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✦ Sensuelle Emilie Sensualité japonaise XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Sensualité japonaise — Chapitre 10 · Renardes au clair de lune

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Sensuelle Emilie
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Sensualité japonaise

Chapitre 10 · Renardes au clair de lune

Épuisée par cette journée riche en émotion et en plaisir, je me glisse sous la couette. Je regarde Toshirô se rhabiller. Son Yukata glisse sur sa peau nue qui luit dans le halo pâle de la pleine lune. De nouveau, je ne me lasse pas d'admirer son corps sculpté par des années d'entraînement. Mon regard descend sur ses épaules, son dos et ses cuisses. Je me mords la lèvre en songeant à son bâton de plaisir qui me comble à chaque fois. Sentant son regard sur moi, il soupire.
— N'es-tu jamais rassasiée ? me demande-t-il en reprenant mes paroles.
— Je n'y peux rien. Tu m'as fait croquer la pomme…
— Tu peux parler ! Tu es le fruit défendu incarné. Cela dit, moi, je meurs de faim. Je vais voir si on peut avoir un plateau.
— Hmmm… excellente idée, merci.
Je le regarde quitter notre chambre tout en m'étirant voluptueusement avant de me lever pour m'installer sur la terrasse. Au-delà de la haie, le soleil s'est maintenant couché pour laisser le champ libre à la lune, ronde et pleine. Elle est particulièrement lumineuse ce soir, comme une énorme perle dans un écrin de velours noir.
L'air frais me caresse la peau, me faisant sensuellement frissonner. Je ferme les yeux et offre mon corps nu à la brise fraîche. Sur l'écran de mes paupières closes se rejouent les films de mon après-midi. Yanagi m'explorant le corps, moi découvrant le sien, celui de Toshirô sous mes mains, nos ébats dans le bain… Je rougis rien qu'à l'évocation de ces images.
Le glissement du panneau de notre chambre me tire de mes pensées. Je m'attendais à voir Toshi entrer, un plateau entre les mains, mais la chambre est vide et le panneau fermé. Juste au bas du panneau, est posé un petit paquet. Après un instant d'hésitation, je traverse la chambre pour m'agenouiller devant le paquet. Je regarde autour de moi et l'ouvre. Je retrouve le masque du Kitsune blanc et le Yukata rose et blanc. Mon regard se pose sur le panneau de la chambre décoré d'un magnifique cerisier en fleurs. Des pétales s'envolent de ses branches frêles. Je pense au Cerisier Blanc de Maruyama. Dans quel état doit-il se trouver ? Cela fait trois jours depuis que j'ai rêvé de lui. Ce voyage me l'a fait oublier. Yanagi a son Saule ici. Je songe à nouveau au contact de l'écorce sur ma peau. Cela m'électrise. Mais j'hésite encore.
C'est à ce moment précis que j'entends des bruits de pas discrets provenant du couloir. Ils s'arrêtent devant la chambre. Un soupir rempli de désir s'élève avant que de reprendre leur marche envoûtante pour s'éloigner dans l'obscurité.
— Yanagi, murmuré-je.
Je finis par me lever. Je m'habille du Yukata et mets le masque de Kitsune sur le visage. Le plus silencieusement possible, je suis le corridor jusqu'à l'entrée principale du Ryokan. J'attrape mes Geta, posées sous l'emblème de notre chambre – le cerisier – et sors dans la cour.
Je vois la silhouette de Yanagi s'éloigner sur le chemin. Je la suis. Malgré moi, le gravier crisse sous mes semelles de bois. Yanagi s'immobilise et se tourne vers moi. Une vingtaine de mètres nous séparent. Comme Toshi un peu plus tôt, son corps est nimbé d'un doux halo créé par la pleine lune. Elle est vêtue d'un magnifique yukata noir, décoré de fils dorés ou argentés qui scintillent délicatement sous la douce lumière. Comme moi, elle porte un masque qui lui cache la moitié du visage, aussi noir que le mien est blanc.
Je marche à mon propre rythme derrière elle, sachant exactement où elle va. L'air est frais. Je suis accompagnée dans ma promenade nocturne par les stridulations des insectes, le chant des oiseaux et le bruit du vent dans les arbres. Je suis étonnée, et rassurée, de ne croiser personne. C'est pourtant une belle nuit pour une balade en amoureux.
Je traverse le pont de bois et me retrouve bientôt dans la clairière au centre de laquelle trône le Saule Pleureur au tronc tordu. Je vois Yanagi, allongée sur le tronc. Alors qu'elle observe le firmament, elle écarte légèrement son habit, dévoilant ainsi une de ses jambes repliée avec une élégance toute naturelle. Elle jette ensuite un coup d'œil dans ma direction et, en m'apercevant, se lève pour venir à ma rencontre.
— J'espérais te voir.
Ses lèvres, laquées de rouge, brillent sous son masque de Kitsune noir.
— Comment as-tu su ? lui demandé-je en désignant mon masque.
— Je suis votre femme de chambre. Je me suis occupée de vos bagages. J'ai senti la forme du masque sous le papier.
— Alors, tu sais…
— Oui. Il y a la Dame Blanche de Murayama et maintenant, il y aura la Dame Noire de Seihitsu.
Disant ces mots, elle me tourne autour, laissant ses doigts glisser sur le col de mon Yukata, me caressant doucement la peau.
— De plus, nous avons un autre point commun. J'ai aimé te regarder faire l'amour au Cerisier Blanc… tout comme tu as aimé me regarder m'offrir à mon Maître.
Je ne trouve rien à dire, comme hypnotisée par ses paroles et son souffle chaud sur ma peau. Elle me caresse la nuque du bout des doigts. Ma peau se couvre de délicieux frissons.
— Allons l'honorer ensemble, me murmure-t-elle en faisant glisser sa main le long de mon bras jusqu'à ma main.
Je me contente de glisser mes doigts entre les siens. Elle m'entraîne alors jusqu'au saule, dont les branches sont doucement agitées par le vent. Yanagi retire ses Geta, s'agenouille et se prosterne devant l'arbre. Je l'imite. Une douce odeur de terre humide envahit mes narines. Le vent s'engouffre dans les branches, les faisant frémir. Yanagi se redresse, un grand sourire étirant ses lèvres laquées de rouges.
— Merci, Maître, répond-elle au murmure de l'arbre.
Yanagi me prend par la main et me guide vers le tronc tordu. Elle écarte les pans de son Yukata et s'assoit à califourchon sur l'arbre. Je m'installe de la même façon face à elle. Elle me fait signe de m'approcher ; je m'exécute.
Elle défait le nœud de mon Obi et me déleste de mon vêtement. J'en fais autant avec le sien.
Elle s'approche un peu plus de moi. Penchant la tête sur le côté, elle pose ses lèvres sur les miennes. Nos masques s'entrechoquent plusieurs fois jusqu'à ce que nous trouvions le bon angle. Ma langue cherche immédiatement la sienne avec envie. Elles se caressent, s'entortillent, explorent nos bouches. Yanagi m'enlace pour approfondir notre baiser. Je glisse mes mains dans son dos. Sa peau est si douce sous mes doigts qu'elle me donne envie de la découvrir encore plus. Nos bassins ondulent en rythme. J'apprécie l'écorce rugueuse contre mes lèvres qui s'écartent doucement. Les mains de Yanagi se promènent le long de mon dos, jusque sur mes fesses pour remonter en dessinant de sensuelles arabesques sur ma peau. Je penche la tête sur l'autre côté, enfonçant un peu plus ma langue dans sa bouche avant de relâcher mon étreinte.
Je recule un peu. Yanagi pose sa main sur ma joue, son pouce près de ma bouche. Je le happe délicatement et le suce lentement, comme je l'ai fait plus tôt avec le sexe de Toshirô. Je ferme les yeux, imaginant le plaisir que ce pouce pourrait me donner plus tard.
Je libère son doigt et décide de prendre les devants avec audace. Je repousse Yanagi pour qu'elle s'étende sur le dos. Je prends le temps d'admirer son corps. Ses petits seins ronds comme des oranges, son ventre légèrement rebondi, son mont de Vénus recouvert d'une pilosité soyeuse. La lumière de la lune projette l'ombre des branches du Saule qui dansent sensuellement sur son corps. Doucement, je me couche sur elle. Poitrine contre poitrine, bassin contre bassin, lèvres contre lèvres. Ma langue s'insinue tranquillement dans sa bouche à la recherche de la sienne et se lance dans un ballet voluptueux. J'entends ses gémissements étouffés, nos masques s'entrechoquent à nouveau. Je sens son corps onduler sous le mien.
J'interromps notre baiser et laisse ma langue glisser le long de la gorge de mon amante. Mes lèvres s'emparent de son mamelon brun, déjà gonflé d'excitation, pendant que ma main droite empaume son autre sein. La pointe de ma langue dessine des cercles autour de son téton qui durcit alors que mes doigts pincent et tordent délicatement l'autre. Les gémissements de Yanagi m'encouragent à poursuivre. Je me mets à la téter. Quel délice de sentir ce petit morceau de chair tendu entre mes lèvres et sous mes doigts. Je n'avais jamais imaginé y prendre autant de plaisir. J'aspire de plus en plus fort, la mordille. Coinçant son bourgeon entre les dents, je tire doucement dessus.
— Aaaah !!! Oui !!!! plus fort…
J'ai eu peur de lui faire mal, mais elle me demande d'y aller plus fort. Après un instant d'hésitation, je m'exécute. Changeant de sein, je la tète plus fort, alors que ma main libre descend sur son ventre, jusqu'entre ses cuisses. Mes doigts découvrent son antre déjà mouillé d'excitation. Ils glissent facilement dans ses replis moelleux. Son corps se cambre brusquement sous moi, mais je la plaque un peu plus contre l'arbre alors que mes doigts progressent dans sa caverne aux parois souples qui se contractent délicieusement autour d'eux.
Je me redresse pour m'asseoir à cheval sur le tronc. Yanagi pose ses cuisses sur les miennes. Mes doigts reprennent leurs longs et profonds allers-retours avec des bruits obscènes mais excitants. Ma main libre se pose sur son pubis, mon pouce partant à l'assaut de son clitoris. Délicatement, j'écarte ses replis rouges pour découvrir ce minuscule bouton qui donne tant de plaisir. J'humidifie la pulpe de mon doigt de son nectar et entreprends de petites caresses circulaires. Son corps se tend brusquement. Elle lâche un cri de plaisir qui meurt dans un long gémissement. Je souris en insérant un troisième doigt dans son antre. Mes doigts sont trempés du fruit de son plaisir.
Est-ce cette satisfaction qui envahit Toshi quand il me fait l'amour ?
C'est une sensation plaisante d'offrir autant de plaisir à son ou sa partenaire. C'est excitant, enivrant. Je retire mes doigts et recule pour me pencher sur son abricot si doux et juteux. Je le lèche doucement, me délectant de son jus capiteux, épais et doux. Yanagi pose ses mains sur ma tête, appuyant dessus pour m'inviter à y aller plus profondément. J'écarte ses lèvres du bout des doigts. Ma langue s'insinue facilement dans cet antre de plaisir. J'apprécie le contact moelleux de ses chairs contre ma langue, le goût sucré de son nectar. Ma langue explore chacune de ses parois, aussi loin qu'elle le peut. J'aspire par à-coups ses petites lèvres, les grandes, les mordillant.
— Oooh !!! Ouiiiii !
Son corps se cambre alors qu'elle expulse un liquide un peu plus épais par jets. Je m'écarte pour laisser son nectar s'écouler sur le Saule. Sous la lumière de la lune, j'ai l'impression qu'il est aussitôt absorbé par l'écorce. Je pose mes mains sur le ventre de Yanagi, suivant ses mouvements rapides alors qu'elle essaie de reprendre sa respiration.
Je vois ses lèvres s'étirer en un grand sourire sous son masque alors que je lui caresse avec tendresse le ventre et les seins.
— J'ai aimé tout ce que tu m'as fait, tu sais ? me dit-elle.
— J'ai pu le constater, oui, réponds-je en sentant mes joues rougir.
— Laisse-moi reprendre mon souffle et je t'en offrirai autant.
Je me rapproche d'elle et lorsque nos sexes entrent en contact, je m'allonge sur le dos.
— Je m'offre entièrement à toi et à ton Maître, le Saule.
J'allonge mes bras au-dessus de ma tête, telle une victime sacrificielle consentante sur l'autel des plaisirs. Yanagi se redresse et saisit ma jambe droite pour la poser sur sa cuisse. Elle se rapproche suffisamment de moi pour coller son sexe contre le mien. Je sens son duvet chatouiller mes lèvres épilées. Son bassin ondule faisant coulisser ses lèvres trempées contre les miennes humides d'excitation. J'étire un peu plus mes bras sur le tronc recourbé, faisant cambrer mon corps. Je sens au bout de mes doigts quelques branches de saule. Elles sont longues et semblent épaisses. Yanagi se couche sur moi et ses lèvres s'approchent de mon oreille.
— Tu t'offres vraiment entièrement à nous ? me demande-t-elle d'une voix enfiévrée.
— Oui, mon corps est tout à vous, réponds-je de plus en plus excitée par la situation. Je vous appartiens ce soir.
— Tu ne le regretteras pas, dit-elle avant de s'emparer de mes lèvres.
Alors que nos masques se heurtent, sa langue s'enfonce profondément dans ma bouche, empêchant ma propre langue de bouger. Ses mains remontent sur mes flancs, le long de mes bras jusqu'à mes mains. Je sens qu'elle enroule plusieurs rameaux autour de mes poignets pour les attacher. Elle se redresse, prenant le temps d'admirer mon corps soumis à ses désirs.
— Cela te convient-il, Maître ? demande-t-elle alors.
Une brise secoue les rameaux du saule, dont certains viennent me caresser la peau. Yanagi en saisit plusieurs et s'en sert pour me titiller les seins. Mes tétons se gonflent sous cette caresse et se tendent. Elle prend alors une branche dont elle se serre pour enserrer mon sein gauche et fait de même avec le droit. Elle les empaume pour les malaxer simultanément. Tendus et gonflés, mes mamelons sont plus sensibles à son traitement que d'ordinaire. Lorsqu'elle les pince, une exquise douleur irradie dans mon corps.
— Oooh !!! Ouiiii !!!
Ses lèvres s'étirent en un grand sourire sous son demi-masque. Elle recule pour se pencher sur moi. Sa bouche s'empare de mon téton et l'aspire avec force, me déclenchant de nouveaux spasmes de plaisir jusque dans mon bas-ventre. Je le sens se réchauffer de plus en plus. Les mains de ma partenaire descendent sur ma taille et l'une d'elles se faufile dans mon entrejambe. Ses doigts trouvent immédiatement les portes de mon antre brûlant de désir et le pénètrent facilement. Son pouce se pose sur mon bouton qui se gorge de plaisir. Tout en continuant à me téter un mamelon puis l'autre, ses doigts font de longs et profonds va-et-vient bruyants tant je suis excitée. Mes doigts s'agrippent sur les branches qui maintiennent mes poignets tandis que mon corps ondule voluptueusement sous celui de Yanagi.
— Je ne pensais pas que les Gaijin étaient aussi excitantes, me dit-elle en se redressant. Et aussi perverses !
Ses mouvements s'accélèrent brusquement quelques secondes avant que ses doigts ne s'immobilisent profondément enfoncés en moi. Je sens alors son auriculaire s'insinuer, étirant un peu plus mes chairs pour rejoindre ses trois compagnons. Leurs extrémités pressent la paroi de mon vagin, stimulant des zones hypersensibles dont j'ignorais jusqu'alors l'existence.
— Il n'y a qu'une femme pour offrir le plaisir parfait à une femme.
Disant cela, elle pose sa main libre sur mon pubis et appuie fortement dessus. La pression conjointe des deux mains me fait hurler de plaisir. Mon corps se tend douloureusement, se soulevant de plusieurs centimètres. Yanagi retire soudainement sa main m'arrachant un cri, libérant ma jouissance. Je sens mon jus chaud couler en abondance sur l'écorce pendant que Yanagi essuie sa main sur le tronc.
— Maître ! crie-t-elle. Abreuvez-vous de son riche nectar.
Mon corps est parcouru de nombreux soubresauts alors qu'il continue d'expulser par petits jets ma liqueur. Je sens le tronc vibrer sous moi alors que j'essaie de reprendre le contrôle de ma respiration.
— Maître, dit Yanagi en levant les mains, offrez-nous votre bâton de plaisir.
Les branches du Saule sont secouées par un léger coup de vent. Yanagi se couche sur moi. Je sens qu'elle cherche quelque chose à ses pieds. Lorsqu'elle se redresse, je vois qu'elle tient un double godemichet en bois.
— Il a été taillé dans l'une de ses branches, m'explique Yanagi en le caressant amoureusement. Un de mes amis l'a créé juste pour moi.
Elle le porte à sa bouche, le léchant d'une extrémité à l'autre. Chacune est sculptée d'un gland turgescent. Je la regarde, hypnotisée par sa langue qui glisse sur le bois verni avec une application proche de l'adoration. Je me lèche les lèvres d'envie d'en faire autant. Je regarde Yanagi happer le gland avec gourmandise. Tout en me lançant des regards lubriques, elle fait une longue fellation au godemichet tout en faisant glisser ses mains sur tout son long. Lorsqu'elle libère le gland, il est luisant de salive. Elle pose une main sur mon pubis pour ouvrir ma vulve
— Reçois les bienfaits de mon Maître, servante du Cerisier Blanc, dit-elle en faisant pénétrer le gland dans mon antre ouvert.
Le gland est plus gros que celui de Toshi. Il étire douloureusement mes chairs. Je ne peux retenir un cri de douleur alors qu'il me pénètre lentement. Mon corps se cambre, comme pour lui échapper. Mais rien n'empêche sa pénétration inexorable dans mes entrailles. Mes doigts se crispent autour des branches qui entravent mes poignets. L'autre main de Yanagi me masse doucement le bas-ventre pour le détendre. Je sens mes muscles se relâcher doucement. Yanagi le perçoit aussi. Elle commence à exercer de petits mouvements de rotation. Mes gémissements de douleur se muent en petits cris de plaisir lorsque le bout du gland vient appuyer contre mon point G.
Yanagi disparaît alors de mon champ de vision. Un long glapissement de plaisir me fait comprendre qu'elle s'est, à son tour, introduit le gode. Je sens l'une de ses cuisses passer sous ma cuisse gauche et l'autre se poser sur la droite. Je pose une main sur mon pubis et fais glisser mes doigts jusque sur le manche. Je sens alors les lèvres de Yanagi tout contre les miennes. Le gode nous pénètre dans son entièreté.
— Laisse-toi porter, me murmure une voix chaude et sensuelle à mon oreille.
Je ferme les yeux et laisse mon corps suivre les mouvements qu'imprime Yanagi au gode. Nos gémissements de plaisir se mêlent au craquement des branches du saule, comme s'il partageait notre plaisir. Yanagi alterne des mouvements lents et rapides, des va-et-vient et des ondulations amples. Je sens les branches se resserrer autour de mes poignets. Mes doigts s'y agrippent à nouveau alors que mon corps se tend sous les prémices de l'orgasme. Les muscles de mon bas-ventre se contractent tandis qu'un râle rauque s'élève de ma gorge. Entre mes cuisses, le bassin de Yanagi se soulève dans un cri qui fait s'envoler plusieurs oiseaux qui piaillent bruyamment. Nos corps se relâchent en même temps, retombant sur le tronc.
Comme si elles avaient attendu ce moment, les branches se détendent et relâchent mes poignets. Yanagi se tortille pour se dégager et tire doucement sur le gode pour me l'enlever. Je lâche un petit cri lorsque le gland étire ma vulve avant d'en être extrait avec un petit « pop ». Machinalement, je pose les mains sur mon antre béant, encore palpitant sous les effets de l'orgasme. Les mains de Yanagi s'emparent des miennes et tirent dessus pour m'aider à me redresser. Une fois face à face, Yanagi dénoue les lacets de mon masque. J'en fais autant avec le sien. Nous nous enlaçons étroitement avant d'échanger un long et profond baiser. Je me gorge de son parfum, me régale de sa bouche. J'ai l'agréable sensation de me fondre en elle. Nos doigts courent sur la peau l'une de l'autre, nous déclenchant de délicieuses vagues de frissons.
Yanagi me repousse doucement, mettant un terme à ce délicieux moment, à peine essoufflée.
— Nous devrions rentrer.
Je me contente de hocher la tête.
Nous descendons de la branche et ramassons nos affaires en silence. Une fois rhabillées, nous nous inclinons devant le saule dont les branches frémissent comme pour nous remercier. Yanagi glisse ses doigts entre les miens et nous reprenons le chemin de l'auberge.
Yanagi me laisse devant le panneau de notre chambre avant de disparaître dans le couloir. Je fais coulisser le panneau et vois Toshirô fermer précipitamment la sacoche dans laquelle il range sa caméra. Je secoue la tête en m'asseyant devant la table.
— Tu es vraiment incorrigible, lâché-je.
— Je ne pouvais laisser passer cette occasion, se contente-t-il de répondre en s'installant en face de moi.
— J'espère que tu lui as demandé son accord, poursuis-je en lui servant un bol de riz froid.
— Évidemment. Personne ne vous reconnaîtra sous ces masques.
— Tu avais tout prévu avant de venir, c'est ça ? demandé-je en prenant un bol de soupe tiède.
Toshi prend quelques bouchées de riz avant de répondre.
— D'une certaine façon, oui. Yanagi m'a contacté via le blog. Elle m'a demandé de la filmer à son tour sous le masque du renard noir. Mais je ne souhaitais pas le faire dans ton dos.
— Merci de cette attention.
Plusieurs sentiments s'affrontent dans mon esprit : la jalousie de savoir qu'il a accepté la demande d'une inconnue, la colère de me dire qu'il me fait des cachotteries, le soulagement qu'il m'ait associée à ce projet et l'excitation que m'offre chaque nouvelle diffusion des mes photos et vidéos. Mais je préfère taire tout cela.
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Sensuelle Emilie
19 novembre 2024 à 09:55
@Iznogood et @MonsieurPlume.

Merci pour vos commentaires qui illuminent ma ma matinée.
Soyez respectueux
Répondre
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Monsieur Plume
19 novembre 2024 à 09:40
Magnifiquement sensuel ! Je me suis laissé porter une nouvelle fois par l'érotisme très fort de ce récit habilement teinté de fantastique.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Iznogood
Iznogood
19 novembre 2024 à 06:20
Tout à fait approprié dans le silence à peine troublé de l’aube d’une nuit blanche.
Les yeux du rêve s’ouvrent sur une scène d’un délicieux exotisme.
Soyez respectueux
Répondre

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