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Couverture de Histoire 9 les fièvres de Sophie, par Marc57000
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Histoire 9 les fièvres de Sophie — Chapitre 8 · L’onde de choc et le vertige

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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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Marc57000
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Histoire 9 les fièvres de Sophie

Chapitre 8 · L’onde de choc et le vertige

Sélim


La portière arrière s’est refermée dans un cliquetis étouffé, mais l’onde de choc continue de faire vibrer l’habitacle.
Je suis seul. Le moteur tourne toujours dans un murmure régulier, balayant le tableau de bord de légères vibrations. Dehors, la silhouette de la jeune femme s’éloigne d’un pas souple sur le trottoir trempé, glissant sous le néon rouge du Black Lounge avant de disparaître derrière la lourde porte en bois sombre.
Mes mains ne lâchent pas le volant. Mes doigts, crispés sur le cuir perforé, sont ankylosés. Sous le tissu de mon pantalon, la masse de mon érection ne redescend pas ; elle bat, lourde, douloureuse, me rappelant à chaque seconde la déroute totale de mon sang-froid.
Mon regard quitte le miroir central pour descendre vers la console centrale.
Elle est là. Une simple bande de dentelle noire, fripée, posée à quelques millimètres du levier de vitesse.
Lentement, comme hypnotisé, je décolle ma main droite du volant. Mes doigts tremblent visiblement au moment de franchir les quelques centimètres qui me séparent du tissu. Dès que mes coussinets entrent en contact avec la dentelle, la surprise me coupe le souffle : l’étoffe est totalement imbibée, lourde et tiède, trempée comme une serpillière par la chaleur du siège et la moisture accumulée tout au long du trajet. C’est une matière dense, saturée de fluide, qui colle immédiatement à ma peau.
Je la ramasse, la soulevant au-dessus du levier de vitesse. Le poids du tissu détrempé entre mes doigts me donne un vertige physique. Sans réfléchir, vaincu par la curiosité et la fièvre, je porte le morceau de dentelle à mon visage.
L’odeur m’assomme aussitôt. Une effluve intime, musquée, d’une puissance inouïe, où le parfum de sa peau surchauffée se mêle à l’acidité tiède de son désir et aux notes boisées de mon propre habitacle. C’est une empreinte olfactive si crue, si concentrée, qu’elle efface d’un coup tout le reste. Je ferme les yeux, inspirant à k-s : la moisture est si abondante qu’elle laisse une trace humide et brillante sur la pulpe de mes doigts et le long de ma paume.
— C’est un cadeau... pour vous remercier.

Sa voix résonne encore à mes oreilles avec cette douce tonalité enfantine, ce ton timide et poli qui m’a terrassé. Comment une fille avec une bouille si mignonne, des yeux si purs, un visage qu’on donnerait à une image pieuse, a-t-elle pu abandonner une telle preuve d’excitation ? Ce contraste m’écrase. Si elle avait été une cliente provocante, vulgaire ou habituée des nuits chaudes, j’aurais su recadrer, fermer le jeu. Mais sa candeur apparente, associée à ce morceau de dentelle détrempé entre mes mains, balaye toutes mes défenses.
Je baisse les yeux sur ma main gauche restée accrochée au volant. L’or de mon alliance brille sous la faible lueur du tableau de bord. La pensée de Yasmine, de ma maison calme, de ma vie rangée de chauffeur sans histoire traverse mon esprit comme un feu d’avertissement. Je devrais jeter ce morceau de tissu par la fenêtre et démarrer en trombe.
Au lieu de ça, je referme mes doigts sur la dentelle gorgée de son intimité, la pressant dans le creux de ma paume, incapable de m’en détacher. Je reste garé là, le long du trottoir, piégé dans l’habitacle saturé de son parfum, la main encore humide, les yeux fixés sur la porte du bar où elle vient de s’engouffrer.
Sophie


La lourde porte du Black Lounge se referme derrière moi, coupant d’un coup le bruit du vent d’octobre.
Aussitôt, l’atmosphère du bar m’enveloppe. Une lumière rougeoyante, très basse, filtre à travers des globes en verre fumé. Une musique sourde, une basse downtempo très lourde, fait vibrer les lattes du parquet. L’air est tiède, chargé d’effluves de cocktails aromatiques, de parfum de luxe et d’une pointe de fumée sèche.
Mais ce qui me saisit en premier lieu, c’est la sensation physique sous ma jupe.
En passant le sas, le léger courant d’air généré par l’ouverture de la porte est venu balayer directement le haut de mes cuisses. Sans la barrière de ma culotte laissée sur la console, le cuir froid de la jupe s’est plaqué une seconde contre ma peau nue avant que la chaleur du bar ne prenne le relais. Le vertige est instantané. Chaque pas que je fais sur le parquet me rappelle que je suis entièrement ouverte, sans aucune protection sous ce morceau de cuir ajusté.
Je m’avance dans l’allée centrale avec une slow retenue calculée. Mon visage conserve son expression calme, presque sage, mes mains glissées dans les poches de mon perfecto.
Le barman, un homme aux bras tatoués qui essuie un verre derrière le comptoir en zinc, lève les yeux vers moi. Son regard s’arrête un instant sur ma bouille, sur ce sourire timide que je lui adresse machinalement, avant de descendre le long de ma jupe très courte et de mes bas couture. Je lis dans ses yeux le même décalage que chez Sélim : l’étonnement face à cette alliance entre un visage si mignon et une allure aussi incendiaire.
Je ne m’arrête pas au comptoir. Je m’enfonce vers le fond de la salle, là où se trouvent les renfoncements plus sombres, me glissant dans une alvéole intime en velours bordeaux.
Je m’assois lentement. Le contact du velours ras sous mes cuisses, à peine séparé de ma chair par le bord inférieur de la jupe, m’envoie une nouvelle décharge le long de la colonne vertébrale. Je croise les jambes avec précaution, sentant le frottement direct du cuir et la tiédeur de ma peau nue.
Ma main droite s’enfonce dans la poche de mon perfecto. Mes doigts se referment sur le carton rigide que Sélim m’a tendu.
Je le sors et le pose à plat sur la petite table en bois sombre, sous le halo tamisé d’une bougie. Sélim – Transport Privé. Le numéro de téléphone brille sous la flamme.
Je sais qu’il est toujours dehors. Je devine le geste qu’il doit accomplir en ce moment même dans l’obscurité de sa berline chaude, les doigts scellés sur l’étoffe trempée que je lui ai abandonnée. Le feu qui me brûle le bas-ventre, loin de s’éteindre, trouve dans cette attente un second souffle encore plus dévorant.
Un serveur s’approche dans la pénombre :
— Bonsoir. Que puis-je vous servir ?
— Un gin intime, très frais, s’il vous plaît, réponds-je d’une voix douce, en glissant mon index sur la carte de visite
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Chapitre 9 · Le point de rupture
Sélim a cru la parenthèse refermée. La passagère a claqué la portière et disparu derrière la porte d'un bar sous la pluie de Metz. Il n'a plus qu'à rentrer à Borny, retrouver Yasmine et son existence bien rangée. Mais dans l'habitacle silencieux, le parfum de la jeune femme persiste. Saura-t-il vraiment tourner la page ?
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