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✦ Etrenu Le féal et les ardents XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Le féal et les ardents — Chapitre 2

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Etrenu
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Le féal et les ardents

Chapitre 2

C'est avec une boule au ventre que j'appelle le médecin pour prendre un rendez-vous pour une visite médicale en précisant qu'il m'est recommandé par Charles. Je suis tétanisé à l'idée qu'il me demande pourquoi. 
Heureusement il me demande une seconde pour vérifier sur sa liste avant de me proposer avec chaleur un rendez-vous en fin de soirée.
– J'ai un examen clinique un peu plus long que d'habitude à faire, donc c'est mieux si vous êtes mon dernier patient. Il va me falloir votre adresse électronique pour que je vous fasse parvenir une ordonnance de prise de sang et d'urine.
Nous calons cela gentiment. Sa voix douce et ses propos bienveillants m'apaisent. Il me recommande un laboratoire d'analyse lui aussi situé dans le Marais qui a l'habitude de recevoir des hommes gays faisant de la prévention. Le personnel est discret et sans jugement.
Malgré ma crainte, la salle d'attente n'est pas bondée. Un seul homme attend, qui en profite pour me reluquer allègrement. Quinze minutes plus tard j'entre dans le cabinet. Le médecin ferme la porte extérieure du cabinet pour que nous ne soyons pas dérangés. Cela ne me rassure pas.
– J'ai l'impression que vous n'avez pas l'habitude de consulter un médecin pour un sujet d'ordre sexuel, je me trompe ?
– Non. Effectivement. C'est un peu perturbant.
– C'est normal. Mais sentez-vous libre. La sexualité assumée, et sans excès est le meilleur des remèdes pour être en bonne santé ! Compris la sexualité gay qui, vous l'avez compris, n'a aucun secret pour moi.
– C'est ce que Charles m'a dit, en effet.
– L'examen médical auquel vous vous soumettez est indispensable pour vous permettre de vivre en totale liberté votre libido, qui, à votre âge, est naturellement élevée. Chacun des invités de Charles s'y soumet pour protéger les autres. C'est un engagement moral que vous prenez les uns envers les autres.
– Je suis totalement en phase avec cela !
– Et moi je trouve cela bien, courageux même, que malgré votre gêne bien naturelle vous vous y soumettiez.
– Merci.
– Alors, tout d'abord je suis désolé mais je n'ai pas pris le temps de regarder le résultat de vos analyses. Je vous propose de vous déshabiller pendant que je regarde. Acceptez-vous de vous déshabiller entièrement ?
– Oui. Bien sûr.
– Acceptez-vous que j'examine vos parties génitales et votre orifice anal ?
– J'imagine qu'il le faut.
– Certes…
Pendant que je me mets à nu, il lit le résultat de l'analyse qu'il conclut par un simple « parfait ! ». Il me fait assoir face à lui pour me prendre la tension et examiner mes yeux, ma glotte, mes oreilles. Mes couilles et mon pénis qui n'en mènent pas large reposent sur le papier du fauteuil.
Alors qu'il me fait rouvrir la bouche je fais inconsciemment une mimique d'étonnement. Il sourit et dit, tranquillement :
– Vous ne voudriez tout de même pas être privé de plaisir buccal !
– Ce serait dommage…
Il examine mes poumons puis mes réflexes en tapotant coudes et genoux. Il me fait faire des tas de mouvements physiques que j'exécute, pas bien fier de remuer mon corps nu devant lui.
L'examen attentif de mes testicules et de mon pénis qu'il décalotte et observe à la loupe après avoir projeté une forte lumière dessus ne me fait paradoxalement ni chaud ni froid. Jusqu'au moment où l'évidence d'un début d'érection me fait rougir de honte.
– Ne vous inquiétez pas, c'est normal. C'est parfaitement humain. Il n'y a pas de problème pour moi. C'est la vie !
Nos regards se croisent. Nous sourions. Je lui fais mine que non, je ne vais pas faire ce jeu de mot nul sur la vie et le vit. Il cligne des yeux en guise de remerciement. Combien de fois par jour l'entend-il ? 
Quand il me demande de mettre les pieds au sol, de me pencher en avant et d'écarter les cuisses, brusquement je n'en mène pas large.
– Ce n'est pas une position agréable, je sais. Mais c'est nécessaire. Je vais examiner votre anus et votre conduit rectal.
– Je ne suis pas d'accord, pour les passifs c'est une position agréable qui doit les exciter !
– Vous oubliez un paramètre, jeune homme, c'est le contexte. Lors d'une soirée entre amis, certes, beaucoup de gays apprécient de prendre cette position enviable qui déclenche chez eux une érection. Mais dans ce cabinet, froidement médical, je peux vous assurer que rares sont les mêmes gays passifs que cela émoustille. Très rares, même. A croire que mon charme naturel est un repoussoir…
– J'en doute. Mais j'imagine que vous ne confondez pas les genres…
– Même quand j'examine des partenaires, non, jamais ! Ne vous inquiétez pas, je vais introduire un petit tube caméra pour voir l'état de vos muqueuses internes. Regardez, c'est vraiment très fin et je le lubrifie. Vous pourrez regarder l'avancement sur l'écran, là, légèrement sur votre droite.
– J'ai déjà été pénétré par des diamètres plus gros… Pas de problème.
– Je n'ai pas à le savoir. Mais je vous le souhaite !
L'échange grivois me détend. L'intromission de sa caméra n'est pas désagréable. Il la fait pénétrer lentement tout en commentant ce que nous regardons tous deux à l'écran, moi étonné par ce que je vois, lui avec son regard professionnel.
Il prend un temps infini à explorer mon conduit, s'enfonçant de plus en plus. Je finis par oser poser la question qui me brule les lèvres :
– Vous m'en avez enfoncé combien, comme ça, dans le rectum ?
– Vingt-cinq centimètres ? Moins de trente. Au-delà ça n'a pas d'intérêt.
– Parce que vous êtes certain que je ne vais pas me prendre un membre de plus de trente centimètres ?
– Vous faites ce que vous voulez ! Mais au-delà de vingt centimètres, je déconseille ! Et vingt centimètres pas trop gros !
Une légère douleur rectale stoppe mon gloussement. Il me recommande de ne pas bouger. Mon instinct me pousse pourtant à remuer mon bassin. C'est que cette intromission est agréable !
Le médecin a la gentillesse d'essuyer entre mes fesses le gros du gel lubrifiant avant de me tendre des papiers pour que je peaufine ma toilette. Ce simple geste accentue légèrement mon excitation qu'il ne semble pas remarquer. Pourtant je trouve maintenant tout à fait agréable d'être nu devant lui, le pénis légèrement gonflé, à le regarder nettoyer, désinfecter et ranger son matériel avant de se mettre à rédiger un rapport sur son ordinateur.
Je suis encore nu, debout devant lui, quand il imprime un certificat médical qu'il me tend.
– Tout est parfait. Vous êtes paré pour vous exprimer sexuellement sans aucune réticence avec vos jeunes camarades. M'autorisez-vous à transmettre une copie du certificat à Charles ?
– Bien sûr. C'est lui que cela intéresse !
– Aïe ! Vous n'avez rien compris !
– Pardon, je corrige, c'est moi et les autres jeunes que cela intéresse !
– Ah ! C'est mieux. Effectivement, c'est pour vous et vos camarades que vous vous êtes soumis, de bonne grâce et je vous en remercie, à ce désagréable examen.
– Moins désagréable que je ne craignais…
– Apparemment… Mais c'est bien que vous restiez pudique devant un inconnu. Cela aide à ne plus l'être du tout devant des amis ! Allez, vous vous rhabillez ou bien vous rentrez chez vous dans le plus simple appareil ?
Au moment de nous quitter, en nous serrant civilement la main, il me recommande de limiter mes relations sexuelles avant mon départ, et si j'en ai, de redoubler d'attention.
— Préservatif pour toute relation anale. Pour toute relation buccale également. Vous préférez fraise ou banane ?
– Pardon ?
– Les préservatifs à dérouler sur le membre du beau gosse à qui vous allez faire une fellation, vous préférez goût fraise ou goût banane ?
– Ah ! Je… J'ai testé une ou deux fois, j'ai envie de vous répondre ni l'un ni l'autre !
– Sérieusement, éviter les fellations à cru. Ce serait dommage.
– Vous avez certainement raison. Mais mon esprit dominera-t-il mon corps ?
– Je reconnais que résister à la tentation est difficile, mais croyez-moi, avec ce que vous prépare Charles, le jeu en vaut mille fois la chandelle !
– La chandelle… De quoi parlez-vous ?
– De la même chose que vous, jeune homme dans la plénitude de ses capacités !
 
En retournant chez moi je suis totalement perturbé : pourquoi ai-je été tellement excité en étant nu devant cet homme ?
 
Pendant toute une semaine je m'abstiens de tout rapport sexuel. A part une sodomie directe d'un de mes camarades passifs très chaud du cul que je régale en le ramonant longuement, le sexe recouvert d'un préservatif. A part des masturbations quotidiennes de plus en plus nombreuses et intenses au fur et à mesure que se rapproche le départ. Mes nuits sont agitées et humides, tant je rêve de ce que je vais trouver, des beaux mecs nus que je vais pouvoir allègrement sodomiser pendant deux semaines.
 
L'heure du départ a sonné. Je suis surpris moi-même du faible contenu de mon sac. A quoi cela servirait-il d'emmener des tas de changes si je suis nu pendant deux semaines ? Je suis bien embarrassé pour choisir le peu que je prends. Mes affaires de sport sont trois fois plus volumineuses que mes vêtements !
Je décolle à l'aube. J'ai de la route. Et je veux éviter les bouchons car je sais bien que je supporterai mal le contraste entre mes perspectives charnelles et le stress des embouteillages.
Finalement la route se passe tranquillement. Plus je me rapproche des Cévennes, plus je trouve que la nature est splendide. Je croise de moins en moins de monde. Je vais vraiment dans un trou paumé, idéal pour défoncer de jolis trous de pédés !
Je ne porte sur moi qu'un débardeur et un short gris en coton à même la peau. Je suis constamment excité. Je me palpe de plus en plus au fil des kilomètres. Je remarque une tâche d'excitation sur mon entrejambe. Problème, je vais encore faire une pause dans une station. Je ne voudrais pas avoir la honte… Je libère donc mon sexe bien déployé tout en descendant légèrement mon short. Rouler la queue à l'air est un délice, surtout quand, sur les petites routes départementales, je provoque un filet d'air tiède en ouvrant les fenêtres. Et comme il faut bien nettoyer mon gland constamment trempé, je me régale en récoltant ma semence du bout des doigts.
 
A quelques kilomètres de mon point d'arrivée je ressens comme une sourde angoisse. Mes doutes reviennent : dans quoi me suis-je embarqué ? Un chemin sur la droite s'enfonce dans une forêt. Je bifurque puis m'arrête à l'ombre quelques dizaines de mètres plus loin.
Mon sexe est tendu au maximum. Mon esprit doute, mais mon corps, lui, est empli de certitudes !
Je ne cherche pas à cacher ma queue tendue à l'air libre. Je sors de la voiture. J'ai une forte envie d'uriner. Le pipi de la peur ? Mais je suis tellement excité que rien ne peut sortir.
Je décide donc de marcher un peu. Je prends grand plaisir à sentir mon short abaissé jusqu'au milieu de mes fesses. Et aussi, forcément, la petite brise sur mon gland baveux.
Après une cinquantaine de mètres sur le chemin, je ne suis toujours pas calmé. Mes fantasmes mâles tournent en boucle dans ma tête. 
Je caresse doucement mes couilles remontées face à une avancée de fougères quand je me souviens brusquement de la règle qui empêche de jouir avant le troisième jour. Si, pas encore arrivé, je suis déjà totalement excité, qu'est-ce que cela va être !
Il n'y a pas quarante solutions… Je m'avance entre les fougères puis m'arrête sous un grand chêne. Je vois des glands au sol. Je souris. Je vais en voir de bien plus beaux et bien plus gros d'ici très peu de temps !
A cette idée mon phallus se tend encore. Je l'empoigne fermement. Je surveille autour de moi. Personne. Je peux me palucher sans contrainte. Je retire donc mon short et commence à m'astiquer.
Rapidement je retire mon débardeur. J'ai besoin d'être nu !
Tout en me masturbant je caresse mes fesses, mes couilles, mon ventre, mon pubis. Je titille mes tétons. Le plaisir monte vite. Je sens que je suis proche de l'orgasme. Je passe une main entre mes fesses. Mon index se pose sur mon anus. Il le masse délicatement, le détend, le perce.
Je jouis brusquement en grognant, expédiant un puissant jet de sperme loin devant moi. Mes pensées divaguent entre la trouille que quelqu'un me regarde, la conviction que c'est ma dernière branlette avant longtemps, l'espoir qu'un beau gars sera devant moi à avaler le sperme éjaculé, un beau gosse au visage ruisselant de foutre, un joli petit cul bien bombé que j'aurais préalablement pistonné.
Redescendu sur terre, je me lèche les doigts avec délectation. Je nettoie mon gland et ma hampe qui mollit. Un long jet d'urine vient achever cette opération de vidange complète.
Je regarde le ciel. Oui, je suis prêt. Je suis prêt à me jeter à corps perdu au milieu de mâles aussi chauds et pédés que moi !
Je ramasse mes vêtements. Je n'ai pas du tout envie de les remettre. J'ai plutôt la tentation d'arriver nu chez Charles. Ce serait chouette, non, de faire les derniers kilomètres à poil !
Je retrouve le chemin et repars en direction de ma voiture. A vingt mètres d'elle je sursaute et bondis sur le côté. Une autre voiture est garée un peu plus loin. Je me rhabille en quatrième vitesse en me reprochant ma folie et reprends le chemin en espérant que personne n'a vu mes petites fesses nues.
A quelques mètres de mon auto je me dis que si un beau mâle en rut avait envie de me les prendre, mes petites fesses, ce ne serait pas de refus… J'observe autour de moi. Je ne vois d'abord rien. Je remonte dans ma voiture puis le remarque, trente mètres plus loin sur le bord du chemin : un gars est en train de pisser.
Je démarre. Il n'y a rien que de très banal : un automobiliste s'arrête dans un coin discret pour se soulager. C'est bien ce que j'ai fait. Double soulagement, d'accord, mais soulagement quand même. J'avance en me rapprochant du gars. Je l'observe.
Un jeune gars de mon âge, bien foutu, qui tourne le dos au chemin en urinant. Un short et un teeshirt. Il est comme moi, il voyage léger. Je suis désolé de le déranger, je sais comme tout le monde que c'est désagréable. Aussi je cesse de le regarder et tourne mon regard vers son auto, une petite Fiat rouge.
Je retrouve la route. Personne. Je reprends ma direction. Je sens l'angoisse monter.
 
Je n'ai pas de mal à trouver la propriété de Charles. Après un long chemin carrossable quoique mal entretenu, je débouche sur une grande barrière ouverte. Je continue. Après cent mètres, un parking sur la droite. Devant moi, légèrement sur la gauche, un splendide manoir apparait.
Je me gare à la suite d'une quinzaine de voitures. Trois belles autos. Le reste sont des petites voitures comme la mienne. Sans doute celles de mes futurs camarades de jeu.
Je sors mon sac du coffre, hésite à me mettre nu, mais décide d'attendre les consignes. Je quitte le parking pour me diriger vers le perron du manoir. Au loin j'entrevois un corps nu de dos qui disparait derrière la demeure. Pas de doute, je suis au bon endroit.
A ce moment-là j'entends un moteur dans mon dos. Je me retourne. Une voiture rouge approche. Une Fiat. Je souris. Bon sang mais c'est bien sûr ! Le gars croisé quelques minutes plus tôt allait au même endroit que moi !
Amusé, j'attends qu'il se gare. Le gars sort en rigolant de son véhicule.
– J'en étais sûr ! dit-il en avançant vers moi, un délicieux accent du sud-ouest aux lèvres. Je suis vraiment stupide : je n'ai pas osé t'aborder. 
– Ça y est, c'est fait ! Au moins, toi, tu as réfléchi que, peut-être, je faisais partie des bougres avec qui tu vas passer des jouissives vacances ! Moi je n'ai même pas imaginé cela, trop gêné de te surprendre le sexe à l'air !
– On n'a pas fini de l'avoir à l'air, si j'ai bien compris. Salut mec, moi c'est Estebe.
Nous nous faisons la bise. Nos bas-ventres se frôle. Nous éclatons de rire.
– Pas avant trois jours ! disons-nous simultanément avant de rigoler de plus belle.
– En fait, je m'en veux, reprend-il après un joli moment d'hilarité. Il m'a semblé que tu étais nu ou torse-nu, au loin. Je me trompe ?
– Non. J'avoue. J'étais déjà à poil…
– Quelle impatience ! On va l'être pendant deux semaines !
– Je sais bien ! Et ça, je t'assure, ça m'excite depuis des semaines !
– Moi de même ! réplique-t-il avant d'éclater de rire et de me toucher l'épaule et le bras.
– Et si tu veux tout savoir, non seulement j'étais à poil mais je bandais comme un âne !
– Non ? Toi aussi tu t'es purgé ?
– Purgé ? 
J'éclate de rire. Et je confirme entre deux hoquets. Nous nous bidonnons tellement que nous sommes enlacés à nous donner de grandes tapes dans le dos.
– Tu crois que j'étais en train de pisser quand tu es passé ? Eh bien non, je me branlais, comme toi ! 
– Une bonne purge !
– Une bonne purge avant un enfer de trois jours ! Tu crois que tu vas y arriver, toi, à ne pas gicler au milieu de minets à poil aussi mignons que moi ?
– C'est ma hantise !
– Moi aussi ! Qu'est-ce qu'on est venu foutre dans cette galère ? Pourquoi ne pourrait-on pas baiser dans tous les coins du parc comme des lapins ?
– J'avoue que je ne comprends pas l'intérêt de cette règle du jeu. Mais Charles a l'air d'y tenir… Je ne me donne pas deux heures avant de me mettre à bander comme un âne !
– C'est clair ! Le premier d'entre-nous qui bande va faire lever toutes les autres queues ! On n'a pas fini de se balader avec l'étendard dressé !
Nous nous disons mutuellement que nous avons hâte. Hâte d'être nus au milieu de beaux mecs. Hâte de commencer à copuler comme des bêtes…
Pendant qu'il sort ses affaires je l'observe. Plus petit et plus râblé que moi, il est cependant musclé et bien fait. Son visage taillé à la serpe est néanmoins joli sous ses boucles brunes sauvages. Ses yeux sont rieurs. Sa bouche est sensuelle. S'ils sont tous comme lui, waouh !
Il sort une guitare et un sac à peine plus grand que le mien. Nous reconnaissons que nous nous demandons bien pourquoi on le prend avec nous. Nous rions encore, heureux et excités.
Charles nous accueille dans le grand hall d'entrée. L'intérieur de la maison est sobrement meublé, mais est accueillant. Il se dit heureux de nous recevoir chez lui.
Il nous présente deux autres quinquas aussi bien conservés que lui. L'un, incroyablement poilu, est nu. L'autre ne porte qu'un short alors que Charles est habillé d'un jean et d'une chemise en lin blanche.
– Le gorille, c'est Ludo. Le bel homme en short c'est Vincent, mon compagnon.
Nous nous faisons la bise en nous touchant, qui aux épaules, qui sur les hanches. Je commence déjà à frémir d'excitation…
– J'espère que vous avez fait bonne route. Vous venez de deux opposés ! Vous vous connaissez ?
– On a fait connaissance sur le parking, dis-je.
– D'abord dans les bois… reprend Estebe avec un clin d'œil.
– Dans les bois ? demande Charles avec un regard inquisiteur.
– Rien de grave. Un petit moment privé. Qui s'est produit avant de démarrer nos vacances ici, non ? dis-je d'un ton espiègle.
Ludo éclate de rire. Il remarque que les jeunes de cette année sont bien chauds. Vincent lui suggère de se calmer. Charles les écoute se chamailler, souriant.
Deux Adonis surgissent, nus. Charles nous les présente. Ils sont superbes ! Ils ont le gland à l'air, la verge légèrement gonflée, mais se tiennent encore. Moi je sens mon érection grossir et tendre le tissu de mon short.
Chacun des jeunes se colle à nous pour nous embrasser sur la joue et se présenter. Tout à coup je me sens stupide, ne sachant que faire de mes mains qui rêvent de se poser sur leur petit cul nu.
Ludo se marre à nouveau, pas dupe de mon embarras.
Charles demande alors aux jeunes de nous emmener au dortoir pour que nous y posions nos affaires, nous nous déshabillions, nous puissions prendre une douche si le cœur nous en dit. Estebe et moi échangeons un clin d'œil : nous sommes tellement impatients de nous retrouver nus !
 
Suivre les deux petits culs me fait bander complètement. Estebe le regarde et vient palper ma queue qui déforme mon short. Les deux autres s'arrêtent et se marrent. L'un me suggère de retirer dès maintenant mon short. Les autres insistent. Je leur fais ce plaisir.
Les regards concupiscents sur mon sexe tendu en dit long sur leur désir. Estebe rigole en disant aux autres que, comme lui, je viens de me vider les couilles.
– Qu'est-ce que ça doit être quand elles sont pleines ! dit un des nudistes.
C'est donc à nouveau le sexe tendu vers un avenir lubrique que nous reprenons la marche. Nous croisons un autre gars nu tout heureux de se coller contre moi pour me faire la bise et ressentir ma dureté contre son ventre.
Le dortoir est à la fois sommaire et chaleureux. Des matelas sont alignés sur deux niveaux, simplement recouverts d'un drap au bout duquel est posé un oreiller. Estebe demande quel lit il peut prendre.
– Apparemment la règle dit qu'il n'y a pas de lit réservé. On se couchera chaque soir où on pourra, contre qui on voudra… nous répond l'un.
– En revanche on a chacun un placard. Dit l'autre. Ces deux-là ne sont pas encore pris. Sortez vos affaires de toilette, les douches sont à côté. On y laisse serviette et trousse de toilette.
Nous enfournons nos sacs dans un placard. Ils nous présentent les sanitaires. Un mur sans séparation qui surplombe une rigole sert d'urinoir. Trois cabines sont fermées. Plus loin la salle de douches est collective. Six pommes de douche sont alignées en face de deux grandes auges servant de lavabo, dominés par des très grands miroirs. Impossible de passer inaperçu dans cette pièce, tout le monde ne peut qu'être vu de tous les côtés. C'est évidemment le but : refléter nos anatomies masculines en tous sens.
Estebe et moi prenons une douche bavarde mais réconfortante après ce long voyage.
J'ai à peine le loisir de débander que d'autres jeunes gars nus se présentent à nous en nous étreignant, peau contre peau, et en posant une main sur nos fesses, l'autre sur nos flancs. Les yeux pétillent de bonheur et de désir. Nous sommes tous là pour cela. Nous nous reconnaissons comme de chauds homos plutôt mignons et bandants, même si je suis le seul à être vraiment excité.
Vêtus uniquement d'une paire de chaussures, les jeunes arrivés plus tôt nous font visiter les lieux. Nous pénétrons dans le grand salon comportant assez de canapés pour assoir tout le monde, puis vers la salle à manger qui donne à l'arrière sur une grande terrasse. Nous examinons avec attention la cuisine où chacun de nous, à tour de rôle, va officier. Nous regardons surtout les superbes petits culs qui apparaissent derrière les tabliers noués à la taille. Mon sexe frémit. 
Un des cuisiniers se retourne pour me faire la bise aussi suavement que tous les autres. Il me dit tout haut :
– Je suis d'accord avec toi : un petit cul nu sous un tablier de cuisine c'est bien plus excitant qu'un beau mec nu !
Aussitôt le débat s'enflamme entre nous tous : qu'est-ce qui nous excite le plus, la nudité intégrale ou bien une chair fraiche qui apparait mise en valeur par un jockstrap, un tablier, un string, ou juste un débardeur porté sans rien en dessous ?
Les avis sont partagés. Nous ne tranchons pas le débat, nous promettant de le remettre sur, ou sous, la table. Mais je vois avec bonheur que les sexes se sont presque tous redressés…
 
C'est Ludo qui nous rassemble dans un groupe d'une petite dizaine de gars pour nous faire visiter le parc.
Nous sommes tous nus, chaussures au pieds, casquette ou chapeau sur la tête, lunettes de soleil plus ou moins teintées pour mater les autres sans aucun scrupule.
Le parc est immense. Ludo nous en montre les limites, nous recommandant de laisser une trentaine de mètres de sécurité. Si un grillage est présent partout, Charles préfère éviter que nos corps nus soient vus par d'éventuels promeneurs de l'autre côté de la clôture.
Nous remarquons une grande cabane en bois, une longue tente montée en dur, deux bâtiments, sans doute des anciennes bergeries, le tout réparti tout autour du parc. Ludo nous demande de ne pas nous en approcher car nous les découvrirons bien assez tôt.
Après une heure à batifoler en faisant connaissance les uns avec les autres et à échanger avec Ludo qui s'avère être vraiment sympa et ouvert, il nous conduit enfin au clou du spectacle : un grand lac bien caché.
– Ici tout est permis. Enfin… Pas avant trois jours ! Il n'y a aucun vis-à-vis autour du lac. Nous pouvons donc nous y baigner en toute quiétude. L'eau est délicieuse. Il y a plusieurs pontons. Je vous propose d'aller piquer une tête !
Nous nous débarrassons vite des chaussures et entrons sans trop de difficulté dans l'eau. La température est agréable. Nous nageons le long du ponton pour découvrir les lieux.
Ludo propose à ceux qui veulent de nager avec lui tout autour. Il y en a pour plus d'une demi-heure. Une moitié trouve cela trop long. Avec l'autre j'accompagne Ludo qui avance vigoureusement à la brasse.
Sentir le courant glisser sur ma pilosité et ma verge qui ballotte est un régal absolu. Nous ressentons tous le même bonheur que Ludo. Il l'exprime simplement :
– Il n'y a rien de plus délicieux que de nager nu ! Je ne comprendrais jamais pourquoi on nous oblige au port du maillot ! C'est tellement meilleur à poil ! En plus c'est une activité prudente, décente ! Même Jonas, l'excité, est calmé !
Tous éclatent de rire. Estebe en bois la tasse. Je me mets sur le dos pour faire ressortir mon entrejambe et leur prouver ainsi qu'effectivement je suis redevenu un jeune homme calme et serein. Evidemment plusieurs ont besoin d'une preuve supplémentaire en aller me palper les parties sous l'eau, ce que je laisse faire joyeusement.
Nous nageons tranquillement pendant près d'une heure entrecoupée de montée sur les six pontons qui entourent le petit lac. Nous nous écartons pour ne pas être emporté par le courant plus froid de la rivière qui provient d'une extrémité et se jette à l'autre.
Quand nous retrouvons le ponton de départ, fourbus, les autres sont partis depuis un moment.
 
 Nous séchons en marchant sur le chemin du retour. Après un tour dans le dortoir pour poser casquettes et lunettes devenues inutiles, nous rejoignons le groupe dans le salon où l'apéritif est servi.
Comme nous sommes les derniers, Charles, nu comme nous tous, peut démarrer.
– Bon, messieurs, merci d'avoir accepté mon invitation. Je vous souhaite vraiment de passer de merveilleuses vacances dans ce lieu qui m'est cher. J'ai acheté cette propriété pour cela : me retrouver débarrassé de mes oripeaux, avec mes amis proches, aussi nus que moi, et plein de magnifiques invités nus : vous. Oui messieurs, vous êtes remarquablement beaux !
– Tu es bien conservé aussi ! s'amuse l'un.
– Merci. Vincent, mon compagnon, s'occupe de mon corps. Ludo et Régis aussi, avec qui nous passons de bons moments, pas que sexuels, mais sexuels aussi, depuis près de vingt ans maintenant.
Des sifflets tant admiratifs que moqueurs s'élèvent. Les quatre quinquas nous saluent bien bas avant d'essayer d'obtenir le silence.
– Je rappelle quelques règles du jeu : trois jours à faire connaissance sans aucune éjaculation de votre part. J'espère que vous êtes prêts et que vous allez tenir…
Plusieurs gars se disent incapables de résister aussi longtemps. D'autres les encouragent à tenir. Estebe demande quelle est la punition si l'un de nous, dans un demi-sommeil, se pignolait ou pignolait son voisin en aspergeant le lit communautaire de sa semence.
Les rires gras fusent. Quelques idées de punitions bien profondes sont suggérées. L'imagination est fertile. Les verges se gonflent.
Voyant cela, Charles fait stopper le concours Lépine des pines revanchardes. 
– Il n'y aura aucune sanction si un égarement se produit. D'abord parce qu'ici le SM n'a pas sa place. Ensuite parce que chacun de vous a des préférences sexuelles, et forcément la sanction qui serait prononcée correspondrait à ce que vous appréciez le plus. Nous risquerions donc d'encourager vos extases plutôt que de les empêcher !
L'assemblée toujours aussi dissipée commente lubriquement les hypothèses. Mais laisse Charles poursuivre.
– C'est surtout que nous avons passé un contrat moral, si, si, moral, ensemble : outre que nous, les anciens, ne vous toucherons pas mais nous contenterons d'admirer votre beauté mâle juvénile, vous vous êtes tous engagés à respecter la règle fixée. Comme tous ceux qui vous ont précédés, je sais que vous la respecterez. Evidemment, au fil des jours, que dis-je, des heures, vos pénis n'auront plus vraiment cette délicate et jolie forme actuelle que je trouve charmante…
Chacun en profite pour reluquer le sexe des autres sans aucun complexe. Tous les yeux brillent. Nous apprécions tous au plus haut point la beauté anatomique masculine !
– Je voudrais revalider que vous autorisez toutes les prises… de photos, sages ou pas sages, et que chacun de nous s'engage fermement à conserver les clichés pour lui seul sans jamais les diffuser à quiconque. Sommes-nous bien d'accord ?
Tous acquiescent avec sérieux. Charles a bien fait d'attendre un peu avant d'évoquer ce point. Après avoir passé la fin d'après-midi avec plusieurs membres, nous côtoyer tous dans ce salon, cela me rassure. J'ai confiance en eux, comme ils ont confiance en moi.
– Parfait. Dans le couloir là-bas à droite vous verrez affichés tous vos certificats médicaux. Chacun de vous est parfaitement clean. Chacun de vous est en parfaite santé. Vous pourrez vous donner les uns aux autres en toute confiance. Vos ébats futurs n'en seront que meilleurs !
Les consignes s'égrènent les unes après les autres.
Plusieurs d'entre nous, surtout ceux dont l'une ou les deux cuisses touchent celles de leurs voisins, ne peuvent réfréner une érection. Nous sommes bientôt vingt-quatre mâles joliment excités avec de belles saucisses entre les jambes. Nous nous reluquons les uns les autres. Purée, vivement que je puisse me jeter dans une mêlée bien mâle !
 
L'apéritif est l'occasion de faire connaissance. Vincent a organisé un jeu amusant au cours duquel chacun doit se déshabiller devant les autres.
– Comment fait-on quand on est déjà à poil ? clame une voix.
– J'entends par « déshabiller » le fait de se raconter, de dire qui on est, ce qu'on fait, ce qu'on aime. Vous avez chacun dix-neuf questionnaires et vous devez interroger sur des thèmes un peu différents tous vos autres comparses.
Si au départ je suis peu motivé par ce jeu trop scolaire, rapidement je réalise que les questions sont si subtiles qu'elles nous obligent vraiment à nous livrer aux uns et aux autres.
Je découvre un gars doué au piano, un incollable sur le cinéma, deux photographes amateurs, un écrivain d'histoires gays très sexe, un passionné de cuisine, plusieurs sportifs de haut vol, un chanteur classique autant que moderne, un acteur amateur de théâtre, et bien sûr Estebe à la guitare.
 
Le diner se déroule sous forme de buffet en terrasse. Nos cuistots du jour n'ont pas que de ravissants petits culs, ils ont aussi su nous cuisiner de délicieux plats légers et nourrissants.
Yves, le pianiste, s'est mis à jouer. Il joue remarquablement bien. Quand il s'interrompt pour manger un morceau, Estebe et le chanteur en profitent pour mettre une ambiance plus rock.
Plusieurs jeunes se mettent à danser. Seuls, face à face, pour la plupart. Un autre gars, Manu, brun et poilu, qui avait plusieurs fois croisé mon regard, m'invite à danser le rock. Nous nous exécutons sous les regards envieux et souriants des autres.
Charles et Vincent nous rejoignent ainsi que deux autres couples. Nos quinquas se lâchent petit à petit, se caressant, se pétrissant la chair.
Ils s'embrassent plusieurs fois. D'abord du bout des lèvres. Puis enlacés, passionnés, mains libérées.
Ils sont tous deux en totale érection quand ils se séparent. L'assemblée les félicitent en applaudissant joyeusement. Vincent s'empare du phallus de son amant pour, avec l'autre main, nous faire signe qu'il lui appartient. Nous rigolons de plus belle. Bien qu'ils soient quinquas, je les trouve beaux et émouvants.
 
Il est deux heures du matin quand la plupart d'entre nous partent se coucher. Tous nous prenons une rapide douche avant de nous sécher et de nous allonger les uns contre les autres. Il fait encore une trentaine de degrés. 
Les couchettes du bas étant prises, je grimpe sur une de celles placées en hauteur, Manu à mes côtés. Des commentaires envieux fusent sur nos anatomies exposées en plein mouvement.
Certains remontent un drap sur eux. Comme moi la plupart se contentent de s'allonger sur le dos et de regarder le plafond. Le matelas ne fait que quatre-vingts centimètres. Manu se rapproche au maximum de moi. Je dois lui rappeler le principe :
– Pas trop, mec. On va devoir tenir encore deux jours ! J'ai déjà les couilles pleines !
– On a tous les couilles déjà pleines, beau gosse, dit une voix en-dessous de nous. Vous imaginez si l'un de nous commence à copuler ? Aucun ne pourra y résister !
– Faut être deux pour copuler. Sinon c'est une branlette ! dit une autre voix, faisant rire tout le monde.
– Et même la branlette nous est interdite ! Pourtant je m'en ferais bien une petite ! C'est que vous avez tous de jolis petits culs ! dit une nouvelle voix.
– Pas que des jolis petits culs ! De bonnes bites de mâles à biberonner !
– Et à prendre bien profond !
Les propos salaces sortent pendant un bon quart d'heure. Dans la semi-pénombre mystérieuse crée par la lune presque pleine, nous remarquons tous que les queues sont bien dressées vers le ciel. Après une suggestion de vérification de ses voisins, nous confirmons tous que les beaux mâles qui nous entourent bandent aussi fort que nous.
Pourtant, malgré la tension, malgré le désir palpable, malgré le parfum de sueur et d'excitation, aucun de nous ne dérape. Et nous finissons par nous endormir.
à suivre...
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kudu
27 mars 2026 à 05:52
Vraiment bien raconté ! Vivement la suite et le début des "hostilités "
Un reproche à la collectivité : trop peu de "J'aime "
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
19 mars 2026 à 09:46
Première journée au manoir avec les autres beaux gosses sélectionnés. Une journée de découverte où chacun respecte les règles.
Soyez respectueux
Répondre

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