Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Laure : chapitre zér0 — Chapitre 6 · Distances
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Laure : chapitre zér0
Chapitre 6 · Distances
DISTANCES
août 1993
Toujours réunis sur le quai de la gare, Sophie me présente le type à ses côtés :
— Lucas : Richard. Richard : Lucas, mon copain.
Je le salue d'une voix blanche, lui tendant mécaniquement une main molle qu'il serre poliment. Je le hais. Je hais absolument tout chez lui. Sa dégaine de grand con, son sourire idiot, son air goguenard, mais surtout le fait que lui ait le droit de sortir avec une fille aussi merveilleuse que Sophie. Il ne la mérite pas. Je ne sais pas pourquoi il ne la mérite pas, mais je le sais ! De toute façon, je ne suis pas objectif. J'en crève littéralement de jalousie.
Une vingtaine de minutes plus tard, nous nous retrouvons tous attablés autour de boissons fraîches dans un petit bar. Tout le monde raconte ce qu'il a fait de son été, avec force anecdotes. Je reste le plus taciturne. Je parle peu, ne donne pas beaucoup de détails. Je ne me sens plus à ma place au sein de ce groupe. Mais surtout, je refuse avec une mauvaise foi exagérée d'adresser la parole à Lucas, ou même de le regarder. Il est le grain de sable dans le rouage de ma machine et je ne le supporte pas. Je suis bien conscient que fondamentalement, il n'y est pour rien, il ne savait probablement pas que j'existais trente minutes plus tôt, et Sophie, elle, ne m'avait rien promis. Mais je n'arrive pas à l'accepter. Et les regards enamourés qu'il lui lance me font brûler de rage.
Je m'attarde peu, une fois nos boissons bues. Je prétexte la fatigue du voyage, et l'impatience de retrouver ma famille.
Plusieurs jours plus tard, alors que je me retrouve avec Mercos, je l'interroge, amer :
— T'en penses quoi, du mec de Sophie ?
Je refuse même de l'appeler par son nom. Mercos hausse les épaules pour signifier qu'il n'a pas une opinion particulièrement tranchée à son sujet.
— Bah, ça va... Il est cool...
Je tords la bouche en une moue dubitative.
— T'aurais pu me prévenir, quand même...
Étonné de ma remarque, il répond.
— Ah oui ? Et j'aurai pu faire ça quand ? J'ai pas tellement eu le temps, je te fais remarquer. Il s'est à peine passé trois minutes à la gare entre le moment où on s'est dit bonjour et le moment où ils ont débarqué. Et puis... En quoi, ça te concerne, après tout ? Elle peut bien se foutre en couple avec qui elle veut, la fille pour laquelle tu n'as jamais eu aucun sentiment.
Je coupe court à la moquerie, irrité par son ton :
— Ça va ! Arrête ça ! T'avais raison depuis le début, d'accord ? Tu le savais, je le savais pas, maintenant je le sais. Arrête avec tes sarcasmes, tu sais bien que ça me gave. Tu veux que je te le dise en face ? Très bien : Voilà, je te le dis : Je suis amoureux de Sophie !
Il hausse un sourcil.
— Hmm... Tu parles d'une surprise... Le truc, c'est que... Désolé te le dire, mais c'est un peu tard pour t'en rendre compte, là.
Je soupire.
— Je sais bien. Et il sort d'où, ce mec ?
— C'est un gars qu'elle connaît de je-sais-plus-où. Il était là à son anniversaire. Toi, non.
C'est officiel : je déprime. Sentiment exacerbé par l'horrible sensation que durant mon absence, le monde a continué sa marche inéluctable sans moi.
Ça me fait comme si j'étais allé au cinéma et que pendant la séance, je m'étais éclipsé pour aller aux toilettes. En retournant sur mon siège, j'aurai découvert que le film ne s'était pas mis en pause, qu'il aurait continué à se dérouler et que j'étais le seul à avoir manqué une partie de l'intrigue.
Ça me fait comme si j'étais allé au cinéma et que pendant la séance, je m'étais éclipsé pour aller aux toilettes. En retournant sur mon siège, j'aurai découvert que le film ne s'était pas mis en pause, qu'il aurait continué à se dérouler et que j'étais le seul à avoir manqué une partie de l'intrigue.
************
Novembre 1993
Novembre 1993
La vie suit son cours. Je suis entré à l'université depuis un mois. Notre petit groupe s'est éparpillé. On ne se voit presque plus. D'autant que nous sommes tous partis dans des branches différentes. Une fois de temps en temps, je revois quand même Mercos, mais nous n'avons plus le temps de glander autour de nos consoles comme avant. Lui n'est plus avec Jenny. Ça n'a pas marché entre eux. Enfin, si, mais pas longtemps.
Je n'ai revu Sophie que deux fois. A chaque fois en compagnie de l'autre con. Ça m'a fait plus de mal que de bien. J'essaie de passer à autre chose tant bien que mal.
Je suis brièvement sorti avec une fille qui s'appelait Audrey, mais ça n'a rien donné. Elle en attendait trop de moi, et moi, malgré mes efforts, je n'ai pas réussi à m'attacher autant qu'elle l'aurait souhaité.
Je tente de me plonger dans le travail afin de ne pas déprimer, mais je sais pertinemment qu'il manque cette petite étincelle dans ma vie.
************
Juin 1994
Juin 1994
Je retrouve Mercos dans un bar. Nous trinquons à nos retrouvailles autour d'une pinte bien fraîche. Ça fait plus de deux mois qu'on ne s'est pas vus. Aujourd'hui, nous avons une occasion spéciale de nous lâcher un peu : nous avons validé tous les deux notre première année universitaire. Après avoir pris des nouvelles de nos vies respectives, il me lance une invitation :
— Une assoc' étudiante de mon école organise une méga-teuf à la maison des étudiants, pour célébrer la fin des examens. On peut inviter qui on veut. Ça te dit de venir ?
Je fais la moue.
— Bof... Moi, les méga-teufs avec plein de monde...
— Sophie sera là, m'interrompt-il.
Je sursaute à la mention de son nom. Je sais que mes yeux doivent soudain briller de curiosité, mais j'essaie de mesurer mon enthousiasme. Je cherche à en savoir plus.
— T'as des nouvelles d'elle ?
— Pas toi ?
— Pas depuis presque six mois, fais-je tristement.
Il faut admettre que je n'ai pas fait de grands efforts pour en avoir. Je ne voulais pas interférer dans son idylle, et la voir heureuse avec un autre n'avait rien pour m'enchanter.
— Bin, en tout cas, elle sera là...
— Avec l'autre ?
— L'autre ? Lucas ? J'en sais rien... Je suppose. Y a pas de raison...
Je secoue la tête
— Ouais, bin merci ! Sans façon !
Mon ami me fixe intensément d'un œil empli de compassion.
— T'as toujours pas passé le cap ?
Je chasse la question d'un revers de main. J'ai pas envie d'entrer dans un long débat stérile. Mon ami insiste :
— Allez, viens ! Ce sera sympa ! On va se retrouver tous les trois comme avant. Ce sera chouette ! En plus ça fait super longtemps !
Je corrige mon interlocuteur d'un ton dépité :
— Tous les quatre, tu veux dire... Bon, enfin... On verra...
************
Juillet 1994
Juillet 1994
Convaincu par Mercos, j'ai fait le choix d'y venir, à cette fête, finalement. Il y a un monde fou. Beaucoup trop à ma convenance. On ne s'entend pas penser, entre le brouhaha des conversations et la dance music qui martèle son rythme électronique à travers les enceintes. Je parviens toutefois à trouver mon meilleur pote, dans l'assistance. Il est content de me voir. Il saisit un gobelet en plastique rempli de punch et me le tend. Nous buvons en discutant, nous frayant un chemin entre les étudiants dans le but de nous trouver un coin un peu plus calme pour parler.
Nous nous remémorons nos bons souvenirs lorsqu'il m'adresse un petit sourire en coin.
— Attention ! Ritchie en panique dans trois...Deux... Un... Top départ !
A ces mots, il claque des doigts et pointe une direction derrière moi.
Je me retourne pour suivre la direction indiquée. Je me fige instantanément. Sophie vient d'apparaître à l'autre bout de la salle, somptueuse comme jamais.
Vêtue d'un simple jean moulant et d'un petit haut rouge à bretelles, la Réalité elle-même semble se prosterner sur son passage. Elle fend la foule pour venir vers nous, sans se presser, mais sans ralentir non plus. Je note à ma grande satisfaction qu'elle est venue seule.
Arrivée à notre hauteur, elle me saute au cou.
— Riiiitch' ! Ça fait trop plaisir de te voir ! Ça fait longtemps en plus. Ça va, toi ?
Je la serre longuement dans mes bras.
— Super, merci, et toi ? T'es venue toute seule ?
Son regard s'égare un instant, mais elle se reprend immédiatement.
— Euh oui... Lucas aime pas trop les lieux surpeuplés. En plus, il connaît pas grand monde.
Il est gonflé, celui-là. Moi non plus, j'aime pas ça, et je suis venu quand même. Il pourrait être un peu plus attentionné avec sa copine, ce con ! Quand on vit avec une perle comme elle, c'est bien le minimum. Même quand il est pas là, il arrive à m'énerver. Remarque... Son absence n'est pas pour me déranger moi, au final.
Nous nous dépêchons de coller un gobelet entre les pattes de Sophie. Notre trio légendaire se reforme alors, comme s'il ne s'était jamais séparé. Nous retrouvons la même alchimie que l'année dernière, Quel bonheur.
Le temps passant, Mercos porte son attention sur son gobelet et remarque qu'il est vide.
— Je vais me ravitailler. Je reviens, fait-il en s'éloignant, non sans m'avoir jeté un petit regard en coin.
Je me retrouve alors seul avec Sophie. Nous continuons la conversation à deux, là où nous l'avions interrompue à trois. Progressivement, nous abordons des sujets plus personnels. Nous évitons soigneusement de parler de nos histoires de couples, mais pour la première fois depuis presque un an, nous nous confions l'un à l'autre : nous parlons des moments difficiles que nous avons vécus au cours ces derniers temps ou de nos projets à plus ou moins long terme. Petit à petit, je retrouve ce plaisir intense de partager la compagnie de ma merveilleuse amie.
J'en profite pour lui souhaiter un bon anniversaire en retard. A cause de notre éloignement, je n'ai pas eu l'occasion de le faire.
Nous discutons un long moment, jusqu'à ce que je réalise que Mercos n'est pas revenu. J'ai la flemme de partir à sa recherche. Il nous rejoindra bien quand il voudra.
Soudainement, la lumière baisse, devient plus tamisée. La musique s'adoucit nettement. On vient de passer des kicks nerveux de la dance music au slow langoureux.
Sophie me gratifie de son beau sourire.
— Tu viens danser ?
— Euh... Maintenant ?
— Non, demain, quand il n'y aura plus de musique. Allez, ramène-toi !
Sans me laisser le temps de réfléchir, elle me saisit le bras, me tirant à sa suite vers le dance floor.
Puis, elle passe ses bras autour de mon cou, laisse reposer sa tête contre mon épaule, et l'un contre l'autre, nous nous balançons lentement au rythme de la musique douce.
Mes bras passés autour de sa taille, ma tête contre la sienne, je me plonge dans l'odeur douce de ses cheveux qui sentent le shampooing. Je suis bien. Je voudrais rester ainsi toute la nuit.
Elle laisse échapper un soupir de satisfaction. Se redressant, elle laisse divaguer son regard dans aucune direction en particulier, portée par la musique.
Le mien, de regard, se fixe sur ses lèvres brillantes comme un fruit bien mûr qui ne demande qu'à être croqué. Le petit grain de beauté juste en-dessous m'hypnotise.
Je ne puis m'en détourner.
Pire, je suis attiré comme un aimant.
Je m'en rapproche, centimètre par centimètre, le cœur battant.
Inéluctablement.
Vais-je oser ?
Mes propres lèvres s'entrouvrent. Je ne suis qu'à quelques centimètres des siennes, et...
… Son regard perdu, se focalise de nouveau sur le réel. Elle prend conscience de ma proximité.
Dans un sursaut, elle a un geste de recul.
— Hé ! Qu'est-ce que tu fais ?
La magie rompue, je me reprends et balbutie :
— Euh... Rien... Rien du tout...
— T'étais sur le point de m'embrasser ou quoi ?
Je panique.
— Euh... Non... Non... Bien sûr que non, voyons !
— Ah... On aurait dit...
Je me sens tout honteux, d'un coup. Je n'ai rien à répondre. Je me sens bête. Ne sachant plus comment réagir, je m'offusque et rétorque sèchement :
— N'importe quoi !
N'ayant plus rien à dire pour ma défense, je m'avoue vaincu. Je fuis le combat.
Je tourne le dos à Sophie et m'enfuis sans me retourner.
Tout en marchant d'un pas alerte, je croise Mercos en grande conversation avec une jeune fille. Me voyant passer en trombe, il tente de m'intercepter :
— Hé, Ritchie !
— Pas maintenant !
Je passe tout droit. Je l'ai un peu envoyé chier, mais je suis pas d'attaque pour les bavardages. Il faut que je me retrouve un peu seul pour tenter de faire le point. J'entre dans les toilettes des hommes, et me plante en face d'un des lavabos alignés. Je fixe mon air con dans le miroir en soufflant de dépit.
Je me passe de l'eau sur le visage pour me calmer, mais mon cœur bat toujours la chamade.
Je reste planté là un long moment.
Comment je vais m'en sortir ? Comment je vais justifier ce craquage soudain ? Je n'en ai aucune idée. Tant que je suis enfermé ici, je suis tranquille, mais il faudra bien que je sorte un jour ou l'autre. Je reste planté là un bon quart d'heure, sans rien faire.
— Ritch' ? T'es là ?
Je sursaute. La voix de Sophie me sort de ma rêverie. C'est bien la dernière personne que j'ai envie de voir en cet instant.
— Ouais ! Réponds-je à contrecœur.
— Je peux te parler une seconde ?
— je t'écoute.
Je réponds avec une mauvaise foi assez évidente. Je suis très mal à l'aise. Je ne me sens pas de la regarder en face dans ces circonstances.
Je sens l'agacement pointer dans sa voix.
— Je peux te parler face à face ? Se corrige-t-elle.
— Ma foi... Ça risque d'être compliqué, à travers la porte des chiottes des mecs...
Derrière cette remarque idiote, je veux la dissuader d'insister.
Penser que ça peut suffire à la décourager, c'est bien mal la connaître.
L'instant d'après, la porte s'ouvre à la volée et une Sophie droite comme un « i » se plante devant moi, l'air sévère.
— T'as disparu d'un coup, sans prévenir, fait-t-elle remarquer. Tout va bien ?
J'inspire un grand coup.
— Bien sûr que tout va bien. Pourquoi ça n'irait pas ?
— J'en sais rien, moi. Pourquoi ça n'irait pas ?
Le silence se fait. Elle me fixe avec le même regard agacé qu'elle avait l'habitude de me jeter à l'époque où on ne s'entendait pas. Elle n'est pas dupe une seconde. Ça me fait frissonner.
— Écoute, je suis désolée, reprend-elle avec cette fois, plus de douceur dans sa voix. Tu m'as surprise. J'ai cru que tu étais sur le point de m'embrasser.
Elle hésite, cherche ses mots, puis poursuit :
— Le truc, c'est que sur le coup, j'avais pas compris, qu'en fait, tu étais VRAIMENT sur le point de m'embrasser.
Je rougis, embarrassé.
— Bon... Bin, je l'ai pas fait, fais-je, sans même chercher à nier les faits. Alors tout va bien, non ?
— Et pourquoi tu l'as pas fait ? Demande-t-elle sur un ton qui mêle la curiosité à la provocation.
Je sens une colère monter en moi dont je ne sais si elle est dirigée contre elle ou contre moi-même.
— Oh, bin, je sais pas ! Peut-être parce que c'est pas mon rôle. Peut-être parce qu'il y a quelqu'un d'autre qui est censé se charger de ça, normalement. Peut-être parce que si je l'avais fait, tu m'aurais mis une tarte et que j'en n'ai pas envie...
- « Peut-être », « peut-être », « peut-être » . Ça fait beaucoup de « peut-être ». Qui te dit que je t'aurais pas laissé faire ?
D'un coup, je suis tout perdu. Je ne comprends plus du tout quel jeu elle joue. Conservant un ton involontairement agressif, j'essaie de la percer à jour.
— Ouais, c'est ça... Genre, tu m'aurais pas mis une grosse baffe si j'avais essayé de t'embrasser ?
Un petit sourire narquois se dessine sur ses lèvres.
— Je sais pas. Essaie, on verra bien...
Je secoue la tête dépité.
— Bin, tiens ! Embrasser une fille déjà en couple dans les chiottes des mecs... Une belle vision du romantisme !
A ces mots, sa bouche se crispe. Ses narines se dilatent de colère. Elle attrape mon bras, et me tire à sa suite. Elle sort des toilettes d'un pas alerte, me traînant derrière elle. Nous faisons quelque pas vers l'extérieur du bâtiment qui accueille la fête. Il n'y a personne d'autre que nous. Elle se plante devant moi, les poings sur les hanches et lance d'un ton sec :
— Voilà ! On n'est plus dans les chiottes ! Alors ?
Beaucoup trop agressif au vu des circonstances, je rétorque, le cœur battant :
— Bon, tant pis ! Tu l'auras voulu.
Sans autre forme de procès, je presse mes lèvres contre les siennes, à moitié mort de trac.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
J'aime vraiment beaucoup Richard que je trouve très touchant avec toute sa maladresse et ses atermoiements. Attendons de voir ce que la suite lui réserve !
Les affres que seul l'amour procure...
Ce mélange d'espoir et de doute, cette incertitude aussi pénible que délicieuse.
Je dois reconnaitre que laisser l'initiative à la fille était une façon assez pratique de ne pas se lancer 🫣
Là, il a obtenu une sorte de "flirt poussé" mais les bisous, ça va bien un moment... il n'est pas dans un camp d'ados en 70 !
Il se trouve tellement frustré qu'il prend le risque de tout balancer pour en avoir le cœur net.
C'est oui ou c'est non, mais pas cet entre-deux insupportable et dévalorisant (à ce stade)
Et bien entendu, quand une fille prend les commandes comme elle le fait, ce n'est pas pour des prunes (surtout une brune !) ;-)