Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Voisines (1) — Chapitre 20
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Voisines (1)
Chapitre 20
Dans cet épisode on va retrouver :
‒ Charline bien sûr, l'amie-complice, qui est actuellement tout feu tout flamme pour son Louis.
‒ Sa sœur Pauline, inconditionnelle de dessins et de plaisir solitaire.
‒ Et Émilie, la voisine en manque.
‒ Charline bien sûr, l'amie-complice, qui est actuellement tout feu tout flamme pour son Louis.
‒ Sa sœur Pauline, inconditionnelle de dessins et de plaisir solitaire.
‒ Et Émilie, la voisine en manque.
Vendredi 30 octobre.
J'avais espéré que, peut-être, Charline avait renoncé à son projet. Qu'elle passerait le week-end avec moi.
– Ben non. Non. Oh, mais c'est juste pour cette fois, hein ! On en refera des trucs tous les deux ensemble. Des tas.
– J'y compte bien.
– Mais oui ! C'est toi, mon confident. Et personne d'autre. Si je t'avais pas… Louis, c'est génial, oui. Pour plein de raisons. Parce qu'il est vieux et qu'il a quand même envie de passer du temps avec moi. De m'écouter. De me parler.
– De te voir à poil.
– Aussi, oui. Mais il y a pas que ça. Il y a qu'il s'intéresse VRAIMENT à moi. À ce que je suis. Comment ça me fait du bien, tu peux pas savoir, après ce qui s'est passé avec Cédric. Pour qui j'étais rien d'autre qu'un cul à baiser. Pour qui j'existais pas.
– Ben non. Non. Oh, mais c'est juste pour cette fois, hein ! On en refera des trucs tous les deux ensemble. Des tas.
– J'y compte bien.
– Mais oui ! C'est toi, mon confident. Et personne d'autre. Si je t'avais pas… Louis, c'est génial, oui. Pour plein de raisons. Parce qu'il est vieux et qu'il a quand même envie de passer du temps avec moi. De m'écouter. De me parler.
– De te voir à poil.
– Aussi, oui. Mais il y a pas que ça. Il y a qu'il s'intéresse VRAIMENT à moi. À ce que je suis. Comment ça me fait du bien, tu peux pas savoir, après ce qui s'est passé avec Cédric. Pour qui j'étais rien d'autre qu'un cul à baiser. Pour qui j'existais pas.
J'ai hasardé…
– Et si lui aussi, il veut coucher avec toi ? Maintenant que tu sais qu'il peut. Qu'il bande.
– Il voudra pas.
– Qu'est-ce t'en sais ?
– Je le sais.
– T'es bien sûre de toi. Et de lui.
– Toutes mes copines, elles m'ont toujours dit que t'étais comme tous les autres. Que t'avais qu'une chose en tête. Et pourtant t'as jamais essayé. Alors pourquoi lui, il serait pas comme toi ?
– Et si lui aussi, il veut coucher avec toi ? Maintenant que tu sais qu'il peut. Qu'il bande.
– Il voudra pas.
– Qu'est-ce t'en sais ?
– Je le sais.
– T'es bien sûre de toi. Et de lui.
– Toutes mes copines, elles m'ont toujours dit que t'étais comme tous les autres. Que t'avais qu'une chose en tête. Et pourtant t'as jamais essayé. Alors pourquoi lui, il serait pas comme toi ?
* * *
Pauline m'a crié de l'intérieur.
‒ C'est toi ? Entre !
Elle était encore en chemise de nuit, échevelée, les joues empourprées, les yeux brillants.
‒ Oh, toi, tu viens de passer un bon moment. Un très bon moment.
‒ Je bosse pas ce matin.
‒ Et les dessins que tu as faits de Sébastien t'ont bien rendu service.
‒ Tu es très perspicace.
‒ C'est toi ? Entre !
Elle était encore en chemise de nuit, échevelée, les joues empourprées, les yeux brillants.
‒ Oh, toi, tu viens de passer un bon moment. Un très bon moment.
‒ Je bosse pas ce matin.
‒ Et les dessins que tu as faits de Sébastien t'ont bien rendu service.
‒ Tu es très perspicace.
Sur un ton délibérément moqueur.
‒ Et c'est quoi alors, la prochaine étape, en ce qui le concerne ?
‒ Qu'il se masturbe frénétiquement en contemplant sa prétendue voisine derrière les volets. Va falloir que j'use pas mal de diplomatie, là, non ?
‒ Pas forcément, dans la mesure où il est persuadé qu'il existe bel et bien un livre que tu illustres en en épousant scrupuleusement les méandres.
‒ Et il n'a pas forcément tort.
‒ Comment ça ?
‒ Parce que je suis en train de l'écrire, ce bouquin. Et qu'il avance. Vite.
‒ Voyez-vous ça ! Petite cachottière !
‒ Et c'est quoi alors, la prochaine étape, en ce qui le concerne ?
‒ Qu'il se masturbe frénétiquement en contemplant sa prétendue voisine derrière les volets. Va falloir que j'use pas mal de diplomatie, là, non ?
‒ Pas forcément, dans la mesure où il est persuadé qu'il existe bel et bien un livre que tu illustres en en épousant scrupuleusement les méandres.
‒ Et il n'a pas forcément tort.
‒ Comment ça ?
‒ Parce que je suis en train de l'écrire, ce bouquin. Et qu'il avance. Vite.
‒ Voyez-vous ça ! Petite cachottière !
Elle a haussé les épaules.
‒ Oui, oh, c'est tout récent. Ça m'a pris d'un coup, comme ça. Et finalement qu'est-ce que j'en ai, des fantasmes, tu verrais ça ! Il y a ceux que je connais, oui, bien sûr, qui m'accompagnent au quotidien, et puis il y en a tout un tas d'autres qui me remontent de je sais pas trop où en écrivant. Un festival ! Bon, mais et toi ?
‒ Comment ça, moi ?
‒ C'est quoi, tes fantasmes ? Tu m'en parles jamais. Tiens, par exemple, mes collègues, tu te le fais, des fois, sur elles.
‒ Ça m'arrive, oui.
‒ Lesquelles ? Pas toutes quand même. Lesquelles ? Tiens, attends ! Tu vas me montrer.
‒ Oui, oh, c'est tout récent. Ça m'a pris d'un coup, comme ça. Et finalement qu'est-ce que j'en ai, des fantasmes, tu verrais ça ! Il y a ceux que je connais, oui, bien sûr, qui m'accompagnent au quotidien, et puis il y en a tout un tas d'autres qui me remontent de je sais pas trop où en écrivant. Un festival ! Bon, mais et toi ?
‒ Comment ça, moi ?
‒ C'est quoi, tes fantasmes ? Tu m'en parles jamais. Tiens, par exemple, mes collègues, tu te le fais, des fois, sur elles.
‒ Ça m'arrive, oui.
‒ Lesquelles ? Pas toutes quand même. Lesquelles ? Tiens, attends ! Tu vas me montrer.
Elle s'est levée. Elle est allée chercher les dessins qu'elle avait faits d'elles en train de se caresser.
‒ Alors ? Lesquelles ? Laquelle plutôt. T'as droit qu'à une. Celle sur qui tu te le fais le plus souvent. Allez, vas-y !
Je n'ai pas hésité.
‒ Celle-là !
‒ Alors ? Lesquelles ? Laquelle plutôt. T'as droit qu'à une. Celle sur qui tu te le fais le plus souvent. Allez, vas-y !
Je n'ai pas hésité.
‒ Celle-là !
Une jolie petite brune, cheveux au carré, grands yeux noirs mélancoliques, qu'elle avait représentée assise à sa caisse, la jupe relevée jusqu'à la taille, les jambes écartées, la culotte ramenée sur le côté, une gigantesque courgette fichée entre les cuisses.
‒ Romane ! Ça ne m'étonne pas. C'est souvent que tu passes à sa caisse quand c'est pas à la mienne. Bon, mais t'as bon goût. Très bon goût. Elle est super bien gaulée, Romane ! Et tu sais que, si ça tombe, elle se le fait, elle aussi, de son côté, en pensant à toi. C'est possible, hein, va savoir ! Ce serait trop drôle, avoue !
Elle est allée scanner le dessin.
‒ Tiens ! Cadeau. Fais-en bon usage.
‒ Romane ! Ça ne m'étonne pas. C'est souvent que tu passes à sa caisse quand c'est pas à la mienne. Bon, mais t'as bon goût. Très bon goût. Elle est super bien gaulée, Romane ! Et tu sais que, si ça tombe, elle se le fait, elle aussi, de son côté, en pensant à toi. C'est possible, hein, va savoir ! Ce serait trop drôle, avoue !
Elle est allée scanner le dessin.
‒ Tiens ! Cadeau. Fais-en bon usage.
* * *
– C'est encore moi !
Émilie.
– Avec encore une envie de ragoût à la mentonnaise ?
– Avec une envie, oui ! Mais pas celle-là.
– Laquelle ?
– Fais bien l'idiot ! De toute façon j'ai pas l'intention de te demander ton avis. Je compte me servir sur la bête. Et sans tarder en plus. Fais voir ! Fais voir, j'te dis ! Oui, oh, tu peux bien faire la fine bouche. Non, mais regarde-moi ça ! Qu'elle fait son orgueilleuse là-dedans comme c'est pas permis. Chut ! Laisse-toi faire ! Là… Elle est pas mieux comme ça dehors ? À disposition. Qu'Émilie elle a furieusement besoin d'elle ce soir.
Émilie.
– Avec encore une envie de ragoût à la mentonnaise ?
– Avec une envie, oui ! Mais pas celle-là.
– Laquelle ?
– Fais bien l'idiot ! De toute façon j'ai pas l'intention de te demander ton avis. Je compte me servir sur la bête. Et sans tarder en plus. Fais voir ! Fais voir, j'te dis ! Oui, oh, tu peux bien faire la fine bouche. Non, mais regarde-moi ça ! Qu'elle fait son orgueilleuse là-dedans comme c'est pas permis. Chut ! Laisse-toi faire ! Là… Elle est pas mieux comme ça dehors ? À disposition. Qu'Émilie elle a furieusement besoin d'elle ce soir.
Elle m'a poussé vers le lit, m'y a fait tomber, s'est assise à califourchon sur moi. Elle m'a saisi les tétons entre le pouce et l'index, les a agacés, pincés, tortillés. Et elle m'a chevauché à grands coups de bassin éperdus. Elle a accéléré. Accéléré encore. Fait surgir mon plaisir. Psalmodié le sien.
Et elle est retombée à mes côtés.
– Merci. Ah, ça va mieux. Tu sais que j'ai que toi, moi, en ce moment pour me rendre service comme ça ? C'est aussi que je cherche pas. Parce que si je voulais… En attendant en douce que ça m'arrange que tu la sautes pas ta copine « qu'est qu'une amie » Ça te laisse frais et dispos pour moi. Et tant pis pour elle qu'attend sûrement que ça.
– Oh, alors là, ça m'étonnerait.
– Je vais te dire un truc. Une femme, elle a TOUJOURS envie qu'un homme la désire. Qu'il lui montre. Qu'il lui dise. Et tu le fais pas.
– Ben non, mais…
– Mais quoi ? Tu vas quand même pas me faire croire qu'il y a pas des moments où t'as envie d'elle ?
– Si ! Évidemment, si !
– Eh ben alors ! Tu crois que c'est agréable pour elle de se dire que tu la vois pas ? Que t'en as strictement rien à foutre d'elle finalement ?
– Merci. Ah, ça va mieux. Tu sais que j'ai que toi, moi, en ce moment pour me rendre service comme ça ? C'est aussi que je cherche pas. Parce que si je voulais… En attendant en douce que ça m'arrange que tu la sautes pas ta copine « qu'est qu'une amie » Ça te laisse frais et dispos pour moi. Et tant pis pour elle qu'attend sûrement que ça.
– Oh, alors là, ça m'étonnerait.
– Je vais te dire un truc. Une femme, elle a TOUJOURS envie qu'un homme la désire. Qu'il lui montre. Qu'il lui dise. Et tu le fais pas.
– Ben non, mais…
– Mais quoi ? Tu vas quand même pas me faire croire qu'il y a pas des moments où t'as envie d'elle ?
– Si ! Évidemment, si !
– Eh ben alors ! Tu crois que c'est agréable pour elle de se dire que tu la vois pas ? Que t'en as strictement rien à foutre d'elle finalement ?
J'ai protesté.
– J'en ai pas rien à foutre. Au contraire. Et c'est justement parce que j'en ai pas rien à foutre que…
– Que tu fais semblant d'en avoir rien à foutre ? Et qu'elle fait la même chose ? Pour pas que t'ailles t'imaginer qu'elle en a pas rien à foutre alors que toi t'en as rien à foutre. Et vous vous dites amis ? Vous êtes dans le mensonge sur toute la ligne. Aussi bien l'un que l'autre. Bon, mais enfin, moi ce que j'en dis, hein !
– J'en ai pas rien à foutre. Au contraire. Et c'est justement parce que j'en ai pas rien à foutre que…
– Que tu fais semblant d'en avoir rien à foutre ? Et qu'elle fait la même chose ? Pour pas que t'ailles t'imaginer qu'elle en a pas rien à foutre alors que toi t'en as rien à foutre. Et vous vous dites amis ? Vous êtes dans le mensonge sur toute la ligne. Aussi bien l'un que l'autre. Bon, mais enfin, moi ce que j'en dis, hein !
Samedi 31 octobre.
Charline ne savait pas quoi faire.
‒ Pour Lisa. Parce qu'elle est déçue. Elle comptait bien qu'on remette ça ce week-end. Seulement, comme tu le sais, j'ai prévu autre chose.
‒ Ah, ça, je suis au courant, oui.
‒ Il y aurait bien une solution, ce serait que vous vous retrouviez tous les deux. Sauf que je sais pas comment elle le prendrait. Peut-être qu'elle irait imaginer que c'est un coup monté pour la jeter dans tes bras. En plus…
‒ Oui ?
‒ J'ai pas trop envie de pas être avec vous, si vous faites quelque chose.
‒ Tu peux pas tout avoir.
‒ Je sais bien, oui.
‒ Pour Lisa. Parce qu'elle est déçue. Elle comptait bien qu'on remette ça ce week-end. Seulement, comme tu le sais, j'ai prévu autre chose.
‒ Ah, ça, je suis au courant, oui.
‒ Il y aurait bien une solution, ce serait que vous vous retrouviez tous les deux. Sauf que je sais pas comment elle le prendrait. Peut-être qu'elle irait imaginer que c'est un coup monté pour la jeter dans tes bras. En plus…
‒ Oui ?
‒ J'ai pas trop envie de pas être avec vous, si vous faites quelque chose.
‒ Tu peux pas tout avoir.
‒ Je sais bien, oui.
J'ai fermé les yeux, respiré un grand coup et je me suis lancé.
– Il y a quelque chose que je voudrais te dire, Charline, mais c'est pas facile. D'autant qu'il y a des fois on arrive pas à s'expliquer comme on voudrait.
– Essaie toujours…
– C'est que… C'est que je voudrais pas que tu croies que physiquement tu m'es indifférente.
– Je le crois pas. Je l'ai jamais cru. Je suis pas complètement idiote, tu sais !
– Et même… J'ai rarement eu envie d'une fille comme j'ai envie de toi.
– Je sais. Il y a des tas de signes qui ne trompent pas. Même si on fait semblant de ne pas les voir.
– Seulement il y avait Cédric.
– Et maintenant il y a plus Cédric.
– Il y a plus Cédric, non.
– Il y a quelque chose que je voudrais te dire, Charline, mais c'est pas facile. D'autant qu'il y a des fois on arrive pas à s'expliquer comme on voudrait.
– Essaie toujours…
– C'est que… C'est que je voudrais pas que tu croies que physiquement tu m'es indifférente.
– Je le crois pas. Je l'ai jamais cru. Je suis pas complètement idiote, tu sais !
– Et même… J'ai rarement eu envie d'une fille comme j'ai envie de toi.
– Je sais. Il y a des tas de signes qui ne trompent pas. Même si on fait semblant de ne pas les voir.
– Seulement il y avait Cédric.
– Et maintenant il y a plus Cédric.
– Il y a plus Cédric, non.
Elle s'est levée.
– Écoute ! Je vais être aussi franche avec toi que tu l'es avec moi. Cédric ou pas Cédric, on a pris une autre direction tous les deux. On a fait des choses ensemble que je n'aurais jamais pu faire avec qui que ce soit d'autre. Je t'ai dit des choses que personne ne sait. Que personne ne saura jamais. Tu sais ce que c'est, à mon avis, la grande différence entre l'amitié et l'amour ? C'est qu'en amour on finit toujours par se mentir. Par se tromper. Par se quitter. Alors qu'en amitié il y a pas de raison. Ça peut durer toujours. Ça dure toujours quand c'est sincère et vrai. Et moi j'ai envie que ça dure toujours tous les deux. Alors, s'il te plaît, on reste comme ça. On change rien.
– Écoute ! Je vais être aussi franche avec toi que tu l'es avec moi. Cédric ou pas Cédric, on a pris une autre direction tous les deux. On a fait des choses ensemble que je n'aurais jamais pu faire avec qui que ce soit d'autre. Je t'ai dit des choses que personne ne sait. Que personne ne saura jamais. Tu sais ce que c'est, à mon avis, la grande différence entre l'amitié et l'amour ? C'est qu'en amour on finit toujours par se mentir. Par se tromper. Par se quitter. Alors qu'en amitié il y a pas de raison. Ça peut durer toujours. Ça dure toujours quand c'est sincère et vrai. Et moi j'ai envie que ça dure toujours tous les deux. Alors, s'il te plaît, on reste comme ça. On change rien.
Elle m'a expédié un baiser, du bout des doigts.
– Mais je suis quand même heureuse que tu me l'aies dit. Très.
– Mais je suis quand même heureuse que tu me l'aies dit. Très.
* * *
Un petit saut chez Pauline.
‒ Je te dérange pas ?
‒ Non. Au contraire. Tiens, regarde ! Regarde ce que je t'ai fait. Tu diras que je pense pas à toi après ça !
‒ Je te dérange pas ?
‒ Non. Au contraire. Tiens, regarde ! Regarde ce que je t'ai fait. Tu diras que je pense pas à toi après ça !
Un dessin. Un dessin grand format. Un dessin sur lequel on se faisait face, Romane et moi, en nous fixant l'un l'autre résolument en bas, avec beaucoup d'intérêt et de fascination. Un dessin qui ne laissait planer aucun doute sur la nature de l'activité à laquelle on était en train de se livrer.
– Ça te plaît ?
‒ C'est très… parlant.
– Fais-le alors ! Fais-le ! En la regardant. En vous regardant.
– Ça te plaît ?
‒ C'est très… parlant.
– Fais-le alors ! Fais-le ! En la regardant. En vous regardant.
Elle est venue se placer derrière moi. Elle s'est penchée par-dessus mon épaule.
– T'as vu ? Non, mais t'as vu comment elle te fixe ? Faut vraiment pas avoir de honte. Aucune pudeur. Mais c'est qu'elle insiste en plus. Quand tu penses que là-bas, à sa caisse, elle te joue les saintes nitouches comme c'est pas permis. Je t'en foutrais, moi ! Oh, mais vas-y ! Vas-y ! Te gêne pas ! Profites-en, toi aussi ! Regarde comme elle s'ouvre bien. Je te dis qu'elle a dû en prendre des queues. En veux-tu en voilà! Oh, mais je saurai. Je saurai tout d'elle. Elle sera à toi. Complètement. Oh oui, jouis sur elle. Jouis ! Jouis ! Elle est à toi. Elle est pour toi.
– T'as vu ? Non, mais t'as vu comment elle te fixe ? Faut vraiment pas avoir de honte. Aucune pudeur. Mais c'est qu'elle insiste en plus. Quand tu penses que là-bas, à sa caisse, elle te joue les saintes nitouches comme c'est pas permis. Je t'en foutrais, moi ! Oh, mais vas-y ! Vas-y ! Te gêne pas ! Profites-en, toi aussi ! Regarde comme elle s'ouvre bien. Je te dis qu'elle a dû en prendre des queues. En veux-tu en voilà! Oh, mais je saurai. Je saurai tout d'elle. Elle sera à toi. Complètement. Oh oui, jouis sur elle. Jouis ! Jouis ! Elle est à toi. Elle est pour toi.
Elle est venue s'asseoir à mes côtés.
– Reste ! Bouge pas ! Reste comme ça !
Elle a pris un peu de ma semence, du bout des doigts, s'est doucement lissée avec en bas. Tout du long. Dans un sens. Dans l'autre. Longtemps. Et puis plus ciblé. Plus précis. Son bouton. Elle a fermé les yeux. Son souffle s'est fait court.
– J'aime. J'ai trop aimé. J'aime trop.
– Reste ! Bouge pas ! Reste comme ça !
Elle a pris un peu de ma semence, du bout des doigts, s'est doucement lissée avec en bas. Tout du long. Dans un sens. Dans l'autre. Longtemps. Et puis plus ciblé. Plus précis. Son bouton. Elle a fermé les yeux. Son souffle s'est fait court.
– J'aime. J'ai trop aimé. J'aime trop.
Elle s'est autoritairement emparée de ma main et l'a broyée en hoquetant son plaisir.
Et elle a soupiré.
– Faut que j'y aille. Tu peux pas savoir ce que c'est chiant d'avoir des horaires-puzzles comme ça. Une heure par ci. Deux heures par là. Quatre ailleurs. T'as l'impression d'y passer ta vie dans ce truc. Bon, mais n'importe comment, j'ai pas le choix. Et tu sais ce qui serait bien maintenant ? C'est que t'y viennes, toi aussi. Et que tu passes à sa caisse, à Romane. Là. Comme ça. Juste après. En principe je devrais être à celle juste à côté. Je te verrais. Et il y a que nous qu'on saurait ce qui vient de se passer. Génial, non ?
Et elle a soupiré.
– Faut que j'y aille. Tu peux pas savoir ce que c'est chiant d'avoir des horaires-puzzles comme ça. Une heure par ci. Deux heures par là. Quatre ailleurs. T'as l'impression d'y passer ta vie dans ce truc. Bon, mais n'importe comment, j'ai pas le choix. Et tu sais ce qui serait bien maintenant ? C'est que t'y viennes, toi aussi. Et que tu passes à sa caisse, à Romane. Là. Comme ça. Juste après. En principe je devrais être à celle juste à côté. Je te verrais. Et il y a que nous qu'on saurait ce qui vient de se passer. Génial, non ?
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Commentaires ()
Ceci n'est pas une critique, juste une remarque qui m'est venu à l'esprit.
J'ai beaucoup aimé la scène avec Pauline, belle trouvaille. Un peu frustrant car j'aurais aimé que ce grand moment soit un peu plus développé, toutefois c'est ton style d'écriture, je le respecte.