Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les bonnes filles ne font pas ça... — Chapitre 10
Auteur
Les bonnes filles ne font pas ça...
Chapitre 10
Le lendemain, Marie s’habilla normalement. Un pantalon fluide et un top simple qui ne dévoilait rien de son corps. Son sexe était encore douloureux de la veille, et elle n’avait aucune envie de faire l’amour aujourd’hui.
Elle partit se balader sans but précis.
En passant devant le magasin où travaillait l’agent de sécurité, elle le vit. Il était là, en uniforme, imposant comme toujours.
Elle s’arrêta et l’observa longuement.
Aujourd’hui, elle ressentait quelque chose de différent. Ce n’était plus seulement du désir brut. C’était… autre chose.
Elle se dirigea vers lui.
Dès qu’il la vit, son sourire sadique et carnassier apparut.
— T’es une chaudasse toi. Tu en veux encore ?
Il fut complètement pris au dépourvu par la réponse de Marie :
— Comment tu t’appelles ?
La surprise se lut clairement sur son visage.
— Cédric.
Marie lui sourit doucement.
— Enchantée, Cédric. Moi c’est Marie.
Il resta un instant déstabilisé, ne sachant plus trop comment réagir.
Marie enchaîna :
— Ça te dirait de venir manger un truc avec moi ?
Cédric balbutia, visiblement décontenancé :
— Euh… oui, pourquoi pas. Mais je n’ai ma pause que dans une heure.
— Ok. Je repasse dans une heure.
Une heure plus tard, elle était de retour. Cédric était sorti du magasin et s’était changé. Il portait un jean et un sweat simple qui lui allaient bien.
Ils se dirigèrent vers un petit restaurant sans dire un mot, l’ambiance étrange mais pas désagréable. Marie demanda une table pour deux et ils s’installèrent face à face.
Le silence dura un moment. Cédric finit par le briser :
— Marie, c’est ça ? C’est quoi ce cirque ? D’habitude tu veux juste baiser.
Marie le regarda attentivement et hocha la tête.
— Et là, on fait quoi ? demanda-t-il.
Marie réfléchit avant de répondre :
— Je te plais ?
Cédric pouffa.
— J’ai pas l’habitude de baiser des femmes qui ne me plaisent pas.
— Je ne parle pas sexuellement, précisa Marie. La femme que tu vois là en face de toi te plaît ?
Cédric mit quelques secondes à comprendre où elle voulait en venir. Il écarquilla les yeux.
— Tu me dragues ? Genre… tu veux qu’on se voie sans juste baiser ?
Marie rougit légèrement et fit oui de la tête.
Cédric laissa échapper un rire surpris.
— Ben ça alors… Tu es vraiment une drôle de femme. Tu fais souvent tout à l’envers comme ça ?
Marie sourit, un sourire plus tendre qu’à l’habitude.
— Souvent, oui.
Ils éclatèrent de rire en même temps, et la tension retomba d’un coup.
Cédric reprit, plus détendu :
— Bon. Recommençons. Bonjour Marie. Je m’appelle Cédric. Je suis vigile dans ce centre commercial. Et toi, que fais-tu dans la vie ?
Marie lui sourit, un vrai sourire cette fois, presque timide.
— Moi c’est Marie. Je suis graphiste dans une boîte de pub. J’ai un petit côté… nymphomane, mais ça, je crois que tu le sais déjà.
Nouveau fou rire.
Ils trinquèrent avec leurs verres d’eau en disant en chœur, avec un sourire complice :
— Content de faire ta connaissance.
Le repas terminé, Marie raccompagna Cédric jusqu’à son travail. Pendant le trajet, elle glissa timidement sa main dans la sienne. Ce simple contact fut électrique. Pour la première fois depuis très longtemps, ce n’était pas une envie sexuelle qui montait en elle, mais autre chose. Une chaleur douce, une tendresse qu’elle n’avait pas ressentie depuis de longs mois.
Arrivés devant le magasin, Marie se posta devant lui, un peu nerveuse.
— On peut se revoir quand ? demanda-t-elle.
Cédric, avec son sourire malicieux habituel, répondit :
— Ça dépend… pour faire quoi ?
Marie rougit légèrement et baissa un instant les yeux avant de les relever vers lui.
— Je suis bien avec toi. J’ai envie qu’on se revoie… à la verticale, si possible.
Cédric éclata d’un rire franc, sincère, qui fit fondre quelque chose en elle.
— Demain je ne travaille pas. On peut passer la journée ensemble. Comme ça on verra si on est capables de rester plus longtemps qu’un dîner sans finir par baiser.
Ils éclatèrent de rire tous les deux, complices.
— Ok, répondit Marie avec un grand sourire. Rendez-vous ici demain à 10 heures.
Cédric hocha la tête.
— Ok.
Marie se mit sur la pointe des pieds, posa ses mains sur son torse et l’embrassa. Leur premier vrai baiser. Il fut doux au début, presque timide, puis plus profond, plus langoureux. Il dura de longues minutes, chargées d’une émotion nouvelle.
Cédric finit par reculer à contrecœur, le souffle un peu court.
— Excuse-moi Marie, mais il faut vraiment que je retourne bosser…
Elle lui offrit son plus beau sourire, lumineux, presque juvénile.
— Ok. À demain, bel homme.
Elle rentra chez elle le cœur léger, le ventre rempli de papillons. Pour la première fois depuis très longtemps, elle se sentait… vivante.
Pas juste excitée.
Vivante.
Le lendemain, Marie était à 10h pile devant le magasin. Elle avait choisi une tenue cool mais féminine : un jean slim qui mettait en valeur ses jambes, un top léger qui laissait deviner la courbe de sa poitrine sans être vulgaire, et une touche de maquillage naturel. Elle voulait plaire à Cédric, mais pas comme d’habitude.
Il arriva peu après, tout aussi bien habillé : chemise casual et pantalon chino. Ils s’embrassèrent tendrement, presque timidement, puis partirent main dans la main prendre le métro.
Ils passèrent la journée à se promener dans plusieurs parcs parisiens. Ils parlèrent de tout et de rien : leurs goûts musicaux, leurs films préférés, leurs souvenirs d’enfance. Ils mangèrent sur le pouce à midi, assis sur un banc au soleil. L’après-midi touchant à sa fin, Cédric raccompagna Marie jusqu’au pied de son immeuble.
Là, elle se tourna vers lui et demanda doucement :
— Tu veux monter ?
Cédric la regarda avec tendresse.
— Tu n’as pas peur que ça gâche le moment ?
Marie réfléchit un instant, puis répondit avec sincérité :
— Je n’ai pas envie de baiser avec toi, ne t’inquiète pas. Je veux autre chose…
Il la regarda, intrigué, avant d’accepter de la suivre.
Une fois dans l’appartement, ils s’embrassèrent longuement, presque amoureusement. Leurs mains exploraient leurs corps avec curiosité plutôt qu’avec urgence. Marie le guida jusqu’à sa chambre. Ils se déshabillèrent mutuellement, découvrant leurs corps pour la première fois dans un contexte différent. Pas de précipitation. Juste de la douceur.
Ils s’allongèrent sur le lit. Marie commença à caresser lentement le sexe de Cédric, qui durcissait sous ses doigts. Il en fit de même, glissant doucement une main entre ses cuisses, caressant son clitoris avec une délicatesse surprenante.
Le mot d’ordre était la douceur. Tout le contraire de leurs rencontres précédentes.
Cédric finit par se placer au-dessus d’elle en missionnaire. Il enfila un préservatif, puis entra lentement en elle. Il était doux, attentif, bougeant avec une lenteur qui faisait monter le plaisir progressivement. Marie n’avait jamais fait l’amour ainsi. C’était différent… plus intime, plus connecté. Très bon.
À un moment, elle l’arrêta, le fit sortir d’elle, enleva le préservatif et le reprit en elle, peau contre peau. Cédric continua à être tendre et lent, embrassant son cou, ses seins, ses lèvres.
Ils jouirent presque en même temps. L’orgasme de Marie fut l’un des plus étranges qu’elle ait jamais connus : moins explosif, moins violent, mais beaucoup plus profond, plus long, comme une vague chaude qui l’envahit entièrement. Elle s’accrocha à lui, tremblante, les yeux humides.
Quand ils redescendirent, Cédric murmura avec un sourire attendri :
— T’es vraiment une femme bizarre.
Marie sourit, encore émue.
— Merci…
Puis elle ajouta, presque timidement :
— Tu restes pour la nuit ?
Cédric accepta avec un sourire doux.
Ils dormirent ensemble dans les bras l’un de l’autre, leurs corps nus enlacés. Pendant la nuit, ils refirent l’amour, toujours avec la même douceur et la même tendresse. Pas de brutalité, pas de domination. Juste deux corps qui apprenaient à se découvrir lentement, avec respect et affection. Marie se sentait étrangement en sécurité dans ses bras.
Au matin, quand elle ouvrit les yeux, Cédric la regardait déjà, un léger sourire aux lèvres.
— Bonjour petit ange, murmura-t-il.
Marie répondit par un sourire timide, encore un peu endormie.
Cédric caressa doucement sa joue et continua :
— J’ai vraiment adoré cette nuit. Mais ce soir, je t’invite au resto. Il faut qu’on parle de ton côté… nymphomane.
Une larme perla au coin de l’œil de Marie. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il aborde le sujet aussi directement.
Il poursuivit, la voix calme mais sérieuse :
— Je commence à ressentir des choses pour toi, Marie. Vraiment. Mais je ne sais pas si je pourrai supporter de te partager avec d’autres.
Elle ne répondit pas tout de suite. Elle se contenta de l’embrasser longuement, tendrement, comme pour lui dire tout ce qu’elle n’arrivait pas encore à formuler avec des mots.
Quand leurs lèvres se séparèrent, elle murmura :
— On en reparle ce soir.
Et une fois encore, ils firent l’amour. Toujours avec cette même tendresse infinie. Cédric prenait son temps, explorait son corps avec révérence. Marie se laissa complètement aller, savourant cette connexion nouvelle et fragile.
Plus tard dans la matinée, Cédric quitta l’appartement. Avant de partir, il l’embrassa une dernière fois sur le pas de la porte et lui dit :
— 19h dans mon resto préféré. Ne sois pas en retard, petit ange.
Marie referma la porte derrière lui et resta un moment adossée contre le mur, le cœur battant.
Pour la première fois depuis très longtemps, elle avait peur. Pas de ne pas avoir assez de sexe… mais de tomber vraiment amoureuse.
La journée fut particulièrement stressante pour Marie. L’idée d’aborder ouvertement ses besoins sexuels hors norme avec Cédric lui faisait peur. Elle avait peur de le perdre, peur d’être jugée, peur de ne pas être capable de changer.
Pour le dîner, elle mit sa plus belle robe de soirée : une robe bleue moulante qui épousait parfaitement ses formes, arrivant juste à mi-cuisses, avec un décolleté élégant et un dos nu vertigineux. Elle se sentait belle, mais vulnérable.
Quand elle arriva au restaurant, Cédric l’attendait déjà. Dès qu’il la vit, il s’avança, les yeux brillants d’admiration.
— Marie… tu es sublime.
Elle rougit et murmura simplement :
— Merci.
Ils s’installèrent à table et passèrent leur commande. Pendant un long moment, ils discutèrent de tout et de rien, comme pour retarder le moment inévitable. L’un comme l’autre semblait hésiter.
Ce fut finalement Cédric qui se lança, la voix douce mais sérieuse :
— Marie… il faut qu’on parle de tes « besoins » spéciaux.
Elle baissa les yeux, la gorge serrée. C’était maintenant. Le moment de s’ouvrir vraiment.
— Que veux-tu savoir exactement ? demanda-t-elle d’une petite voix.
— Est-ce que tu penses que je peux te suffire ?
Marie resta silencieuse un long moment. Des larmes commencèrent à couler sur ses joues. Elle répondit d’une voix très basse, presque brisée :
— Je ne peux pas te le promettre… Désolée.
Cédric se redressa légèrement. Il prit sa main par-dessus la table et la serra avec force.
— On peut essayer. Voir si je te suffis.
Elle planta son regard humide dans le sien et murmura :
— Et si tu ne me suffis pas ?
Cédric resta pensif pendant de longues secondes. Puis il répondit calmement :
— On avisera à ce moment-là.
Le reste du repas se déroula dans une atmosphère plus légère. Ils retrouvèrent leur complicité et leurs rires.
À la fin du dîner, Cédric proposa :
— On termine la soirée chez moi ?
Marie accepta.
Ils passèrent la nuit ensemble. Dès qu’ils franchirent la porte de l’appartement de Cédric, l’atmosphère changea. Ils s’embrassèrent avec une urgence grandissante, se déshabillant mutuellement tout en se dirigeant vers la chambre.
La première fois fut encore tendre. Cédric la couvrit de baisers, explora son corps avec ses mains et sa langue, la faisant jouir une première fois avec ses doigts et sa bouche. Puis il la pénétra doucement, en missionnaire, leurs regards rivés l’un à l’autre.
Mais au fil de la nuit, Cédric devint plus affirmé. Lors de la deuxième fois, il la prit plus fort, la retournant sur le ventre pour la pilonner par-derrière, une main dans ses cheveux. Marie gémissait bruyamment, adorant cette dualité.
La troisième fois fut la plus intense. Cédric, voulant lui prouver qu’il pouvait répondre à ses besoins les plus extrêmes, la domina complètement. Il la plaqua contre le mur, la souleva et la baisa debout avec une force sauvage, ses coups de reins puissants la faisant crier de plaisir. Il la retourna ensuite, la pencha sur le lit et la prit violemment, alternant entre sa chatte et son cul. Marie jouit violemment à plusieurs reprises, le corps secoué, les larmes aux yeux tant le plaisir était fort.
Cédric finit par jouir profondément en elle dans un râle rauque, leurs corps en sueur collés l’un à l’autre.
Au petit matin, quand Marie quitta l’appartement de Cédric, elle l’embrassa longuement sur le pas de la porte. Puis, pour la première fois de sa vie, elle dit à un homme, d’une voix tremblante d’émotion :
— Je t’aime.
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