Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le féal et les ardents — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le féal et les ardents
Chapitre 7
Je suis forcé de reconnaitre qu'abuser du plaisir anal a des conséquences désagréables. Je n'ai jamais eu autant mal aux fesses qu'au réveil suivant. Pourtant je les accueillerais bien encore une fois tous en moi, ces superbes phallus que j'admire au réveil, que je caresse et palpe en leur interdisant tous de se toucher, égoïstement, donc ; que je suce aléatoirement au gré de mes pulsions, alternant les tétouillages savoureux de glands, les pompages sévères, les va et vient de hampes et même les léchages légers ou appuyés de couilles et de membres.
Je mets mes ardents camarades en feu, les emmenant au bord de l'extase pour les y laisser là à réfréner douloureusement leurs explosions de plaisir. Thierry est le premier à me supplier de le faire jouir, peu lui importe comment. Il est donc celui qui devra le plus se retenir !
Fred entame un geste masturbatoire que je chasse d'une claque trop sévère. Je dois rappeler les règles, mes règles. Je dois m'imposer :
– Les gars c'est moi qui décide, pas vous ! D'accord mon cul est à vous, et vous me l'avez magnifiquement massacré hier. Mais tant que je ne vous ai pas autorisé à m'enculer, c'est moi le maître de votre plaisir. C'est cela mon rôle de féal ! Rassasier votre besoin coïtal. Soumettre mon corps à vos pulsions. Vous faire jouir dès que vos petites couilles de pédés se gonflent de votre bon sperme. Mais quand je le décide, et comme je le décide. Est-ce clair ? Je suis votre féal. Pas votre esclave !
Avec quel ton ai-je affirmé cela ? Aucun ne réplique. Tous se soumettent. Tous décident passivement de me confier leur besoin sexuel.
Alors à nouveau, passionnément, je lèche et je suce leur sexe. Je me sens terriblement animal à me repaitre de leur corps, goulûment, comme si j'étais assoiffé de queues alors que depuis deux jours j'en ai eu plus que mon compte !
Passant d'un corps resté suspendu au bord de l'orgasme à un autre, je me demande si je saurais à nouveau un jour me contenter d'un seul partenaire sexuel. Rien qu'à l'idée de n'avoir plus qu'un corps à portée de bouche je me lance dans des tétées sauvages de tous les tétons.
Mes ardents se serrent de plus en plus les uns contre les autres, comme pour se fondre en un seul corps en feu, leurs sexes secoués de spasmes et dégorgeant de bon miel mâle. Je n'ai faim que de leur corps, de leur pine, de leurs couilles, de leurs tétons. Parfois de leurs lèvres, mais ils apprécient tant la saveur masculine qui recouvre les miennes que je ne veux pas leur faire ce plaisir.
Je suis conscient de ma mesquinerie : au fond de moi je me venge d'avoir été désigné féal. Je me venge du désespoir et de la honte que j'ai ressenti à être l'enculé permanent de nos vacances. Je me venge du plaisir anal que chacun m'a offert et que je n'ai pas pu cacher aux autres quand ils m'admiraient en train de prendre mon pied.
Tout en maintenant chacun au bord du précipice éjaculatoire en leur faisant des gorges profondes, je m'enfonce dans mon introspection. Je réalise que la part la plus perverse de moi fait tout pour les inciter, à leur tour, plus tard, à me rendre la monnaie de ma pièce en me sodomisant encore mieux et plus longtemps que ce qu'ils ont su jusqu'à présent faire ! Et Dieu qu'ils m'ont déjà impérialement enculé !
Dès que mes lèvres ou ma langue touche un gland elles, sont recouvertes de leur sperme qui coule en continue. Quatre superbes phallus décalottés qui coulent d'un filet séminal épais, émettant un parfum qui me rend fou. Quel spectacle de folie ! Un spectacle gourmand, superbe, délicieux.
Que je décide brusquement de stopper net, mû par la conviction inconsciente qu'ils vont tous décharger au prochain contact de ma bouche sur leur sexe.
Je bondis en arrière et quitte le lit. Aussitôt ils hurlent, ils s'énervent, ils râlent !
– Tu ne peux pas nous laisser dans cet état ! Fais-nous jouir ! Finis-nous !
Que répondre à cela ? Rien. Je suis un salaud. Et j'en suis heureux.
Je me retourne donc, me penche en avant, écarte mes fesses et leur expose mon anus.
Que voient-ils ? Dans quel état est-il ? Les revendications s'arrêtent net. Plus personne ne parle.
– J'ai très envie de pisser. Et vous devez me laver le corps. Allez les hommes : debout !
Je remarque alors ce que je n'avais sans doute pas voulu voir, pris par ma passion gloutonne : leur peau est maculée de traces de mon sperme qui coulait autant que le leur pendant que je les dégustais !
Debout les uns en face des autres, nous sommes dans le même état d'excitation extrême, la queue raide qui se tend sporadiquement et qui coule en continu.
Nous nous enlaçons sous la douche. J'hésite. Je lis leurs suppliques silencieuses. Ils sont si beaux ! Comment résister ?
C'est un par un que je les fais jouir au fond de ma gorge, avalant avidement une énorme quantité de sperme qui manque de m'étouffer à chaque éjaculation et que je garde, rien que pour moi.
Une fois les bourses vidées et libérées, ils s'agenouillent face à moi et me lèchent le sexe avec avidité. Aucun ne suce. A quatre ils lapent la peau de mes couilles et de ma bite en feu. C'est merveilleux ! C'est un terrible supplice ! Faites pression sur ma queue ! Je veux jouir !
Et finalement après d'épouvantables autant que merveilleuses minutes de lèche, je décharge brusquement, sans aucune pression, libérant sur leurs visages extatiques le fruit de ma passion pour leurs corps et pour nos copulations communes.
Peu après, alors que Manu me mouille et m'aide à me laver, j'arrête Thierry qui est en train de se savonner. D'un ton sans appel, je décrète que dorénavant c'est moi, et uniquement moi, qui laverai leur corps.
S'ils sont surpris, je remarque néanmoins cette petite lueur lubrique dans leur regard. Manu accepte à la condition qu'il reste le seul à laver et soigner mon corps.
– Tu veux dire mon cul, je suppose. Car le reste de mon anatomie n'a aucune raison de devoir être soigné.
– Je confirme. Je tiens à examiner et cajoler moi-même ton petit anus bien rouge et bien souple, confirme Manu.
– Pour nous permettre de mieux le butiner, je suppose, dit Yves. A cette condition Manu, je veux bien que ce soit toi, et uniquement toi, qui s'en occupe : tu nous le maintiens en parfait état d'enculades !
Un long débat s'ensuit gaiement pour déterminer ce qui pourrait rendre mon petit cul en état d'être davantage sodomisé, plusieurs fois par jour : est-ce la manière dont chacun m'encule ? Est-ce l'intensité de leurs enculades ? Est-ce la fréquence de possession de mes fesses ? Les angles d'attaque ? La longue répétition sans répit de phallus en moi ? Mon propre comportement d'affamé de coït anal ? Les postures que nous prenons tous les cinq ensemble ?
Tout en débattant, je lave chacun de mes ardents amis dont le sexe, autant que le mien, se tend à nouveau d'idées lubriques. Je prends grand plaisir à passer mes mains sur leur peau, leur torse, leur ventre, leurs cuisses, le visage à hauteur de leur verge gonflée et de leurs belles couilles qui balancent. Je prends un immense plaisir à savonner longuement leurs bourses et leur pénis décalotté, autant pour l'hygiène que pour le plaisir de les avoir bien en main et de les masser.
Pétrir leurs fesses est un régal que je limite. Si je passe deux fois dans chacune de leur raie inter-fessière, je suis conscient qu'éveiller leur désir anal serait particulièrement sadique, eux qui ne devraient pas être possédé avant la fin de notre merveilleux séjour.
En revanche je suis ravi de me pencher en avant en exposant mon anus pour que Manu le nettoie. Un anus qu'ils ont si bien butiné ! Je sens les quatre regards focalisés sur mon petit trou que Manu doigte, savonne, rince, puis enduit de crème. Cette indécence absolue, cette soumission anale totale, me fait bander à bloc. Quand l'affaire est finie et que je me redresse, je suis fou de joie de constater que nos cinq braquemards sont tous tendus les uns vers les autres.
Pour les remercier de leur attrait indéniable envers mon petit cul, je me penche et suçote à nouveau chacun de mes ardents avec une savante suavité.
C'est en totale érection que nous déjeunons joyeusement. Ludo qui vient déposer de la nourriture est ravi de constater notre état de contentement.
– On dirait que ça se passe très bien entre vous ! s'esclaffe-t-il.
– On peut le dire, réponds-je. Et les autres féaux, comment ça se passe pour eux ?
– Tout à l'air de se dérouler normalement pour une bonne bande de pédés nus ! Même si, je sais que je suis partial en disant cela, c'est comme prévu ici que l'ambiance est la plus chaude et la plus chaleureuse !
– Comment cela « comme prévu » ? demande-je.
– C'est un pari que nous avons fait entre nous. C'est pour cela que j'ai tenu à être votre référent. Vous êtes les plus mignons et les plus débridés ! Nous nous doutions que ce serait ici que cela copulerait le plus librement, le plus follement.
– Si tu le dis… En tous cas j'espère que les autres féaux sont tout aussi respectés que moi dans leur intégrité coïtale ! J'espère qu'aucun ardent n'abuse de son féal !
– Ne t'inquiète pas pour eux. Chaque groupe trouve son équilibre. Le vôtre rayonne de plus de salacité, c'est tout.
Ludo reste pour boire un café tout en discutant. Yves lui raconte tout : notre nuit, notre réveil, notre toilette, les accords explicites ou implicites passés. Au fur et à mesure des révélations, il me regarde de plus en plus intensément sans que je n'arrive à lire ce qu'il pense. Et très vite c'est son sexe qui est le plus bandé.
Je m'interroge vraiment sur la signification de son excitation. C'est que je l'apprécie bien, Ludo, et qu'il semble aussi être particulièrement attiré par moi. Ce n'est pas que je refuserais de m'envoyer à l'air avec lui, le grand costaud musclé et velu, mais il se trouve que ce n'est pas la règle du jeu. Sans compter que lui et ses potes quinquagénaires affirment régulièrement n'aimer copuler qu'avec des hommes de leur âge.
Après son départ nous vaquons à nos occupations. Je réalise que l'avantage du féal est qu'il est dispensé de corvée. Ce sont les autres qui s'occupent de la cuisine, de nettoyer notre abri, de laver les draps tâchés de nos exultations qui en ont bien besoin.
J'en profite pour aller me promener, seul.
Sans m'en rendre compte je me dirige vers la grande tente du deuxième groupe. Au loin je vois trois comparses nus qui ont l'air de s'amuser ensemble. Ils s'arrêtent quand ils remarquent mon approche. Aussitôt l'un d'entre eux vient à ma rencontre. Je le reconnais comme il m'a reconnu. C'est Karim, leur féal.
Nous nous prenons spontanément dans les bras en nous enlaçant longuement, sans gêne pour nos virilités qui se frottent l'une contre l'autre. Puis nous reculons nos visages, ventres toujours en contact, et nous nous scrutons avec un mélange de prévenance et d'inquiétude.
– Ça va, toi ? me demande-t-il.
– J'avoue que pour moi c'est divin. Et toi ?
– Je ne sais pas trop comment te dire… J'ai eu beaucoup de mal à accepter, au départ. Et puis je m'habitue. En réalité, à toi je peux le confier, depuis hier soir je commence vraiment à apprécier.
– Exactement le même cheminement pour moi ! D'abord la honte de n'être que leur trou à bite. Puis un plaisir total à être au centre de toutes leurs attentions.
– C'est ça ! Ce qui est génial c'est qu'ils sont tous adorables avec moi ! Et qu'ils sont tous super attentionnés à mon égard. C'est un peu egocentrique, mais c'est cool !
– Egocentrique, avec nos petits culs au centre de leur intérêt, quand même ! m'esclaffe-je.
– Exactement ! répond-t-il en éclatant de rire. Qu'est-ce que je prends dans le cul !
– Qu'est-ce que c'est bon ! clamons-nous d‘une seule voix avant d'éclater de rire.
– Je ne pensais pas que j'aimerais autant cela, me faire enculer en boucle par plusieurs gars ! dit-il.
– Surtout qu'ils font ça merveilleusement bien ! Si tous les mecs qui m'ont enculé jusqu'à présent l'avaient fait aussi bien, je serais au paradis !
– C'est clair !
– Et puis, je ne sais pas trop pour toi, mais moi j'avoue que savoir que trois beaux gosses me regardent en bandant pendant qu'un autre est en train de me baiser, ça me rend fou de bonheur !
– Oui. C'est aussi le sentiment que j'ai. Je trouve cela libératoire… Être au centre du jeu, au centre des regards, au centre des attentions.
– Libératoire ou jubilatoire ?
– Jubilatoire, tu as raison, conclut-il.
Nous bavardons encore quelques instants avant de nous résoudre à nous séparer. Au moment de nous quitter Karim se colle contre moi.
– Je peux ? demande-t-il.
Mais sans attendre ma réponse, ses lèvres se collent aux miennes et sa langue pénètre ma bouche.
Je suis d'autant plus heureux de répondre à son baiser que je réalise que je n'ai embrassé aucun de mes ardents ainsi, malgré l'affection sincère que je leur porte. Certes nous nous sommes roulé des pelles intenses. Mais c'était en plein milieu d'une copulation. Pas comme maintenant : librement, suavement, fraternellement.
Tout en me regardant et en dégustant ma bouche avec sa langue, les mains de mon camarade féal viennent pétrir mes fesses. Je pose les miennes sur son joli petit cul aussi ravagé que le mien.
Quand son majeur perce sans difficulté ni douleur mon anus, je lui rends la pareille. Je constate combien sa rosette est souple, détendue, ouverte. Et je réalise que la mienne est dans le même état.
Nous nous esclaffons, bouche contre bouche, sans cesser d'explorer tactilement notre conduit.
Pourtant les meilleures choses ont une fin. Nous retirons nos doigts et écartons nos lèvres.
– Merci pour cette caresse anale, dis-je, amusé. En visitant ton petit trou, je réalise mieux dans quel état est le mien !
– Tu m'ôtes les mots de la bouche !
– Non. J'ai ôté ma langue de ta bouche ! Et mon doigt de ton cul !
– Tu crois qu'ils vont encore nous l'ouvrir davantage ? me demande-t-il en riant.
– Je ne pense pas. A mon avis on est au max de la détente anale ! Sauf à être fisté, mais ça, pas question !
– Qu'ils essayent et ils prennent mon poing dans la gueule !
Nous nous quittons, le cœur et le corps joyeux, l'âme apaisée d'avoir pu partager ce que nous ressentons l'un comme l'autre.
Je retrouve mes ardents pour filer nous baigner. Nous nageons longuement avant de jouer avec un ballon. Nous déjeunons sur place puis jouons encore, nous réjouissant de voir nos épidermes luisant de sueur, nos couilles et nos verges balancer en tous sens, nos muscles s'activer, nos corps se heurter et se frotter les uns contre les autres.
Nous nous donnons tellement à nos activités physiques que nous finissons par nous effondrer sur nos serviettes posées dans l'herbe, à l'ombre de grands arbres feuillus.
Le sommeil nous prend les uns après les autres. Fred et Manu m'encadrent, chacun ayant posé son bras sur mon ventre. Je me sens merveilleusement bien entre eux deux. Leur contact moelleux, et leurs doigts qui viennent régulièrement palper mon sexe, me met dans un état de totale félicité.
Comme souvent les idées lubriques abondent dans mon sommeil léger. Je revis certains regards de mes ardents, certaines caresses, certaines manières de me toucher, de me baiser. Et peu à peu les choses deviennent clairs dans mon esprit.
Nous sommes un groupe, certes, qui aimons copuler tous ensemble, ardemment et le plus impudiquement possible. Mais pour autant, chacun a sa personnalité. Chacun a ses préférences, ses propres désirs exprimés ou enfouis, ses pulsions particulières.
Mon rôle de féal n'est-il pas autant de les satisfaire tous ensemble que chacun séparément ?
C'est le regard emmouraché de Fred sur moi qui me réveille. A la seconde où j'ai les yeux ouverts je lis une immense tendresse de sa part. Tendresse marquée par sa main qui enserre mon sexe bandé. Tendresse marquée par les gluances que son gland gorgé de sang a déposé sur la peau de mon flanc. C'est vrai qu'il est beau ! C'est vrai qu'il est si gentil dans ses attentions discrètes, le Frédo !
J'élève ma main pour la reposer derrière son cou afin d'attirer son visage contre le mien. L'embrasser me fait frémir de bonheur. Chez lui, cela déclenche une longue coulure d'une épaisse semence qui sort de son gland brillant et s'épanche sur ma peau.
Nos langues s'enroulent et se régalent l'une de l'autre. Notre baiser est tendre et passionné. Un baiser d'amoureux. Un baiser de mecs en rut et en soif d'amour !
Quand je réalise que je mouille maintenant autant que lui, je romps notre caresse buccale. Je regarde autour de nous. Les trois autres dorment. Manu ronfle même doucement. Je les trouve tous si beaux ! Manu plus que les autres, qui fait toujours vibrer mon sexe.
Je fais signe à Fred de se lever en silence. A peine sommes-nous debout que nous nous roulons une nouvelle pelle gourmande, nos braquemarts baveux écrasés entre nos ventres. Notre excitation est totale.
Nous nous éloignons lentement en nous arrêtant tous les dix pas pour nous embrasser encore. Nous nous enfonçons dans le sous-bois, heureux d'avoir toujours aux pieds nos chaussures de sport pour seul vêtement.
Nos mains cherchent en permanence à palper, caresser, pétrir les chairs amies. Elles sont rapidement moites de nos semences qui ne cessent de couler et de se répandre sur nos épidermes chauds. Nous nous les léchons avec salacité en nous noyant dans les yeux amants, nous réjouissant de la saveur mâle en bouche.
Et puis Fred finit par se pencher pour boire à ma source. Il suce mon gland, récolte mon miel, le partage avec moi en bouche avant de retourner me lécher et suçoter mon bonbon.
Très vite je réalise que je ne tiendrais pas longtemps ainsi. Je m'éloigne donc et l'entraine plus loin. Mais il replonge ses lèvres sur mon sexe pour stopper mon avancée, ce qui me fait rire. Je me moque de sa posture, lui qui avance penché en avant, bouche ouverte pour avaler ma virilité en joie. Je claque ses fesses. Je lui refuse ses douceurs. Je le laisse espérer encore.
Et puis je remarque un endroit de rêve, non loin de l'eau, ombragé. Une zone herbue, une lourde branche d'arbre à l'horizontale.
Je l'y entraine. Je l'adosse à la branche. Je l'embrasse. Je lui souffle :
– Ne me fais pas jouir. Je dois en garder pour les autres. Abandonne-toi dans moi.
Je lis une vague de colère à l'idée de devoir me partager. Puis une vague de frustration. Et enfin un tsunami d'acceptation. Fred écarte les jambes, avance son bassin, met ses bras en croix le long de la branche.
D'abord j'admire sa beauté virile, sa complète soumission. Il s'offre à moi, sans défense. Je me dois d'être à la hauteur de son désir !
Je commence donc par m'agenouiller et lécher longuement ses couilles tout en dégustant son précum qui coule en abondance. Mon ardent se laisse complètement aller, m'observant en gémissant doucement.
Je lèche ses couilles puis sa racine, le faisant mouiller encore plus. Il regarde son gland qui coule, me supplie du regard de le mettre en bouche. Mais non, pas maintenant, pas trop vite ! Ce sont ses tétons dont je m'empare pour les dévorer et le faire couiner comme un fou !
Je crève d'envie de lécher sa raie, de percer son anus du bout de ma langue mais je dois me retenir ! Alors je lèche son cou, ses lèvres, encore ses tétons. Je caresse son torse, ses épaules, son ventre. Je redescends lécher ses couilles en ébullition, de plus en plus lourdes, et encore sa racine tout en pétrissant ses fesses et ses cuisses.
Je suis son féal. Je suis au service de son plaisir. Je dois lui en offrir plus qu'il n'en a jamais ressenti !
Il grogne son besoin d'être sucé. Dans ses yeux je lis l'ordre de prolonger la séquence. Alors je continue à lécher et à téter ; tant pis pour ce bon jus qui ne cesse de couler ! Et je pétris sa peau, la caresse, la choie.
Brusquement ses mains abandonnent la branche pour s'emparer de mon visage et empaler ma bouche sur son sexe détrempé. Même si je manque de m'étouffer, j'éructe de joie, déguste son nectar et le pompe légèrement jusqu'au moment où ses mains lâchent ma tête pour s'accrocher à nouveau à la branche.
Tête en arrière, regard vers le ciel, il me crie :
– Finis-moi !
J'exulte ! Mais je ne compte pas le faire jouir comme il l'entend, dans ma gorge. Je sors sa queue de ma bouche et entreprends de le lécher partout avec ardeur : son gland, son frein, sa hampe, ses couilles.
Il m'enjoint encore de le sucer.
Je le lèche plus intensément encore.
Et finalement je ressens une immense fierté à voir ses couilles remonter brusquement, son dard se contracter, sa bruyante inspiration s'arrêter net. J'attrape son phallus et le dirige vers mon visage, bouche ouverte.
Le temps semble suspendu. J'entends un oiseau piailler, sans doute jaloux de ce que j'offre à mon ardent. Et d'un coup il éjacule en criant, emplissant ma bouche de son sperme abondant, aspergeant mon visage de multiples répliques, s'accrochant à sa branche en arquant son tronc comme pour mieux s'unir à moi.
Je suis heureux. Je reste à le caresser doucement tandis qu'il se remet de son orgasme. Je déguste son miel, respire à plein nez son parfum mâle fait d'un mélange de sperme et de sueur, que j'aime tant.
Qu'il est beau, sonné par son plaisir, si puissant et si fragile à la fois !
J'attends qu'il rouvre les yeux et qu'il m'offre le plus beau des sourires pour sucer son gland et nettoyer son sexe à grands coups de langue gourmande. Il attend d'être tout propre pour me faire me relever et lécher mon visage pour le rendre lui aussi décent, multipliant les baisers savoureux.
– Tu as aimé ? finis-je par lui demander.
– Jamais je n'ai ressenti quelque chose d'aussi fort ! Comment as-tu réussi à me faire cela ? Jouir sans pression buccale ou anale sur ma queue !
– Tu as triché. Tu m'as obligé à te sucer ! Ton éjac s'est déclenchée juste après.
– Purée que c'était bon !
– Tu aimerais que je recommence ?
– Oh que oui ! Tu peux me lécher comme cela aussi souvent que tu veux !
– Alors je recommencerai ! Et je réussirai à te faire jouir sans succion, juste en te léchant !
– Oh fatche de con ! Cela va être l'enfer ! Cela va être le paradis !
Je mets mes ardents camarades en feu, les emmenant au bord de l'extase pour les y laisser là à réfréner douloureusement leurs explosions de plaisir. Thierry est le premier à me supplier de le faire jouir, peu lui importe comment. Il est donc celui qui devra le plus se retenir !
Fred entame un geste masturbatoire que je chasse d'une claque trop sévère. Je dois rappeler les règles, mes règles. Je dois m'imposer :
– Les gars c'est moi qui décide, pas vous ! D'accord mon cul est à vous, et vous me l'avez magnifiquement massacré hier. Mais tant que je ne vous ai pas autorisé à m'enculer, c'est moi le maître de votre plaisir. C'est cela mon rôle de féal ! Rassasier votre besoin coïtal. Soumettre mon corps à vos pulsions. Vous faire jouir dès que vos petites couilles de pédés se gonflent de votre bon sperme. Mais quand je le décide, et comme je le décide. Est-ce clair ? Je suis votre féal. Pas votre esclave !
Avec quel ton ai-je affirmé cela ? Aucun ne réplique. Tous se soumettent. Tous décident passivement de me confier leur besoin sexuel.
Alors à nouveau, passionnément, je lèche et je suce leur sexe. Je me sens terriblement animal à me repaitre de leur corps, goulûment, comme si j'étais assoiffé de queues alors que depuis deux jours j'en ai eu plus que mon compte !
Passant d'un corps resté suspendu au bord de l'orgasme à un autre, je me demande si je saurais à nouveau un jour me contenter d'un seul partenaire sexuel. Rien qu'à l'idée de n'avoir plus qu'un corps à portée de bouche je me lance dans des tétées sauvages de tous les tétons.
Mes ardents se serrent de plus en plus les uns contre les autres, comme pour se fondre en un seul corps en feu, leurs sexes secoués de spasmes et dégorgeant de bon miel mâle. Je n'ai faim que de leur corps, de leur pine, de leurs couilles, de leurs tétons. Parfois de leurs lèvres, mais ils apprécient tant la saveur masculine qui recouvre les miennes que je ne veux pas leur faire ce plaisir.
Je suis conscient de ma mesquinerie : au fond de moi je me venge d'avoir été désigné féal. Je me venge du désespoir et de la honte que j'ai ressenti à être l'enculé permanent de nos vacances. Je me venge du plaisir anal que chacun m'a offert et que je n'ai pas pu cacher aux autres quand ils m'admiraient en train de prendre mon pied.
Tout en maintenant chacun au bord du précipice éjaculatoire en leur faisant des gorges profondes, je m'enfonce dans mon introspection. Je réalise que la part la plus perverse de moi fait tout pour les inciter, à leur tour, plus tard, à me rendre la monnaie de ma pièce en me sodomisant encore mieux et plus longtemps que ce qu'ils ont su jusqu'à présent faire ! Et Dieu qu'ils m'ont déjà impérialement enculé !
Dès que mes lèvres ou ma langue touche un gland elles, sont recouvertes de leur sperme qui coule en continue. Quatre superbes phallus décalottés qui coulent d'un filet séminal épais, émettant un parfum qui me rend fou. Quel spectacle de folie ! Un spectacle gourmand, superbe, délicieux.
Que je décide brusquement de stopper net, mû par la conviction inconsciente qu'ils vont tous décharger au prochain contact de ma bouche sur leur sexe.
Je bondis en arrière et quitte le lit. Aussitôt ils hurlent, ils s'énervent, ils râlent !
– Tu ne peux pas nous laisser dans cet état ! Fais-nous jouir ! Finis-nous !
Que répondre à cela ? Rien. Je suis un salaud. Et j'en suis heureux.
Je me retourne donc, me penche en avant, écarte mes fesses et leur expose mon anus.
Que voient-ils ? Dans quel état est-il ? Les revendications s'arrêtent net. Plus personne ne parle.
– J'ai très envie de pisser. Et vous devez me laver le corps. Allez les hommes : debout !
Je remarque alors ce que je n'avais sans doute pas voulu voir, pris par ma passion gloutonne : leur peau est maculée de traces de mon sperme qui coulait autant que le leur pendant que je les dégustais !
Debout les uns en face des autres, nous sommes dans le même état d'excitation extrême, la queue raide qui se tend sporadiquement et qui coule en continu.
Nous nous enlaçons sous la douche. J'hésite. Je lis leurs suppliques silencieuses. Ils sont si beaux ! Comment résister ?
C'est un par un que je les fais jouir au fond de ma gorge, avalant avidement une énorme quantité de sperme qui manque de m'étouffer à chaque éjaculation et que je garde, rien que pour moi.
Une fois les bourses vidées et libérées, ils s'agenouillent face à moi et me lèchent le sexe avec avidité. Aucun ne suce. A quatre ils lapent la peau de mes couilles et de ma bite en feu. C'est merveilleux ! C'est un terrible supplice ! Faites pression sur ma queue ! Je veux jouir !
Et finalement après d'épouvantables autant que merveilleuses minutes de lèche, je décharge brusquement, sans aucune pression, libérant sur leurs visages extatiques le fruit de ma passion pour leurs corps et pour nos copulations communes.
Peu après, alors que Manu me mouille et m'aide à me laver, j'arrête Thierry qui est en train de se savonner. D'un ton sans appel, je décrète que dorénavant c'est moi, et uniquement moi, qui laverai leur corps.
S'ils sont surpris, je remarque néanmoins cette petite lueur lubrique dans leur regard. Manu accepte à la condition qu'il reste le seul à laver et soigner mon corps.
– Tu veux dire mon cul, je suppose. Car le reste de mon anatomie n'a aucune raison de devoir être soigné.
– Je confirme. Je tiens à examiner et cajoler moi-même ton petit anus bien rouge et bien souple, confirme Manu.
– Pour nous permettre de mieux le butiner, je suppose, dit Yves. A cette condition Manu, je veux bien que ce soit toi, et uniquement toi, qui s'en occupe : tu nous le maintiens en parfait état d'enculades !
Un long débat s'ensuit gaiement pour déterminer ce qui pourrait rendre mon petit cul en état d'être davantage sodomisé, plusieurs fois par jour : est-ce la manière dont chacun m'encule ? Est-ce l'intensité de leurs enculades ? Est-ce la fréquence de possession de mes fesses ? Les angles d'attaque ? La longue répétition sans répit de phallus en moi ? Mon propre comportement d'affamé de coït anal ? Les postures que nous prenons tous les cinq ensemble ?
Tout en débattant, je lave chacun de mes ardents amis dont le sexe, autant que le mien, se tend à nouveau d'idées lubriques. Je prends grand plaisir à passer mes mains sur leur peau, leur torse, leur ventre, leurs cuisses, le visage à hauteur de leur verge gonflée et de leurs belles couilles qui balancent. Je prends un immense plaisir à savonner longuement leurs bourses et leur pénis décalotté, autant pour l'hygiène que pour le plaisir de les avoir bien en main et de les masser.
Pétrir leurs fesses est un régal que je limite. Si je passe deux fois dans chacune de leur raie inter-fessière, je suis conscient qu'éveiller leur désir anal serait particulièrement sadique, eux qui ne devraient pas être possédé avant la fin de notre merveilleux séjour.
En revanche je suis ravi de me pencher en avant en exposant mon anus pour que Manu le nettoie. Un anus qu'ils ont si bien butiné ! Je sens les quatre regards focalisés sur mon petit trou que Manu doigte, savonne, rince, puis enduit de crème. Cette indécence absolue, cette soumission anale totale, me fait bander à bloc. Quand l'affaire est finie et que je me redresse, je suis fou de joie de constater que nos cinq braquemards sont tous tendus les uns vers les autres.
Pour les remercier de leur attrait indéniable envers mon petit cul, je me penche et suçote à nouveau chacun de mes ardents avec une savante suavité.
C'est en totale érection que nous déjeunons joyeusement. Ludo qui vient déposer de la nourriture est ravi de constater notre état de contentement.
– On dirait que ça se passe très bien entre vous ! s'esclaffe-t-il.
– On peut le dire, réponds-je. Et les autres féaux, comment ça se passe pour eux ?
– Tout à l'air de se dérouler normalement pour une bonne bande de pédés nus ! Même si, je sais que je suis partial en disant cela, c'est comme prévu ici que l'ambiance est la plus chaude et la plus chaleureuse !
– Comment cela « comme prévu » ? demande-je.
– C'est un pari que nous avons fait entre nous. C'est pour cela que j'ai tenu à être votre référent. Vous êtes les plus mignons et les plus débridés ! Nous nous doutions que ce serait ici que cela copulerait le plus librement, le plus follement.
– Si tu le dis… En tous cas j'espère que les autres féaux sont tout aussi respectés que moi dans leur intégrité coïtale ! J'espère qu'aucun ardent n'abuse de son féal !
– Ne t'inquiète pas pour eux. Chaque groupe trouve son équilibre. Le vôtre rayonne de plus de salacité, c'est tout.
Ludo reste pour boire un café tout en discutant. Yves lui raconte tout : notre nuit, notre réveil, notre toilette, les accords explicites ou implicites passés. Au fur et à mesure des révélations, il me regarde de plus en plus intensément sans que je n'arrive à lire ce qu'il pense. Et très vite c'est son sexe qui est le plus bandé.
Je m'interroge vraiment sur la signification de son excitation. C'est que je l'apprécie bien, Ludo, et qu'il semble aussi être particulièrement attiré par moi. Ce n'est pas que je refuserais de m'envoyer à l'air avec lui, le grand costaud musclé et velu, mais il se trouve que ce n'est pas la règle du jeu. Sans compter que lui et ses potes quinquagénaires affirment régulièrement n'aimer copuler qu'avec des hommes de leur âge.
Après son départ nous vaquons à nos occupations. Je réalise que l'avantage du féal est qu'il est dispensé de corvée. Ce sont les autres qui s'occupent de la cuisine, de nettoyer notre abri, de laver les draps tâchés de nos exultations qui en ont bien besoin.
J'en profite pour aller me promener, seul.
Sans m'en rendre compte je me dirige vers la grande tente du deuxième groupe. Au loin je vois trois comparses nus qui ont l'air de s'amuser ensemble. Ils s'arrêtent quand ils remarquent mon approche. Aussitôt l'un d'entre eux vient à ma rencontre. Je le reconnais comme il m'a reconnu. C'est Karim, leur féal.
Nous nous prenons spontanément dans les bras en nous enlaçant longuement, sans gêne pour nos virilités qui se frottent l'une contre l'autre. Puis nous reculons nos visages, ventres toujours en contact, et nous nous scrutons avec un mélange de prévenance et d'inquiétude.
– Ça va, toi ? me demande-t-il.
– J'avoue que pour moi c'est divin. Et toi ?
– Je ne sais pas trop comment te dire… J'ai eu beaucoup de mal à accepter, au départ. Et puis je m'habitue. En réalité, à toi je peux le confier, depuis hier soir je commence vraiment à apprécier.
– Exactement le même cheminement pour moi ! D'abord la honte de n'être que leur trou à bite. Puis un plaisir total à être au centre de toutes leurs attentions.
– C'est ça ! Ce qui est génial c'est qu'ils sont tous adorables avec moi ! Et qu'ils sont tous super attentionnés à mon égard. C'est un peu egocentrique, mais c'est cool !
– Egocentrique, avec nos petits culs au centre de leur intérêt, quand même ! m'esclaffe-je.
– Exactement ! répond-t-il en éclatant de rire. Qu'est-ce que je prends dans le cul !
– Qu'est-ce que c'est bon ! clamons-nous d‘une seule voix avant d'éclater de rire.
– Je ne pensais pas que j'aimerais autant cela, me faire enculer en boucle par plusieurs gars ! dit-il.
– Surtout qu'ils font ça merveilleusement bien ! Si tous les mecs qui m'ont enculé jusqu'à présent l'avaient fait aussi bien, je serais au paradis !
– C'est clair !
– Et puis, je ne sais pas trop pour toi, mais moi j'avoue que savoir que trois beaux gosses me regardent en bandant pendant qu'un autre est en train de me baiser, ça me rend fou de bonheur !
– Oui. C'est aussi le sentiment que j'ai. Je trouve cela libératoire… Être au centre du jeu, au centre des regards, au centre des attentions.
– Libératoire ou jubilatoire ?
– Jubilatoire, tu as raison, conclut-il.
Nous bavardons encore quelques instants avant de nous résoudre à nous séparer. Au moment de nous quitter Karim se colle contre moi.
– Je peux ? demande-t-il.
Mais sans attendre ma réponse, ses lèvres se collent aux miennes et sa langue pénètre ma bouche.
Je suis d'autant plus heureux de répondre à son baiser que je réalise que je n'ai embrassé aucun de mes ardents ainsi, malgré l'affection sincère que je leur porte. Certes nous nous sommes roulé des pelles intenses. Mais c'était en plein milieu d'une copulation. Pas comme maintenant : librement, suavement, fraternellement.
Tout en me regardant et en dégustant ma bouche avec sa langue, les mains de mon camarade féal viennent pétrir mes fesses. Je pose les miennes sur son joli petit cul aussi ravagé que le mien.
Quand son majeur perce sans difficulté ni douleur mon anus, je lui rends la pareille. Je constate combien sa rosette est souple, détendue, ouverte. Et je réalise que la mienne est dans le même état.
Nous nous esclaffons, bouche contre bouche, sans cesser d'explorer tactilement notre conduit.
Pourtant les meilleures choses ont une fin. Nous retirons nos doigts et écartons nos lèvres.
– Merci pour cette caresse anale, dis-je, amusé. En visitant ton petit trou, je réalise mieux dans quel état est le mien !
– Tu m'ôtes les mots de la bouche !
– Non. J'ai ôté ma langue de ta bouche ! Et mon doigt de ton cul !
– Tu crois qu'ils vont encore nous l'ouvrir davantage ? me demande-t-il en riant.
– Je ne pense pas. A mon avis on est au max de la détente anale ! Sauf à être fisté, mais ça, pas question !
– Qu'ils essayent et ils prennent mon poing dans la gueule !
Nous nous quittons, le cœur et le corps joyeux, l'âme apaisée d'avoir pu partager ce que nous ressentons l'un comme l'autre.
Je retrouve mes ardents pour filer nous baigner. Nous nageons longuement avant de jouer avec un ballon. Nous déjeunons sur place puis jouons encore, nous réjouissant de voir nos épidermes luisant de sueur, nos couilles et nos verges balancer en tous sens, nos muscles s'activer, nos corps se heurter et se frotter les uns contre les autres.
Nous nous donnons tellement à nos activités physiques que nous finissons par nous effondrer sur nos serviettes posées dans l'herbe, à l'ombre de grands arbres feuillus.
Le sommeil nous prend les uns après les autres. Fred et Manu m'encadrent, chacun ayant posé son bras sur mon ventre. Je me sens merveilleusement bien entre eux deux. Leur contact moelleux, et leurs doigts qui viennent régulièrement palper mon sexe, me met dans un état de totale félicité.
Comme souvent les idées lubriques abondent dans mon sommeil léger. Je revis certains regards de mes ardents, certaines caresses, certaines manières de me toucher, de me baiser. Et peu à peu les choses deviennent clairs dans mon esprit.
Nous sommes un groupe, certes, qui aimons copuler tous ensemble, ardemment et le plus impudiquement possible. Mais pour autant, chacun a sa personnalité. Chacun a ses préférences, ses propres désirs exprimés ou enfouis, ses pulsions particulières.
Mon rôle de féal n'est-il pas autant de les satisfaire tous ensemble que chacun séparément ?
C'est le regard emmouraché de Fred sur moi qui me réveille. A la seconde où j'ai les yeux ouverts je lis une immense tendresse de sa part. Tendresse marquée par sa main qui enserre mon sexe bandé. Tendresse marquée par les gluances que son gland gorgé de sang a déposé sur la peau de mon flanc. C'est vrai qu'il est beau ! C'est vrai qu'il est si gentil dans ses attentions discrètes, le Frédo !
J'élève ma main pour la reposer derrière son cou afin d'attirer son visage contre le mien. L'embrasser me fait frémir de bonheur. Chez lui, cela déclenche une longue coulure d'une épaisse semence qui sort de son gland brillant et s'épanche sur ma peau.
Nos langues s'enroulent et se régalent l'une de l'autre. Notre baiser est tendre et passionné. Un baiser d'amoureux. Un baiser de mecs en rut et en soif d'amour !
Quand je réalise que je mouille maintenant autant que lui, je romps notre caresse buccale. Je regarde autour de nous. Les trois autres dorment. Manu ronfle même doucement. Je les trouve tous si beaux ! Manu plus que les autres, qui fait toujours vibrer mon sexe.
Je fais signe à Fred de se lever en silence. A peine sommes-nous debout que nous nous roulons une nouvelle pelle gourmande, nos braquemarts baveux écrasés entre nos ventres. Notre excitation est totale.
Nous nous éloignons lentement en nous arrêtant tous les dix pas pour nous embrasser encore. Nous nous enfonçons dans le sous-bois, heureux d'avoir toujours aux pieds nos chaussures de sport pour seul vêtement.
Nos mains cherchent en permanence à palper, caresser, pétrir les chairs amies. Elles sont rapidement moites de nos semences qui ne cessent de couler et de se répandre sur nos épidermes chauds. Nous nous les léchons avec salacité en nous noyant dans les yeux amants, nous réjouissant de la saveur mâle en bouche.
Et puis Fred finit par se pencher pour boire à ma source. Il suce mon gland, récolte mon miel, le partage avec moi en bouche avant de retourner me lécher et suçoter mon bonbon.
Très vite je réalise que je ne tiendrais pas longtemps ainsi. Je m'éloigne donc et l'entraine plus loin. Mais il replonge ses lèvres sur mon sexe pour stopper mon avancée, ce qui me fait rire. Je me moque de sa posture, lui qui avance penché en avant, bouche ouverte pour avaler ma virilité en joie. Je claque ses fesses. Je lui refuse ses douceurs. Je le laisse espérer encore.
Et puis je remarque un endroit de rêve, non loin de l'eau, ombragé. Une zone herbue, une lourde branche d'arbre à l'horizontale.
Je l'y entraine. Je l'adosse à la branche. Je l'embrasse. Je lui souffle :
– Ne me fais pas jouir. Je dois en garder pour les autres. Abandonne-toi dans moi.
Je lis une vague de colère à l'idée de devoir me partager. Puis une vague de frustration. Et enfin un tsunami d'acceptation. Fred écarte les jambes, avance son bassin, met ses bras en croix le long de la branche.
D'abord j'admire sa beauté virile, sa complète soumission. Il s'offre à moi, sans défense. Je me dois d'être à la hauteur de son désir !
Je commence donc par m'agenouiller et lécher longuement ses couilles tout en dégustant son précum qui coule en abondance. Mon ardent se laisse complètement aller, m'observant en gémissant doucement.
Je lèche ses couilles puis sa racine, le faisant mouiller encore plus. Il regarde son gland qui coule, me supplie du regard de le mettre en bouche. Mais non, pas maintenant, pas trop vite ! Ce sont ses tétons dont je m'empare pour les dévorer et le faire couiner comme un fou !
Je crève d'envie de lécher sa raie, de percer son anus du bout de ma langue mais je dois me retenir ! Alors je lèche son cou, ses lèvres, encore ses tétons. Je caresse son torse, ses épaules, son ventre. Je redescends lécher ses couilles en ébullition, de plus en plus lourdes, et encore sa racine tout en pétrissant ses fesses et ses cuisses.
Je suis son féal. Je suis au service de son plaisir. Je dois lui en offrir plus qu'il n'en a jamais ressenti !
Il grogne son besoin d'être sucé. Dans ses yeux je lis l'ordre de prolonger la séquence. Alors je continue à lécher et à téter ; tant pis pour ce bon jus qui ne cesse de couler ! Et je pétris sa peau, la caresse, la choie.
Brusquement ses mains abandonnent la branche pour s'emparer de mon visage et empaler ma bouche sur son sexe détrempé. Même si je manque de m'étouffer, j'éructe de joie, déguste son nectar et le pompe légèrement jusqu'au moment où ses mains lâchent ma tête pour s'accrocher à nouveau à la branche.
Tête en arrière, regard vers le ciel, il me crie :
– Finis-moi !
J'exulte ! Mais je ne compte pas le faire jouir comme il l'entend, dans ma gorge. Je sors sa queue de ma bouche et entreprends de le lécher partout avec ardeur : son gland, son frein, sa hampe, ses couilles.
Il m'enjoint encore de le sucer.
Je le lèche plus intensément encore.
Et finalement je ressens une immense fierté à voir ses couilles remonter brusquement, son dard se contracter, sa bruyante inspiration s'arrêter net. J'attrape son phallus et le dirige vers mon visage, bouche ouverte.
Le temps semble suspendu. J'entends un oiseau piailler, sans doute jaloux de ce que j'offre à mon ardent. Et d'un coup il éjacule en criant, emplissant ma bouche de son sperme abondant, aspergeant mon visage de multiples répliques, s'accrochant à sa branche en arquant son tronc comme pour mieux s'unir à moi.
Je suis heureux. Je reste à le caresser doucement tandis qu'il se remet de son orgasme. Je déguste son miel, respire à plein nez son parfum mâle fait d'un mélange de sperme et de sueur, que j'aime tant.
Qu'il est beau, sonné par son plaisir, si puissant et si fragile à la fois !
J'attends qu'il rouvre les yeux et qu'il m'offre le plus beau des sourires pour sucer son gland et nettoyer son sexe à grands coups de langue gourmande. Il attend d'être tout propre pour me faire me relever et lécher mon visage pour le rendre lui aussi décent, multipliant les baisers savoureux.
– Tu as aimé ? finis-je par lui demander.
– Jamais je n'ai ressenti quelque chose d'aussi fort ! Comment as-tu réussi à me faire cela ? Jouir sans pression buccale ou anale sur ma queue !
– Tu as triché. Tu m'as obligé à te sucer ! Ton éjac s'est déclenchée juste après.
– Purée que c'était bon !
– Tu aimerais que je recommence ?
– Oh que oui ! Tu peux me lécher comme cela aussi souvent que tu veux !
– Alors je recommencerai ! Et je réussirai à te faire jouir sans succion, juste en te léchant !
– Oh fatche de con ! Cela va être l'enfer ! Cela va être le paradis !
à suivre...
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