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✦ Etrenu Le féal et les ardents XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le féal et les ardents — Chapitre 5

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Etrenu
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Le féal et les ardents

Chapitre 5

Nous restons de très longues minutes tous ensemble, emmêlés lascivement à nous embrasser, nous caresser, nous peloter lubriquement. Un gargouillement vient pourtant nous rappeler que nous n'avons pas ménagé nos efforts. Et que les efforts ça creuse.
Frédo se lève en premier, nous informant qu'il est de service de repas ce soir et que c'est à lui d'aller chercher les plats que nos amis quinquas ont préparé pour nous. Yves se propose d'aller l'aider. Je ne suis bientôt plus encadré que par Manu et Thierry qui déchainent ce qu'ils ont de plus tendre sur mon corps pour le réconforter après tout ce que j'ai pris.
Ils arrivent à me faire ronronner, sourire, et même rire. Nous nous moquons mutuellement de nos phallus à nouveau déployés avec grâce. Tout en branlottant mon sexe, Thierry exprime avec pertinence la réalité de la situation :
– Nous avons vidé nos couilles trop pleines. Il nous faut maintenant nous aimer…
Cette sentence me ramène à la réalité du moment présent. Je viens de me faire défoncer le cul par mes amis. Ce n'était qu'un apéritif. Ils vont remettre cela à nouveau, ce soir, et probablement matin, midi et soir dans les jours à venir.
Par quelle déroutante alchimie cette pensée déclenche-t-elle une irritation de mon conduit jusque-là satisfait de son sort ?
Manu lit la grimace sur mon visage. Il décide qu'il est temps de faire un brin de toilette. Il m'aide à me relever puis à faire quelques pas. Ce n'est pas la première fois que je marche après une bonne enculade. Mais cette fois-ci faire des pas est un exercice audacieux tant ma démarche est incertaine.
Mes deux comparses m'aident à aller jusque sous la pomme de douche. Je reprends ma position soumise en reculant mon bassin et en écartant les jambes. Thierry fait couler l'eau. Manu me nettoie très attentivement les fesses, n'hésitant pas à s'égarer à l'intérieur de mon conduit tout visqueux.
Peu après Manu lance une lessive du drap qu'il change sur le lit.
Les deux autres reviennent les bras chargés de plats délicieusement odorants puis mettent la table. Ils rigolent encore en nous racontant qu'ils ont surpris les quatre quinquas debout encastrés les uns dans les autres, tentant de faire une danse en chaîne sous une musique ringarde de fin de soirée. Nous nous moquons sous l'air d' « à la queue leu leu ».
Fred, sympa, pose deux coussins sur le banc où il m'invite à m'assoir. Alors que j'hésite, Yves demande à Manu comment vont mes petites fesses. Je n'écoute pas sa réponse. Leurs intentions sont amicales. Mais c'est de moi dont ils parlent.
Ils me ramènent à mon sort. Les gestes de Manu dans mes fesses, la honte que j'ai ressentie quand ils se sont succédés en moi… Le blues me reprend. Je ne suis décidément pour eux qu'un trou à combler de leurs pulsions.
Alors que les esprits s'échauffent sous l'effet du vin et de l'excellent plat, je revis en boucle ces moments où ils m'ont pris les uns après les autres. Je revois mes larmes imprégner l'oreiller. Je ressens la douleur de la sodomie. Je ressens le plaisir de la sodomie.
Pourquoi mon sexe ne me laisse-t-il pas tranquille ? Sans cesse il s'érige nerveusement sous l'effet de ma libido masochiste. Sans cesse il se tend vers le ciel, tout comme celui des ardents. Thierry a raison. Nous avons tous évacué le trop-plein. C'est maintenant que les choses sérieuses commencent.
Mon comportement maussade ne leur échappe pas. Ils sont tous d'une gentillesse exaspérante à mon égard. Je m'en veux : comme je leur ai offert ce qu'ils attendaient, ils vont maintenant en quémander toujours plus. J'ai mis le cul dans un engrenage insoutenable !
Nous faisons trainer le diner pour des raisons contradictoires. Moi pour repousser le moment de leurs nouveaux assauts. Eux pour me laisser maturer afin d'accepter de leur présenter encore mes fesses. Mais plus les minutes s'égrènent, plus le malaise s'instaure. Les vannes tombent à plat. Les regards sont fuyants. Les silences se multiplient.
Je finis par me lever. Aussitôt mes voisins se précipitent pour m'aider. Je les repousse sèchement. Même si mes jambes flageolent, je me sens assez fort pour retourner dans le lit.
Nous sommes tous avec de belles tiges bien gonflées entre les jambes. Je me résous à dire, d'une voix enrouée :
– Bon. Puisqu'il faut remettre cela… Mais vous allez tous vous laver. Je ne veux pas de goret puant en moi !
 
Quelques minutes plus tard je suis à nouveau couché sur le dos avec Fred et Thierry qui me couvrent de baisers tandis que Manu prépare buccalement mon trou mis en évidence par mes jambes relevées.
A nouveau c'est Yves qui vient en premier posséder mon petit cul. Je grimace douloureusement tant j'ai l'impression d'avoir la peau du rectum comme gercée par le froid. Mais rapidement la chaleur m'envahit et je me mets à roucouler.
Alors que mes deux voisins me caressent en soutenant mes jambes, Manu grimpe sur mon torse et présente son sexe à mes lèvres.
A nouveau il a deviné mes envies les plus intimes : sucer un beau gland baveux ! J'ouvre la bouche. Son sexe savoureux force mes lèvres. C'est un délice ! Entre l'enculade toute en finesse et la gourmandise linguale, je suis aux anges. Je suis encore vexé, mais je me régale.
Manu est vite chassé par Frédo qui prend sa place en m'offrant une nouvelle dégustation séminale. Cette fois son intention est limpide : il a décidé de se vider dans ma bouche et pas dans mon cul. Je dois me retenir de lui dire que je préfère ! Après tout j'essaie de leur montrer que je fais encore la gueule.
Pas facile quand vous êtes si bien baisé !
Yves et Frédo éjaculent quasiment en même temps, chacun dans un de mes orifices. C'est merveilleux de penser que ces jets puissants qui percutent mon palais percutent aussi mon rectum ! Que ce sperme que je déglutis en bouche musarde également dans mon conduit.
Cette saveur ! Ces sensations ! Ce parfum de mâle en sueur ! La douceur des phallus de Thierry et de Manu que je serre si fort dans mes mains ! La douceur de leurs doigts sur ma peau en nage… Je voudrais que ce moment ne s'achève jamais !
Thierry exprime le désir de me prendre à genoux. Je m'exécute en m'approchant de la tête de lit pour me retenir contre la cloison en reculant mon bassin tandis que Manu glisse sa tête entre mes jambes pour venir avaler mon sexe.
Fred se met debout contre moi en présentant à ma bouche son sexe qui débande à peine. Me voilà vite avec la bonne pine de Titi qui me pistonne avec fougue tandis que la mienne est dévorée par Manu et que je goûte à nouveau celle de Frédo.
Yves rigole tout seul en nous regardant en plein accouplement de groupe, commentant l'ébat, imaginant à haute voix de nouvelles postures possible, encore plus acrobatiques pour les jours à venir.
Mes forces m'abandonnent peu à peu. Heureusement que des mains fermes me soutiennent. Je jouis dans la bouche de Manu en grognant, manquant de mordre le sexe de Fred. Thierry s'amuse quasiment en chantant avec mes fesses. Un chant sauvage, un chant de cavalier farouche, un chant rauque de mâle. Un chant qui finit enfin dans un râle quand il éjacule puissamment en moi.
Tel un château de cartes instable notre monticules de corps mâles s'affaisse. Nous nous retrouvons à nouveau emmêlés, mais en rampant sur le lit. Je m'accroche à des chairs douces et moites. Je me délecte de la sensation de mon anus bien souple, de mon conduit rectal débordant de sperme, de l'arrière-goût si masculin en bouche, du sentiment de vide de mes bourses…
Juste un mot de ma part et l'un se lève pour fermer la porte, l'autre pour éteindre la lumière. Nous nous lovons les uns contre les autres. Je me place en chien de fusil. J'ai besoin de protection. Pas de protection physique. De protection psychologique. Comment vais-je assumer de n'être que cela et d'aimer cela ?
Je suis content que ce soit Thierry qui se colle devant moi. Je peux caresser sa peau, jouer avec ses poils, palper sa verge gluante et flasque. 
Je sens un corps entreprenant dans mon dos. Je sens la raideur qui se pose contre mes fesses. Je n'ai pas besoin de vérifier pour savoir que c'est Manu, le seul qui n'a pas encore joui.
Alors que les mains d'Yves et de Frédo me caressent tendrement la peau du bout des doigts, je lance ma main en arrière, saisis le phallus du dernier des ardents, écarte mes fesses, le place face à mon anus et, aussitôt, d'un coup de fesses en arrière, l'aspire bien profondément en moi. La pénétration est si évidente, si soyeuse ! Le beau sexe de Manu se range naturellement dans son fourreau bien lubrifié.
Se frottant lascivement contre mon dos, il va et vient en moi en roucoulant dans mon oreille. Les autres me disent des mots tendres, des mots de reconnaissance, des mots d'excuse si j'ai souffert à cause d'eux.
Je les trouve touchants, gentils, naïfs. De grands enfants conscients d'avoir fait une bêtise ; mais de grands enfants ravis d'avoir fait une bêtise !
Je ne peux m'empêcher de sourire béatement. Je ne peux m'empêcher de nier qu'ils m'ont fait souffrir. Ils ont atteint mon honneur. Ils ont réjoui mon corps. 
Alors que j'entends un premier ronflement délicat, je finis par le leur dire, toujours secoué suavement par le butinage de Manu en moi :
– C'était bon les hommes…
Je sens sursauter le corps de Manu. Il se penche davantage sur moi, force mon visage à se tourner vers lui et susurre tout en m'embrassant :
– Je t'aime ! Putain je t'aime mon pote !
Ses mouvements s'accélèrent. Moi qui n'ai jamais été amateur de sodomie en cuillère, je me mets à apprécier cela. Je m'accroche au corps de Thierry qui m'aide silencieusement à encaisser les coups.
Manu est déchainé. Il souffle comme un taureau en rut. Il pétrit ce que ses mains trouvent de mes chairs. Sûr que demain j'aurais des bleus ! Mais en attendant c'est diablement bon.
Alors je m'accroche. Je me concentre sur l'encaissement de ses coups de boutoirs. Je ne suis plus vraiment conscient de ce que je prends dans le cul. Je veux juste lui donner le plus fabuleux plaisir qui soit !
 
J'ignorais que Manu est un cavalier endurant… Il met un temps infini avant de jouir. Thierry, fatigué, le supplie par deux fois d'en finir enfin. Rien n'y fait. Malgré l'intensité de ses coups de queue, l'orgasme se fait longtemps attendre.
Alors quand il arrive, nonobstant la puissance de son cri de jouissance, je me sens fier, fier de lui avoir donné une si belle récompense. Fier d'avoir été un passif endurant pour lui.
Peu après chacun de nous peu s'endormir. Le bon pénis de Manu est toujours en moi, enfoncé dans mon fourreau chaud et flasque.
J'ai la vague conscience qu'à un moment il retombe lourdement hors de mon conduit. Mais qu'importe, emmêlé avec les corps luxurieux de mes amis, je m'enfonce dans ce qui est probablement la meilleure nuit de mon existence !
 
C'est en milieu de matinée que nous émergeons lentement sous une douce lumière qui danse les reflets du soleil. Nos mains endormies partent à la recherche de chairs à pétrir. Nos verges tendues frottent lascivement contre des peaux chaudes et amicales, réjouissant nos épidermes.
A nouveau j'aimerais que ce moment dure pour l'éternité. A en croire les ronronnements autour de moi je ne suis pas le seul…
C'est la vision du corps puissant de Ludo à contrejour dans l'encadrement de la porte qui nous sort de notre léthargie. Il nous contemple avec un petit sourire salace aux lèvres. Je l'observe. Va-t-il bander en nous regardant ?
La nuit a dû être chaude pour lui aussi car, si sa verge gonfle langoureusement, elle reste molle et souple, balançant doucement tandis qu'il nous reluque en dansant lentement d'un pied sur l'autre.
Quand nos cinq regards sont sur lui, il déclame :
– Cela sent le phoque ici ! Je vois que la nuit a été très mâle ! Bravo les hommes ! Les ardents, avez-vous été gentils avec votre féal ?
– Demande-le lui, marmonne Thierry d'une voix cassée.
– Aurait-il une tige aussi raide si cela n'avait pas été le cas ? dit Frédo. 
– Ça va ! On peut viser quelqu'un d'autre que moi, ce matin ? rouspète-je.
– Je vous ai amené du pain frais, dit Ludo pour détourner la conversation. Vous avez évidemment quartier libre aujourd'hui. Si vous avez besoin de nous, vous savez où nous trouver.
– On a su se débrouiller seuls cette nuit… ironise Yves.
– Je n'en doute pas ! Cela se voit et cela se sent ! C'est toi, Fred, qui est de service de repas aujourd'hui ?
– Oui, je crois.
– Parfait. Viens au manoir une demi-heure avant votre déjeuner, il y a un peu de cuisine à faire. Pour le diner c'est repas froid.
– D'accord. Tu as quoi dans la main ? répond Fred en le voyant jouer avec un tube de crème.
– C'est pour le féal du groupe. Il serait bon d'enduire dès ce matin son rectum avec cette crème apaisante, puis ensuite après chaque réception de votre virilité, du moins pendant un jour ou deux. Après il sera habitué. C'est une crème très efficace !
– Sympa… grogne-je.
– D'accord, c'est gentil. Je m'en occuperai, dit Manu en caressant mes fesses.
– Super ! Avez-vous besoin de quoi que ce soit ?
 
Devant nos réponses négatives, Ludo se retire, non sans nous avoir reluqué le corps plus que nécessaire. Nous voyons bien que le quinqua velu est excité et intéressé par nos anatomies juvéniles. Plus que Charles en tous cas, qui prend plaisir à s'égayer au milieu de jeunots nus, mais ne semble intéressé que par le corps des amis de son âge.
Nous passons tous les cinq ensemble sous la douche, dans des jeux d'eau et de mains particulièrement fringants.
Une fois que les autres s'éloignent, je présente impudiquement mon fessier à Manu qui le caresse d'abord, avant d'introduire l'onguent dans mon conduit qu'il masse agréablement avec son index.
Je me laisse doigter avec bonheur. Manu rit sous cape en entendant un ronronnement sortir de ma gorge et en voyant mon sexe grossir. Je ne veux pas nier. Je me laisse faire pendant un moment avant de le remercier en l'enlaçant et en lui roulant une pelle, bas-ventre contre bas-ventre qui s'agitent lascivement.
Bouche contre bouche, il me demande doucement :
– Ça va ton moral ? Tu ne nous en veux pas trop ?
– Si.
– Tu nous en veux comment : un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?
Je ne sais pas quoi répondre. Je leur en veux d'avoir utilisé mon corps pour satisfaire à leurs pulsions. Mais je suis content qu'ils l'aient fait avec respect et délicatesse. Pour autant je ne veux toujours pas lui dire que j'ai aimé cela…
Il lit dans mes pensées. Il sourit. Il m'embrasse avec une fougue décuplée.
Quand je réussis à m'extirper de ses lèvres, je déclare :
– Que ce ne soit pas une raison pour en abuser !
– Promis ! Je t… Te respecte trop pour cela !
– C'est vrai ce que tu m'as dit cette nuit ? Tu m'aimes ?
– Je… Oui… Je crois bien que je t'aime… Ce que tu es, ton esprit, ta gentillesse, ton obéissance aux règles, ton corps… Oui, je suis très attiré par toi.
– Tu m'aimes comment ? Comme un pote, un sexfriend ou un amoureux ? Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie ?
Je vois les rougeurs de l'émotion colorer ses joues. Je lis dans ses yeux que je fixe sans détourner le regard. Je vois bien ce qu'il pense. Mais il ne le dit pas. Il ne veut pas, ou ne peut pas le dire.
Après presque deux minutes de torture, j'éclate de rire et m'écarte de lui. Sa main glisse sur ma peau pour venir caresser mes fesses. Je me retourne, je lui fais un clin d'œil. Je pose un doigt en travers de mes lèvres. C'est maintenant notre petit secret.
Nous mangeons tous de bon appétit. Le désir est magnifiquement visible chacun de nos corps. Comme les mains ardentes de plus en plus appuyées caressent ma peau, je finis par mettre les points sur les i :
– C'est bon les gars ! J'en ai pris plein le cul hier, j'aimerais que vous me laissiez en paix ce matin ! J'ai besoin de me changer les idées. De me détendre. Si on allait nager ?
 
Sentir l'eau glisser sur ma peau est un délice. Mes muscles se détendent. Ils s'étirent. Mon corps me remercie.
Nous nageons longtemps. Au loin nous entendons les cris joyeux des autres camarades. Nous imaginons qu'ils sont comme nous, contents de s'ébrouer aquatiquement après s'être intensément ébroués charnellement.
Je reste pourtant un peu à l'écart de mes amis. Nager me fait gamberger. Finalement se faire prendre par quatre gars attentionnés n'est pas si terrible que cela. Même deux fois de suite. J'ai l'impression que mon cul peut encaisser leurs ardeurs. Parce que mes enculeurs sont respectueux de mon plaisir. Parce que mon rectum est en permanence lubrifié, naturellement avec du bon sperme ou avec un gel.
La vision de leur corps en feu, l'odeur qui envahit mes narines, la saveur de leur semence qu'ils ont eu la bonté d'éjaculer dans ma bouche, le butinage savant de mon petit cul… Oui, j'ai aimé cela ! D'ailleurs, malgré la fraicheur de l'eau je vois bien que ma verge est largement gonflée… C'est tellement bon de baiser et de se faire baiser !
C'est justement là le problème… Ce sentiment de n'être qu'une pute à jus assoiffé de bonnes queues bien raides dans tous mes orifices…
Les larmes montent à nouveau à mes yeux. C'est si dur à assumer !
Je m'en veux car j'aurais adoré être à leur place. Succéder à un bel ami bien membré en enfonçant ma queue dans un cul ouvert et ruisselant de sperme ! Un bel ami que j'aurais reluqué sans complexe tout en me masturbant doucement, sans complexe !
J'étais venu pour cela… C'est eux qui ont cette chance. Pas de veine. Il faut bien que j'assume mon rôle d'enculé.
Je me dis aussi que j'ai aimé sucer et être sucé. Cela sous les yeux avides des autres qui reluquaient les phallus entrants et sortants de mes orifices… Il n'y a pas que mes petites fesses pour satisfaire mes beaux ardents. Ma bouche aussi. Ma main également.
Tout en nageant j'imagine des scénarios plus lubriques les uns que les autres. C'est qu'il en faut de l'imagination pour concevoir des corps à corps à cinq, jouissifs et équilibrés !
Pourquoi à cinq ? Ne puis-je pas contenter mes amis séparément, plus intimement, un par un ou deux par deux ? A l'idée que m'offrir à deux beaux mâles je génèrerai d'autres formes de plaisirs, je m'esclaffe.
Et je manque de boire la tasse.
Oui. Là est peut-être la solution pour préserver mon petit cul : m'occuper buccalement ou manuellement de chacun séparément…
Sauf que je vois bien où portent leurs regards : tous ne rêvent que de flatter ma croupe et de m'enculer ! Comme je les comprends ! Quand je regarde le leur, j'ai le même désir et je me mets comme eux à bander.
Comment faire alors ? Si ce n'est m'imposer. Imposer mes choix, ma volonté, la manière dont je veux les faire jouir, puisque tel est mon rôle. Je suis leur féal, le mâle à leur service. Ce qu'ils veulent c'est jouir de mon corps puisque, comme moi, ils aiment le corps masculin. Ce qui ne veux pas forcément dire que je dois les laisser jouir de la manière dont ils l'entendent, eux… Je dois devenir le maître du jeu.
Le seul problème est que pour faire cela il va falloir que j'assume totalement mon rôle de pute de service, que je les allume, que je les prenne à leur propre jeu en me faisant prendre selon les règles de mon jeu à moi… Un féal assumé… Je ne me sens pas prêt à l'être !
Cette longue mise au point personnelle faite sans grande conclusion, je décide de les rejoindre et de leur prêter attention. Ça commence par Yves dont j'enfonce la tête sous l'eau avant de grimper sur ses épaules.
La réaction ne se fait pas attendre et nous nous lançons tous les cinq dans des corps à corps ludiques dont nous savons bien qu'ils sont les prémices de nos corps à corps lubriques. Mais que c'est bon d'empoigner des chairs à la fois musclées et douces, à la fois chaudes et rafraichies par la température de l'eau du lac !
 
 Nous rentrons déjeuner tranquillement. Nos corps sont apaisés. Mais nos regards sont de braise. Je les observe tous du coin de l'œil. Ils sont si beaux ! Si désirables ! J'ai tellement envie de les palper, de saisir leur verge dans ma main pour la faire durcir puis la serrer, de les sucer, de les sentir percer mon anus !
Je ne suis pas le seul à avoir l'esprit traversé de luxure : peu à peu nos excitations sont si visibles que leurs mains viennent toucher mon corps, et les miennes les leurs. Après tout c'est mon droit, non, de peloter leur petit cul et de leur tripoter sexes et couilles !
Nous déjeunons de plus en plus fébrilement. C'est à nouveau Thierry qui ose poser la bonne question :
– Te sens-tu prêt à nous recevoir tous à nouveau ?
– Je crois que mon petit cul peut l'assumer, oui. Si vous n'êtes pas trop bourrins et si vous le lubrifiez bien…
– Chouette !
– Mais la question est de savoir si j'en ai envie…
– Aïe !
– Tu n'es tenu à rien ! rappelle Manu. Si tu ne veux pas qu'on te prenne, on ne te prend pas !
– C'est pourtant mon rôle… Enfin, il me semble… D'après vous, c'est quoi ma mission ? Trou à bites à volonté ?
– Tu déconnes, non ! Jamais de la vie, réagit spontanément Yves.
– Hors de question qu'on abuse de toi, confirme Manu.
– Ce qui ne répond pas à la question, philosophe Thierry.
– Ton rôle de féal… Ou ta mission… se met à réfléchir à haute voix Fredo. Soyons clairs : nous sommes cinq homos qui aimons baiser. Nous nous entendons bien. Chacun de nous a un corps qui excite le pédé. Mais nous les ardents ne devons baiser qu'avec notre féal… Donc la question est : qu'est-ce que baiser, quand on est quatre face à un ?
– Cela impose de se vider les couilles, le coupe Yves en rigolant.
– C'est mieux quand cela se conclut par se vider les couilles, le contredit Thierry, déclenchant une approbation amusée de chacun.
– Tu es aussi pédé que nous et nous avons tous vu que, premièrement, tu aimes être enculé, deuxièmement, tu aimes sucer, troisièmement, tu aimes être sucé, reprend Fredo.
– Tu oublies qu'il aime avant toute chose mater nos jolis corps de mignons, ce qui est suffisant pour le faire bander…
– Ce que nous aurions du mal à te reprocher puisque nous sommes pareils !
– Et qu'il aime avant tout caresser, peloter, pétrir nos chairs masculines… conclut Manu.
– Donc ton rôle est de nous vider agréablement les couilles, de toutes les manières possibles, non ? tente de synthétiser Frédo.
– L'un et ou l'autre, ou bien tous ensemble ? demande Yves.
– Tu sous-entends que son rôle serait exclusivement de nous faire partouzer en se mettant au centre du jeu ? interroge Fred.
– Oui, en quelque sorte. Et non. Nous faire jouir en face à face, autant que tous ensemble…
– Les uns sur les autres, emmêlés ! J'adore ! s'écrie Thierry en se marrant.
Nos cinq corps en rut se sont rapprochés. Nous nous sommes spontanément remis en cercle, chacun s'accrochant à la fesse de ses voisins. Fesses qui sont doucement pétries alors que les lèvres se rapprochent les unes des autres pour de délicats baisers à deux ou plus, et que les langues s'amusent à pourlécher celles des autres. 
Nous avançons encore nos bassins pour que nos sexes se touchent et frottent les uns contre les autres, déclenchant de délicieuses sensations sur nos glands de plus en plus baveux.
Thierry qui est à ma gauche retire sa main de ma fesse pour présenter son majeur à mes lèvres.
– Tu veux le sentir en toi ?
– Il va bien falloir que quelqu'un me prépare…
– Un lavement d'abord ? demande Manu qui tient à son privilège.
– Cela pourrait être nécessaire, effectivement… Donc, si je comprends bien vos réponses, ma mission de féal est de vous offrir le plus d'orgasmes possibles, en couple ou en groupe, c'est cela ?
Ils grognent tous leur approbation. Je souris. Je les emmené là où je voulais : personne ne revendique d'être le décideur de sa manière de jouir.
Après encore un très long moment sensuel à cinq, fait de douceurs tactiles et linguales, Manu finit par m'entrainer dans la salle d'eau. Je reprends ma position. Il me nettoie. Les autres regardent vaguement, sans désir ni dégoût. Nous nous sommes bien brossé les dents ensemble ce matin, nous pissons bien les uns à côté des autres pour juger du plus long jet. Alors, pourquoi pas cela après tout ?
Je m'amuse à poser les mains au sol et les pieds sur le lit, écartant grand les jambes et relevant mon fessier offert.
C'est Yves qui me doigte en lubrifiant et détendant mon conduit, tandis que le sexe des autres se dresse, fier et impatient.
J'en profite pour faire quelques pompes, ce qui a pour effet de faire sortir et revenir le doigt entre mes fesses. Ma posture est ludique et impudique. Elle amuse tout le monde. Surtout quand, après quelques minutes, mes bras se mettent à trembler, je commence à remuer le fessier de façon circulaire.
– Maintenant que mon rectum est assoupli et lubrifié, il faut détendre et élargir mon anus !
Mon petit jeu ne dure pas bien longtemps. D'abord parce que je fatigue vraiment. Ensuite parce que Thierry et Manu attrapent mon corps pour le jeter sur le lit.
Pendant une heure et demi je me fais enculer par les uns et les autres, dans des positions variées et souvent scabreuses, secrètement heureux que chacun ait décidé, sans concertation, de se retirer de mon cul juste avant de jouir pour laisser la place à un autre, de manière à ce que tout le monde en profite et que cela dure.
Je suce autant que j'encaisse. Je palpe et branle aussi quand mes mains sont libres. Dès que mon corps sursaute et réagis négativement à un assaut un peu trop brusque, j'ai droit à une excuse, à une avalanche de baisers, à de délicieuses caresses, puis à une reprise douce et suave de l'enculade.
Au bout d'un moment je ne sais plus trop lequel est en moi. Je déguste avec autant de rage que de passion. Je garde la plupart du temps les yeux fermés, trop concentré sur les sensations anales et sur la saveur du délicieux membre que je pompe en grognant ou suçote en gémissant, selon mon inspiration du moment.
Finalement je bénéficie d'une savoureuse éjaculation en bouche, d'une sublime éjaculation faciale que j'admire et déguste avec ivresse en me léchant les babines, de deux puissantes éjaculations successives dans mon cul en feu qui ne parviennent pourtant pas à l'éteindre.
N'ayant pas encore joui, Manu me retourne sur le dos, saisit ma queue et tente de s'empaler dessus. Les autres contestent. Et moi je refuse en le repoussant.
– Quoi ? s'écrit-il, dépité. C'est pour te finir ! Te permettre de jouir dans mon cul !
– Tsstt, tsstt, c'est contraire à la règle du jeu. Aucun ardent ne doit être enculé pendant le séjour ! Parce que si ça commence comme cela, vous n'allez pas arrêter de vous mettre les uns les autres. Fini les rôles prédéfinis ! Si tu veux me finir, viens me branler avec les autres ardents. Et débrouillez-vous pour partager équitablement ma crème !
Si c'est la main de Manu qui effectivement me branle, ce sont quatre visages, joue contre joue, qui se placent bouches ouvertes autour de mon sexe. Je m'abandonne à mon plaisir. Je m'y abandonne d'autant plus que, malin, Fredo ayant remarqué que j'avais le souffle court, donc la bouche ouverte, se décale légèrement pour placer son magnifique sexe gonflé mais mou contre mes lèvres. Je tète son gland. Je caresse mes joues et mes lèvres avec sa verge. Je le fais durcir. Je me régale de son bonbon jusqu'au moment où l'éruption devient incontrôlable.
J'éjacule puissamment sans rien maitriser de la direction de mes jets séminaux. M'évanouis-je ?
Quand je redescends sur terre, je vois quatre visages ruisselant de sperme qui me regardent, ravis. Remarquant une coulée prête à s'échapper du visage d'Yves, je tends la langue et la récolte. C'est Manu qui en a le moins sur lui. Je vois bien là sa générosité : il a dirigé les jets d'abord sur le visage de Thierry, le plus maculé, puis des deux autres avant de se contenter, sur son visage, des dernières répliques.
Tout en léchant avec de petits grognements animaux, j'ironise :
– Il va falloir que celui qui est désigné pour me finir tourne s'il veut en avoir autant que les autres !
Ils rient. Leurs langues rejoignent la mienne. Nous nous pourléchons goulûment, enchantés par cette nouvelle orgie mâle.
à suivre...
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