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Couverture de La vie sexuelle d'Amélia, par Pierre771
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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La vie sexuelle d'Amélia — Chapitre 29 · La jouissance d'Amélia, Karine

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La vie sexuelle d'Amélia

Chapitre 29 · La jouissance d'Amélia, Karine

Résumé


Nathalie a invité Amélia sur son beau bateau. Elle y rencontre Yves, le jeune marin employé de Nathalie. À Houlgate, but de la courte croisière et à l'insu de la journaliste, elle fait l'amour avec lui dans la cabine.
À la demande d'Amélia, Yves et sa compagne Karine, qui est enceinte, sont invités à déjeuner sur le bateau le lendemain.
Les deux femmes dînent dans un restaurant réputé aux spécialités normandes...
------------------------------------------------------------------
La jouissance d'Amélia
Il se fait tard et, creusée par l'air du large, mes courts mais violents ébats avec Yves et notre promenade dans l'élégante station balnéaire, j'ai un appétit d'ogre ! Nathalie a jeté son dévolu sur le « Relais du pays d'Auge », un restaurant assez chic et assez cher, une maison de style normand avec des pans de bois et de hautes plantes vertes à l'entrée.
Nous ne passons pas inaperçues : Nathalie est une célébrité ! Elle est vêtue d'une robe longue très décolletée, dos nu, fendue d'un côté jusqu'à la taille, qui découvre à chaque pas une magnifique jambe, une cuisse et un genou somptueux et une hanche ronde et sensuelle. J'ai mon micro-short et mes chaussures à talons. En fait je grelotte : il a fait beau pendant la journée mais nous sommes en mai sur la côte normande et un vent frais s'est levé.
On s'empresse auprès de la célèbre journaliste qui est visiblement une habituée de l'endroit :
— Bonsoir, Madame Schneider, comment allez-vous, bonsoir, Madame, votre table vous attend...
On nous installe.
— Amélia chérie, je vous conseille l'escalope : demain à midi je ferai du poisson pour Yves et Karine. Elle est très bonne ici, vous verrez...
— Je connais, Nathalie, eh bien d'accord...
— Choisissez le vin, chérie, il paraît que vous êtes une grande connaisseuse...
— Oh, vous savez...
Elle me considère de ses beaux yeux bleus brillants et me prend la main. Je sens son pied nu contre mes jambes et j'en éprouve une vive émotion. Je retire mes chaussures pour que nos pieds puissent se frôler et je me sens mouillée.
Elle me regarde dans les yeux en souriant. Elle est vraiment très belle et distinguée et je comprends comment elle a pu être aimée par tant d'hommes et de femmes riches et célèbres. Son visage plein est encadré de beaux cheveux châtains courts. Elle a de beaux bras pleins et ronds et sa gorge volumineuse est mise en valeur par un décolleté plongeant. Un léger courant d'air passe sur mes cuisses nues et je frissonne.
— C'est joli ici...
Je manque de crier de surprise : sans que son expression tendre et ironique change, son pied nu, sous la table, s'est introduit entre mes cuisses que j'écarte pour lui faciliter la tâche. Ses orteils habiles écartent mon short très court en jean faussement déchiré. Je n'ai pas de sous-vêtements : j'en possède très peu et je n'en mets qu'exceptionnellement. Aussi adroitement qu'avec des doigts, elle rentre dans la fente et entreprend de me masturber, écartant mes petites lèvres, stimulant ma fente et y rentrant puis remontant vers mon urètre et mon gros clitoris si sensible.
Je dis en anglais :
— Nathalie, vous êtes une amante merveilleuse et j'aime beaucoup cette caresse mais je vais venir et cela va se voir...
Elle rit tout en continuant la masturbation :
— Sachez vous tenir, Amélia chérie...
Effectivement les convives des tables voisines ne se sont aperçus de rien et continuent à parler à voix relativement basse comme le font les Français.
— Avez-vous fait votre choix, Mesdames ?
La caresse continue.
— Une salade de saumon en entrée et comme plat une escalope normande... Et vous, chérie ?
Je dis de la voix la plus assurée possible tandis que le plaisir envahit mon corps :
— La même chose...
My God, je vais jouir devant le maître d'hôtel...
— Que boirez-vous ?
— Amélia, vous vous y connaissez bien en vin, vous aviez une idée, je crois...
— Une demi-masturbation... Je veux dire une demie Ménetou-Salon... Blanc, bien sûr.
Je vois que Nathalie a envie d'éclater de rire mais le maître d'hôtel reste de marbre.
— Merci, Mesdames, bon appétit !
La situation est tellement insolite, la caresse avec le pied de mon amante tellement sensuelle que le plaisir monte par vagues successives. L'orgasme éclate, véritable feu d'artifice de sensations intenses et raffinées que j'essaie d'analyser tellement c'est délicieux. Jamais je n'ai connu une telle volupté. Je voudrais pouvoir crier bruyamment comme je le fais toujours et un son m'échappe, ce qui fait retourner quelques têtes. Elle est devenue très sérieuse et, impitoyable, continue sa caresse de ses orteils si habiles : elle sait donner du plaisir à une femme !
L'orgasme dure longtemps, décline et remonte. C'est tellement fort que sur la table, lui tenant toujours la main, j'enfonce profondément mes ongles dans sa paume, la blessant cruellement mais, stoïque, elle laisse sa main dans la mienne, ses yeux dans les miens, en même temps que, pour m'empêcher de crier, je me mords les lèvres jusqu'au sang. Le plaisir est tellement fort que je manque de m'évanouir. Elle repose son pied.
— Non... Non, encore, je vous en prie...
Frustrée, je sens son pied qui se retire. Je finis la caresse en passant ma main libre sous la table, caressant vivement mon clitoris. La jouissance s'apaise. Je suis comblée de plaisir. Je regarde autour de moi : deux couples âgés parlent entre eux sans plus faire attention à nous.
— C'est Madame qui goûte le vin ?
On me présente la jolie petite bouteille verte au col blanc, me faisant lire l'étiquette.
Elle prend un mouchoir dans son sac et, par-dessus la table, essuie délicatement mes lèvres : le mouchoir en ressort plein de sang. Je sens et je goûte le liquide d'or pâle.
— Oh, il est délicieux, très typé. Oui, on peut le laisser dans le seau, merci...
— Voici nos salades, chérie...
Yves et Karine
— Bonjour, mes chéris, oh, c'est trop gentil...
— C'est une bonne tarte de chez le pâtissier du marché... Nous avons pensé que des fleurs dans un vase, pour un bateau...
— C'est une merveilleuse idée ! Nous aussi nous venons du marché, mais nous n'avions pas pris de dessert, justement : elle est magnifique ! Vous êtes resplendissante, Karine, mais nous pouvons nous tutoyer, n'est-ce pas ?
— Bien sûr !
Elle porte une jolie robe d'été. Elle est vraiment très belle et si jeune... Elle contemple un instant mon corps découvert par mon minuscule bikini composé d'un soutien-gorge et d'un string presque invisible.
— C'est toi qui es une très belle femme, Amélia !
— Merci, j'aime qu'on me complimente !
— Par contre tu as un coup de soleil...
— Je sais, je l'ai attrapé hier. Assieds-toi, Karine, pour quand est-ce, ce bébé ?
— Pour dans six mois maintenant...
Nathalie s'extrait de la cabine pour les saluer puis rentre s'occuper des soles normandes.
Elle me souffle au passage :
— Tu es trop familière, Amélia. Yves est un employé, même si je les ai invités pour te faire plaisir...
— Tu m'emmerdes, Nathalie. Ils sont gentils, ils sont beaux, alors je laisse parler mon cœur...
Nous nous asseyons à l'arrière du bateau où la petite table et des chaises ont été dépliées.
— Je vous sers un apéritif ? C'est du blanc, le même que celui que nous avons mis dans le plat, il est bon... Pour toi, Karine, il y a du jus d'orange. Yves, du vin ?
Nathalie vient nous rejoindre quelques instants.
— Comment vous êtes-vous connues, toutes les deux ?
— Amélia est décoratrice. Son associée et elle ont refait mon appartement du huitième qui m'a été laissé par mon ex ainsi que ce bateau.
— Votre ex, l'ancien ministre ?
C'est moi qui réponds :
— C'est cela. Et nous avons fait l'amour ensemble, Nathalie et moi, tout simplement, nous avons eu envie de recommencer et Nathalie m'a invitée sur ce bateau... Nous allons déjeuner : il y a des assortiments de salades de chez l'un des charcutiers du marché et Nathalie a fait des soles normandes. C'est compliqué, il n'y a dans le bateau qu'une petite plaque de cuisson... Alors, il paraît que tu es psy, Karine ?
— Oui, j'exerce à l'hôpital de Deauville et dans un cabinet. Je m'occupe beaucoup de couples et d'enfants.
— Ce doit être passionnant ! Moi j'étais plutôt une littéraire...
Elle me regarde :
— Tu fais souvent l'amour avec tes clientes, Amélia ? Et peut-être avec tes clients ?
Ne m'attendant pas à cette question, je reste un instant interloquée.
— Oui, c'est vrai. Souvent. Toujours même. Enfin presque toujours, un peu moins qu'avant... Pour moi, faire l'amour, c'est aussi naturel que de respirer, de boire ou de manger et c'est si facile de faire plaisir avec son corps ! C'est normal de remercier des personnes qui nous font confiance et paient très cher pour refaire une maison ou un appartement... Mon mari ne me l'a jamais reproché, cela fait partie de mon métier et parfois je lie une relation plus durable comme avec Nathalie.
Elle sourit et regarde un bref instant son mari qui s'est jeté sur sa sole à la crème fraîche aux champignons et aux fruits de mer accompagnée de haricots verts :
— Et cela te rassure, n'est-ce pas ?
Elle m'agace. Je rougis.
— Peut-être... Je ne sais pas. J'en ai quand même moins l'occasion maintenant qu'il y a dix ou vingt ans mais j'ai la chance d'être gâtée sur ce plan-là : je suis encore présentable... Je fais l'amour avec les femmes ou avec les couples, rarement avec des hommes seuls.
Elle sourit toujours.
— Mais certains hommes ne te dédaignent pas, au contraire, d'après ce que j'ai cru comprendre...
À suivre
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