Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma femme, Baptiste et moi-même — Chapitre 5 · Le second samedi soir
Auteur
Ma femme, Baptiste et moi-même
Chapitre 5 · Le second samedi soir
Deux semaines et trois jours.
C’est le temps qu’il a fallu.
Un jeudi soir, vers vingt-trois heures. On était dans le lit, chacun de son côté, les lampes de chevet encore allumées. Elle lisait. Moi je fixais le plafond. Depuis plusieurs jours, le silence entre nous n’était plus confortable. Il était chargé. Comme une pièce trop pleine.
Elle a fermé son livre d’un coup sec et l’a posé sur la table de nuit.
— Je peux plus, a-t-elle dit.
J’ai tourné la tête.
— Plus quoi ?
— Plus faire semblant que le temps qui passe nous aide. Il ne nous aide pas. Il nous étire. Chaque jour qui passe, je pense un peu plus à lui. Et je te regarde un peu plus en me demandant si toi aussi tu es en train de le faire. Et la réponse, je la connais déjà.
Elle s’est redressée, dos contre le mur, les genoux remontés.
— Je suis prête. Pas “presque”. Pas “bientôt”. Maintenant. Je veux qu’on le revoie.
J’ai senti mon cœur s’accélérer. Pas seulement d’excitation. D’autre chose aussi. De soulagement. De peur.
— Tu es sûre ?
— Oui. Et toi ?
J’ai mis un moment à répondre. J’ai fouillé en moi, vraiment. L’envie était là, intacte. La sensation de son corps, de sa queue, de son regard. Mais aussi le poids de ce que ça avait déjà déplacé entre nous.
— Oui. Moi aussi.
Elle a soufflé, comme si elle retenait ça depuis des jours.
— Alors on lui écrit. Ce soir.
Elle a tendu le bras, a pris son téléphone. Puis elle l’a reposé.
— Non. Toi. C’est toi qui lui écris. Cette fois.
J’ai hésité.
— Pourquoi moi ?
— Parce que jusqu’ici, c’était moi qui gérais les messages. Qui invitais. Qui posais les cadres. Là, je veux que ce soit toi qui fasses le pas. Que ce soit clair pour lui, et pour moi, que tu le veux aussi. Pas seulement que tu acceptes.
J’ai regardé mon propre téléphone, posé sur la table de nuit. Puis je l’ai pris.
— Qu’est-ce que je dis ?
— La vérité. Que le temps a fait son travail. Que vous voulez le revoir. Que tu veux le revoir. Et que moi aussi.
J’ai ouvert la conversation. Le dernier message de Baptiste était toujours là, daté de presque trois semaines. *Je suis toujours là, sans pression.*
J’ai tapé lentement, en relisant chaque phrase :
« Salut Baptiste.
C’est moi.
On a pris le temps.
On est prêts.
On aimerait te revoir. Tous les deux.
Dis-moi quand tu es dispo. »
C’est moi.
On a pris le temps.
On est prêts.
On aimerait te revoir. Tous les deux.
Dis-moi quand tu es dispo. »
J’ai montré l’écran à ma femme. Elle a lu, a hoché la tête.
— Envoie.
J’ai appuyé.
Le message est parti. Le petit bruit a résonné trop fort dans la chambre. Elle a éteint sa lampe. Moi j’ai gardé la mienne allumée, le téléphone encore dans la main.
Trois minutes. Pas plus.
La réponse est arrivée.
« Salut.
Je suis content que tu m’écrives.
Je suis libre samedi soir.
Comme la dernière fois ? Ou vous voulez autre chose ? »
Je suis content que tu m’écrives.
Je suis libre samedi soir.
Comme la dernière fois ? Ou vous voulez autre chose ? »
J’ai lu à voix haute. Ma femme a regardé le plafond un moment, puis a dit :
— Réponds-lui : “Comme la dernière fois. Mais on en reparlera sur place.”
J’ai tapé exactement ça. Envoyé.
Sa réponse est venue presque tout de suite :
« D’accord.
Samedi, vingt heures.
Je ramène du vin.
À samedi. »
Samedi, vingt heures.
Je ramène du vin.
À samedi. »
J’ai posé le téléphone. Le silence qui a suivi était différent de tous ceux des semaines précédentes. Plus net. Plus définitif.
Ma femme a glissé contre moi, a posé sa tête sur mon torse.
— Samedi, a-t-elle murmuré.
— Samedi.
— Tu as peur ?
— Oui. Toi non ?
— Si. Mais j’ai plus envie que peur. Et toi ?
J’ai serré mon bras autour d’elle.
— Pareil.
On est restés allongés comme ça, dans la lumière jaune de ma lampe. Dehors, la ville faisait son bruit habituel. Dedans, quelque chose venait de se remettre en mouvement.
Deux jours.
Plus que deux jours.
Et cette fois, ce n’était plus une découverte.
C’était un choix.
La sonnette a retenti à vingt heures.
Cette fois, c’est moi qui ai ouvert.
Baptiste était là, bouteille à la main, chemise noire, l’air un peu plus posé que les fois précédentes. On s’est regardés une seconde sans parler. Puis il a souri.
— Salut.
— Salut. Entre.
Ma femme était dans le salon. Elle s’est levée, l’a embrassé sur la joue, un peu plus longuement que d’habitude. On s’est installés. Personne n’a allumé la télé. Le vin a été ouvert. Les verres servis. Et le silence, au début, a été presque confortable.
Baptiste a parlé le premier.
— Ça fait bizarre de revenir. Dans le bon sens. Mais bizarre.
Ma femme a hoché la tête.
— Pour nous aussi. On a beaucoup parlé de toi. De ce que ça avait déplacé.
— En bien ?
— En vrai, a-t-elle corrigé. C’est différent.
Il a tourné son verre entre ses doigts, puis m’a regardé.
— Et toi ? T’as eu des moments où t’as regretté ?
J’ai réfléchi vraiment.
— Non. J’ai eu des moments où j’ai eu peur. Mais pas de regret.
Il a souri, plus bas.
— Pareil.
On a bu encore un peu. La conversation a dérivé vers des choses plus simples : le travail, un film qu’il avait vu, le chat qui avait vomi sur son clavier la semaine précédente. On a ri. Vraiment. Et quelque part dans ce rire, la tension a changé de nature. Elle n’était plus seulement sexuelle. Elle était devenue familière.
Au bout d’un moment, ma femme a posé son verre et a dit, calmement :
— On monte ?
On a monté.
Dans la chambre, personne n’a allumé la grande lumière. Juste la lampe de chevet. Ma femme s’est assise au bord du lit et m’a tiré vers elle. Elle m’a embrassé lentement, longtemps, pendant que Baptiste restait debout, un peu en retrait, à nous regarder. Quand elle s’est détachée de moi, elle a tendu la main vers lui.
— Viens.
Il s’est approché. Elle l’a fait s’asseoir de l’autre côté de moi. Et pendant un long moment, on n’a presque rien fait d’autre que se toucher. Ses mains sur mon torse. Les miennes sur les cuisses de ma femme. Les siennes dans mes cheveux. On s’embrassait à tour de rôle, sans ordre précis. Moi et elle. Moi et lui. Par moments, nos trois bouches se croisaient. C’était maladroit et doux en même temps.
Petit à petit, les vêtements sont tombés. Sans urgence. Quand on s’est retrouvés nus, ma femme s’est allongée sur le côté et m’a attiré contre elle. Baptiste s’est collé dans mon dos. On est restés comme ça, cuillère, pendant de longues minutes. Sa bite dure contre mon cul. La mienne contre le ventre de ma femme. Ses mains qui me caressaient la poitrine. Les siennes qui me tenaient la hanche.
— Tu veux que je te prenne comme ça ? a murmuré Baptiste contre mon oreille.
— Oui.
Ma femme a glissé une main entre nous et a commencé à me branler très lentement pendant que Baptiste mettait du lubrifiant. Il a poussé un doigt en moi, puis deux, en me mordillant l’épaule. Quand il a senti que j’étais prêt, il a retiré ses doigts et a posé son gland contre moi.
— Dis-le si j’avance trop vite.
— Vas-y.
Il est entré très lentement. Centimètre par centimètre. Je respirais contre le cou de ma femme. Elle me caressait le visage, les lèvres, le sexe. Quand il a été entièrement enfoncé, il s’est arrêté et est juste resté là, profond, chaud, sans bouger.
— Putain… a-t-il soufflé.
Ma femme a souri contre ma bouche.
— Il est où ?
— À fond.
— Bouge pas encore, a-t-elle dit à Baptiste. Laisse-le juste le sentir.
On est restés immobiles un long moment. Juste le battement de sa queue en moi. Les doigts de ma femme sur mon sexe. Sa respiration contre mon visage. Puis elle a murmuré :
— Maintenant. Doucement.
Baptiste a commencé à bouger. Des coups de reins très lents, presque paresseux. À chaque fois qu’il s’enfonçait, ma femme pressait un peu plus fort sa main sur ma queue. À chaque fois qu’il sortait presque, elle relâchait. Le rythme était hypnotique. Aucun de nous ne parlait fort. Juste des souffles, des petits « oui », des « comme ça ».
Au bout d’un moment, ma femme a glissé plus bas et a pris ma queue dans sa bouche. Toujours sur le côté. Elle me suçait lentement, profondément, pendant que Baptiste me baisait par-derrière. Le contraste était troublant. Sa bouche chaude et humide. Sa queue longue et régulière. Je gémissais entre les deux.
Elle s’est détachée un instant.
— Je veux que tu le prennes aussi, a-t-elle dit. Ce soir. Pas seulement te faire prendre.
Baptiste a ralenti, puis est sorti. Je me suis retourné. Il s’est allongé sur le dos. J’ai pris le lubrifiant, en ai mis sur mes doigts, puis sur ma queue. Ma femme s’est mise à côté de lui, une main sur son torse, et m’a regardé faire. J’ai poussé en lui lentement. Il a fermé les yeux, a soufflé fort. Quand je suis arrivé au fond, il a ouvert les yeux et m’a regardé.
— Ça va ?
— Oui. Continue.
J’ai baisé lentement. Ma femme s’est penchée et a commencé à l’embrasser pendant que je le prenais. Puis elle a glissé plus bas et a pris sa queue dans sa bouche. On le partageait. Moi en lui. Elle sur lui. Ses mains passaient de mon bras à ses cheveux. Il gémissait entre nous deux.
Après un moment, il a posé une main sur ma hanche.
— Arrête… je veux te reprendre.
Je suis sorti. Il s’est redressé. Ma femme s’est allongée sur le dos et m’a tiré sur elle. Je suis entré en elle d’un coup. Elle était trempée. Derrière moi, Baptiste s’est repositionné et m’a pénétré à nouveau, plus facilement cette fois. Le double mouvement est revenu, mais différent. Plus profond. Plus affirmé. Moins dans la performance. Plus dans le besoin.
Ma femme me regardait droit dans les yeux.
— Tu le sens bien ?
— Oui…
— Moi aussi je te sens. Différemment.
Elle a glissé une main entre nous et s’est caressée. Baptiste, derrière, avait une main sur mon épaule, l’autre sur ma hanche. Il me baisait avec des coups longs et réguliers. Je la baisais au même rythme. Le lit grinçait doucement.
Elle a joui la première, en silence, juste un long tremblement et un souffle coupé. Elle a continué à me regarder pendant qu’elle se contractait autour de moi. Baptiste a ralenti, presque arrêté, pour me laisser finir en elle. J’ai joui peu après, profondément, le front collé au sien.
Il est resté en moi encore quelques secondes, puis est sorti. Je me suis mis sur le dos, encore tremblant. Ma femme s’est penchée et a murmuré quelque chose à l’oreille de Baptiste. Il a hoché la tête. Il s’est mis à genoux près de mon visage. Elle a pris sa queue et l’a guidée vers ma bouche.
— Tout, a-t-elle dit simplement.
J’ai ouvert. Il a poussé. Elle l’a branlé en même temps. En quelques secondes, il a joui. Chaud, abondant, directement sur ma langue. J’ai tout pris. Une partie a coulé au coin de mes lèvres. Ma femme l’a essuyé avec le pouce et m’a embrassé après.
On s’est allongés tous les trois, sans ordre particulier. Ma femme entre nous deux, une jambe sur moi, une main sur le torse de Baptiste. Personne n’a parlé pendant un long moment.
Puis Baptiste a dit, très bas :
— C’était différent.
Ma femme a soufflé un rire silencieux.
— Oui. Ça l’était.
J’ai fermé les yeux. Sa main trouvait la mienne dans le noir. Celle de Baptiste reposait quelque part sur mon bras.
Pour la première fois, je n’ai pas eu l’impression qu’on venait de faire quelque chose d’interdit.
Juste quelque chose de vrai.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()