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Couverture de Confessions d’une Pharmacienne, par Galaxie rouge
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Confessions d’une Pharmacienne — Chapitre 10 · L’humide vérité

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Confessions d’une Pharmacienne

Chapitre 10 · L’humide vérité

Note de l'auteur

Rappel du chapitre précédent
Après un déjeuner chargé de tension au restaurant, Sophie, troublée, mais résolue, prononce les mots qui font tout basculer : Je n'ai pas envie que ça s'arrête maintenant.
Chez Jimmy, elle explore l'intimité de son appartement, pieds nus, robe fluide et souffle fébrile.
Ils ne se sautent pas dessus. Ils se cherchent, se frôlent, s'offrent.
Elle retire sa robe sans provocation, mais avec une sincérité nue.
Il l'embrasse dans le cou, la soulève, la porte.
Et dans la lumière douce de la chambre, il la pénètre lentement, pour la première fois.
Leur union est lente, profonde, tendre.
Ils se regardent, se respirent, se reçoivent.
Et lorsque le plaisir les traverse, Sophie ne fuit pas. Elle reste, offerte, aimée.
Un nouveau chapitre s'ouvre. Pas seulement dans leur chair. Mais dans leur histoire.
Sophie émerge lentement du sommeil, les draps glissant sur sa peau nue, révélant les courbes encore sensibles de ses hanches, les marques légères laissées par la veille, comme une écriture intime. Le silence est dense.
Vibrant. Rempli d'échos invisibles : le claquement des reins, les gémissements étouffés, les respirations haletantes, les mots soufflés à l'oreille. Chaque centimètre de son corps résonne encore du passage de Jimmy. Elle ferme les yeux une seconde, une main entre ses cuisses, là où la chaleur est restée tapie, humide, brûlante. Un sourire lui échappe. Une tension, déjà, remonte lentement, douce et implacable. Aujourd'hui encore, elle sait qu'elle ne pourra pas lui résister. Et qu'elle n'en a pas envie.
Elle se lève, nue, le souffle encore court, la peau vibrante de l'intérieur. Ses pieds frôlent le sol tiède, mais c'est tout son corps qui palpite. Ses cuisses, rougies, griffées de traces de plaisir, sont encore moites d'un désir inassouvi.
Elle passe une main sur son ventre, effleure ses hanches marquées de légères empreintes, ses seins lourds et douloureux de tension. Un frisson la traverse, comme si le souvenir des mains de Jimmy s'était imprimé sous son derme. Il est là. Encore. Dans la brûlure douce entre ses jambes, dans le pincement de ses tétons qui pointent au moindre souffle. Elle se mord doucement la lèvre. Ce matin, elle le sent jusqu'au fond de sa chair. Et elle a faim. D'un regard. D'une main. De lui.
Elle traverse le couloir, nue, les muscles encore engourdis par la veille. D'un geste lent, elle pousse la porte de la salle de bain. Une lumière douce s'infiltre par les persiennes, découpant des bandes pâles sur les murs. Le miroir est encore embué, la buée danse en volutes lentes sur le verre. Elle avance d'un pas nu. Le sol froid saisit la plante de ses pieds, lui arrache un frisson, mais ce frisson s'épanouit aussitôt en une chaleur moite qui monte de son ventre jusqu'à sa gorge. Chaque pas accentue cette tension : la moiteur entre ses cuisses, les battements sourds dans sa poitrine, le picotement le long de ses bras. Elle sent encore la marque de ses mains sur ses hanches, la présence de son souffle dans sa nuque. Ce n'est pas qu'un souvenir. C'est un appel brûlant qui pulse sous sa peau.
Elle s'arrête devant le miroir, le cœur vibrant, et du bout des doigts, elle trace un cercle dans la buée qui voile encore la glace. Lentement, son reflet se dévoile par fragments, des mèches folles collées à ses tempes, les cernes dorés d'une nuit trop courte. Sa gorge porte la trace rosée d'une morsure.
Elle suit des yeux la ligne de son propre corps, s'attarde sur son ventre qui tressaille, sur la douceur bombée de ses hanches. Et plus bas entre ses cuisses, elle sent une moiteur persistante, une chaleur de plaisir resté vivant. Ses lèvres intimes sont gonflées, à peine closes, rosées, encore frémissantes. Elle est ouverte. Encore offerte. Et cette vision dans le miroir fait grimper une onde fulgurante dans sa poitrine. Elle se sent vivante, prête à exploser. Elle n'a jamais été aussi nue qu'en cet instant, sous son propre regard, érotisée par sa propre image.
Ses mains se posent sur le bord du lavabo. Elle inspire. Profondément. Elle se regarde. Vraiment. Et ne détourne pas les yeux. Pas cette fois.
Le bruit du parquet qui grince. Un pas lent. Approchant.
Jimmy entre sans dire un mot. Nu. Sûr. Présent.
Il s'arrête derrière elle, tout près, à un souffle de distance. Son regard se pose lentement sur elle, détaillant chaque relief de sa peau encore parcourue de frissons : la courbe offerte de ses omoplates, la cambrure provocante de ses reins, les marques rouges, tendres, brûlantes qu'il a laissées comme autant de signatures.
Il ne dit rien. Il ne touche pas encore. Il contemple. Et ce regard, chargé de tension, devient pour Sophie une caresse invisible, mais incandescente. Elle sent sa peau réagir, se tendre, vibrer sous cette attention silencieuse. Elle se cambre à peine, consciente, offerte, et le trouble monte en elle comme une vague brûlante, qui n'attend qu'un geste pour éclater.
Sa main se pose sur sa hanche. Elle la sent chaude, ferme, possessive. Un ancrage solide, comme une promesse silencieuse. Puis, lentement, il s'approche. Son torse nu vient épouser la courbe de son dos, irradiant de chaleur. Elle frissonne.
Son sexe, déjà gonflé, se cale contre la naissance de ses fesses dans un frottement moelleux, brûlant. Elle sent sa raideur vibrer contre elle, la pulser comme une réponse charnelle à sa propre attente. Un souffle lui échappe, sa nuque s'offre, vulnérable. Elle laisse tomber sa tête en arrière, la bouche entrouverte, et gémit doucement. Elle l'accueille, tout entière, dans un silence vibrant d'attente et de désir. Une main sur le miroir, l'autre crispée sur le bord du lavabo, elle se prépare, elle s'abandonne, elle s'ouvre.
Ses lèvres se posent sous son oreille. Lentes. Humides. Il murmure :
— Regarde-toi… Ne fuis pas.
Elle ouvre les yeux. Dans le miroir, leurs reflets se fondent l'un dans l'autre, comme une image mouvante, vibrante, en train de s'écrire. Il est là, derrière elle, presque en elle déjà par la tension de son regard, la force contenue de son souffle. Il ne se précipite pas. Il la scrute. L'admire.
Sa main descend lentement, avec une précision sensuelle, paume chaude contre son ventre palpitant, effleurant au passage le creux de sa taille, la courbe de sa hanche. Puis ses doigts glissent, à peine, dans la toison encore humide entre ses cuisses. Elle sent cette caresse comme une décharge.
Une onde qui traverse tout son bas-ventre. Son sexe se contracte, déjà prêt, déjà tendu.
Elle s'agrippe au lavabo. Son regard dans le miroir ne tremble pas. Elle veut tout voir. Elle veut tout vivre. Un soupir lui échappe, un souffle ouvert, presque un appel. Et il comprend. Il la caresse doucement, cercle lent autour de son clitoris, puis la pression d'un doigt, deux, sur la ligne humide de ses lèvres. Elle s'ouvre, mouillée, brûlante. Il grogne doucement. Elle gémit. Et l'air devient électrique.
— C'est ton reflet qui m'excite le plus.
Ses mots, murmurés comme une prière, s'insinuent en elle comme une onde chaude. Son bassin ondule presque malgré elle, sa cambrure s'accentue, offrant davantage. D'un mouvement fluide, elle écarte lentement les jambes, sa peau frissonnant sous l'air tiède. Il glisse une cuisse entre les siennes, ferme et brûlante, ce qui l'ouvre un peu plus, l'ancre et la soutient. Elle gémit, un son humide et fêlé, échappé de sa gorge sans retenue. Un appel. Une offrande. Et dans ce gémissement, c'est toute sa tension contenue qui commence à se fissurer, à couler doucement vers la promesse d'un abandon total.
Et alors, il la pénètre.
D'un seul mouvement. Profond. Lent. Ancré.
Elle pousse un gémissement, presque arraché, comme si la brûlure douce de sa chair ouverte à lui débordait enfin par sa gorge. Sa main droite serre le bord du lavabo jusqu'à faire blanchir ses phalanges, tandis que sa main gauche glisse un instant sur le miroir embué avant de s'y agripper fébrilement, traçant un sillage humide sur la glace. Son bassin ondule, pris dans une valse intime de feu et de vertige.
Son souffle s'accélère, sa bouche s'entrouvre en une supplique muette. Elle ne peut plus penser, elle ne veut plus réfléchir, elle veut sentir, juste sentir, cette montée fulgurante qui dévore tout sur son passage.
Il reste en elle. Immobile. Son souffle sur sa nuque. Sa main sur son ventre. Puis il commence à bouger. À peine. Juste assez pour réveiller la vague.
— Regarde-toi… Regarde ta chatte qui s'ouvre pour moi… Regarde comme tu es belle quand je suis en toi…
Elle regarde. Elle voit. Elle sent son sexe s'ouvrir et se refermer autour de lui, comme une fleur qui palpite au rythme de la brûlure. Elle voit son ventre se tordre de plaisir, ses seins se soulever en cadence, leurs pointes durcies frôlant la buée. Ses joues sont écarlates, ses lèvres entrouvertes laissent échapper un souffle court, saccadé. Elle voit sa bouche déformée par le plaisir, ses yeux brillants, et le feu au creux de ses reins monter en spirale. Elle se voit, offerte, possédée, vivante, et cela la fait jouir d'autant plus.
Il va et vient. Lentement. Avec une précision chirurgicale. Chaque mouvement touche ce qu'il faut. Chaque pression réveille une corde. Sa main passe sous ses seins, les palpe, les serre. Elle halète, elle gémit, elle pleure presque.
— Tu es belle. Et tu es à moi.
Il accélère. Un peu. Puis un peu plus. Chaque poussée soulève Sophie, la traverse, la fait vibrer de l'intérieur. Elle se cambre davantage. Ses jambes tremblent, fléchissent, sa bouche s'ouvre sur un souffle tremblant, presque un cri. Le miroir s'embue à nouveau, mais cette fois de l'intérieur aussi : leur reflet devient flou, noyé dans la vapeur et la tension. Leurs souffles se mêlent, courts, saccadés, haletants. Sophie sent son ventre se tendre, chaque nerf en elle tiré à vif, chaque muscle prêt à céder à cette vague brûlante qui monte, irrésistible.
— Je… je vais…
— Non. Pas encore.
Il s'arrête. Juste au bord. Il la sent vaciller, tendu comme une corde prête à rompre. Ses mains la maintiennent contre lui, fermes, ancrées. Il la garde dans cette suspension brûlante. Elle le supplie du regard, les yeux écarquillés de désir, les lèvres entrouvertes sur un souffle muet. Son ventre tremble, ses cuisses frémissent, chaque fibre d'elle semble hurler d'envie.
Elle sent son sexe pulser, affamé, son cœur cogner contre sa cage thoracique. Elle est au bord du gouffre, et il la tient là, juste là, la maintenant dans cette tension incandescente, ce vertige délicieux. Sa gorge laisse échapper un gémissement étranglé, une supplique noyée dans l'air brûlant. Elle n'est plus qu'un cri muet suspendu entre ses mains.
Puis il recommence. Profond. Plus fort. Plus affirmé. Il la plaque presque contre le lavabo, ses hanches l'encerclant avec une maîtrise brûlante. Sophie sent le bord du meuble s'imprimer contre sa hanche, un frottement brut qui ne fait qu'ajouter à la vague. Sa poitrine, ballotée à chaque poussée, cogne contre la surface froide, contrastant avec la chaleur liquide qui l'envahit. Il grogne doucement dans son cou, ses lèvres frôlant l'arrondi de son oreille.
Alors, sa main descend. Glisse avec une lenteur délibérée, presque cruelle, entre ses cuisses déjà tremblantes. Elle se cambre, haletante, alors que ses doigts effleurent son sexe gonflé. Il joue d'abord avec le pourtour, effleure la chair moite, puis, d'un seul geste précis, il trouve son clitoris. Et là, il le caresse. En cercles lents. Appuyés. Sophie s'agrippe au miroir, ses ongles traçant une buée en spirale sur la surface. La chaleur devient incendie. Sa bouche s'ouvre. Ses gémissements se brisent contre la glace.
Chaque coup de reins, chaque frôlement de sa main, la propulse un peu plus haut, un peu plus loin, jusqu'à ce que le plaisir devienne insoutenable. Elle n'est plus qu'une vibration. Une onde de chair, de sueur, de feu. Et dans cet éclat suspendu entre le reflet et la réalité, elle se sent entière. Vivante. Consommée par un feu qu'elle a appelé de tous ses vœux.
Et alors elle crie. Pas un cri maîtrisé, non. Un râle profond, arraché, animal, viscéral. Une plainte de femme libérée. Son corps tout entier se tend, se cambre, éclate sous la vague de plaisir qui la traverse en grondant. L'orgasme la saisit, total, foudroyant, incandescent. Il jaillit dans son ventre, explose dans ses reins, secoue sa gorge d'un cri qui résonne dans la pièce.
Ses jambes fléchissent brutalement, elle ne tient plus debout, ses mains s'écrasent sur la porcelaine du lavabo. Ses doigts glissent, cherchent un ancrage. Son front cogne presque contre le miroir. Et elle pleure. Des larmes chaudes, incontrôlables, qui coulent sur ses joues rouges. Mais ce sont des larmes de vie. De soulagement. De délivrance. Son corps tremble de partout. Son cœur cogne comme un tambour. Et elle sait, dans cette déferlante sublime, qu'elle vient de naître à elle-même. Qu'elle est, pour la première fois, entière.
Jimmy reste en elle, profondément ancré, ses mains plaquées contre les hanches de Sophie comme pour la retenir d'un vertige. Il ne bouge plus, suspendu dans cet instant de pure connexion. Son front se pose contre sa nuque moite. Leurs souffles se cherchent, se calquent, s'accordent dans une danse silencieuse.
Il sent sa peau trembler sous ses lèvres, les battements rapides de son cœur contre sa colonne. Il la respire, littéralement, happé par l'odeur mêlée de sa sueur, de son plaisir, de sa vérité nue. Un gémissement bas lui échappe, rauque, contenu, comme une dernière onde de désir qui pulse encore en lui. Et dans ce silence chargé, cette tension apaisée, mais encore vibrante, il sait qu'il vient de franchir un seuil. Elle aussi.
Elle ouvre les yeux. Dans le miroir, elle se voit. Rouge. Tremblante. Nue. Et belle.
— Je ne savais pas que je pouvais être belle nue…
Jimmy sourit. Il embrasse sa nuque. Puis sa tempe.
— Tu viens de le prouver.
Jimmy sort de la salle de bain le premier, une simple serviette nouée autour de la taille. L'air est encore chargé de vapeur et d'odeurs mêlées : la chaleur de leurs corps, le savon, la sueur presque imperceptible du désir qu'ils n'ont pas encore épuisé.
Il s'assoit dans le canapé, torse nu, les cuisses encore perlées d'eau, puis s'allonge à moitié, son bras posé sur le dossier. Il ferme les yeux quelques secondes, attentif au bruissement discret du dehors.
Sophie entre quelques instants plus tard, enveloppée dans son peignoir crème, humide à l'encolure, collé sur ses seins encore brûlants. Ses cheveux retombent en mèches irrégulières sur ses épaules. Elle est belle. Plus que ça. Elle est offerte au silence.
Elle vient s'asseoir près de lui, sans mots. Juste là, droite, les jambes croisées, les mains jointent sur ses genoux. Jimmy tourne la tête vers elle. Il la regarde. Longuement. Puis, d'un mouvement lent, précis, il se redresse, se place derrière elle sur le canapé et lui saisit les poignets.
— Ne bouge pas.
— Jimmy…
— Non. Laisse-moi faire. Tu restes comme ça. Interdiction de te toucher. Même si tu en meurs d'envie.
Elle frémit. Il serre doucement ses poignets contre son ventre, là maintenant. Son souffle se rapproche de son oreille.
— Si je devais commencer… je déposerais mes lèvres juste là, murmure-t-il, à la naissance de ta nuque, là où ton peignoir s'ouvre un peu trop. Je l'écarterais doucement. Sans les mains. Juste ma bouche. Mes lèvres s'attarderaient contre ta peau, chaude, humide, brûlante même. Je sentirais les premiers frissons courir sous ta peau, cette tension fine, électrique, que tu ne contrôles pas. Puis je descendrais, lentement, le long de ta colonne. Un baiser après l'autre. Ma langue frôlerait les petits creux entre tes vertèbres, là où la moiteur s'accumule, là où ton souffle s'accélère. Jusqu'à ce que tu te cambres, que ton dos s'offre malgré toi, comme un arc tendu sous mes mots.
Elle ferme les yeux. Son souffle devient plus court, plus dense, comme s'il peinait à trouver son chemin dans la moiteur qui monte en elle. Sa poitrine se soulève par à-coups, chaque mot qu'il murmure déclenche un frisson qui court de sa nuque à son ventre, contractant imperceptiblement les muscles de ses cuisses. Elle sent la chaleur affluer sous sa peau, une moiteur intime se répandre, lente, dévorante. Ses lèvres s'entrouvrent sans qu'elle ne dise rien, juste pour laisser passer ce souffle chargé de désir retenu.
— Et pendant ce temps… ma main droite… glisserait sur l'intérieur de ta cuisse. Très haut. Jusqu'à sentir la chaleur moite entre tes jambes, cette moiteur intime qui trahit ton attente, cette fièvre douce qui pulse contre ma paume. Mais je n'irais pas là. Non. Pas tout de suite. Je remonterais, lentement, effleurant ta peau qui frissonne sous mes doigts, presque douloureusement sensible. Je suivrais la ligne de ton flanc, là où ta respiration se heurte à chaque attente.
— Puis, doucement… je passerais un doigt sous la ceinture de ton peignoir. Juste assez pour frôler le haut de ton pubis, là où la peau est fine, nerveuse, prête. Assez pour éveiller une contraction, un tressaillement, une envie impossible à faire taire. Juste assez pour que tu en veuilles plus. Pour que tu bascules la tête en arrière, comme tu fais toujours quand tu veux que je t'envahisse tout entière, corps et nerfs tendus comme une corde sur le point de rompre.
Elle tente de bouger. Un réflexe, presque animal, une envie irrésistible de libérer la tension qui la consume. Ses cuisses se contractent, son ventre se creuse dans un soubresaut silencieux. Mais il la retient. Ses mains serrent doucement ses poignets, fermes, mais tendres, l'empêchant de chercher un soulagement qu'il veut encore lui refuser. Elle sent la chaleur de sa prise, la moiteur de leurs peaux qui se collent. Son souffle devient erratique, troublé, mêlé de frustration et de plaisir. Chaque seconde immobile devient une torture délicieuse.
— Non. Tu as promis. Tu ne bouges pas.
— Jimmy…
— Chut.
Sa voix descend d'un ton. Grave. Intime. Troublante.
— Tu sais ce que je ferais ensuite ? Je prendrais mon sexe, dur, gonflé, tendu jusqu'à l'extrême, et je le glisserais lentement entre tes fesses, là où ta peau est brûlante de fièvre contenue. Pas pour te pénétrer. Pas encore. Juste pour sentir cette moiteur contre moi, cette chaleur de toi qui monte, irradiant jusqu'à mes reins. Je le ferais coulisser doucement, de haut en bas, en traçant une ligne de feu contre ta chair offerte.
— Tu sentirais chaque pulsation, chaque vibration, chaque veine battre contre ta peau comme un tambour de désir. Et ce contact, ce frottement soyeux et chargé, réveillerait en toi des frissons incontrôlables, une tension délicieuse qui feraient trembler ton bassin à chaque passage, à chaque retenue.
Elle se mord la lèvre, la peau déjà échauffée par la moiteur de ses propres pensées. Ses cuisses se pressent l'une contre l'autre dans une contraction incontrôlable, un spasme qui trahit l'onde brûlante qui monte en elle. Son dos se cambre, à peine, mais juste assez pour offrir davantage, comme si son corps cherchait instinctivement le contact, la délivrance, le choc délicieux de la chair contre la chair. Sa respiration se fait plus courte, plus rauque. Chaque mot de Jimmy est un souffle chaud contre son oreille, un frisson qui descend en vrille le long de sa colonne jusqu'à son ventre noué de désir.
— Puis je te retournerais. Sans prévenir. Je t'obligerais à t'agenouiller sur ce canapé. À pencher le buste en avant. Ton peignoir s'ouvrirait. Tes fesses nues. Offertes. Mon regard les dévorerait. Et là… je caresserais l'arrondi, doucement, du plat de la main. Peut-être une claque. Juste une.
Pour le rouge. Pour la chaleur.
Sophie halète. Son cœur bat à tout rompre. Elle tente de glisser une main entre ses cuisses. Il la rattrape.
— Tu as dit non. Tu n'as pas le droit.
Elle soupire, presque douloureusement.
Il s'approche de son oreille. Il murmure, plus bas :
— Je te prendrais alors en levrette, lentement, en te tenant les hanches, mes paumes brûlantes épousant ta peau chaude, moite, frémissante. Je sentirais ton dos se cambrer sous moi, ton souffle se casser contre l'accoudoir, tes ongles glisser contre le tissu du canapé comme pour chercher une prise dans l'abandon. Ta voix me supplierait d'aller plus profond, encore, et encore, à chaque mot haleté, entre deux gémissements, chargé de contractions internes incontrôlables.
Puis, je t'allongerais sur le sol, là, sur ce tapis que ton corps imprégnerait de chaleur. Je t'écarterais les cuisses, sentant la tension vive dans tes jambes, les battements pressés de ton bas-ventre. Je me pencherais, le regard ancré dans le tien. Et là… je te baiserais jusqu'à ce que ton souffle se brise, que tes larmes mélangent plaisir et vertige, jusqu'à ce que ton corps ne soit plus qu'un long frisson vibrant sous mes reins.
Un frisson secoue tout le corps de Sophie. Elle gémit, bas, presque douloureusement.
— Jimmy… tu es odieux…
— Non. Je suis vrai.
Elle se retourne brusquement, ses yeux brûlants plantés dans les siens.
— Tu n'as pas le droit de me faire ça… Pas de me parler comme ça, de me peindre des images que je ne peux pas toucher, pas maintenant, pas comme ça !
Il sourit. Un sourire calme, tranquille, sûr.
Elle se lève, furieuse de désir. Défais sa ceinture de peignoir d'un geste sec. Il tombe au sol.
— Alors, fais-le. Maintenant. Tout de suite. Je t'en supplie, Jimmy… arrête de me regarder avec ce petit sourire. Ce n'est pas drôle de mettre le feu comme ça… et de me laisser en plan. Je brûle. Je n'en peux plus. Prends-moi. Ici. Là. Maintenant.
Jimmy la saisit par les hanches. La soulève. L'allonge sur le tapis. Le regard brûlant.
Sophie est allongée nue sur le tapis du salon, offerte, haletante, les cuisses entrouvertes, les joues rougies d'excitation et de frustration. Sa poitrine se soulève à chaque inspiration, ses pointes dures frémissent dans l'air tiède. Ses yeux brûlent.
Jimmy est au-dessus d'elle. Il défait la serviette d'un geste, sans hâte, mais avec une intensité contenue. Son sexe jaillit, plein, lourd, gonflé à rompre. Il palpite, vibrant, déjà presque douloureux de tension. Le regard de Jimmy brûle en silence. Il ne cligne pas. Il la dévore des yeux comme on contemple un fruit mûr à la limite de l'éclatement, une proie précieuse, indomptable, et enfin prête à ployer sous le poids du désir.
L'air entre eux devient plus épais. Chaque souffle est chargé de moiteur, de chaleur. Sophie sent son ventre se contracter, ses cuisses se resserrer, comme si son corps entier appelait ce contact, cette pénétration promise, attendue, différée à l'extrême.
Il se penche. Sa bouche effleure le bas de son ventre. Il y dépose un premier baiser. Humide. Lent. Délibéré. La chaleur de ses lèvres irradie sur sa peau, et un frisson incontrôlable parcourt tout son abdomen. Puis un deuxième, juste au-dessus du pubis, là où la moiteur commence, là où les nerfs se tendent.
Elle se cambre, un souffle court et rauque lui échappant malgré elle. Il continue, descend, trace un sillon de langue entre ses lèvres intimes, sans la pénétrer. Sa langue effleure à peine, créant une onde de chaleur brutale et délicieuse. Juste une caresse, un souffle, une promesse cruelle qui déclenchent en elle une contraction fine, profonde, presque douloureuse de plaisir contenu.
— Jimmy… s'il te plaît…, souffle-t-elle, la voix tremblante. Chaque mot semble arraché à un corps tendu jusqu'à la rupture. Elle sent la moiteur perler entre ses cuisses, ses jambes se contracter par réflexe. Son ventre se creuse sous l'effet du désir, comme si son corps tentait d'appeler l'intérieur, d'attirer ce qu'il lui refuse encore. Sa gorge est nouée, son souffle court, chaotique. Une chaleur brutale l'envahit, monte de son bas-ventre, s'épanouit dans sa poitrine, fait vibrer chaque terminaison nerveuse. Ses seins sont durs, gonflés de sang, ses pointes sensibles au moindre frôlement d'air. Elle est là, tendue, suspendue, offerte et consumée par ce qu'elle ressent seconde après seconde. Un mélange d'urgences et de vertige.
— Chut.
Il l'écarte des doigts, avec douceur. Elle est brûlante, mouillée, palpitante. Il l'observe un instant, fasciné. Ses lèvres intimes s'ouvrent, luisantes, gonflées de désir. Puis il descend sa langue, enfin. Un coup lent, profond, de bas en haut, qui lui arrache un gémissement rauque.
— Oh… mon Dieu…
Il la goûte. Il la savoure. Longtemps. Sa langue explore, glisse, tournoie, jusqu'à la rendre folle. Ses cuisses tremblent. Mais il la maintient. Il veut qu'elle subisse. Qu'elle absorbe chaque frisson sans pouvoir y répondre.
Puis soudain, il s'arrête. Il la regarde. Elle gémit d'incompréhension.
— Tourne-toi.
— Quoi ?
— À plat ventre. Maintenant.
Elle obéit, sans même réfléchir. Elle s'allonge sur le ventre, les bras de part et d'autre, les fesses hautes, le dos cambré, comme une offrande animale, ses reins en feu, sa respiration déjà hachée par l'attente. Son cœur cogne violemment, mais c'est plus bas que tout palpite. Il écarte lentement ses jambes, révélant une moiteur fiévreuse entre ses cuisses.
Puis il fait glisser son sexe gonflé, brûlant, le long de sa raie, lourdement, comme pour lui faire sentir chaque pulsation, chaque nerf tendu à craquer. Elle gémit. Ce n'est plus seulement une friction : c'est un supplice délicieux, une promesse bestiale de ce qui vient. Son corps tout entier se tend, frissonne, se contracte, comme prêt à exploser à la moindre pression de plus.
— Tu la sens ?
— Oui…
— Elle te cherche. Elle veut entrer. Mais pas tout de suite.
Il claque. Une fesse. Net.
La chaleur explose sur sa peau, brutale et jouissive. Un gémissement rauque lui échappe, mêlé de surprise et de plaisir. Un frisson fulgurant remonte le long de sa colonne, fait trembler ses reins, contracte ses cuisses. La peau rougie pulse sous l'effet du coup, et une moiteur dense s'accumule entre ses jambes.
— Ah !
— Tu m'as dit que tu aimais ça, non ? Tu veux des claques ?
— Oui… Donne-les-moi, souffle-t-elle, haletante, la voix écorchée par la tension. Chaque mot est un appel, chaque claquement, une onde qui la traverse, la fait fondre, la tend jusqu'au bord du cri.
Il alterne. L'autre fesse. Puis la caresse, la masse, l'embrasse. Il la marque, puis la console. Chaque claque déclenche en elle une onde incandescente, une contraction vive qui traverse ses reins. La chaleur monte, sourde et insoutenable, embrasant sa peau à chaque friction, à chaque souffle contre son dos. Elle gémit à chaque vague de brûlure fondue en plaisir. Son sexe glisse à nouveau, lourd, palpitant. Il est dur, gonflé à éclater, prêt à exploser, vibrant au rythme saccadé de leurs respirations mêlées. L'air devient plus dense, saturé de moiteur, de désir brut, de tension prête à rompre.
Et enfin… il la prend.
Il entre en elle d'un coup ferme. Pas brutal. Maîtrisé. Ancré. Profond.
Elle pousse un cri, s'agrippe au tapis. Il reste là. En elle. Ne bouge pas.
— Tu la sens ?
— Oui… Mon Dieu oui…
— Dis-moi ce que tu ressens.
— Je sens… ton sexe me remplir… me tendre… me posséder… J'en peux plus…
— Mes reins vibrent, ma peau est en feu.
— Je sens mes seins durcir.
— Chaque va-et-vient me déchire de plaisir... c'est trop… et pas assez… je veux tout. Maintenant.
Il entame les va-et-vient. Lents. Appuyés. Précis. Chaque poussée la fait frémir. Elle colle son bassin contre lui. Elle veut plus. Il accélère. Son ventre tape contre ses fesses. Le bruit des corps s'entrechoque. Humide. Sensuel. Sauvage.
Puis il la retire. Elle gémit, vide.
Il la retourne d'un coup. Elle est sur le dos. Les cuisses ouvertes, luisantes, les cheveux épars sur le tapis.
Il la pénètre à nouveau. Face à face. Il s'enfonce plus profond encore. Elle le regarde, les yeux écarquillés, les lèvres entrouvertes.
Il s'arrête. Immobile en elle. Puis bouge juste son bassin. Des cercles. Des ondulations. Elle sent chaque mouvement, chaque pulsation.
— Je vais jouir… Jimmy… je vais…
— Pas encore.
Il se retire à nouveau. Il descend. Il pose sa langue sur son clitoris. Il l'aspire, il le lèche, il joue comme un musicien, avec lenteur et sadisme.
Elle hurle. Elle explose. Tout son corps se contracte. Ses jambes tremblent. Elle gémit son nom, rauque, brisée, éblouie.
Et alors, il la pénètre une dernière fois, profondément, en grognant.
— C'est bon… Je viens… en toi…
Elle le sent se répandre. Brûlant. Fort. Incontrôlable.
Ils restent là, mêlés, haletants, les corps enchevêtrés sur le sol, le cœur battant à l'unisson.
Elle murmure, le souffle court :
— C'était… une torture. Une merveilleuse torture.
Il rit doucement, le front contre son épaule :
— Ce n'était que le début.
— Rappelle-moi de jeter ce tapis. Il sait désormais beaucoup trop de choses sur moi.
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Chapitre 11 · Les mots du plaisir
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Photo de profil de Galaxie rouge
Galaxie rouge
31 juillet 2025 à 08:32
Bonjour OlivX,
J'ai effectivement essayé de faire ressortir la découverte du plaisir avec ce nouveau partenaire par rapport à l'ancien. Heureux que cela te plaise.:) :)
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OlivX
30 juillet 2025 à 19:24
Quelle délicieuse torture sensuelle et jouissive.
On imagine aisément qu'elle n'a jamais connu de tels plaisirs et sentiments de plénitude avec son ex toxique.
Soyez respectueux
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