificielle que Thierry décule, faisant sauter le bouchon qui retenait l'essentiel de la réserve de sperme. Dans un même mouvement harmonieux nous quittons la croix de Saint André tous les cinq pour nous vautrer sur le lit communautaire.
Nous sommes dans la même frénésie tactile et gustative, nous caressant et nous pelotant tous avec ferveur, nous embrassant et nous léchant avec gourmandise pour partager nos nectars mâles. Nous restons longtemps emmêlés les uns contre les autres dans une sensualité reconnaissante pour le plaisir partagé, pour le spectacle offert, pour la liberté charnelle que nous avons assumé sans aucun complexe. Et avec une identique et réjouissante volonté de nous exhiber ardemment dans ce que nous sommes le plus intimement comme adeptes de plaisirs homosexuels.
Le sommeil nous prend les uns après les autres. Qui éteint la lumière ? Qui boucle la bergerie ? Je l'ignore. Ce n'est pas mon rôle. Je n'en ai plus la force. Je m'endors avec un absolu sentiment de félicité.
Tous sont attentionnés avec moi. Après notre sauvage orgie du début d'après-midi ils m'ont laissé dormir avant de laver consciencieusement mon corps. Nous sommes allés nous promener dans les sous-bois, évitant les autres groupes. Nous avons encore nagé. Nous avons fait une partie de pétanque particulièrement disputée.
J'ai accepté sans scrupule les deux coussins sur mon banc. J'avais accepté avant que Manu étale son onguent dans mon conduit rectal : une sourde irritation me dérange en continu. Pourtant, dans mon for intérieur, j'ai hâte de remettre le couvert !
Nos érections sont moins franches. A présent nos excitations se remarquent autant dans nos regards, dans nos gestes intimes, dans nos propos graveleux que sur nos anatomies viriles.
Nous nous sommes lancés dans un poker déshabilleur. Comme nous sommes déjà nus, je décide d'une règle adaptée à la situation : le vainqueur a le droit de venir sucer mon gland jusqu'à ce que je sois en complète érection. Et moi je peux sucer le perdant comme je l'entends.
La règle satisfait tout le monde. La partie est acharnée. Frédo se demande s'il préfère gagner ou perdre. Le plus frustrant est pour ceux qui se couchent avant la conclusion de la partie : ils n'ont droit à rien d'autre qu'à un spectacle bucco-génital passionné, sans possibilité de se masturber.
C'est après être allé chercher une nouvelle bouteille de vin dans la maison que mes yeux se posent sur la croix de Saint André. Mon sexe frémit. Plus je regarde l'accessoire de plaisir, plus ma verge grossie et s'élève. Oui, clairement, j'adorerais qu'ils me prennent là, en me grimpant tous sur le corps, sans ménagement.
Mon doigt se met instinctivement à caresser ma corolle anale. Je grimace. Il faut se rendre à l'évidence : pas ce soir !
C'est alors que je remarque un tissu en soie noire posé près de la croix. Je le prends. C'est un bandeau. Je le pose sur mes yeux. Il est suffisamment épais pour ne pas laisser passer la lumière. Et si on s'amusait à cela ?
Je le fixe sur mes yeux avant de sortir de la maison en tâtonnant pour ne pas m'encastrer dans un mur. Mes ardents me voyant avancer prudemment s'esclaffent et viennent me retrouver pour me ramener sur mon banc.
– Que veux-tu faire avec cela ? demande Manu.
– Je ne sais pas trop… Suis-je capable de reconnaitre votre corps sans le voir ?
– Quelle partie de mon corps ? demande Thierry qui s'est approché pour frotter son sexe gonflé contre ma peau.
– Celle-là, entre autres… Vos bites, mais vos petits culs aussi… Je n'arrête pas de les mater, vos petits culs, et ils me font vraiment envie !
– Cela se voit ! rigole Frédo en constatant mon érection quasi complète.
– Mélangez-vous devant moi et présentez-moi vos jolies petites fesses. On va voir si je suis capable de les reconnaitre rien qu'au toucher !
Je sens un mouvement devant moi. J'avance la main. Aussitôt je souris en sentant une chair moelleuse et chaude que je caresse d'abord, puis pétris. Quel délice que ces fessiers bien tendres et doux !
Je fais écarter les pieds. Je peux ainsi passer partout, de l'orée du sillon inter-fessier jusqu'à la naissance des cuisses. Une paire de fesses bien charnues. Je passe un doigt dans le sillon. Je l'arrête sur l'anus que je cajole gentiment.
Je suis en complète érection. Je sens que du précum coule hors de mon sexe. Oui, ces attouchements m'excitent à fond !
– Tu es un vrai salaud, dit Thierry qui n'est pas celui que je palpe. Jouer avec nos anus alors qu'on ne peut pas être passifs, c'est cruel ! C'est abject, même !
– Parce que, moi, j'ai le choix peut-être ? Faut-il que je vous rappelle ce que vous avez déjà fait subir à mon anus délicat ? J'ai sous la main de délicieuses fesses, un anus tendre et légèrement boursouflé… Pas de doute pour moi, je pelote le petit cul de Manu !
Les fesses s'écartent de mes mains et une bouche vient m'embrasser.
Je reconnais l'odeur, la douceur, la manière d'embrasser de Manu. Je n'ai pas de doute, c'est bien lui qui m'a le premier présenté son délicieux petit cul.
Je joue pareillement avec les trois suivants. Si je suis à peu près sûr de moi pour les fesses plates d'Yves, j'hésite entre celles de Frédo et de Thierry. J'ai beau insister je n'arrive pas à me faire une idée. Je sais juste que c'est génial de les peloter et que je mouille tellement que mon dard est recouvert de l'abondant précum qui coule.
Quand j'annonce mes conclusions, pas de chance, j'ai effectivement confondu Frédo et Thierry.
– Alors, quel est ton gage pour cette lamentable erreur ? me demande Fred.
– Je vous proposerais bien de m'enculer, mais comme c'est dans tous les cas au cœur du programme, cela n'aurait aucun sens… Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?
J'entends un grognement. Je sens des mains qui écartent mes cuisses, puis des visages qui se frottent contre leur intérieur. Ils sont deux entre mes jambes. Deux dont je devine immédiatement l'intention.
– Comme on est sympas, on va te nettoyer ce magnifique phallus dégoulinant de sperme, dit la voix rauque de Thierry.
Je frémis de tout mon être. Je me cambre. Je penche la tête en arrière. C'est trop bon ! Les deux langues lèchent mon gland, ma hampe, mes couilles avec ferveur. Je me régale !
Je me régale d'autant plus que je sens du mouvement au-dessus de moi. Une odeur de sperme. Un frottement doux contre ma joue. J'ouvre la bouche. Une demi-queue la pénètre. Un gland savoureux que je m'empresse de sucer avec avidité…
Sucer et être sucé. Le bonheur mâle !
Quand ils ont fini ma toilette j'ai déjà accueilli deux fois chacun des autres glands dans ma bouche. A l'abondante saveur qui coule entre mes lèvres, je devine que la lave a bien monté dans leur queue et que l'explosion est proche. Et si… Et si je me jouais d'eux ? Si je m'amusais à les faire bouillir pour les maintenir en haute pression sans jouir ?
– Bon, je ne suis pas encore assez familier de vos petits culs, dont acte. Vous m'avez puni pour cela.
– Tu parles d'une punition !
– Qu'y puis-je si vous me motivez à me tromper !
– Tu ne connais pas ton gage si tu gagnes… s'amuse Fredo.
– Je l'imagine assez profond et assez intense… Bon, me donnez-vous une deuxième chance ?
– D'accord. Quelle partie de nos anatomies veux-tu jouer à reconnaitre cette fois ?
– Vos couilles ! De la main droite. Venez poser vos bourses pleines dans la paume de ma main. Je veux savoir si je les reconnais !
Je tends la main droite, paume vers le ciel. Aussitôt une paire de couilles bien lourdes et bien chaudes se posent dessus. Mon sexe vibre à nouveau. Humm, qu'elles sont douces ces belles grosses couilles !
Je les palpe tranquillement, les masse, les fais rouler dans ma paume. J'écarte le premier ardent pour palper le suivant. Puis le troisième.
Autant je me régale de ces délicieuses sensations, autant je n'ai aucune idée du propriétaire de chaque paire… Les plus poilues à Thierry, peut-être. Et encore…
Au résultat j'ai absolument tout faux. Je n'ai pas reconnu une seule de ces belles paires de couilles soyeuses.
– Il te faut donc une punition exemplaire, estime Yves.
– Comme quoi ? demande Thierry.
– Humm, deux orifices, des couilles, une bite… On se les répartit ?
J'en grogne de joie ! Des mains me font me relever. Un corps me frôle. Un membre bien dur. Un ardent s'assoit à ma place. Les autres m'aident à me rassoir en m'empalant sur la bonne bite bien raide, fine, qui est bien sûr celle d'Yves.
Une langue se met à lécher mes couilles sous moi. Une autre bite pénètre ma bouche. Je la pompe d'instinct d'autant plus qu'elle est nappée de bon sperme !
Enfin une bouche commence à me sucer aussi goulument que moi je suce. Ils sont quatre. Tous sur moi, en moi ! Quatre ardents pédés qui jouent avec leur pédé de féal dévoué. Je grogne. Finalement, n'est-ce pas moi le plus chanceux des cinq ? J'ai tout ce que je désire ! J'en profite pour palper des chairs, des hanches, les fesses de celui qui a enfourné son sexe entre mes lèvres. C'est Thierry, j'en suis quasiment certain !
Ma résolution me revient en mémoire : je ne suis pas là pour prendre mon pied et jouir, je suis là pour faire monter très haut leur plaisir et les en priver sadiquement juste avant l'éjaculation. Je m'y adonne avec ferveur et volontarisme, renouant avec ma volonté de rester le maitre du jeu.
Comme je l'espérais Thierry se retire brusquement de ma bouche. Il est au bord de l'explosion mais décide de se retenir. Yves a à peine bougé en moi. Je l'imagine reluquant passionnément ses potes, prenant davantage un pied cérébral qu'un plaisir coïtal.
Mes cuisses se libèrent des deux bruyants visages qui me léchaient et me suçaient.
– Est-ce bon pour vous, les petits pédés ? Vous m'avez suffisamment puni pour mon échec ? dis-je.
Ils acquiescent. Il fait maintenant nuit. Les insectes tournent désagréablement autour de nous et de la lampe de table.
– On va au lit ? demande Frédo.
– Tu es vraiment impatient, mon bel ami !
– On va se faire dévorer si on reste sur la terrasse, dit Thierry d'une voix inquiète.
– D'accord… Je ne voudrais pas sentir des morsures de moustique sur vos belles fesses. On rentre. Mais avant d'aller au lit, je dois poursuivre mon enquête !
– Comment cela ?
– Mettez un tabouret près de la porte, à l'intérieur. Je vais m'assoir et vous téter les uns après les autres pour trouver à qui appartient la bonne queue…
La proposition les enchante tellement qu'ils débarrassent la table en un rien de temps et m'aident à retourner à l'intérieur.
La porte refermée, je m'assois et tire la langue en ouvrant la bouche. Un premier bon gland juteux s'y pose. Je lèche, je tète, je suce, je pompe. Frédo gémit. Je l'avais déjà reconnu. Mais je continue.
Je reconnais chacun des phallus qui s'offrent à ma bouche. Je les ai déjà tous goûté. Je les ai tellement regardés ! Ils ont été si bon avec mon petit cul quand ils me l'ont butiné !
Je décide pourtant de faire semblant d'hésiter, de sucer plus et mieux chacune des savoureuses pines qui se succèdent entre mes lèvres. Mon objectif : les amener au bord de l'extase et stopper mes gâteries juste à temps. La saveur séminale plus relevée qui finit par arriver et réjouir mon palais est un signe de l'imminence de l'explosion. Le raccourcissement des souffles aussi, de même que le frémissement des épidermes, que les poils qui se hérissent.
Alors que chacun est tout proche de jouir dans ma bouche, j'annonce sentencieusement le prénom de chaque propriétaire du savoureux phallus. Quatre sur quatre, aucune erreur !
Je retire brusquement le bandeau de soie que j'ai sur les yeux. J'exulte ! Autant d'avoir gagné l'épreuve que de constater le bel état pré-orgasmique de chacun. Je suis très fier de moi.
Je suis si content que l'envie de jouer avec eux se renforce encore. Mon regard tombe sur la croix de Saint André. Je me lève pour la rejoindre. Je passe pieds et mains dans les sangles. Je tire sur les chaines. Les bras et les jambes bien écartés, je recule mon fessier. Je déclame mon nouveau décret d'application :
– Chacun de vous va commencer par me lécher le cul ! Je tâcherais de deviner qui me fait l'anulingus. Que je trouve ou non, vous me prendrez tous, les uns après les autres ! Et vous le ferez dans l'ordre de préférence de vos anulingus. Si vous voulez passer en premier sur mon corps, il va falloir déchainer votre langue dans mon petit cul !
Je lis sur leur visage qu'ils sont abasourdis par mon comportement d'allumeur. Très vite une petite lumière perverse s'allume dans leurs yeux. Yves vient me peloter le cul en me traitant de jolie petite salope. Puis il remet le bandeau sur mes yeux. Et le léchage anal démarre.
Je suis bien incapable de reconnaitre qui est en train de jouer avec ma corolle, qui enfonce sa langue bien profondément dans mon conduit. Peu m'importe. Je pousse continuellement des petits gémissements aigus de plaisir. Qu'y a-t-il de meilleur que de se faire lécher le cul ?
Je prends tellement mon pied que mon sexe déverse en continu un bon sperme clair et épais. Je rêve de percer des fesses. Je rêve de sodomiser Manu. Mais je ne suis pas là pour cela. Je suis juste là pour donner le maximum de plaisir mâle à mes ardents.
Et ils en prennent, du plaisir ! Plusieurs sexes gluants viennent frotter mes cuisses et y déposer des trainées séminales. Je me sens frustré : j'ai une furieuse envie de prendre maintenant toutes ces queues dans le cul ou en bouche !
Tout mon être est concentré à la résistance face aux merveilleuses sensations anales qu'ils m'offrent. Pourtant, après plus de vingt minutes d'intense plaisir, je commence à faire mon classement. L'un de mes quatre ardents est bien plus délicat que les autres. Il prend son temps pour lécher la circonférence de mon anus bien ouvert en appuyant plus ou moins avec sa langue. Il picore mon intérieur en alternant linguo-piqueur et exploration prudente. J'adore !
Les trois autres se contrôlent moins, grognant de manière animale en collant leur bouche dans ma raie pour enfoncer leur langue le plus possible en moi.
J'énonce mon classement. Je sens un doigt étaler du lubrifiant dans mon conduit. Et enfin un premier phallus s'enfonce directement en moi avec lenteur et souplesse, mais ferme détermination.
– Oui Manu ! Prends-moi !
Les coups se déchainent rapidement en moi. Manu n'est plus l'être tendre et amoureux. Il est redevenu le mâle en rut qui a besoin de coïter sévèrement pour se régaler et se libérer de sa tension sexuelle.
Il me demande dans un souffle comment j'ai fait pour le reconnaitre. Je lui réponds que mon petit cul est fait pour sa belle queue autant que pour sa langue ou pour ses doigts. Et que la manière tendre et décidée qu'il a quand il s'enfonce en moi est une évidence, surtout que son odeur est merveilleuse.
Il se déchaine pendant cinq merveilleuses minutes avant d'éjaculer puissamment tout en criant. Il reste ensuite un bon moment, serrant mon corps contre le sien, laissant son sperme couler hors de mon orifice dans lequel il est pourtant toujours soigneusement enfoncé, reprenant son souffle, susurrant des mots tendres en léchant mon cou et mon oreille.
Je lui suis reconnaissant de ce moment tendre et agréable. Même si mon corps a encore besoin de s'ébrouer physiquement. Mon besoin de luxure est à peine satisfait. Je recule mon fessier avant de le rapprocher sèchement et ainsi de le forcer à déculer. Manu comprend. Il me glisse un « insatiable ! » dans l'oreille avant de laisser la place.
Sont-ce bien ses mains qui s'emparent de mes hanches ? Son phallus qui me perce d'un coup ? Son souffle puissant ? Son odeur mâle ? Je sais que c'est Frédo qui vient de me posséder. Je le salue. Il rit, content d'avoir été ainsi reconnu. Je lui dis qu'il peut y aller franchement…
Et pour y aller franchement, il y va franchement ! Et longuement ! Pendant plus de dix minutes il me bourre le cul sauvagement, faisant claquer son ventre contre mes fesses, me mitraillant énergiquement, me secouant en tous sens sans aucun ménagement.
Thierry et Yves se placent chacun d'un côté de notre accouplement pour amortir les coups de boutoir et nous empêcher, enculé comme enculeur, de basculer.
Je couine en continu, cherchant de l'air, enchanté par les puissantes sensations de son membre limant mon conduit. Il s'accroche et défonce mon fessier, s'arrimant par moment à mes épaules pour me faire cambrer davantage le dos, à d'autres à mes hanches, pour accélérer encore la cadence.
Mon sexe coule de plaisir en continu, un épais filet séminal s'échappant en faisant des farandoles courbes au gré des mouvements de mon corps. Ma peau dégouline de sueur. Les mains de Frédo glissent régulièrement. Celles des deux autres ont du mal à nous retenir. Un puissant parfum mâle nous enveloppe.
Manu tente de placer son visage entre mes cuisses pour récolter mon sperme et sucer mon sexe. Peine perdue. L'enculade est bien trop puissante. Il se résout alors à se décaler et se contente de tendre la main pour remplir comme il peut sa paume de mes coulures et les lécher avidement en s'en étalant plein sur le visage.
Tout en encaissant les vigoureux coups de boutoir, je le regarde faire avec tendresse par-dessous le bandeau. Il est si beau, pris dans son animale passion séminale. Nos regards se croisent, se parlent. Je l'aime.
Heureusement que Thierry se place brusquement entre la croix et moi pour amortir l'ultime coup de queue éjaculatoire. Sinon je me serai encastré dedans douloureusement, tant le choc arrière est puissant.
Mais au lieu de rouspéter contre tant de violence je lui crie de jouir, d'éjaculer encore et encore, de me remplir le cul de tout son bon sperme ! Mon masque tombe. L'ustensile comme mon état d'esprit.
Je ne suis pas certain qu'il m'entende. En revanche je suis certain que c'est bien ce qu'il fait… Le gentil Frédo qui s'est déchainé en moi se vide abondamment dans mon cul, giclant tout son sperme bouillonnant loin dans mon conduit. Il crie, il hurle son plaisir. Il s'y abandonne. Il s'y vautre sans complexe, sans se soucier que je sois la source et le réceptacle de son plaisir, ni que les trois autres ardents assistent, médusés, à une telle explosion de plaisir.
Les forces l'abandonnent brusquement. Son corps est aussi trempé de sueur que le mien. Il glisse sur moi. Il fait tout pour s'accrocher. Lui non plus ne veut pas quitter mon fourreau, son merveilleux sabre s'y sentant trop bien malgré l'excès de lubrifiant naturel. Thierry l'aide à tenir debout et à rester en moi. Mon regard croise celui des deux autres. Nous sommes tous surpris par la fougue de Frédo, par l'intensité de sa sodomie, par la puissance de son orgasme. Quel mâle magnifique !
C'est Yves qui prend sa place. J'ai été si bien ramoné que je sens à peine sa queue trop fine pour me donner réellement du plaisir. Il n'en prend pas tant, son sexe coulissant parfaitement dans mon cul détrempé de sperme. Je suis déçu pour lui. Il ne cache pas sa contrariété. Mais il s'accroche.
Son plaisir est en réalité plus cérébral que physique. Lui aussi participe aux agapes en me bourrant le cul. Cela ne lui fait pas grand-chose comme sensation mais il est bien là, en moi, à m'enculer devant les autres ardents, dans une posture particulièrement excitante pour le caractère pervers que nous avons tous en nous et que nous avons joyeusement libéré.
Curieusement, au fur et à mesure de l'enculade, j'ai l'impression que mon conduit se resserre pour lui offrir davantage de plaisir. Il est vrai que je contracte et décontracte instinctivement mes sphincters pour lui offrir plus de sensations.
Je ne sais pas si c'est parce qu'il m'en veut ou si, au contraire, c'est pour me remercier, mais il s'amuse à me fesser entre deux coups de queue. Entendre le son des claques, sentir sa main chaude sur ma fesse, deviner les rougissements de ma peau maltraitée : j'exulte !
Il peut me faire ce qu'il veut, mon cul est à lui ! Tout à lui !
Frédo manque de me décapiter en attirant brusquement ma tête contre la sienne pour m'emboucher violemment et me remercier en me roulant des pelles. Yves tente de durer en moi. Thierry rigole tout seul en admirant l'indigne spectacle. Manu caresse mes flancs en me regardant amoureusement. Oui, cette troisième enculade, si différente des autres, est tout aussi formidable !
Il jouit à son tour et rajoute son obole séminale à celles des deux autres. Me sentir remplit de leur plaisir me ravit plus que je ne le voudrais. Je les remercie, tous, de me féconder aussi généreusement, de se soulager si agréablement en moi, de m'enculer si intensément.
Thierry se met alors à protester :
– Attends ! Je ne te suis pas encore passé sur le corps ! Je n'ai pas encore défoncé ton superbe cul grand ouvert et dégoulinant de sperme ! c'est mon tour !
D'un regard de biais je le vois qui arrache sans ménagement Yves hors de mes fesses et plonge son magnifique dard tout au fond de moi d'un coup puissant et sans complaisance. C'est si subit, si fort, que je hulule à haute voix, ravi de me faire si parfaitement combler.
Yves râle pour le principe mais prend un immense plaisir à voir son pote balancer farouchement son bassin pour aller et venir en moi. D'une main il plote le petit cul du Titi en accompagnant ses mouvements enculatoires, de l'autre il caresse le pli de mon aine.
C'est pour moi une découverte, une évidence : c'est le quatrième beau mâle qui me sodomise et chaque sodomie a été particulière. Aucune n'est meilleure que l'autre. Elles sont toutes différentes. Elles sont toutes délicieuses.
Le bruit de succion que fait mon conduit quand il est pistonné est le seul bémol à cette merveilleuse partouze. Le parfum mâle est de plus en plus entêtant. Nous suons tous deux à grosses gouttes.
Je suis fier de me faire prendre sous les regards attentifs de trois voyeurs un peu jaloux, dont je vois bien la verge tenter de se redresser tellement ils apprécient ce qu'ils voient, ce qu'ils hument, ce qu'ils touchent.
Si Thierry s'agite vertement en moi, les trois autres sont douceur et tendresses. Ils palpent savamment ma chair, ils caressent ma peau, ils m'embrassent partout, ils me roulent des pelles farouches malgré les secousses anales.
Thierry est d'une endurance à toute épreuve. Au point que mon conduit commence à être irrité. Il s'en rend compte. A force de me pistonner le cul, le sperme des autres a soit fini par s'écouler, soit fini par sécher. Alors il demande aux autres le flacon de lubrifiant. Yves enduit la pine de Thierry, ce qui rend mes fesses provisoirement orphelines. Manu en introduit largement dans mon conduit grand ouvert.
Et l'enculade reprend, meilleure, merveilleuse, jouissive.
Et surtout elle dure !
C'est si bon…
La pensée que cela va finir par s'arrêter traverse mon esprit et déclenche en moi un bref moment de panique. La main de Fred qui se referme sur mon sexe bandé et ruisselant de sperme me réconforte. Je me fais une raison. Oui, il va bien falloir que cela s'arrête. Sinon mon fourreau ne sera plus jamais en état de les accueillir. Or je n'ai qu'une envie : remettre cela chaque jour jusqu'à la fin de notre séjour !
Comment survivrais-je après un tel plaisir quotidien ?
Les trois voyeurs restent particulièrement attentifs à l'évolution de l'enculade. Frédo qui s'impatiente s'amuse à fesser Thierry que cela surmotive à me défoncer. Yves masse mes couilles terriblement lourdes dont le balancement devient douloureux. Manu ne cesse de me caresser.
Enfin les grognements du Titi en rut montrent que l'éruption est imminente. Les trois ardents décident de prendre les mesures adéquates, se mettant d'accord sans avoir besoin de se parler : Yves continue à masser mes couilles, Manu commence à me branler et Frédo s'assoit dos à la croix, face à mon phallus, bouche ouverte.
L'accord entre nous est immédiat et complet : Thierry et moi voulons jouir au même moment. Manu le surveille attentivement. Frédo donne aux autres des indications sur le flux qui s'épanche hors de ma queue. Les rythmes s'harmonisent. Et, à peu de choses près, Thierry éjacule dans mon cul au moment même où j'asperge abondamment le visage extatique de Frédo, bouche grande ouverte, langue tirée largement.
Que cette extase est bonne !
Je jouis abondamment, faisant un masque de sperme qui ruisselle sur le visage de Fred. Son torse se couvre de ma semence. Mon fondement se noie de toute la production séminale de Thierry qui ne cesse de pousser des petits cris aigus au fur et à mesure qu'il déverse en moi les derniers jets de bonheur.
Curieusement, c'est avec une lenteur presqu'artificielle que Thierry décule, faisant sauter le bouchon qui retenait l'essentiel de la réserve de sperme. Dans un même mouvement harmonieux nous quittons la croix de Saint André tous les cinq pour nous vautrer sur le lit communautaire.
Nous sommes dans la même frénésie tactile et gustative, nous caressant et nous pelotant tous avec ferveur, nous embrassant et nous léchant avec gourmandise pour partager nos nectars mâles. Nous restons longtemps emmêlés les uns contre les autres dans une sensualité reconnaissante pour le plaisir partagé, pour le spectacle offert, pour la liberté charnelle que nous avons assumé sans aucun complexe. Et avec une identique et réjouissante volonté de nous exhiber ardemment dans ce que nous sommes le plus intimement comme adeptes de plaisirs homosexuels.
Le sommeil nous prend les uns après les autres. Qui éteint la lumière ? Qui boucle la bergerie ? Je l'ignore. Ce n'est pas mon rôle. Je n'en ai plus la force. Je m'endors avec un absolu sentiment de félicité.
à suivre...
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Commentaires ()
Merci pour ce magnifique récit plein d'imagination et de beaux mecs!
Alors je continuerai à imaginer des beaux garçons bien chauds qui se désirent et se donnent ardemment les uns aux autres !