Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Histoire 9 les fièvres de Sophie — Chapitre 11 · Un délice
Auteur
Histoire 9 les fièvres de Sophie
Chapitre 11 · Un délice
Sélim
La berline glisse dans les rues désertes de Metz, transpercée par les éclats lumineux des enseignes et des feux tricolores qui se reflètent sur l'asphalte détrempé. Chaque impulsion de mon pied sur l'accélérateur, chaque tour de volant envoie une vibration fulgurante le long de ma colonne vertébrale.
La berline glisse dans les rues désertes de Metz, transpercée par les éclats lumineux des enseignes et des feux tricolores qui se reflètent sur l'asphalte détrempé. Chaque impulsion de mon pied sur l'accélérateur, chaque tour de volant envoie une vibration fulgurante le long de ma colonne vertébrale.
Je n'ai plus aucune conscience professionnelle. Mon esprit est entièrement concentré sur l'écart de mes cuisses, sur l'air frais qui souffle par la ventilation et fouette ma chair à nu, et surtout sur la paume de Sophie, posée juste là, au contact de ma peau brûlante.
Nous longeons les quais de la Moselle, la surface sombre du fleuve avalant les reflets orange des réverbères. La pluie tambourine furieusement contre le toit de la voiture, un bruit mat qui isole notre habitacle du reste du monde.
— Tournez ici, murmure Sophie.
Son index trace un cercle lent à la base de mon sexe, me forçant à étouffer un hoquet. Je braque machinalement le volant, engageant la berline dans l'avenue de Blida, en direction de la zone portuaire. Les entrepôts déserts, les grilles cadenassées et les conteneurs dressés dans la pénombre composent un décor irréel, suspendu hors du temps.
— Plus loin, vers les darses, ordonne-t-elle de sa voix claire, presque détachée. Là où il n'y a plus de lumière.
Je roule au pas, les phares balayant les flaques d'eau géantes qui zèbrent la chaussée. Je finis par immobiliser la voiture au bout d'un quai sombre, tout près de l'eau noire, à l'abri des regards. Le moteur tourne au ralenti, vrombissant doucement dans le silence de la nuit.
Sophie
Je retire lentement ma main de sa cuisse, savourant le frisson de manque qui le traverse instantanément. Je tourne la tête vers lui, calant mon dos contre la portière, et l'observe dans la pénombre de l'habitacle.
Je retire lentement ma main de sa cuisse, savourant le frisson de manque qui le traverse instantanément. Je tourne la tête vers lui, calant mon dos contre la portière, et l'observe dans la pénombre de l'habitacle.
La lueur orange du tableau de bord sculpte les traits fatigués de son visage, ses yeux écarquillés, la sueur qui brille sur ses tempes. Entre ses jambes, sa verge continue de pulser, lourde, totalement livrée à l'air libre.
— Coupez le moteur, Sélim, dis-je d'un ton bas mais sans appel.
Il s'exécute d'une main tremblante. Le silence tombe, brutal, troublé uniquement par le bruit de la pluie qui frappe la carrosserie et notre respiration saccadée.
Au lieu de rester à l'avant, je détache ma ceinture d'un geste fluide. Dans l'obscurité du port, je me glisse sans un bruit entre les deux sièges avant pour basculer sur la banquette arrière.
Le cuir de ma jupe crisse doucement contre le revêtement du véhicule. Je m'installe à quatre pattes au milieu de la banquette, les genoux bien écartés, appuyée sur mes coudes. Ma jupe est entièrement relevée sur mes hanches, offrant la courbe de mes fesses et mon intimité sans aucune retenue.
Je fixe le miroir du rétroviseur central, où le regard de Sélim m'attend, affolé et captif.
— Éteignez le plafonnier, Sélim, ordonné-je d'une voix basse qui résonne dans l'habitacle. Et venez me rejoindre ici.
Sélim
Le cliquetis du plafonnier qui s'éteint plonge la voiture dans un noir presque total, seulement troublé par les reflets de la pluie sur les vitres.
Le cliquetis du plafonnier qui s'éteint plonge la voiture dans un noir presque total, seulement troublé par les reflets de la pluie sur les vitres.
Mon cœur tape avec une violence inouïe dans ma poitrine. Je détache ma ceinture. Mon pantalon toujours ouvert tombe sur mes cuisses tandis que je tente de pivoter sur mon siège. Mes mouvements sont lourds, embarrassés par ma propre nudité et la rigidité de mon sexe qui heurte le volant.
Je passe par-dessus la console centrale, m'agenouillant sur le plancher arrière. La moquette est fraîche sous mes genoux, mais l'air de la banquette est saturé de son parfum et de la chaleur de son corps.
Devant moi, dans la pénombre, la silhouette de Sophie se dresse à quatre pattes, immobile, offerte et dominante à la fois.
L'odeur du cuir moite et du musc de sa peau remplit l'espace restreint. À genoux sur le tapis de sol, mes cuisses coincées contre le bas de la portière, je suis à sa hauteur. Mon sexe mis à nu frôle la banquette, lourd et brûlant, battant au rythme violent de mon cœur.
Sa posture est d'une crudité absolue. Cambrée dans l'obscurité du port, la jupe retroussée sur la taille, elle m'offre la vision directe et sans filtre de sa nudité brillante.
Instinctivement, mes mains tremblantes se tendent pour me hisser contre elle, pour poser mes paumes sur la courbe de ses hanches.
— Pas les mains, Sélim, souffle-t-elle sans se retourner, la voix tranchante malgré la douceur du ton.
Je me fige aussitôt. Mes bras restent suspendus dans le vide, l'air frais glacé sur mes doigts poissés de sueur.
— Gardez vos mains le long du corps. Ou accrochez-vous au dossier. Vous n'avez pas le droit de me toucher tant que je ne vous l'ai pas permis.
L'ordre est une torture physique. Rester là, le visage à quelques centimètres seulement de sa chair tiède, à respirer la vapeur d'acide et de fleur qui m'envahit le cerveau, sans pouvoir réduire cet écart insupportable.
Sophie
Je ne bouge pas. La tête baissée vers le cuir sombre de la banquette, les yeux mi-clos, je savoure la brûlure de sa respiration contre le haut de mes cuisses.
Je ne bouge pas. La tête baissée vers le cuir sombre de la banquette, les yeux mi-clos, je savoure la brûlure de sa respiration contre le haut de mes cuisses.
Je sens la chaleur immense qui émane de son corps, ce tremblement incontrôlable qui secoue sa carcasse d'homme mûr. L'entendre lutter contre lui-même, retenir ses mains qui brûlent de m'agripper, est d'une puissance enivrante.
— Regardez-moi, Sélim, murmuré-je en redressant légèrement le torse pour me cambrer davantage.
Dans le miroir du rétroviseur, je capte son regard totalement défait. Ses yeux sont injectés de sang, brillant d'une fièvre d'animal en cage.
— Vous brûlez d'envie de vous enfoncer en moi, n'est-ce pas ? De tout oublier... votre famille, votre voiture, votre dignité.
Je laisse s'écouler dix secondes d'un silence lourd, rythmé seulement par le martèlement de la pluie sur la tôle du toit.
— Vous allez attendre, Sélim. Vous allez rester exactement là, à contempler ce que vous n'avez pas le droit de prendre.
Sélim
L'attente est une mutilation. Chaque seconde qui s'étire dans la pénombre de l'habitacle m'arrache un peu plus de ma propre raison. Mes mains, ancrées au bas du dossier avant pour ne pas céder à la tentation de la toucher, tremblent à en faire craquer mes articulations.
L'attente est une mutilation. Chaque seconde qui s'étire dans la pénombre de l'habitacle m'arrache un peu plus de ma propre raison. Mes mains, ancrées au bas du dossier avant pour ne pas céder à la tentation de la toucher, tremblent à en faire craquer mes articulations.
Le parfum de son intimité m'étouffe. Il est là, à quelques millimètres de mes lèvres, si tiède, si présent que ma bouche s'ouvre d'elle-même pour en avaler la vapeur. Mon sexe redressé cogne contre le bord du siège, strié de pulsations douloureuses.
— Sophie… je vous en prie…, murmuré-je d'une voix rauque, méconnaissable, étranglée par la honte et la fièvre.
Voir cette fille de vingt-huit ans, dans cette posture d'exhibition parfaite sur le cuir de ma propre berline, offrir ses courbes sous sa jupe relevée tout en m'interdisant le moindre contact… C'est une humiliation si douce que mon bassin se cambre tout seul, cherchant désespérément le vide dans l'air moite.
— Je vous en supplie…
Sophie
Ses supplications roulent dans le silence de la voiture comme un aveu d'impuissance absolue. Je sens la chaleur qui s'échappe de son visage, tout près de mon fessier, cette vague tiède de souffle saccadé qui me balaye la peau.
Ses supplications roulent dans le silence de la voiture comme un aveu d'impuissance absolue. Je sens la chaleur qui s'échappe de son visage, tout près de mon fessier, cette vague tiède de souffle saccadé qui me balaye la peau.
Le plaisir me submerge à mon tour, liquide, violent. L'entendre supplier, ce grand type rangé, ce chauffeur si fier de son véhicule et de sa vie sans tache, me donne un vertige infini.
Lentement, sans sortir de ma position à quatre pattes, je fais glisser mes paumes sur le cuir pour accentuer ma cambrure. La fente de ma vulve brille dans le noir, mouillée, ouverte, prête.
— Regardez bien ce que vous me demandez, Sélim, dis-je très bas, en jetant un coup d'œil par-dessus mon épaule.
Mon regard accroche le sien dans la pénombre. Ses yeux sont sauvages, dévorés par le besoin.
— Vous ne toucherez à rien avec vos mains. Rien du tout.
Je marque une pause, laissant le bruit de la pluie marteler le toit pour sceller la condition.
— Approchez votre visage. Et goûtez-moi.
Sélim
L'ordre tombe comme un couperet, balayant mes ultimes retenues. « Approchez votre visage. Et goûtez-moi. »
L'ordre tombe comme un couperet, balayant mes ultimes retenues. « Approchez votre visage. Et goûtez-moi. »
Sans l'aide de mes mains, toujours cramponnées jusqu'à la douleur au dossier du siège avant, je me penche en avant, à genoux sur la moquette. Je plonge le visage au cœur de son intimité offerte.
Le premier contact de ma langue sur sa chair trempée me fait l'effet d'une décharge électrique. C'est une vague chaude, musquée, légèrement acide, qui m'envahit la bouche. Un gémissement étouffé, presque animal, glisse le long de ma gorge alors que je commence à la lécher frénétiquement, de bas en haut, engloutissant son jus dans une dévorante soumission.
Je n'existe plus. Le chauffeur, le père, l'homme mûr respectable : tout a volé en éclats sous la pluie de Metz. Je ne suis plus qu'une bouche accrochée à son plaisir, un corps pantelant dont le sexe nu, dressé au milieu du véhicule, tressaute sauvagement à chaque coup de langue.
Le monde extérieur a cessé d'exister. Il n'y a plus que le martèlement incessant de la pluie, la froideur de l'habitacle et cette vague incandescente qui m'envahit la bouche, le palais, le cerveau.
Mes mains, rivées au dossier du siège avant, serrent le cuir avec une telle force que mes phalanges blanchissent. Je ne peux pas l'agripper, je ne peux pas redresser son bassin ou l'attirer plus fort contre moi. Je suis prisonnier de mon interdiction, réduit à la seule puissance de ma langue et à la férocité de mon appétit.
Je la lèche avec un acharnement frénétique, aspirant ses sécrétions, m'enivrant de son goût de plus en plus fort, de plus en plus brut. À chaque spasme de son corps, à chaque gémissement étouffé qu'elle laisse échapper contre le velours, une secousse électrique me traverse des genoux jusqu'aux tempes. Mon sexe, dressé et totalement libre à l'avant, bat au rythme de mes inspirations, émettant une pulsatilité douloureuse au contact de l'air frais. Je suis au bord du précipice, sur le point de lâcher prise, submergé par une telle intensité que chaque seconde ressemble à une apogée.
Sophie
Ses coups de langue se font plus lourds, plus humides, guidés par une urgence aveugle. Je sens ses dents frôler ma peau, son souffle brûlant inonder mon entrejambe, et cette dévotion sauvage me fait perdre pied.
Ses coups de langue se font plus lourds, plus humides, guidés par une urgence aveugle. Je sens ses dents frôler ma peau, son souffle brûlant inonder mon entrejambe, et cette dévotion sauvage me fait perdre pied.
Une onde de chaleur fulgurante part du bas de mon ventre et remonte en spirale le long de ma colonne vertébrale. Mes cuisses se crispent, mes doigts s'enfoncent dans le tissu de la banquette. Le plaisir monte, aigu, d'une violence insoutenable, me coupant la respiration.
— Oh... oui, Sélim... continue... ne t'arrête surtout pas...
Je me cambre encore un peu plus, lui offrant la totalité de mon corps pantelant, savourant le spectacle de cet homme réduit à l'état d'esclave volontaire, noyé dans ma propre substance au fond d'une berline perdue dans les ténèbres du port de Metz.
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