Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Entièrement au service de ma patronne envoûtante — Chapitre 8 · Se dirige-t-on vers un trio amoureux ?
Auteur
Entièrement au service de ma patronne envoûtante
Chapitre 8 · Se dirige-t-on vers un trio amoureux ?
J'ouvre les yeux. Irène est à mes côtés, elle dort paisiblement. Il faut que je lui parle du trouble que Marlène provoque chez moi. Je regarde son visage — elle est ravissante. Ses yeux en amande d'où s'échappent de petites rides qui filent vers ses tempes, allongeant davantage son regard à la manière d'un eye-liner naturel. Son petit nez, ses lèvres pulpeuses, son menton, ses seins magnifiques, volumineux mais toujours fermes, le galbe de ses hanches. Tout chez elle est beau et sensuel. Je tiens à elle, c'est sûr. Elle vient d'ouvrir les yeux. Elle me fixe. J'approche, dépose un baiser humide sur ses lèvres.
— Bonjour ma chérie.
— Bonjour. Tu regardais quoi ?
— Toi, bien sûr. Et je me disais : mon Dieu, qu'est-ce qu'elle est belle.
— Flatteur, va ! Bon, hier soir je t'ai pas choqué ? Tu as des questions ?
— Pas vraiment. J'ai aimé, c'était géant. J'ai eu l'impression que je n'allais pas m'arrêter de jouir — je n'avais jamais connu pareille jouissance.
— Ce que j'ai introduit en toi, c'est un stimulateur prostatique. Ce n'est pas un gode pour homosexuels.
— Alors en fait tu craignais que je refuse, ou que j'aie des regrets.
— Oui, un peu. Et je n'aurais pas insisté. Il y a des hommes qui sont contre ce genre de pratique. Ça me plaît que tu me suives dans la recherche du plaisir sous toutes ses formes. Mais si un jour il y a un truc qui te déplaît, tu me le dis. Il y a tellement de façons de prendre son pied — on peut ne pas aimer certaines pratiques sans rien remettre en cause.
— Oui, j'ai compris. Mais moi, il y a quelque chose dont je dois te parler.
— Je t'écoute.
— Alors bon... euh... voilà, je... je...
— Bon, je vais t'aider. Tu veux me parler de quelque chose, ou de Marlène ?
— Oui. Je ne sais pas pourquoi, mais elle me trouble. Ce n'est pas du désir sexuel, c'est autre chose.
— Bonjour. Tu regardais quoi ?
— Toi, bien sûr. Et je me disais : mon Dieu, qu'est-ce qu'elle est belle.
— Flatteur, va ! Bon, hier soir je t'ai pas choqué ? Tu as des questions ?
— Pas vraiment. J'ai aimé, c'était géant. J'ai eu l'impression que je n'allais pas m'arrêter de jouir — je n'avais jamais connu pareille jouissance.
— Ce que j'ai introduit en toi, c'est un stimulateur prostatique. Ce n'est pas un gode pour homosexuels.
— Alors en fait tu craignais que je refuse, ou que j'aie des regrets.
— Oui, un peu. Et je n'aurais pas insisté. Il y a des hommes qui sont contre ce genre de pratique. Ça me plaît que tu me suives dans la recherche du plaisir sous toutes ses formes. Mais si un jour il y a un truc qui te déplaît, tu me le dis. Il y a tellement de façons de prendre son pied — on peut ne pas aimer certaines pratiques sans rien remettre en cause.
— Oui, j'ai compris. Mais moi, il y a quelque chose dont je dois te parler.
— Je t'écoute.
— Alors bon... euh... voilà, je... je...
— Bon, je vais t'aider. Tu veux me parler de quelque chose, ou de Marlène ?
— Oui. Je ne sais pas pourquoi, mais elle me trouble. Ce n'est pas du désir sexuel, c'est autre chose.
Irène ne répond pas tout de suite. Elle tourne légèrement la tête vers le plafond, ses doigts effleurent le drap. Je sens qu'elle pèse les mots avant de parler — pas de colère, mais quelque chose de plus lourd que la légèreté qu'elle affichera dans une seconde.
— Ben nous voilà bien. Écoute, je n'ai pas le temps maintenant, on parle vite. Sache que j'apprécie que tu m'en parles avant qu'il se passe un truc entre vous. Tu es quelqu'un de bien, Michel. On va trouver comment faire pour que personne ne souffre, et dans la foulée on parle tous les trois — il faut que les choses soient claires. Bon, c'est tout ?
— Non. On a un petit souci avec Luna. Elle est bizarre, il faut la faire voir par le vétérinaire. J'ai ma petite idée, mais je ne suis pas sûr — je ne connais pas encore assez bien les chevaux.
— Tu penses qu'elle a quoi ?
— Moi je pencherais pour une naissance prochaine.
— Ah tu crois ? Je sais qu'André, à la demande de la propriétaire, l'avait fait saillir par Rocco, mais ça n'avait pas fonctionné, je crois. C'était l'été dernier, ça.
— Oui, mais les juments ont environ onze mois de gestation, donc je pense être dans le vrai.
— Bon, tu appelles le véto. Tu as le numéro au bureau, je crois.
— Oui, et en plus c'est lui qui s'occupe du cheptel de mon père — je le connais.
— Super. OK, bon, je vais rejoindre les filles. Tu n'aurais pas un sac pour les cuissardes et la tenue coquine d'hier ?
— Tiens, un sac de courses, ça fera l'affaire. Et en passant, tu peux signer un chèque pour le vétérinaire ?
— Oui, pas de problème. Lundi tu signeras les papiers chez le comptable, et pour ce genre de choses tu n'auras plus besoin de me demander. Je me dépêche — je te pique tes claquettes, je te les ramènerai.
— OK, pas de souci. À plus tard.
— Non. On a un petit souci avec Luna. Elle est bizarre, il faut la faire voir par le vétérinaire. J'ai ma petite idée, mais je ne suis pas sûr — je ne connais pas encore assez bien les chevaux.
— Tu penses qu'elle a quoi ?
— Moi je pencherais pour une naissance prochaine.
— Ah tu crois ? Je sais qu'André, à la demande de la propriétaire, l'avait fait saillir par Rocco, mais ça n'avait pas fonctionné, je crois. C'était l'été dernier, ça.
— Oui, mais les juments ont environ onze mois de gestation, donc je pense être dans le vrai.
— Bon, tu appelles le véto. Tu as le numéro au bureau, je crois.
— Oui, et en plus c'est lui qui s'occupe du cheptel de mon père — je le connais.
— Super. OK, bon, je vais rejoindre les filles. Tu n'aurais pas un sac pour les cuissardes et la tenue coquine d'hier ?
— Tiens, un sac de courses, ça fera l'affaire. Et en passant, tu peux signer un chèque pour le vétérinaire ?
— Oui, pas de problème. Lundi tu signeras les papiers chez le comptable, et pour ce genre de choses tu n'auras plus besoin de me demander. Je me dépêche — je te pique tes claquettes, je te les ramènerai.
— OK, pas de souci. À plus tard.
Je bois un expresso vite fait, puis passe au haras. Luna a toujours un comportement anormal, mais elle a mangé toute sa ration — ça me rassure, rien de bien grave. Je donne du foin à tout le monde.
— Salut Rocco. Je crois que tu vas bientôt être une nouvelle fois papa !
J'appelle le vétérinaire. Il pourra passer en début d'après-midi. Je mets des outils dans la benne du buggy — il y a plusieurs endroits où les clôtures ont besoin d'être consolidées. Je navigue de part et d'autre de la propriété pour régler les anomalies constatées deux jours plus tôt. J'aime bien ce job, finalement. Travailler de manière autonome, ça demande de la rigueur, mais c'est mieux que de se faire commander.
Je termine tout au fond de la propriété. Deux endroits à réparer — voilà, j'ai fini. Je m'accorde un moment d'autosatisfaction rapide : rapide, efficace, c'est bien Michel. Tu as mérité une clope et un coup à boire. Pour une fois, j'ai pensé à prendre une bouteille d'eau. Je regarde la propriété — plus de douze hectares morcelés en une quinzaine de pâtures, pour déplacer les chevaux et laisser repousser l'herbe dans les pâtures inoccupées.
Je tire une dernière bouffée.
Au loin, une silhouette se dirige vers moi. Marlène. Quelle grâce. Je reste là à la regarder avancer, sans bouger. Il commence à faire chaud — je descends le haut de ma combinaison de travail et noue les manches à ma taille pour maintenir le tout. Je suis en débardeur blanc sur ma peau déjà un peu bronzée. Elle est maintenant à une trentaine de mètres. Crop-top rose fuchsia qui moule ses seins — ronds, fermes, qui se tiennent bien droits sans soutien-gorge, elle n'en porte que très rarement. Leggings noirs qui épousent parfaitement ses belles jambes et accentuent l'espace entre ses cuisses. Je sens une chaleur monter dans ma nuque. Littéralement une bombe.
— Bonjour minou, ça va ? (Smack appuyé, la paume de sa main posée sur ma joue, ses doigts fins glissant jusqu'à mes cheveux près de mon oreille — une ou deux secondes de trop pour que ce soit innocent.)
— Ben dis donc, quel entrain.
— Oui, euh... excuse, mais tu m'as fait marcher ! Chaque fois que je m'approchais tu repartais — t'as fait exprès ?
— Euh, non. Pourquoi ? Tu me suis depuis longtemps ?
— Alors voilà. (Elle se met à côté de moi. Son bras touche le mien, peau contre peau. Je frissonne. Elle tend un doigt.) Au début tu étais là-bas, après là, après là, puis là — maintenant ici.
— Ben dis donc, quel entrain.
— Oui, euh... excuse, mais tu m'as fait marcher ! Chaque fois que je m'approchais tu repartais — t'as fait exprès ?
— Euh, non. Pourquoi ? Tu me suis depuis longtemps ?
— Alors voilà. (Elle se met à côté de moi. Son bras touche le mien, peau contre peau. Je frissonne. Elle tend un doigt.) Au début tu étais là-bas, après là, après là, puis là — maintenant ici.
Un rire m'échappe — un vrai, sans prévenir. Puis ça m'arrive, d'un coup : elle m'a couru après pendant une heure, et à chaque fois qu'elle arrivait à ma portée je me sauvais sans m'en rendre compte.
— Donc je changeais d'endroit à chaque fois que tu allais me rejoindre.
— Exactement, ça, minou. Je te fais peur ?
— Euh, non. Mais là il faut que je retourne au haras — toi tu en as pour un moment à pied.
— Ben je monte avec toi.
— Ah, je ne dois faire monter personne à cause des assurances !
— Tu te moques de moi ? Papou m'emmenait, lui.
— Oui, je te taquine. Vas-y, monte. Mets ta ceinture, à cause des gendarmes.
— Tu continues à me charier, là ! (Elle me flanque un coup de poing bien mérité sur l'épaule.)
— Aïe ! Mais tu es violente, dis donc.
— Tu as eu mal ?
— Ben, pas du tout. Et toi, ton poing, ça va ?
— Tu sais, minou, je t'aime bien. Tu me fais rire. Tu m'aides à aller mieux — si t'étais pas là, comment on ferait avec le haras ?
— Je suis là, donc ne te pose pas de question inutile. Et en plus je t'aide à aller mieux, alors moi, ça me va.
— Exactement, ça, minou. Je te fais peur ?
— Euh, non. Mais là il faut que je retourne au haras — toi tu en as pour un moment à pied.
— Ben je monte avec toi.
— Ah, je ne dois faire monter personne à cause des assurances !
— Tu te moques de moi ? Papou m'emmenait, lui.
— Oui, je te taquine. Vas-y, monte. Mets ta ceinture, à cause des gendarmes.
— Tu continues à me charier, là ! (Elle me flanque un coup de poing bien mérité sur l'épaule.)
— Aïe ! Mais tu es violente, dis donc.
— Tu as eu mal ?
— Ben, pas du tout. Et toi, ton poing, ça va ?
— Tu sais, minou, je t'aime bien. Tu me fais rire. Tu m'aides à aller mieux — si t'étais pas là, comment on ferait avec le haras ?
— Je suis là, donc ne te pose pas de question inutile. Et en plus je t'aide à aller mieux, alors moi, ça me va.
Elle se laisse glisser contre moi et pose la tête sur mon épaule. Son parfum — rose et patchouli — m'enveloppe, m'envoûte. Je suis content d'avoir les manches de la combinaison nouées autour de ma taille : ça masque l'état dans lequel cette situation me met. Troisième érection depuis qu'elle m'a rejoint. Ces deux femmes vont me tuer.
Il faut vite que la discussion avec Irène, et la suivante à trois, se fassent. Je ne vais pas tenir. Car contrairement à ce que je croyais, le désir pour Marlène commence à se préciser à chaque fois qu'on se retrouve seuls. Est-ce réciproque ? On ne va pas tarder à le savoir...
—
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