Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le féal et les ardents — Chapitre 8
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le féal et les ardents
Chapitre 8
Nous retrouvons les trois autres en train de se baigner dans le lac. Fred et moi plongeons direct sur eux et les attaquons vigoureusement. S'ensuit une délicieuse bataille navale au cours de laquelle nous sommes davantage intéressés à tâter du mâle qu'à emporter la victoire. D'ailleurs nous ne savons bientôt plus qui est l'ennemi. L'ami, par contre, ne cesse de passer ses mains entre mes cuisses, pelotant mes fesses ou palpant mon sexe, au point que, conformément à mon rôle, je suis au centre de huit mains qui pétrissent doucement mon anatomie.
Et bien évidemment, je reste docile.
Plus tard Manu et Fred partent préparer le repas au manoir. Je reste seul avec Thierry et Yves pour ranger un peu et préparer l'apéritif.
En pénétrant notre antre j'ai la confirmation de ce que je pressentais : les deux ardents se jettent des regards enflammés en avançant, chacun avec une main posée sur la fesse de l'autre. A peine sont-ils dans la grande pièce qu'ils regardent la croix de Saint André et le sling.
Je me rapproche d'eux et les enlace par l'arrière pour les embrasser alternativement dans le cou tout en caressant leur flanc.
– Pensez-vous que cette balançoire de pédés soit réglée à la bonne hauteur ? leur demande-je.
– Il n'y a pas que les gays qui aiment être pris dedans, conteste Yves.
– Parce que tu voudrais vérifier ? demande Thierry qui lit en moi comme dans un livre ouvert. Livre, ou plutôt anus, dans le cas présent.
– Pas vous ? réponds-je en leur faisant un clin d'œil salace.
Nos sexes ne mettent pas une minute à se dresser, raides et luisants. Mes ardents baissent la balançoire d'un cran. Je me place dedans, écarte les jambes pour trouver un appui, leur offre une vision paradisiaque de mon anneau intime qui frétille déjà.
Ils décident rapidement de relever les chaines avant afin d'avoir moins besoin de se pencher pour me lécher et sucer, l'un le cul, l'autre le sexe, en bêtes affamées de chair tendre et juteuse. Ils s'y prennent si bien que je commence à gémir en continu en montant dans les aigus, en particulier quand une langue perce mon anus et s'y enfonce. Tout en profitant à plein de leurs douceurs, je remarque qu'ils profitent de leur proximité buccale pour se lécher mutuellement les babines, se rouler des pelles, délaissant très provisoirement ma chair.
J'avais vu juste : il se passe quelque chose entre ces deux-là. J'en suis ravi pour eux, tout en étant ravi du bien qu'ils me font. Je me promets d'assumer complètement mon rôle de féal en favorisant leur rapprochement, mon corps devant leur servir de vecteur de contact. De palliatif aussi, la règle du jeu étant qu'ils s'occupent de moi mais ne copulent pas entre eux, du moins analement.
Thierry enduit de lubrifiant mon conduit bien détendu pendant que Yves m'oblige, tête en arrière, à déguster son sexe fin. C'est bien ce phallus si délicat que je prends en premier dans le cul, Titi collé à Yves pour l'aider à me besogner.
Je n'ai aucun doute qu'il résiste difficilement à l'envie de le prendre en sandwich, ce qui serait contraire au règlement. Son sexe dégouline de précum quand il vient encore emplir ma bouche pour que je le suce. Les deux ardents se tiennent tendrement par la main alors que les mouvements du bassin de l'un butinent mon cul, ceux de l'autre ma bouche.
Yves regarde en permanence le corps somptueux de Thierry. Bientôt sa main vient le caresser. Je ne m'y oppose pas. Ce serait pour le moins méchant, voire mesquin. En retour la main de Thierry vient se poser sur le flanc et la fesse d'Yves tout en accompagnant ses mouvements de va et vient dans mon petit cul aux anges.
Ils alternent les galanteries après quelques merveilleuses minutes de ce traitement de choix. Me faire remplir le cul par le plus gros sexe de Thierry me provoque toujours autant de bonheur. Mon fourreau s'adapte naturellement à son braquemard qui sait virevolter en moi. Yves a l'élégance de se laver le sexe sans pudeur devant nous avant de se faire à nouveau sucer. Je lui en suis reconnaissant, bien conscient que dans tous les cas ou presque je l'aurais mis en bouche.
Ils se relaient plusieurs fois, l'enculeur cédant sa place dès qu'il sent la montée de plaisir devenir trop prégnante. Cela ne me dérange en rien : tant que mon cul est besogné, je suis aux anges !
C'est Thierry qui, le premier, décide de se pencher sur moi pour venir m'embrasser. Seul hic, j'ai le gland d'Yves entre les lèvres. Alors, bon prince, j'accepte que nous soyons deux à le lécher et le sucer. Thierry lèche les couilles ou la racine de l'ardent quand sa tête est dans ma bouche. J'en fais autant quand elle est dans la sienne.
Nous nous mettons à nous réjouir à haute voix de notre endurance. Eux me disent que ma persévérance anale est exceptionnelle. Je leur avoue ma reconnaissance qu'en particulier Thierry, réenduise régulièrement mon conduit de lubrifiant !
Je ne cesse de marmonner que je les remercie pour leur énergie à me bourrer le cul. Ils répondent qu'à deux c'est plus facile, ce qui est vrai mais me va bien, car c'est moi qui en profite.
Nos corps dégoulinent de sueur. Le parfum de l'enculade ensoleille nos narines. Nos mains glissent de plus en plus souvent sur nos épidermes en nage. Peu m'importe, j'ai à la fois le cul magnifiquement pris et la bouche comblée par un sexe ou honorée de douceurs linguales.
C'est au moment où j'estime que l'accomplissement charnel est proche que j'attire les visages de mes deux enculeurs vers moi pour leur offrir un vigoureux baiser à trois langues. Puis que j'écarte légèrement mes lèvres pour les regarder se rouler une pelle sauvage sous mes yeux.
Est-ce le contact de la langue d'Yves combattant la sienne ? Est-ce le bonheur de l'embrasser ? Est-ce plus prosaïquement l'intensité et la durée de notre ébat à trois ? Toujours est-il que Thierry jouit brusquement en moi en criant son plaisir. Alors que je sens le flot puissant de son éjaculation percuter mes parois rectales et s'enfoncer, la langue d'Yves rejoint la mienne pour pénétrer sa bouche afin de l'embrasser aussi sauvagement qu'est son orgasme.
Nous accompagnons autant que faire se peut sa jouissance. J'entrevois la main d'Yves qui est accrochée à une fesse de Thierry, comme pour le maintenir le plus solidement possible contre moi. Mais vu sa position, je devine qu'au moins un doigt, au pire une phalange, est entré dans l'anus de mon bel enculeur.
Qui serais-je pour le leur reprocher, règle ou pas règle ? Ce n'est qu'un doigt après tout, pas encore une bonne bite bien ferme !
Thierry prend tout son temps pour sortir de moi, trop occupé à baisouiller la bouche d'Yves et la mienne. Je sens son jus couler hors de mon cul alors que le bouchon de son dard est toujours aussi grassement planté en moi. Mais quand il finit par déculer, c'est un flot ininterrompu de sperme qui coule hors de moi, sous les yeux abasourdis de mes enculeurs qui ont plongé leur regard sur mon trou béant.
Quand le plus gros des coulures séminales s'est échappé, Yves prend la curieuse initiative de grimper sur le sling en plaçant son bas ventre contre mon visage, tout en se retenant aux chaines.
Thierry, qui comprend en même temps que moi son intention, s'empare de son sexe dégoulinant de plaisir et commence à le branler. Je souris béatement en ouvrant grand la bouche, tout en tirant la langue. Une nouvelle dégustation ! Une nouvelle éjac faciale !
Thierry fait semblant d'aider Yves à se retenir en posant sa main sur une fesse. Mais à nouveau je devine qu'un doigt s'est enfoncé dans son intimité anale et la butine tandis que la main branle son sexe. Les mouvements de bassin lascifs d'Yves ne prêtent pas au doute ! Ma langue qui tâche de lécher son frein a bien du mal à suivre ses balancements !
Il met quelques minutes avant de décharger, Thierry visant ma bouche puis mon visage. Quel bonheur d'être aspergé de bon foutre ! Je repense à Fred. Je repense à nos douceurs matinales. Je me souviens de ma rencontre avec Charles, de l'effet que me fait Ludo. Quel pied absolu !
Je prends bien garde à conserver le sperme en bouche pour le partager ensuite avec mes gourmands amis. Ils s'amusent eux-aussi à me lécher le visage tout en se léchant conjointement la langue et en s'embrassant, laissant par moment une place à ma bouche. Le filet d'air que je sens passer dans ma raie toujours offerte et dans mon anus encore ouvert est un régal qu'amplifie la saveur du bon sperme d'Yves.
Une fois terminée notre délicieux nettoyage, Thierry s'empare de mon sexe bandé et gluant et invite Yves à poser sa tête sur ma poitrine.
L'acrobate descend du sling en se félicitant qu'il ait résisté à nos deux poids. Je n'ose imaginer l'état de mon coccyx si les fixations avaient cédé ! Mais l'important est qu'elles ont tenu et que maintenant c'est à moi de libérer mon plaisir.
Je me laisse d'autant plus faire qu'un doigt de Thierry vient masser l'intérieur de mon rectum, sans se soucier de son état déplorable de trou à bite surchauffé et réceptacle de jus mâle. Je souris intérieurement en réalisant qu'être devenu un trou à bite non seulement ne me vexe plus mais me réjouit.
Je jouis en hurlant comme un goret qu'on égorge en éjaculant puissamment sur le visage extatique d'Yves qui reste ouche ouverte et yeux fermés pendant toute l'aspersion séminale.
Thierry oublie bien trop vite à mon goût le doigtage de mon conduit et se jette sur le visage d'Yves afin de le lécher égoïstement et de le nettoyer.
Une fois propre, Yves s'octroie le droit de sucer mon gland pour le rendre tout beau, puis de lécher les gouttes de sperme qui se sont répandues sur mon ventre.
Ils m'aident à redescendre de ma balançoire de soumis, puis à me tenir debout. J'ai tellement de courbatures que je chancelle. Mais mes ardents amis aux couilles aussi vides que les miennes, tout en ayant une saucisse bien charnue et molle, me retiennent et m'aident à faire les quelques pas nécessaires à la reconnexion avec mon corps.
Quelques minutes plus tard, Fred et Manu nous retrouvent, les bras chargés d'une odorante nourriture. Il ne leur faut que quelques secondes pour comprendre que j'ai été baisé, et même sévèrement enculé, quand je leur présente mes fesses aux coulures indignes.
Thierry confirme qu'ils m'ont bien ramoné le cul. Fred éclate de rire alors que Manu s'offusque qu'ils ne l'aient pas attendu. J'enlace mon doux ardent et lui promets à l'oreille que je ne serai que pour lui cette nuit. Il faut un baiser enflammé pour qu'il recommence à sourire.
Un sourire qui s'élargit quand Yves lui demande de bien vouloir me laver, puisque c'est le rôle qu'il a revendiqué.
Sous la douche, Manu s'occupe parfaitement de mon anatomie. Sa main ne cesse d'essayer der faire durcir mon sexe, sans résultat. Le sien est tendu à bloc. Je le rassure à nouveau en lui faisant de salaces promesses charnelles.
Lors de notre apéritif nous nous moquons de lui qui est le seul à bander comme un âne. Il le prend bien, en exhibant joyeusement sa queue qu'il vient sans cesse frotter contre ma peau, surtout la peau moelleuse d'entre mes fesses que spontanément je lui présente.
Il met un temps infini à analyser la raison pour laquelle Fred ne bande pas plus que les autres. L'interrogeant brusquement, mon ardent sucé confirme :
– Vous savez quoi les gars ? Je suis convaincu (et dans convaincu il y a « cul »…) que nous avons le plus gentil des féaux. Le plus aimable vis-à-vis de nos pulsions. Le plus généreux avec nos besoins. Le plus endurant, quoique nous lui fassions ! Je ne sais pas comment il a fait, mais j'avais envie d'être léché et sucé, il l'a deviné et m'a divinement offert cela ! Viens ici mon doux féal salace, que je te remercie encore !
Fred m'étreint pour me rouler une intense pelle, tout en me pelotant le cul. Quand il me libère je me retrouve entre les bras de Thierry et d'Yves qui précisent :
– Nous on avait très envie de le besogner ensemble, tout en se matant comme les petits voyeurs-exhibe-pervers que nous sommes. Il nous a proposé le sling. Waouh que c'était intense et bon ! dit Yves.
– Disons que pour le sling nous avons eu la même idée au même moment ! réfute-je.
– Si tu veux, dit Thierry avant de m'enlacer avec Yves pour qu'ils m'offrent un long baiser à trois sous les yeux amusés des autres.
– Et alors toi, Manu, demande Fred, lassé de notre étreinte, comment veux-tu honorer ton féal préféré ?
– Tout en douceur, bien sûr, dit-il dans un grand sourire.
Curieusement, quelques heures plus tard, sa douceur fait bander à bloc les trois autres qui se masturbent en le regardant me prendre suavement en cuillère. Tout est tendresse dans les gestes, la bite et les lèvres de Manu. Je ne suis qu'un chat qui ronronne en frottant son dos contre son maître. A ceci près que le sexe de mon maître entre et sort moelleusement de mon cul, ravi d'être maintenant suavement traité, et qu'en même temps sa main me branle avec grâce.
Au bout d'un long moment, Thierry et Yves commencent à se caresser mutuellement, puis à s'embrasser. Fred s'en amuse, pelotant leurs petits culs en glissant son sexe entre leurs hanches.
Au grand désespoir de Manu, au soulagement de nous autres, mon dernier ardent du jour est si excité qu'il ne réussit pas à être aussi endurant qu'il l'aurait souhaité. Cela fait quand même une petite demi-heure qu'il butine lascivement mon cul (on s'en contenterait dans d'autres circonstance) quand il annonce qu'il ne tiendra plus longtemps.
Les trois autres ardents et moi convenons alors qu'il serait amusant que nous réussissions tous à jouir simultanément. Si l'état de nos besoins sexuels est variable, l'impétuosité de nos corps est identique.
Manu poursuit son doux bourrage de cul, s'arrêtant régulièrement pour nous laisser progresser notre montée de plaisir. Les trois autres décident de se branler, non plus individuellement, mais les uns les autres. Ils se campent à genou devant nos visages et se masturbent mutuellement tout en s'embrassant et en se pelotant. Cette fois Fred est de la partie, n'hésitant pas à rouler des pelles à Manu et à moi, autant qu'aux deux autres.
L'harmonie entre nous se conjugue avec l'impudicité la plus totale puisque chacun exprime pour les autres l'état de progression de son orgasme. Cela permet à celui qui travaille le plaisir d'un autre d'adapter le rythme et l'intensité de ses mouvements. Mon cœur s'emballe devant cette splendide synergie sexuelle. Nous n'avons plus d'individualité. Nous sommes un, chaque membre au service des autres ; un entremêlement de pulsions masculines.
Nos cinq éjaculations se produisent à quelques secondes d'intervalle. Manu et moi sommes joue contre joue à recevoir les jets de sperme des autres ardents. Les jets séminaux déclenchent son orgasme entre mes fesses. Il me fait jouir peu après, merveilleusement, alors que le parfum et la saveur des spermes amis me rendent fou de joie. Peu importe que je gicle pour partie sur Fred, pour partie sur le drap. Nous partageons comme jamais un merveilleux orgasme communautaire !
A peine le dernier a-t-il éjaculé qu'une voix résonne derrière nous :
– Ben mes petits amis, ça c'est de l'éjac collective !
Nous sursautons et nous tournons pour voir Ludo, rayonnant de nudité velue sous les lumières tamisées du soir, en train de se branler non loin de nous.
Alors qu'il s'approche de notre mêlée, il dit, d'une voix encore plus grave qu'habituellement :
– Je sais que je ne devrais pas, mais je ne peux pas résister, je suis impuissant !
Il se fraye un passage contre nous et accélère encore son pignolage pour très vite éjaculer abondamment contre le visage de Manu et de moi, recouvrant les autres semences de l'abondance de la sienne.
– Désolé, murmure-t-il alors qu'Yves l'empêche de s'effondrer sur nous.
– Tu n'as pas à être désolé, lui dit Thierry d'un ton solidaire. Nous étions dans la même incapacité à nous empêcher de jouir !
– Même à ton âge, tu restes bon petit branleur, se moque Fred.
– Quant à ton impuissance, elle dégouline bravement sur ma peau ! s'amuse Manu.
– Une brave impuissance qui bave joliment, reprend Fred en gloussant et en posant sa main sur une fesse velue du quinqua.
– Ah les gars c'est trop bon ! Trop bon de se branler et de jouir ! Trop bon de vous voir aussi beaux et chauds ! Trop bon d'admirer la solidarité salace entre vous ! Merci d'être venu ici et d'avoir si bien joué le jeu ! Vous êtes des anges ! Des anges lubriques, mais des anges !
– Merci à toi de nous manipuler si adroitement, lui dis-je.
– Moi c'est Yves qui m'a manipulé, s'esclaffe Fred en désignant son sexe et la main de l'autre ardent.
– Je m'en fous, c'est moi qui en ai profité le plus, car pendant que vous vous êtes manipulés, moi je suis fait enculer ! Na-na-na-na-nè-re ! m'amuse-je.
– Ce n'est pas sympa ce que tu dis, me reproche Manu d'un ton faussement sévère. Car nous aussi on aimerait bien être enculés ! Tu es hyper égoïste comme mec !
– Tu vois Jonas, tu es en train de découvrir qu'en étant féal, tu as le meilleur rôle… me dit Ludo avec un sourire tendre.
– Mouais, je ne sais juste pas encore laquelle de ces quatre pines est la meilleure dans mon cul !
– T'inquiète, gars, il nous reste assez de jours pour que tu tranches cette question, après qu'on t'ai tronché ! rigole Thierry.
Ludo reste une bonne heure à discuter avec nous. Nos verges sont dans le même état de gonflement mou, ce qui présente une superbe vision de saucisses décalottées et luisantes.
Nous échangeons sur l'évolution de notre relation. Mes ardents lui déclarent toute l'affection qu'ils me portent et leur admiration croissante au fil de mon acceptation progressive du rôle de féal.
– Vous ne pouvez pas savoir à quel point cela me fait plaisir, nous dit Ludo. Vous êtes le quintet qui a, en premier, trouvé le plus bel accord entre vous ! Les autres n'en sont pas à ce point-là. Et au moins un groupe ne l'atteindra sans doute jamais. Remarquez, je n'avais guère de doute là-dessus…
– Pourquoi ? lui demande Thierry.
– Parce que Jonas… Vous le savez mieux que moi… Votre féal déborde de sensualité. Il vous irradie par les ondulations de son corps et de son âme, par sa gourmandise sexuelle, par sa gentillesse et sa générosité… Vous avez su le prendre… Ne ricanez bande de bougres ! Vous avez su le prendre, bien sûr avec vos belles queues bien raides, mais surtout en lui donnant votre affection et votre confiance. C'est parce que vous l'avez… profondément… respecté qu'il s'est donné entièrement à vous.
– Il fait plus que cela ! le coupe Manu en posant sa main sur ma cuisse pour la caresser tout en me regardant amoureusement. Il ne fait pas que se donner, il n'arrête pas de nous scruter…
– Nous aussi on le mate sans cesse ! Surtout son cul si mignon et si accueillant ! l'arrête Yves.
– Non, ce n'est pas qu'une question de regard salace… Même si, il est vrai, chacun de nous est assez exhibitionniste et met son anatomie en valeur. Et si chacun de nous est assez voyeur pour reluquer en permanence le corps des autres, pas seulement celui de notre féal ! Pas vrai Thierry et Yves ? Non, Jonas a un truc profondément ancré en lui, pas seulement une bonne bite. C'est son attention permanente vis-à-vis de chacun de nous pour deviner, anticiper, évaluer notre besoin sexuel du moment… Et pour nous l'offrir, royalement… C'est en cela que notre féal est au-dessus du lot !
Manu avance son visage vers le mien. Je lis son émotion derrière les rougeurs de ses joues. C'est une déclaration qu'il me fait. Nos lèvres se trouvent. Nos langues s'unissent, s'enroulent, se délectent, lors d'un long baiser tendre qui fait se dresser nos sexes.
Je perds tout sens de la réalité. La douceur de Manu m'envole vers un merveilleux paradis sensuel. Quel contraste avec les enculades sauvages passées ! Quelle complémentarité avec les enculades et les fellations passées…
Je ne sais combien de temps plus tard je sors de mon délice épidermique pour réaliser que les trois autres ainsi que Ludo sont autour de nous et nous caressent suavement partout, sur nos fesses, nos épaules, notre ventre, nos cuisses. Six dards sont dressés vers le ciel. Celui de Ludo mouille plus encore que celui de mes ardents. Nos regards se croisent. Ce que j'y lis ne laisse aucune place au doute sur les sentiments qu'il me porte.
Plus tard je m'endors moelleusement sur le côté, mon ventre collé à celui de Manu, nos lèvres en contact actif, tandis que Fred, le phallus calé contre ma raie, a glissé sa main au-dessus de mon flanc. Il tient fermement mon sexe tout en caressant celui de Manu avec la paume de sa main. C'est doux, c'est bon, c'est cotonneux.
Au réveil nous passons un long moment à nous emmêler en nous caressant. Je vois bien que les mains de Thierry et d'Yves ne palpent pas que mon corps. Cela ne m'empêche pas de roucouler sous les caresses de huit mains et de tout faire pour leur rendre des douces sensations à la hauteur de leur générosité. Mes cuisses, mes mains, ma bouche se donnent à eux tendrement. Je suis heureux d'embrasser chacun de mes ardents, de tous les sucer, de lécher les quatre merveilleuses paires de couilles. Je les sens frémir. J'admire l'intensité de leur désir. Je suis fier de ce que mon corps peut donner aux autres.
Fred et Yves sont les premiers à quitter le lit pour aller se soulager dehors. Manu continue à me caresser partout alors que j'ai le sexe de Thierry en bouche. Mais bientôt c'est moi qui dois aller vider ma vessie. C'est comme à regret que nous glissons hors du lit pour sortir en titubant, attraper le sexe du voisin, et tâcher de nous faire pisser les uns les autres, la queue raide, sous les moqueries des deux autres ardents.
Nous restons près de dix minutes ainsi, avec une terrible envie d'uriner, le sexe bandé tenu par une autre main, sans pouvoir conclure. Nous rigolons en continu, nous nous moquons, nous nous provoquons. Les deux autres nous répètent à l'envie que nous avons l'air totalement stupides ainsi et qu'un seau d'eau froide règlerait vite le problème.
Nous refusons évidemment ce moyen barbare, affirmant que nous y arriverons. Et enfin Manu le premier réussit à déclencher un jet, aussitôt imité par Thierry puis par moi.
Rapidement après je constate que nous avons tous partiellement débandé sauf Thierry dont le sexe reste dressé vers le ciel et qui me regarde avec les yeux rouges de désir. Je m'amuse d'abord à l'allumer en me penchant pour lui présenter mon petit cul, puis en lui tournant autour tout en caressant ses fesses, ses flancs, son ventre, toute sa peau, sauf son dard et ses bourses.
L'effet ne se fait pas attendre : il se met à mouiller abondamment. Je me dois donc de récupérer son filet séminal épais et gluant pour le déguster en bouche comme il se doit.
Fred éclate de rire en constatant qu'Yves tente d'attirer son attention, mais Thierry n'a d'yeux que pour moi. Il bouge à peine, se contentant de réagir à mes délicats gestes d'allumeur.
Après avoir mis en bouche un nouveau filet de sperme, il m'arrête, me plaque contre sa chair et m'embrasse. Notre baiser savoureux est sauvage, preuve qu'il est dans un état d'excitation si avancé qu'il n'y a qu'une seule issue possible.
A voix haute je lui demande devant les autres, amusés :
– Veux-tu mon cul ou ma bouche ?
– Suce-moi ! Oh oui mon petit pédé, suce-moi !
– Avec joie, mon beau pédé !
Je m'agenouille devant lui, commence à lécher ses couilles mais très vite il force ma bouche pour y enfoncer sa pine dégoulinante de nectar mâle. Alors qu'il vibre d'impatience et veut sans cesse me forcer les lèvres, je l'oblige peu à peu à se laisser faire et accepter une fellation gracieuse et délicate.
Les trois autres bandent maintenant autant que nous. Ils admirent les frémissements qui traversent le corps de Thierry, mes succions et regards attentifs, la fusion de nos désirs si complémentaires.
Je me démène comme un beau diable pour prendre tout mon temps, sans céder à ma pulsion qui exige d'être au plus vite fécondé en bouche. Thierry fulmine autant qu'il se régale.
Les trois autres finissent par se lasser et entament leur petit déjeuner, tout en nous surveillant du coin de l'œil.
Après plusieurs minutes, alors qu'Yves ne peut retenir des gestes masturbatoires, Fred éclate de rire, l'oblige à se lever, le pousse derrière Thierry pour coller son corps contre son dos.
– Embrassez-vous les gars. Il n'y a que nous qui saurons que vous avez enfreints la règle ! Roulez-vous une pelle pendant que notre féal vous suce l'un et l'autre !
Le Frédo a parfaitement deviné leur désir. Yves se décale et leur baiser devient plus sauvage encore, alors qu'un second chibre vibrionne sous mes yeux. Il est si nappé de bon sperme que je délaisse le sexe de Thierry pour me rengorger de celui d'Yves. Je le suce avec ardeur tout en m'accrochant à la fesse droite de l'un, la fesse gauche de l'autre, le sexe libre frottant contre ma joue.
J'admire l'intensité de leur baiser. Je suce chacune des bites, l'une après l'autre. A plusieurs reprises je mets les deux glands dans ma bouche pour les lécher de l'intérieur les deux bonbons compressés. Je pompe, je tète, je déguste. Mes deux ardents roucoulent en continu et frémissent de plaisir, d'autant plus que Manu et Fred leur plote le cul et lèchent leur cou.
Et c'est fièrement que j'accueille en bouche la savoureuse décharge simultanée des deux membres.
Leurs jets sont si puissants que je manque de m'étouffer tant leur semence emplit ma gorge. Mais je réussis à tout garder, à avaler lentement leur nectar uni, sans haut le cœur, sans libérer les deux glands doucereux en bouche. Au contraire, ma langue continue instinctivement à les déguster, provoquant de multiples répliques toutes plus délicieuses les unes que les autres.
Cela fait un bon moment que j'ai terminé la toilette de leur sexe maintenant parfaitement propre quand enfin leurs lèvres se séparent. Sans doute les moqueries des deux autres participent-elles à leur atterrissage dans le réel. Ils se dévorent du regard, satisfaits de sentir leurs bourses massées doucement dans mes mains.
– Bon, les gars, déclare Manu. Il va nous falloir fixer une nouvelle règle. C'est toujours moi qui lave le corps de Jonas, ça ne change pas. Mais vous deux, si vous ne voulez pas qu'on cafte aux quinquas et que vous soyez mis au pilori devant le manoir et enculé par chaque mâle qui passe derrière vous, vous allez promettre de nous demander notre autorisation avant de vous rouler une nouvelle pelle ou de vous toucher !
– Je suis d'accord avec Manu, dit Fred. Cela reste entre nous. Mais le reste des règles doit aussi s'appliquer. D'ici la fin du séjour vous pourrez vous embrasser après notre autorisation, vous caresser devant nous, mais défense de vous sucer, de vous enculer, ou de jouir autrement que par les talents artistiques de notre féal !
– Oh non ! Tu es dur ! supplie Thierry.
– Oui. Je suis dur. Je bande comme un âne. Mais c'est la règle.
Je glousse de bonheur en admirant puis en caressant le sexe extrêmement ferme de Fred. Il se laisse faire avant de me voler un baiser. Je réponds en l'embrassant suavement. Et devant tous je lui demande :
– Et toi, Fred, qu'est-ce qui te ferait plaisir ?
– T'enculer devant les autres, ici, maintenant !
– Alors cesse de bavarder et prends-moi !
Aussitôt Manu nous arête et fonce dans la bergerie pour en ressortir avec un flacon de lubrifiant. Il prépare à la fois mon anus et la queue de Fred. Au moment où je réalise que le petit malin a trouvé le moyen de toucher une autre bite que la sienne ou la mienne, il entre en moi en une poussée ferme et très progressive.
Je m'accroche à la table du petit déjeuner, penché en avant. Collé à mon dos, Fred commence à butiner mon petit cul. Et bientôt je me retrouve au milieu du repas en train de me faire joliment limer alors que les autres déjeunent tranquillement tout en appréciant clairement le spectacle.
Plein d'empathie, Manu me sert un bol de céréales et me donne la becquée tandis que le piston ravage magnifiquement mon conduit. Fred ne se contente pas de chevaucher ma croupe. Il caresse avec une étonnante tendresse ma peau, ses gestes contrastant avec la fureur de ses coups de boutoir.
Ravi de se faire mater en train de m'enculer, Fred décide d'attendre que les autres ardents aient fini leur repas pour jouir. Alors, forcément, les trois autres, pris par le jeu, décident de faire durer outrageusement leur repas, papotant entre eux sans lâcher notre enculade du regard, se resservant de café, nous tartinant des tranches de pain en jouant les grands frères solidaires.
La tension entre les trois ardents, d'une part, et mon enculeur et moi, d'autre part, est extrême : qui cèdera le premier ?
Finalement, alors que les trois voyeurs se bidonnent, Fred me susurre à l'oreille :
– Es-tu prêt à jouir ?
– Caresse-moi un peu les couilles et la queue, et oui, ça peut venir…
– D'accord, je me mets aussi en situation…
Alors que les autres se demandent ce que nous venons de nous dire, Fred décuple ses coups de queue tout en me branlant. Comprenant son intention, devinant la fin de sa résistance, je m'avance d'un coup en m'agenouillant sur la table du petit déjeuner, renversant la brique de lait au passage, sans que Fred ne sorte son phallus de mon cul.
Devant l'air abasourdi des trois petits malins, Fred donne les derniers coups de queue tout en saisissant ma pine. Il la dirige vers les tartines de nos amis et déclenche mon éjaculation, inondant chacune d'un premier jet de sperme sans que je ne sois en capacité de m'en rendre compte tant l'orgasme est tellurique.
C'est l'éjaculation de Fred dans mon cul en feu qui me fait rouvrir les yeux. Je vois Thierry tomber à la renverse et les deux autres, l'air effaré, qui se reculent.
Fred est brusquement absent de notre stratégie pour cause de montée au septième ciel. Ma main écarte la sienne, je m'astique à sa place et je finis de jouir dans le café de l'un, dans le bol de l'autre, sur une tartine de confiture pas encore suffisamment nappée.
Thierry en se relevant clame, à raison, qu'ils ont gagné, que nous avons joui avant qu'ils n'aient terminé leur petit déjeuner. Les doigts délicats de Fred vérifient que ma queue a libéré toute ma réserve séminale. Coquin, il en profite pour s'en mettre sur le bout du pouce et de l'index qu'il porte ensuite bruyamment à ses lèvres.
Nous nous roulons une pelle harmonieuse avant qu'il ne décule doucement. Aussitôt il me force à me retourner et à me pencher pour montrer à nos voyeurs ravis de leur victoire dans quel état est mon anus.
A leurs exclamations joyeuses, je comprends qu'ils admirent un large trou rougi qui suinte de la bonne semence mâle de Fred. Cette indignité me réjouit fortement. Je le leur dis :
– Oui mes ardents chéris, c'est mon trou ! C'est mon cul ! Ecartelé par la bonne queue de Fred et son ramonage impérial ! Vous voyez son bon sperme couler hors de mon cul ? Il est pour vous si vous le souhaitez ! De la bonne semence mâle ! Un petit cul de mâle ! Pour vos bonnes queues de mâle ! Oui, c'est cela les vacances entre mâles !
Nous rigolons franchement de ce bonheur partagé. Aucun d'eux ne cherche à profiter du miel de Fred qui s'écoule. En revanche Manu se couche sur la table en écartant fébrilement ce qui s'y trouve. Il m'incite à grimper tête bêche sur lui. Aussitôt il avale mon sexe amolli et gluant pour le déguster goulument tandis que je commence à sucer sa queue bien raide.
Se mettant tout autour de nous, les trois autres reprennent leur repas. Thierry et Yves croquent avec gourmandise dans leur tartine ensemencée tandis que Fred boit un café latté de sperme, tout en caressant mes fesses. Manu se régale de mon sexe. Je le pompe comme un fou. Et bientôt il jouit en criant après avoir lâché mon membre, ravissant une nouvelle fois mon gosier.
Généreux, je partage son jus gardé en bouche avec chacun de mes ardents. Descendu de la table, je laisse Manu m'essuyer les fesses avant de m'attabler et de dévorer à mon tour mon repas : c'est fou ce que nos débordements sexuels m'ont ouvert l'appétit !
Les petits voyeurs se réjouissent du complément alimentaire que Fred et moi leur avons offert. Ils sont tout aussi ravis d'avoir assisté au spectacle farouche de notre enculade. Chacun se met à commenter ce qu'il a apprécié dans l'ébat des autres, qu'il soit buccal ou anal. Et moi je suis aux anges car j'ai été, comme à chaque fois, jouissivement au centre du jeu.
Pendant que les autres débarrassent, Manu me lave tendrement sous la douche. Nos mains et nos langues sont affamées de nos corps. Et comme toujours, un bon moment plus tard, nos amis se gaussent en nous voyant sortir de la salle d'eau, le sexe à nouveau tendu.
Je décline la proposition de m'offrir sur la croix de Saint André ou sur la balançoire. Ayant tous encore envie de nous ébrouer physiquement, nous décidons de filer au lac pour nous détendre.
Et bien évidemment, je reste docile.
Plus tard Manu et Fred partent préparer le repas au manoir. Je reste seul avec Thierry et Yves pour ranger un peu et préparer l'apéritif.
En pénétrant notre antre j'ai la confirmation de ce que je pressentais : les deux ardents se jettent des regards enflammés en avançant, chacun avec une main posée sur la fesse de l'autre. A peine sont-ils dans la grande pièce qu'ils regardent la croix de Saint André et le sling.
Je me rapproche d'eux et les enlace par l'arrière pour les embrasser alternativement dans le cou tout en caressant leur flanc.
– Pensez-vous que cette balançoire de pédés soit réglée à la bonne hauteur ? leur demande-je.
– Il n'y a pas que les gays qui aiment être pris dedans, conteste Yves.
– Parce que tu voudrais vérifier ? demande Thierry qui lit en moi comme dans un livre ouvert. Livre, ou plutôt anus, dans le cas présent.
– Pas vous ? réponds-je en leur faisant un clin d'œil salace.
Nos sexes ne mettent pas une minute à se dresser, raides et luisants. Mes ardents baissent la balançoire d'un cran. Je me place dedans, écarte les jambes pour trouver un appui, leur offre une vision paradisiaque de mon anneau intime qui frétille déjà.
Ils décident rapidement de relever les chaines avant afin d'avoir moins besoin de se pencher pour me lécher et sucer, l'un le cul, l'autre le sexe, en bêtes affamées de chair tendre et juteuse. Ils s'y prennent si bien que je commence à gémir en continu en montant dans les aigus, en particulier quand une langue perce mon anus et s'y enfonce. Tout en profitant à plein de leurs douceurs, je remarque qu'ils profitent de leur proximité buccale pour se lécher mutuellement les babines, se rouler des pelles, délaissant très provisoirement ma chair.
J'avais vu juste : il se passe quelque chose entre ces deux-là. J'en suis ravi pour eux, tout en étant ravi du bien qu'ils me font. Je me promets d'assumer complètement mon rôle de féal en favorisant leur rapprochement, mon corps devant leur servir de vecteur de contact. De palliatif aussi, la règle du jeu étant qu'ils s'occupent de moi mais ne copulent pas entre eux, du moins analement.
Thierry enduit de lubrifiant mon conduit bien détendu pendant que Yves m'oblige, tête en arrière, à déguster son sexe fin. C'est bien ce phallus si délicat que je prends en premier dans le cul, Titi collé à Yves pour l'aider à me besogner.
Je n'ai aucun doute qu'il résiste difficilement à l'envie de le prendre en sandwich, ce qui serait contraire au règlement. Son sexe dégouline de précum quand il vient encore emplir ma bouche pour que je le suce. Les deux ardents se tiennent tendrement par la main alors que les mouvements du bassin de l'un butinent mon cul, ceux de l'autre ma bouche.
Yves regarde en permanence le corps somptueux de Thierry. Bientôt sa main vient le caresser. Je ne m'y oppose pas. Ce serait pour le moins méchant, voire mesquin. En retour la main de Thierry vient se poser sur le flanc et la fesse d'Yves tout en accompagnant ses mouvements de va et vient dans mon petit cul aux anges.
Ils alternent les galanteries après quelques merveilleuses minutes de ce traitement de choix. Me faire remplir le cul par le plus gros sexe de Thierry me provoque toujours autant de bonheur. Mon fourreau s'adapte naturellement à son braquemard qui sait virevolter en moi. Yves a l'élégance de se laver le sexe sans pudeur devant nous avant de se faire à nouveau sucer. Je lui en suis reconnaissant, bien conscient que dans tous les cas ou presque je l'aurais mis en bouche.
Ils se relaient plusieurs fois, l'enculeur cédant sa place dès qu'il sent la montée de plaisir devenir trop prégnante. Cela ne me dérange en rien : tant que mon cul est besogné, je suis aux anges !
C'est Thierry qui, le premier, décide de se pencher sur moi pour venir m'embrasser. Seul hic, j'ai le gland d'Yves entre les lèvres. Alors, bon prince, j'accepte que nous soyons deux à le lécher et le sucer. Thierry lèche les couilles ou la racine de l'ardent quand sa tête est dans ma bouche. J'en fais autant quand elle est dans la sienne.
Nous nous mettons à nous réjouir à haute voix de notre endurance. Eux me disent que ma persévérance anale est exceptionnelle. Je leur avoue ma reconnaissance qu'en particulier Thierry, réenduise régulièrement mon conduit de lubrifiant !
Je ne cesse de marmonner que je les remercie pour leur énergie à me bourrer le cul. Ils répondent qu'à deux c'est plus facile, ce qui est vrai mais me va bien, car c'est moi qui en profite.
Nos corps dégoulinent de sueur. Le parfum de l'enculade ensoleille nos narines. Nos mains glissent de plus en plus souvent sur nos épidermes en nage. Peu m'importe, j'ai à la fois le cul magnifiquement pris et la bouche comblée par un sexe ou honorée de douceurs linguales.
C'est au moment où j'estime que l'accomplissement charnel est proche que j'attire les visages de mes deux enculeurs vers moi pour leur offrir un vigoureux baiser à trois langues. Puis que j'écarte légèrement mes lèvres pour les regarder se rouler une pelle sauvage sous mes yeux.
Est-ce le contact de la langue d'Yves combattant la sienne ? Est-ce le bonheur de l'embrasser ? Est-ce plus prosaïquement l'intensité et la durée de notre ébat à trois ? Toujours est-il que Thierry jouit brusquement en moi en criant son plaisir. Alors que je sens le flot puissant de son éjaculation percuter mes parois rectales et s'enfoncer, la langue d'Yves rejoint la mienne pour pénétrer sa bouche afin de l'embrasser aussi sauvagement qu'est son orgasme.
Nous accompagnons autant que faire se peut sa jouissance. J'entrevois la main d'Yves qui est accrochée à une fesse de Thierry, comme pour le maintenir le plus solidement possible contre moi. Mais vu sa position, je devine qu'au moins un doigt, au pire une phalange, est entré dans l'anus de mon bel enculeur.
Qui serais-je pour le leur reprocher, règle ou pas règle ? Ce n'est qu'un doigt après tout, pas encore une bonne bite bien ferme !
Thierry prend tout son temps pour sortir de moi, trop occupé à baisouiller la bouche d'Yves et la mienne. Je sens son jus couler hors de mon cul alors que le bouchon de son dard est toujours aussi grassement planté en moi. Mais quand il finit par déculer, c'est un flot ininterrompu de sperme qui coule hors de moi, sous les yeux abasourdis de mes enculeurs qui ont plongé leur regard sur mon trou béant.
Quand le plus gros des coulures séminales s'est échappé, Yves prend la curieuse initiative de grimper sur le sling en plaçant son bas ventre contre mon visage, tout en se retenant aux chaines.
Thierry, qui comprend en même temps que moi son intention, s'empare de son sexe dégoulinant de plaisir et commence à le branler. Je souris béatement en ouvrant grand la bouche, tout en tirant la langue. Une nouvelle dégustation ! Une nouvelle éjac faciale !
Thierry fait semblant d'aider Yves à se retenir en posant sa main sur une fesse. Mais à nouveau je devine qu'un doigt s'est enfoncé dans son intimité anale et la butine tandis que la main branle son sexe. Les mouvements de bassin lascifs d'Yves ne prêtent pas au doute ! Ma langue qui tâche de lécher son frein a bien du mal à suivre ses balancements !
Il met quelques minutes avant de décharger, Thierry visant ma bouche puis mon visage. Quel bonheur d'être aspergé de bon foutre ! Je repense à Fred. Je repense à nos douceurs matinales. Je me souviens de ma rencontre avec Charles, de l'effet que me fait Ludo. Quel pied absolu !
Je prends bien garde à conserver le sperme en bouche pour le partager ensuite avec mes gourmands amis. Ils s'amusent eux-aussi à me lécher le visage tout en se léchant conjointement la langue et en s'embrassant, laissant par moment une place à ma bouche. Le filet d'air que je sens passer dans ma raie toujours offerte et dans mon anus encore ouvert est un régal qu'amplifie la saveur du bon sperme d'Yves.
Une fois terminée notre délicieux nettoyage, Thierry s'empare de mon sexe bandé et gluant et invite Yves à poser sa tête sur ma poitrine.
L'acrobate descend du sling en se félicitant qu'il ait résisté à nos deux poids. Je n'ose imaginer l'état de mon coccyx si les fixations avaient cédé ! Mais l'important est qu'elles ont tenu et que maintenant c'est à moi de libérer mon plaisir.
Je me laisse d'autant plus faire qu'un doigt de Thierry vient masser l'intérieur de mon rectum, sans se soucier de son état déplorable de trou à bite surchauffé et réceptacle de jus mâle. Je souris intérieurement en réalisant qu'être devenu un trou à bite non seulement ne me vexe plus mais me réjouit.
Je jouis en hurlant comme un goret qu'on égorge en éjaculant puissamment sur le visage extatique d'Yves qui reste ouche ouverte et yeux fermés pendant toute l'aspersion séminale.
Thierry oublie bien trop vite à mon goût le doigtage de mon conduit et se jette sur le visage d'Yves afin de le lécher égoïstement et de le nettoyer.
Une fois propre, Yves s'octroie le droit de sucer mon gland pour le rendre tout beau, puis de lécher les gouttes de sperme qui se sont répandues sur mon ventre.
Ils m'aident à redescendre de ma balançoire de soumis, puis à me tenir debout. J'ai tellement de courbatures que je chancelle. Mais mes ardents amis aux couilles aussi vides que les miennes, tout en ayant une saucisse bien charnue et molle, me retiennent et m'aident à faire les quelques pas nécessaires à la reconnexion avec mon corps.
Quelques minutes plus tard, Fred et Manu nous retrouvent, les bras chargés d'une odorante nourriture. Il ne leur faut que quelques secondes pour comprendre que j'ai été baisé, et même sévèrement enculé, quand je leur présente mes fesses aux coulures indignes.
Thierry confirme qu'ils m'ont bien ramoné le cul. Fred éclate de rire alors que Manu s'offusque qu'ils ne l'aient pas attendu. J'enlace mon doux ardent et lui promets à l'oreille que je ne serai que pour lui cette nuit. Il faut un baiser enflammé pour qu'il recommence à sourire.
Un sourire qui s'élargit quand Yves lui demande de bien vouloir me laver, puisque c'est le rôle qu'il a revendiqué.
Sous la douche, Manu s'occupe parfaitement de mon anatomie. Sa main ne cesse d'essayer der faire durcir mon sexe, sans résultat. Le sien est tendu à bloc. Je le rassure à nouveau en lui faisant de salaces promesses charnelles.
Lors de notre apéritif nous nous moquons de lui qui est le seul à bander comme un âne. Il le prend bien, en exhibant joyeusement sa queue qu'il vient sans cesse frotter contre ma peau, surtout la peau moelleuse d'entre mes fesses que spontanément je lui présente.
Il met un temps infini à analyser la raison pour laquelle Fred ne bande pas plus que les autres. L'interrogeant brusquement, mon ardent sucé confirme :
– Vous savez quoi les gars ? Je suis convaincu (et dans convaincu il y a « cul »…) que nous avons le plus gentil des féaux. Le plus aimable vis-à-vis de nos pulsions. Le plus généreux avec nos besoins. Le plus endurant, quoique nous lui fassions ! Je ne sais pas comment il a fait, mais j'avais envie d'être léché et sucé, il l'a deviné et m'a divinement offert cela ! Viens ici mon doux féal salace, que je te remercie encore !
Fred m'étreint pour me rouler une intense pelle, tout en me pelotant le cul. Quand il me libère je me retrouve entre les bras de Thierry et d'Yves qui précisent :
– Nous on avait très envie de le besogner ensemble, tout en se matant comme les petits voyeurs-exhibe-pervers que nous sommes. Il nous a proposé le sling. Waouh que c'était intense et bon ! dit Yves.
– Disons que pour le sling nous avons eu la même idée au même moment ! réfute-je.
– Si tu veux, dit Thierry avant de m'enlacer avec Yves pour qu'ils m'offrent un long baiser à trois sous les yeux amusés des autres.
– Et alors toi, Manu, demande Fred, lassé de notre étreinte, comment veux-tu honorer ton féal préféré ?
– Tout en douceur, bien sûr, dit-il dans un grand sourire.
Curieusement, quelques heures plus tard, sa douceur fait bander à bloc les trois autres qui se masturbent en le regardant me prendre suavement en cuillère. Tout est tendresse dans les gestes, la bite et les lèvres de Manu. Je ne suis qu'un chat qui ronronne en frottant son dos contre son maître. A ceci près que le sexe de mon maître entre et sort moelleusement de mon cul, ravi d'être maintenant suavement traité, et qu'en même temps sa main me branle avec grâce.
Au bout d'un long moment, Thierry et Yves commencent à se caresser mutuellement, puis à s'embrasser. Fred s'en amuse, pelotant leurs petits culs en glissant son sexe entre leurs hanches.
Au grand désespoir de Manu, au soulagement de nous autres, mon dernier ardent du jour est si excité qu'il ne réussit pas à être aussi endurant qu'il l'aurait souhaité. Cela fait quand même une petite demi-heure qu'il butine lascivement mon cul (on s'en contenterait dans d'autres circonstance) quand il annonce qu'il ne tiendra plus longtemps.
Les trois autres ardents et moi convenons alors qu'il serait amusant que nous réussissions tous à jouir simultanément. Si l'état de nos besoins sexuels est variable, l'impétuosité de nos corps est identique.
Manu poursuit son doux bourrage de cul, s'arrêtant régulièrement pour nous laisser progresser notre montée de plaisir. Les trois autres décident de se branler, non plus individuellement, mais les uns les autres. Ils se campent à genou devant nos visages et se masturbent mutuellement tout en s'embrassant et en se pelotant. Cette fois Fred est de la partie, n'hésitant pas à rouler des pelles à Manu et à moi, autant qu'aux deux autres.
L'harmonie entre nous se conjugue avec l'impudicité la plus totale puisque chacun exprime pour les autres l'état de progression de son orgasme. Cela permet à celui qui travaille le plaisir d'un autre d'adapter le rythme et l'intensité de ses mouvements. Mon cœur s'emballe devant cette splendide synergie sexuelle. Nous n'avons plus d'individualité. Nous sommes un, chaque membre au service des autres ; un entremêlement de pulsions masculines.
Nos cinq éjaculations se produisent à quelques secondes d'intervalle. Manu et moi sommes joue contre joue à recevoir les jets de sperme des autres ardents. Les jets séminaux déclenchent son orgasme entre mes fesses. Il me fait jouir peu après, merveilleusement, alors que le parfum et la saveur des spermes amis me rendent fou de joie. Peu importe que je gicle pour partie sur Fred, pour partie sur le drap. Nous partageons comme jamais un merveilleux orgasme communautaire !
A peine le dernier a-t-il éjaculé qu'une voix résonne derrière nous :
– Ben mes petits amis, ça c'est de l'éjac collective !
Nous sursautons et nous tournons pour voir Ludo, rayonnant de nudité velue sous les lumières tamisées du soir, en train de se branler non loin de nous.
Alors qu'il s'approche de notre mêlée, il dit, d'une voix encore plus grave qu'habituellement :
– Je sais que je ne devrais pas, mais je ne peux pas résister, je suis impuissant !
Il se fraye un passage contre nous et accélère encore son pignolage pour très vite éjaculer abondamment contre le visage de Manu et de moi, recouvrant les autres semences de l'abondance de la sienne.
– Désolé, murmure-t-il alors qu'Yves l'empêche de s'effondrer sur nous.
– Tu n'as pas à être désolé, lui dit Thierry d'un ton solidaire. Nous étions dans la même incapacité à nous empêcher de jouir !
– Même à ton âge, tu restes bon petit branleur, se moque Fred.
– Quant à ton impuissance, elle dégouline bravement sur ma peau ! s'amuse Manu.
– Une brave impuissance qui bave joliment, reprend Fred en gloussant et en posant sa main sur une fesse velue du quinqua.
– Ah les gars c'est trop bon ! Trop bon de se branler et de jouir ! Trop bon de vous voir aussi beaux et chauds ! Trop bon d'admirer la solidarité salace entre vous ! Merci d'être venu ici et d'avoir si bien joué le jeu ! Vous êtes des anges ! Des anges lubriques, mais des anges !
– Merci à toi de nous manipuler si adroitement, lui dis-je.
– Moi c'est Yves qui m'a manipulé, s'esclaffe Fred en désignant son sexe et la main de l'autre ardent.
– Je m'en fous, c'est moi qui en ai profité le plus, car pendant que vous vous êtes manipulés, moi je suis fait enculer ! Na-na-na-na-nè-re ! m'amuse-je.
– Ce n'est pas sympa ce que tu dis, me reproche Manu d'un ton faussement sévère. Car nous aussi on aimerait bien être enculés ! Tu es hyper égoïste comme mec !
– Tu vois Jonas, tu es en train de découvrir qu'en étant féal, tu as le meilleur rôle… me dit Ludo avec un sourire tendre.
– Mouais, je ne sais juste pas encore laquelle de ces quatre pines est la meilleure dans mon cul !
– T'inquiète, gars, il nous reste assez de jours pour que tu tranches cette question, après qu'on t'ai tronché ! rigole Thierry.
Ludo reste une bonne heure à discuter avec nous. Nos verges sont dans le même état de gonflement mou, ce qui présente une superbe vision de saucisses décalottées et luisantes.
Nous échangeons sur l'évolution de notre relation. Mes ardents lui déclarent toute l'affection qu'ils me portent et leur admiration croissante au fil de mon acceptation progressive du rôle de féal.
– Vous ne pouvez pas savoir à quel point cela me fait plaisir, nous dit Ludo. Vous êtes le quintet qui a, en premier, trouvé le plus bel accord entre vous ! Les autres n'en sont pas à ce point-là. Et au moins un groupe ne l'atteindra sans doute jamais. Remarquez, je n'avais guère de doute là-dessus…
– Pourquoi ? lui demande Thierry.
– Parce que Jonas… Vous le savez mieux que moi… Votre féal déborde de sensualité. Il vous irradie par les ondulations de son corps et de son âme, par sa gourmandise sexuelle, par sa gentillesse et sa générosité… Vous avez su le prendre… Ne ricanez bande de bougres ! Vous avez su le prendre, bien sûr avec vos belles queues bien raides, mais surtout en lui donnant votre affection et votre confiance. C'est parce que vous l'avez… profondément… respecté qu'il s'est donné entièrement à vous.
– Il fait plus que cela ! le coupe Manu en posant sa main sur ma cuisse pour la caresser tout en me regardant amoureusement. Il ne fait pas que se donner, il n'arrête pas de nous scruter…
– Nous aussi on le mate sans cesse ! Surtout son cul si mignon et si accueillant ! l'arrête Yves.
– Non, ce n'est pas qu'une question de regard salace… Même si, il est vrai, chacun de nous est assez exhibitionniste et met son anatomie en valeur. Et si chacun de nous est assez voyeur pour reluquer en permanence le corps des autres, pas seulement celui de notre féal ! Pas vrai Thierry et Yves ? Non, Jonas a un truc profondément ancré en lui, pas seulement une bonne bite. C'est son attention permanente vis-à-vis de chacun de nous pour deviner, anticiper, évaluer notre besoin sexuel du moment… Et pour nous l'offrir, royalement… C'est en cela que notre féal est au-dessus du lot !
Manu avance son visage vers le mien. Je lis son émotion derrière les rougeurs de ses joues. C'est une déclaration qu'il me fait. Nos lèvres se trouvent. Nos langues s'unissent, s'enroulent, se délectent, lors d'un long baiser tendre qui fait se dresser nos sexes.
Je perds tout sens de la réalité. La douceur de Manu m'envole vers un merveilleux paradis sensuel. Quel contraste avec les enculades sauvages passées ! Quelle complémentarité avec les enculades et les fellations passées…
Je ne sais combien de temps plus tard je sors de mon délice épidermique pour réaliser que les trois autres ainsi que Ludo sont autour de nous et nous caressent suavement partout, sur nos fesses, nos épaules, notre ventre, nos cuisses. Six dards sont dressés vers le ciel. Celui de Ludo mouille plus encore que celui de mes ardents. Nos regards se croisent. Ce que j'y lis ne laisse aucune place au doute sur les sentiments qu'il me porte.
Plus tard je m'endors moelleusement sur le côté, mon ventre collé à celui de Manu, nos lèvres en contact actif, tandis que Fred, le phallus calé contre ma raie, a glissé sa main au-dessus de mon flanc. Il tient fermement mon sexe tout en caressant celui de Manu avec la paume de sa main. C'est doux, c'est bon, c'est cotonneux.
Au réveil nous passons un long moment à nous emmêler en nous caressant. Je vois bien que les mains de Thierry et d'Yves ne palpent pas que mon corps. Cela ne m'empêche pas de roucouler sous les caresses de huit mains et de tout faire pour leur rendre des douces sensations à la hauteur de leur générosité. Mes cuisses, mes mains, ma bouche se donnent à eux tendrement. Je suis heureux d'embrasser chacun de mes ardents, de tous les sucer, de lécher les quatre merveilleuses paires de couilles. Je les sens frémir. J'admire l'intensité de leur désir. Je suis fier de ce que mon corps peut donner aux autres.
Fred et Yves sont les premiers à quitter le lit pour aller se soulager dehors. Manu continue à me caresser partout alors que j'ai le sexe de Thierry en bouche. Mais bientôt c'est moi qui dois aller vider ma vessie. C'est comme à regret que nous glissons hors du lit pour sortir en titubant, attraper le sexe du voisin, et tâcher de nous faire pisser les uns les autres, la queue raide, sous les moqueries des deux autres ardents.
Nous restons près de dix minutes ainsi, avec une terrible envie d'uriner, le sexe bandé tenu par une autre main, sans pouvoir conclure. Nous rigolons en continu, nous nous moquons, nous nous provoquons. Les deux autres nous répètent à l'envie que nous avons l'air totalement stupides ainsi et qu'un seau d'eau froide règlerait vite le problème.
Nous refusons évidemment ce moyen barbare, affirmant que nous y arriverons. Et enfin Manu le premier réussit à déclencher un jet, aussitôt imité par Thierry puis par moi.
Rapidement après je constate que nous avons tous partiellement débandé sauf Thierry dont le sexe reste dressé vers le ciel et qui me regarde avec les yeux rouges de désir. Je m'amuse d'abord à l'allumer en me penchant pour lui présenter mon petit cul, puis en lui tournant autour tout en caressant ses fesses, ses flancs, son ventre, toute sa peau, sauf son dard et ses bourses.
L'effet ne se fait pas attendre : il se met à mouiller abondamment. Je me dois donc de récupérer son filet séminal épais et gluant pour le déguster en bouche comme il se doit.
Fred éclate de rire en constatant qu'Yves tente d'attirer son attention, mais Thierry n'a d'yeux que pour moi. Il bouge à peine, se contentant de réagir à mes délicats gestes d'allumeur.
Après avoir mis en bouche un nouveau filet de sperme, il m'arrête, me plaque contre sa chair et m'embrasse. Notre baiser savoureux est sauvage, preuve qu'il est dans un état d'excitation si avancé qu'il n'y a qu'une seule issue possible.
A voix haute je lui demande devant les autres, amusés :
– Veux-tu mon cul ou ma bouche ?
– Suce-moi ! Oh oui mon petit pédé, suce-moi !
– Avec joie, mon beau pédé !
Je m'agenouille devant lui, commence à lécher ses couilles mais très vite il force ma bouche pour y enfoncer sa pine dégoulinante de nectar mâle. Alors qu'il vibre d'impatience et veut sans cesse me forcer les lèvres, je l'oblige peu à peu à se laisser faire et accepter une fellation gracieuse et délicate.
Les trois autres bandent maintenant autant que nous. Ils admirent les frémissements qui traversent le corps de Thierry, mes succions et regards attentifs, la fusion de nos désirs si complémentaires.
Je me démène comme un beau diable pour prendre tout mon temps, sans céder à ma pulsion qui exige d'être au plus vite fécondé en bouche. Thierry fulmine autant qu'il se régale.
Les trois autres finissent par se lasser et entament leur petit déjeuner, tout en nous surveillant du coin de l'œil.
Après plusieurs minutes, alors qu'Yves ne peut retenir des gestes masturbatoires, Fred éclate de rire, l'oblige à se lever, le pousse derrière Thierry pour coller son corps contre son dos.
– Embrassez-vous les gars. Il n'y a que nous qui saurons que vous avez enfreints la règle ! Roulez-vous une pelle pendant que notre féal vous suce l'un et l'autre !
Le Frédo a parfaitement deviné leur désir. Yves se décale et leur baiser devient plus sauvage encore, alors qu'un second chibre vibrionne sous mes yeux. Il est si nappé de bon sperme que je délaisse le sexe de Thierry pour me rengorger de celui d'Yves. Je le suce avec ardeur tout en m'accrochant à la fesse droite de l'un, la fesse gauche de l'autre, le sexe libre frottant contre ma joue.
J'admire l'intensité de leur baiser. Je suce chacune des bites, l'une après l'autre. A plusieurs reprises je mets les deux glands dans ma bouche pour les lécher de l'intérieur les deux bonbons compressés. Je pompe, je tète, je déguste. Mes deux ardents roucoulent en continu et frémissent de plaisir, d'autant plus que Manu et Fred leur plote le cul et lèchent leur cou.
Et c'est fièrement que j'accueille en bouche la savoureuse décharge simultanée des deux membres.
Leurs jets sont si puissants que je manque de m'étouffer tant leur semence emplit ma gorge. Mais je réussis à tout garder, à avaler lentement leur nectar uni, sans haut le cœur, sans libérer les deux glands doucereux en bouche. Au contraire, ma langue continue instinctivement à les déguster, provoquant de multiples répliques toutes plus délicieuses les unes que les autres.
Cela fait un bon moment que j'ai terminé la toilette de leur sexe maintenant parfaitement propre quand enfin leurs lèvres se séparent. Sans doute les moqueries des deux autres participent-elles à leur atterrissage dans le réel. Ils se dévorent du regard, satisfaits de sentir leurs bourses massées doucement dans mes mains.
– Bon, les gars, déclare Manu. Il va nous falloir fixer une nouvelle règle. C'est toujours moi qui lave le corps de Jonas, ça ne change pas. Mais vous deux, si vous ne voulez pas qu'on cafte aux quinquas et que vous soyez mis au pilori devant le manoir et enculé par chaque mâle qui passe derrière vous, vous allez promettre de nous demander notre autorisation avant de vous rouler une nouvelle pelle ou de vous toucher !
– Je suis d'accord avec Manu, dit Fred. Cela reste entre nous. Mais le reste des règles doit aussi s'appliquer. D'ici la fin du séjour vous pourrez vous embrasser après notre autorisation, vous caresser devant nous, mais défense de vous sucer, de vous enculer, ou de jouir autrement que par les talents artistiques de notre féal !
– Oh non ! Tu es dur ! supplie Thierry.
– Oui. Je suis dur. Je bande comme un âne. Mais c'est la règle.
Je glousse de bonheur en admirant puis en caressant le sexe extrêmement ferme de Fred. Il se laisse faire avant de me voler un baiser. Je réponds en l'embrassant suavement. Et devant tous je lui demande :
– Et toi, Fred, qu'est-ce qui te ferait plaisir ?
– T'enculer devant les autres, ici, maintenant !
– Alors cesse de bavarder et prends-moi !
Aussitôt Manu nous arête et fonce dans la bergerie pour en ressortir avec un flacon de lubrifiant. Il prépare à la fois mon anus et la queue de Fred. Au moment où je réalise que le petit malin a trouvé le moyen de toucher une autre bite que la sienne ou la mienne, il entre en moi en une poussée ferme et très progressive.
Je m'accroche à la table du petit déjeuner, penché en avant. Collé à mon dos, Fred commence à butiner mon petit cul. Et bientôt je me retrouve au milieu du repas en train de me faire joliment limer alors que les autres déjeunent tranquillement tout en appréciant clairement le spectacle.
Plein d'empathie, Manu me sert un bol de céréales et me donne la becquée tandis que le piston ravage magnifiquement mon conduit. Fred ne se contente pas de chevaucher ma croupe. Il caresse avec une étonnante tendresse ma peau, ses gestes contrastant avec la fureur de ses coups de boutoir.
Ravi de se faire mater en train de m'enculer, Fred décide d'attendre que les autres ardents aient fini leur repas pour jouir. Alors, forcément, les trois autres, pris par le jeu, décident de faire durer outrageusement leur repas, papotant entre eux sans lâcher notre enculade du regard, se resservant de café, nous tartinant des tranches de pain en jouant les grands frères solidaires.
La tension entre les trois ardents, d'une part, et mon enculeur et moi, d'autre part, est extrême : qui cèdera le premier ?
Finalement, alors que les trois voyeurs se bidonnent, Fred me susurre à l'oreille :
– Es-tu prêt à jouir ?
– Caresse-moi un peu les couilles et la queue, et oui, ça peut venir…
– D'accord, je me mets aussi en situation…
Alors que les autres se demandent ce que nous venons de nous dire, Fred décuple ses coups de queue tout en me branlant. Comprenant son intention, devinant la fin de sa résistance, je m'avance d'un coup en m'agenouillant sur la table du petit déjeuner, renversant la brique de lait au passage, sans que Fred ne sorte son phallus de mon cul.
Devant l'air abasourdi des trois petits malins, Fred donne les derniers coups de queue tout en saisissant ma pine. Il la dirige vers les tartines de nos amis et déclenche mon éjaculation, inondant chacune d'un premier jet de sperme sans que je ne sois en capacité de m'en rendre compte tant l'orgasme est tellurique.
C'est l'éjaculation de Fred dans mon cul en feu qui me fait rouvrir les yeux. Je vois Thierry tomber à la renverse et les deux autres, l'air effaré, qui se reculent.
Fred est brusquement absent de notre stratégie pour cause de montée au septième ciel. Ma main écarte la sienne, je m'astique à sa place et je finis de jouir dans le café de l'un, dans le bol de l'autre, sur une tartine de confiture pas encore suffisamment nappée.
Thierry en se relevant clame, à raison, qu'ils ont gagné, que nous avons joui avant qu'ils n'aient terminé leur petit déjeuner. Les doigts délicats de Fred vérifient que ma queue a libéré toute ma réserve séminale. Coquin, il en profite pour s'en mettre sur le bout du pouce et de l'index qu'il porte ensuite bruyamment à ses lèvres.
Nous nous roulons une pelle harmonieuse avant qu'il ne décule doucement. Aussitôt il me force à me retourner et à me pencher pour montrer à nos voyeurs ravis de leur victoire dans quel état est mon anus.
A leurs exclamations joyeuses, je comprends qu'ils admirent un large trou rougi qui suinte de la bonne semence mâle de Fred. Cette indignité me réjouit fortement. Je le leur dis :
– Oui mes ardents chéris, c'est mon trou ! C'est mon cul ! Ecartelé par la bonne queue de Fred et son ramonage impérial ! Vous voyez son bon sperme couler hors de mon cul ? Il est pour vous si vous le souhaitez ! De la bonne semence mâle ! Un petit cul de mâle ! Pour vos bonnes queues de mâle ! Oui, c'est cela les vacances entre mâles !
Nous rigolons franchement de ce bonheur partagé. Aucun d'eux ne cherche à profiter du miel de Fred qui s'écoule. En revanche Manu se couche sur la table en écartant fébrilement ce qui s'y trouve. Il m'incite à grimper tête bêche sur lui. Aussitôt il avale mon sexe amolli et gluant pour le déguster goulument tandis que je commence à sucer sa queue bien raide.
Se mettant tout autour de nous, les trois autres reprennent leur repas. Thierry et Yves croquent avec gourmandise dans leur tartine ensemencée tandis que Fred boit un café latté de sperme, tout en caressant mes fesses. Manu se régale de mon sexe. Je le pompe comme un fou. Et bientôt il jouit en criant après avoir lâché mon membre, ravissant une nouvelle fois mon gosier.
Généreux, je partage son jus gardé en bouche avec chacun de mes ardents. Descendu de la table, je laisse Manu m'essuyer les fesses avant de m'attabler et de dévorer à mon tour mon repas : c'est fou ce que nos débordements sexuels m'ont ouvert l'appétit !
Les petits voyeurs se réjouissent du complément alimentaire que Fred et moi leur avons offert. Ils sont tout aussi ravis d'avoir assisté au spectacle farouche de notre enculade. Chacun se met à commenter ce qu'il a apprécié dans l'ébat des autres, qu'il soit buccal ou anal. Et moi je suis aux anges car j'ai été, comme à chaque fois, jouissivement au centre du jeu.
Pendant que les autres débarrassent, Manu me lave tendrement sous la douche. Nos mains et nos langues sont affamées de nos corps. Et comme toujours, un bon moment plus tard, nos amis se gaussent en nous voyant sortir de la salle d'eau, le sexe à nouveau tendu.
Je décline la proposition de m'offrir sur la croix de Saint André ou sur la balançoire. Ayant tous encore envie de nous ébrouer physiquement, nous décidons de filer au lac pour nous détendre.
à suivre...
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()