Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Voisines (1) — Chapitre 24
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Voisines (1)
Chapitre 24
Cet épisode sera exclusivement consacré à Charline, à son amie Lisa et, bien sûr, au narrateur.
Dimanche 8 novembre.
Quatre heures du matin.
– S'il te plaît, tu peux pas venir ?
– S'il te plaît, tu peux pas venir ?
Charline. En larmes au téléphone.
– Qu'est-ce qui se passe ?
– S'il te plaît, viens ! Viens !
– Tu es où ?
– À notre hôtel. Dans la chambre où il y a la glace, tu sais bien.
– Qu'est-ce tu fabriques là-bas ?
– Viens ! Je t'expliquerai…
– Qu'est-ce qui se passe ?
– S'il te plaît, viens ! Viens !
– Tu es où ?
– À notre hôtel. Dans la chambre où il y a la glace, tu sais bien.
– Qu'est-ce tu fabriques là-bas ?
– Viens ! Je t'expliquerai…
Elle s'est blottie dans mes bras en longs sanglots saccadés.
– Faut pas te mettre dans des états pareils !
– Si tu savais !
– C'est sûrement pas si grave que ça !
– Oh, si, c'est grave, si !
Et elle a redoublé de sanglots.
– Faut pas te mettre dans des états pareils !
– Si tu savais !
– C'est sûrement pas si grave que ça !
– Oh, si, c'est grave, si !
Et elle a redoublé de sanglots.
Je lui ai doucement caressé les cheveux.
– Là ! Là ! C'est tout. C'est tout.
– Là ! Là ! C'est tout. C'est tout.
Elle a reniflé. S'est un peu calmée.
– Bon, et maintenant si tu me racontais ?
– C'est un salaud !
‒ Louis ?
‒ Louis, oui ! Non, parce que tu sais pas ? Hier soir j'arrive chez lui tout heureuse à l'idée de passer le week-end toute seule en sa compagnie. Et qu'est-ce que je trouve ? Deux filles complètement à poil dans la piscine. Qui se sont mises à rigoler en me voyant. « Ah, tiens, v'là la nouvelle ! » La nouvelle ? Quelle nouvelle ? Et puis d'abord elles étaient qui, elles ? Qu'est-ce qu'elles fichaient là ? Elles ont encore rigolé. « Ce qu'on fiche là ? Ben, la même chose que toi, tiens ! On vient se faire tringler. »
– Bon, et maintenant si tu me racontais ?
– C'est un salaud !
‒ Louis ?
‒ Louis, oui ! Non, parce que tu sais pas ? Hier soir j'arrive chez lui tout heureuse à l'idée de passer le week-end toute seule en sa compagnie. Et qu'est-ce que je trouve ? Deux filles complètement à poil dans la piscine. Qui se sont mises à rigoler en me voyant. « Ah, tiens, v'là la nouvelle ! » La nouvelle ? Quelle nouvelle ? Et puis d'abord elles étaient qui, elles ? Qu'est-ce qu'elles fichaient là ? Elles ont encore rigolé. « Ce qu'on fiche là ? Ben, la même chose que toi, tiens ! On vient se faire tringler. »
Elle m'a réclamé un kleenex. S'est longuement mouchée. A repris.
‒ Non, mais c'était quoi cette histoire ? Il était où Louis ? « Parti chercher les autres. Il va pas tarder. » Les autres ? Quels autres ? « T'es vraiment pas au courant ou tu fais l'idiote ? » Mais au courant de quoi ? J'y comprenais rien. Et elles m'ont expliqué. Il y avait des copains à Louis qu'allaient venir nous rejoindre dans la piscine. Avec deux autres nanas. Et tout le monde allait s'amuser ensemble. Quoi ! Oui, ben sans moi. Je me cassais, moi ! « Ils vont être déçus. Louis leur a tellement parlé de toi. Que t'étais une chaude de chez chaude. Qu'il fallait pas t'en promettre. » Non, mais tu te rends compte ? Quel saligaud ! Je me suis enfuie. À toutes jambes. Et je me suis précipitée ici.
‒ Non, mais c'était quoi cette histoire ? Il était où Louis ? « Parti chercher les autres. Il va pas tarder. » Les autres ? Quels autres ? « T'es vraiment pas au courant ou tu fais l'idiote ? » Mais au courant de quoi ? J'y comprenais rien. Et elles m'ont expliqué. Il y avait des copains à Louis qu'allaient venir nous rejoindre dans la piscine. Avec deux autres nanas. Et tout le monde allait s'amuser ensemble. Quoi ! Oui, ben sans moi. Je me cassais, moi ! « Ils vont être déçus. Louis leur a tellement parlé de toi. Que t'étais une chaude de chez chaude. Qu'il fallait pas t'en promettre. » Non, mais tu te rends compte ? Quel saligaud ! Je me suis enfuie. À toutes jambes. Et je me suis précipitée ici.
J'ai fait la grimace.
– C'était pas forcément la meilleure idée. S'il y a un endroit où il aurait pu penser à venir te chercher…
– Je sais, oui ! Mais il l'a pas fait. Il a même pas essayé de m'appeler. Rien. Il s'en fout de moi en fait. Il s'en est toujours foutu. Depuis le début il avait sa petite idée. Me mettre en condition pour ça. Quelle conne j'ai pu être ! À m'imaginer tout un tas de trucs de love story et compagnie. Je tombe de haut. Une fois de plus je tombe de haut. À croire que je suis programmée pour ça. Pour systématiquement me casser le nez sur des mecs qui se foutent de ma gueule.
– Si tu t'emballais pas comme ça à chaque fois aussi !
– Ben oui, mais les types, quand ils t'intéressent, si tu les traînes en longueur, si tu fais ta tiédasse, ils vont voir ailleurs. Et ils te passent sous le nez. Quel enfoiré en tout cas, quand j'y pense ! Non, mais quel enfoiré ! Et quelle image il avait de moi ! Tout le monde me voit comme ça, si ça tombe.
– C'était pas forcément la meilleure idée. S'il y a un endroit où il aurait pu penser à venir te chercher…
– Je sais, oui ! Mais il l'a pas fait. Il a même pas essayé de m'appeler. Rien. Il s'en fout de moi en fait. Il s'en est toujours foutu. Depuis le début il avait sa petite idée. Me mettre en condition pour ça. Quelle conne j'ai pu être ! À m'imaginer tout un tas de trucs de love story et compagnie. Je tombe de haut. Une fois de plus je tombe de haut. À croire que je suis programmée pour ça. Pour systématiquement me casser le nez sur des mecs qui se foutent de ma gueule.
– Si tu t'emballais pas comme ça à chaque fois aussi !
– Ben oui, mais les types, quand ils t'intéressent, si tu les traînes en longueur, si tu fais ta tiédasse, ils vont voir ailleurs. Et ils te passent sous le nez. Quel enfoiré en tout cas, quand j'y pense ! Non, mais quel enfoiré ! Et quelle image il avait de moi ! Tout le monde me voit comme ça, si ça tombe.
J'ai protesté.
‒ Bien sûr que non !
‒ Franchement, je me demande.
‒ Pas moi en tout cas !
‒ Oui, mais toi…
‒ Je compte pas.
‒ Mais non, oh, c'est pas ce que je veux dire. Tu le sais très bien ce que je veux dire.
‒ Bien sûr que non !
‒ Franchement, je me demande.
‒ Pas moi en tout cas !
‒ Oui, mais toi…
‒ Je compte pas.
‒ Mais non, oh, c'est pas ce que je veux dire. Tu le sais très bien ce que je veux dire.
Elle a poussé un profond soupir.
‒ En tout cas les mecs pour moi maintenant c'est fini. Et bien fini.
‒ Oui, oh, alors ça !
‒ Si, c'est vrai. Tu paries ?
Elle s'est tue. Et s'est presque aussitôt endormie.
‒ En tout cas les mecs pour moi maintenant c'est fini. Et bien fini.
‒ Oui, oh, alors ça !
‒ Si, c'est vrai. Tu paries ?
Elle s'est tue. Et s'est presque aussitôt endormie.
* * *
La salle du petit déjeuner était pratiquement vide. Au bar, le patron s'affairait sans trop s'occuper de nous.
‒ En douce que c'est cette chambre-là qu'il m'a donnée. Celle où, d'à côté, on peut voir ce qui se passe dedans. Alors qu'il y en avait plein d'autres de libres. J'ai vu les clefs au tableau. Et qu'est-ce tu paries qu'il les a pas prévenus, ses copains voyeurs ? Que, ce coup-ci, il a voulu me garder pour lui tout seul ?
‒ Ça, c'est tout à fait possible.
‒ Oui, sauf qu'il a pas eu grand-chose à se mettre sous la rétine, le pauvre ! J'avais la tête ailleurs. Et à part me voir chialer…
‒ En douce que c'est cette chambre-là qu'il m'a donnée. Celle où, d'à côté, on peut voir ce qui se passe dedans. Alors qu'il y en avait plein d'autres de libres. J'ai vu les clefs au tableau. Et qu'est-ce tu paries qu'il les a pas prévenus, ses copains voyeurs ? Que, ce coup-ci, il a voulu me garder pour lui tout seul ?
‒ Ça, c'est tout à fait possible.
‒ Oui, sauf qu'il a pas eu grand-chose à se mettre sous la rétine, le pauvre ! J'avais la tête ailleurs. Et à part me voir chialer…
Elle s'est beurré une tartine.
‒ Et si je me le tapais ?
‒ Qui ça ?
‒ Ben, le patron, tiens !Si j'allais le brancher ? Il dirait pas non, va ! Il sauterait sur l'occasion, je suis sûre.
‒ Tu vas pas faire ça ?
‒ Je sais pas. Je me tâte.
‒ Et si je me le tapais ?
‒ Qui ça ?
‒ Ben, le patron, tiens !Si j'allais le brancher ? Il dirait pas non, va ! Il sauterait sur l'occasion, je suis sûre.
‒ Tu vas pas faire ça ?
‒ Je sais pas. Je me tâte.
Elle a vidé son bol. L'a repoussé.
‒ Mais non, je vais pas faire ça, non ! Il est pas assez moche. Non. Faut que je m'en trouve un bien vieux, bien laid, bien rougeaud. Que je me sente méprisable. La dernière des dernières. Puisque c'est ce qu'on veut que je sois apparemment.
‒ Tu dis n'importe quoi !
‒ Et puis peut-être que tu prends un sacré pied, finalement, à te sentir salie. Immonde. Juste un bout de viande sur lequel un vieux salaud s'excite sans rien en avoir à foutre de toi. Sans même connaître ton prénom. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Oh, mais me regarde pas comme ça ! Je vais pas le faire. Même si c'est tout ce que je mériterais, tiens, conne comme je suis.
‒ Mais non, je vais pas faire ça, non ! Il est pas assez moche. Non. Faut que je m'en trouve un bien vieux, bien laid, bien rougeaud. Que je me sente méprisable. La dernière des dernières. Puisque c'est ce qu'on veut que je sois apparemment.
‒ Tu dis n'importe quoi !
‒ Et puis peut-être que tu prends un sacré pied, finalement, à te sentir salie. Immonde. Juste un bout de viande sur lequel un vieux salaud s'excite sans rien en avoir à foutre de toi. Sans même connaître ton prénom. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Oh, mais me regarde pas comme ça ! Je vais pas le faire. Même si c'est tout ce que je mériterais, tiens, conne comme je suis.
Elle a jeté un coup d'œil à son portable.
‒ Qu'est-ce tu paries que j'aurai plus de nouvelles ?
‒ Qu'est-ce tu paries que j'aurai plus de nouvelles ?
J'ai eu une petite moue dubitative.
‒ Tu crois que si, toi ?
‒ C'est sûrement pas le genre de type à en rester là. Il te veut dans ses partouzes. Il fera des pieds et des mains pour y arriver. D'autant qu'il t'avait promise à ses copains. Pas question, pour lui, de ne pas tenir sa promesse. C'est son amour-propre qui est en jeu.
‒ Oui, ben il peut se le carrer où je pense, son amour-propre. De toute façon, tiens, je le bloque. Parce que sinon, je me connais, je vais lui répondre. Il va tout faire pour m'entortiller et ça va m'agacer.
‒ Tu crois que si, toi ?
‒ C'est sûrement pas le genre de type à en rester là. Il te veut dans ses partouzes. Il fera des pieds et des mains pour y arriver. D'autant qu'il t'avait promise à ses copains. Pas question, pour lui, de ne pas tenir sa promesse. C'est son amour-propre qui est en jeu.
‒ Oui, ben il peut se le carrer où je pense, son amour-propre. De toute façon, tiens, je le bloque. Parce que sinon, je me connais, je vais lui répondre. Il va tout faire pour m'entortiller et ça va m'agacer.
Elle s'est longuement perdue dans ses pensées.
‒ Tu sais ce qu'il faudrait que j'arrive à faire ? C'est à pas tout mélanger. Le cul et les sentiments. C'est m'offrir du cul pour le cul. Il y en a plein de mes copines qui le font. Je verrais les choses plus clairement, je suis sûre. Plus sainement. Je suis trop fleur bleue. C'est comme ça qu'on m'entourloupe. Et je tombe dans le panneau. À chaque fois.
‒ Tu sais ce qu'il faudrait que j'arrive à faire ? C'est à pas tout mélanger. Le cul et les sentiments. C'est m'offrir du cul pour le cul. Il y en a plein de mes copines qui le font. Je verrais les choses plus clairement, je suis sûre. Plus sainement. Je suis trop fleur bleue. C'est comme ça qu'on m'entourloupe. Et je tombe dans le panneau. À chaque fois.
On a marché un peu sur le trottoir.
‒ Je vais le faire, n'empêche. Je vais me faire un mec. Et même tout de suite, tiens ! Tant que je suis décidée. Un mec comme ça, au hasard. Un mec qu'est rien pour moi. Tu me crois pas capable ?
‒ Je vais le faire, n'empêche. Je vais me faire un mec. Et même tout de suite, tiens ! Tant que je suis décidée. Un mec comme ça, au hasard. Un mec qu'est rien pour moi. Tu me crois pas capable ?
J'ai fait la moue.
– Je te vois pas vraiment dans le rôle.
‒ Oui, ben alors là, t'as tout faux. Donne-moi un chiffre. Au hasard. Le premier qui te passe par la tête.
– Je sais pas, moi. Quatorze.
– Quatorze, bon. Alors voilà ce qu'on va faire… On va aller s'installer au bistro là-bas en face. Tu vas donner le top de départ. Et le quatorzième type qui passe tout seul sur le trottoir, je le branche. Qui que ce soit.
‒ T'es sûre de toi ?
‒ Sûre et certaine.
– Je te vois pas vraiment dans le rôle.
‒ Oui, ben alors là, t'as tout faux. Donne-moi un chiffre. Au hasard. Le premier qui te passe par la tête.
– Je sais pas, moi. Quatorze.
– Quatorze, bon. Alors voilà ce qu'on va faire… On va aller s'installer au bistro là-bas en face. Tu vas donner le top de départ. Et le quatorzième type qui passe tout seul sur le trottoir, je le branche. Qui que ce soit.
‒ T'es sûre de toi ?
‒ Sûre et certaine.
Et on a regardé les types passer. On les a comptés.
– Onze. Ça approche. Dommage, il était pas trop mal celui-là. Douze. Oui, oh, bof, sans plus. Bon alors il y en a plus ? Qu'est-ce qu'ils font ? Ça se grouille ? Ah, ça y est ! Treize. Oh, la la ! La tête de la bavure. Je l'ai échappé belle. Et v'là le quatorzième. Ça aurait pu être pire.
– Onze. Ça approche. Dommage, il était pas trop mal celui-là. Douze. Oui, oh, bof, sans plus. Bon alors il y en a plus ? Qu'est-ce qu'ils font ? Ça se grouille ? Ah, ça y est ! Treize. Oh, la la ! La tête de la bavure. Je l'ai échappé belle. Et v'là le quatorzième. Ça aurait pu être pire.
Un type d'une quarantaine d'années. Absorbé dans ses pensées.
– Nettement pire. Bon, mais tu me suis, toi, hein ! Que tu saches où on va. Où on est. Et tu laisses ton portable allumé. Que je puisse t'appeler au secours si ça tourne mal. Allez, j'y vais.
– Nettement pire. Bon, mais tu me suis, toi, hein ! Que tu saches où on va. Où on est. Et tu laisses ton portable allumé. Que je puisse t'appeler au secours si ça tourne mal. Allez, j'y vais.
Elle s'est délibérément cognée à lui en sortant du café. A feint la surprise. S'est confondue en excuses. Il lui a souri. Ils se sont souri. Ils ont fait ensemble quelques pas sur le trottoir. Se sont arrêtés. Ont parlé. Sont repartis.
Ils ont tourné à droite, sur le boulevard, ont traversé le pont et se sont engouffrés dans la grande brasserie à l'angle de la rue Victor Hugo. Une petite demi-heure. Ils sont ressortis. Une rue. Une autre. Une troisième. Ils ont disparu sous une porte cochère.
Une heure. Plus d'une heure. Avant qu'elle fasse enfin sa réapparition.
‒ On va manger ? Je crève de faim.
‒ On va manger ? Je crève de faim.
Un petit restaurant qui ne payait pas de mine dans une rue piétonne.
– Alors ? T'as vu si j'étais pas capable ?
– J'ai vu, oui. Tu racontes ?
‒ Oh, ben le début, t'as vu. Je lui suis carrément rentrée dedans. On s'est confondus tous les deux en excuses. « C'est de ma faute ! » « Non, c'est de la mienne ! » Et il m'a proposé de m'offrir un verre pour se faire pardonner. « Oui, mais pas là alors ! J'en sors. » Il connaissait un endroit. Je l'ai suivi. Et il s'est mis à me poser tout un tas de questions bidons. Qu'est-ce que je faisais dans la vie ? J'étais seule ? Je vivais où ? Il en avait strictement rien à foutre en fait. C'était gros comme une maison là où il voulait en venir. Je l'ai arrêté. Ça me gonflait. Je préférais qu'il m'en pose pas des questions. Parce que si j'étais venue passer mon dimanche là, c'était pour me changer les idées. Je vivais des choses pas très faciles chez moi en ce moment. Alors si c'était pour me remettre la tête dedans…
– Alors ? T'as vu si j'étais pas capable ?
– J'ai vu, oui. Tu racontes ?
‒ Oh, ben le début, t'as vu. Je lui suis carrément rentrée dedans. On s'est confondus tous les deux en excuses. « C'est de ma faute ! » « Non, c'est de la mienne ! » Et il m'a proposé de m'offrir un verre pour se faire pardonner. « Oui, mais pas là alors ! J'en sors. » Il connaissait un endroit. Je l'ai suivi. Et il s'est mis à me poser tout un tas de questions bidons. Qu'est-ce que je faisais dans la vie ? J'étais seule ? Je vivais où ? Il en avait strictement rien à foutre en fait. C'était gros comme une maison là où il voulait en venir. Je l'ai arrêté. Ça me gonflait. Je préférais qu'il m'en pose pas des questions. Parce que si j'étais venue passer mon dimanche là, c'était pour me changer les idées. Je vivais des choses pas très faciles chez moi en ce moment. Alors si c'était pour me remettre la tête dedans…
Elle s'est interrompue pour lever, avec précaution, penchée dessus, les filets de sa truite.
‒ Il a dit qu'il comprenait, oui. Me changer les idées, bien sûr. Évidemment. Qu'est-ce que je voulais qu'on fasse ? Qu'on aille au cinéma ? Qu'on aille danser ? Il y avait une boîte, qu'il connaissait, où on était sûrs et certains d'avoir de la bonne musique. Il m'y emmènerait si je voulais. Non. Non, merci. De quoi j'avais envie alors ? Que je le dise et… De quoi j'avais envie ? D'être dans les bras d'un homme. D'n inconnu. Sans penser à rien. Qu'il me fasse l'amour et que j'oublie tout. Juste l'espace d'une fin d'après-midi comme ça. Une parenthèse. Un truc hors du temps. Loin du quotidien. Il comprenait. Tu parles s'il comprenait ! Et un quart d'heure après j'étais au pieu avec.
‒ Il a dit qu'il comprenait, oui. Me changer les idées, bien sûr. Évidemment. Qu'est-ce que je voulais qu'on fasse ? Qu'on aille au cinéma ? Qu'on aille danser ? Il y avait une boîte, qu'il connaissait, où on était sûrs et certains d'avoir de la bonne musique. Il m'y emmènerait si je voulais. Non. Non, merci. De quoi j'avais envie alors ? Que je le dise et… De quoi j'avais envie ? D'être dans les bras d'un homme. D'n inconnu. Sans penser à rien. Qu'il me fasse l'amour et que j'oublie tout. Juste l'espace d'une fin d'après-midi comme ça. Une parenthèse. Un truc hors du temps. Loin du quotidien. Il comprenait. Tu parles s'il comprenait ! Et un quart d'heure après j'étais au pieu avec.
J'ai cherché ses yeux.
‒ Il a assuré au moins ?
‒ Je crois.
‒ Tu crois ! T'es pas sûre ?
‒ Si ! C'était pas mal. J'ai eu du plaisir. Pas folichon, mais j'en ai eu. C'est de ma faute aussi. Je me suis pas vraiment laissé aller. J'étais trop occupée à étudier ce que ça me faisait de coucher avec quelqu'un juste comme ça sans rien éprouver pour lui.
‒ Et alors ?
‒ Il a assuré au moins ?
‒ Je crois.
‒ Tu crois ! T'es pas sûre ?
‒ Si ! C'était pas mal. J'ai eu du plaisir. Pas folichon, mais j'en ai eu. C'est de ma faute aussi. Je me suis pas vraiment laissé aller. J'étais trop occupée à étudier ce que ça me faisait de coucher avec quelqu'un juste comme ça sans rien éprouver pour lui.
‒ Et alors ?
Elle a haussé les épaules.
‒ Je sais pas en fait. C'était trop nouveau. Dans un sens, ça avait quelque chose de jubilatoire. J'avais osé. J'osais. Mais, dans un autre, ça me paraissait complètement artificiel. Je me demandais ce que je faisais là. Après, c'était peut-être aussi en partie parce que c'était lui. Avec un autre, ça aurait sûrement été complètement différent. Enfin, peut-être ! J'en sais rien en fait.
‒ Je sais pas en fait. C'était trop nouveau. Dans un sens, ça avait quelque chose de jubilatoire. J'avais osé. J'osais. Mais, dans un autre, ça me paraissait complètement artificiel. Je me demandais ce que je faisais là. Après, c'était peut-être aussi en partie parce que c'était lui. Avec un autre, ça aurait sûrement été complètement différent. Enfin, peut-être ! J'en sais rien en fait.
J'ai souri.
‒ Si je comprends bien, t'as l'intention de recommencer.
– Oh, ben oui, attends ! Pourquoi je le ferais pas ? Si je veux m'en sortir de comment j'étais avant, une espèce de petite dinde qu'on roulait comme on voulait dans la farine, c'est encore la meilleure solution.
‒ Ça se passera peut-être pas toujours aussi bien.
– Oui, ben ça, je me doute. Mais j'ai pas l'intention de jouer chaque fois à la roulette russe. Je peux aussi choisir. Et puis, de toute façon, je vais pas passer ma vie à ça non plus. D'ailleurs…
‒ Si je comprends bien, t'as l'intention de recommencer.
– Oh, ben oui, attends ! Pourquoi je le ferais pas ? Si je veux m'en sortir de comment j'étais avant, une espèce de petite dinde qu'on roulait comme on voulait dans la farine, c'est encore la meilleure solution.
‒ Ça se passera peut-être pas toujours aussi bien.
– Oui, ben ça, je me doute. Mais j'ai pas l'intention de jouer chaque fois à la roulette russe. Je peux aussi choisir. Et puis, de toute façon, je vais pas passer ma vie à ça non plus. D'ailleurs…
Son portable a sonné.
‒ Ah, tiens, Lisa. Ça va, toi ?
Elle a froncé les sourcils.
‒ Oui… Oui…Il est avec moi. C'est pas vrai ! Il m'a rien dit. Tu m'as rien dit, toi ! Pour la maison de retraite hier soir… Tu m'as rien dit.
‒ Si tu m'avais laissé le temps aussi…
‒ Nous ? Au restaurant. On finit de manger. Rejoins-nous si tu veux. Et prends des affaires pour la nuit. On a la chambre, là, tu sais, celle dont je t'ai parlé. Alors… Oui. Grouille ! On t'attend.
‒ Ah, tiens, Lisa. Ça va, toi ?
Elle a froncé les sourcils.
‒ Oui… Oui…Il est avec moi. C'est pas vrai ! Il m'a rien dit. Tu m'as rien dit, toi ! Pour la maison de retraite hier soir… Tu m'as rien dit.
‒ Si tu m'avais laissé le temps aussi…
‒ Nous ? Au restaurant. On finit de manger. Rejoins-nous si tu veux. Et prends des affaires pour la nuit. On a la chambre, là, tu sais, celle dont je t'ai parlé. Alors… Oui. Grouille ! On t'attend.
* * *
Lisa était encore tout émoustillée de notre visite à la maison de retraite.
‒ Oh, non ! C'était trop bien de les imaginer, là-haut, derrière leurs fenêtres. Sans compter que, même qu'ils soient vieux, il y en a qu'arrivent peut-être quand même encore à se le faire. Et tu sais quoi ? On ira toutes les deux la prochaine fois. Ça va les rendre complètement fous.
‒ Oh, non ! C'était trop bien de les imaginer, là-haut, derrière leurs fenêtres. Sans compter que, même qu'ils soient vieux, il y en a qu'arrivent peut-être quand même encore à se le faire. Et tu sais quoi ? On ira toutes les deux la prochaine fois. Ça va les rendre complètement fous.
On s'est promenés un long moment, tous les trois, un peu au hasard.
Et Lisa a soupiré.
‒ C'est pas marrant le dimanche. Tout est fermé. Et il y a personne dehors.
Mais Charline, elle, ne perdait pas espoir.
‒ Oh, mais on va trouver. On va quand même trouver. Tiens, là-bas !
Et Lisa a soupiré.
‒ C'est pas marrant le dimanche. Tout est fermé. Et il y a personne dehors.
Mais Charline, elle, ne perdait pas espoir.
‒ Oh, mais on va trouver. On va quand même trouver. Tiens, là-bas !
Un type, assis sur un banc, tout seul, dans un petit square.
‒ On lui fait un truc à lui ?
Elles se sont murmuré quelque chose à l'oreille, ont éclaté de rire.
‒ Allez…
‒ On lui fait un truc à lui ?
Elles se sont murmuré quelque chose à l'oreille, ont éclaté de rire.
‒ Allez…
On s'est approchés.
Il avait une cinquantaine d'années. À peu près. Il lisait une revue.
Approchés plus près.
Et Charline a engagé la conversation.
‒ S'il vous plaît, Monsieur, on voudrait vous demander… Vu qu'on est pas d'accord, là, avec ma copine. Parce qu'elle, elle met jamais de culotte. Et moi, ça me choque. Vous trouvez ça normal, vous ? C'est dégoûtant, non ?
Il avait une cinquantaine d'années. À peu près. Il lisait une revue.
Approchés plus près.
Et Charline a engagé la conversation.
‒ S'il vous plaît, Monsieur, on voudrait vous demander… Vu qu'on est pas d'accord, là, avec ma copine. Parce qu'elle, elle met jamais de culotte. Et moi, ça me choque. Vous trouvez ça normal, vous ? C'est dégoûtant, non ?
Il a souri. Il s'est contenté de sourire.
‒ Vous me croyez pas, c'est ça, hein ?
Elle s'est tournée vers Lisa.
‒ Ben, montre-lui, toi ! Qu'il voie qu'on n'est pas des menteuses…
‒ Vous me croyez pas, c'est ça, hein ?
Elle s'est tournée vers Lisa.
‒ Ben, montre-lui, toi ! Qu'il voie qu'on n'est pas des menteuses…
Elle a saisi à pleine main le bas de la robe de Lisa et elle l'a relevée. Haut. Bien haut.
‒ Là ! Vous voyez ?
Ah, il voyait ! Ça, pour voir, il voyait.
Médusé, les yeux écarquillés, il la fixait en bas. Sa glotte tressautait à toute allure.
‒ Là ! Vous voyez ?
Ah, il voyait ! Ça, pour voir, il voyait.
Médusé, les yeux écarquillés, il la fixait en bas. Sa glotte tressautait à toute allure.
Elle a laissé retomber la robe.
‒ Et vous qui vouliez pas nous croire…
Et on l'a planté là.
‒ Et vous qui vouliez pas nous croire…
Et on l'a planté là.
Elles n'en pouvaient plus de rire.
‒ Sa tête ! Non, mais sa tête !
‒ Ah, ça, il est pas près de s'en remettre.
‒ Sa tête ! Non, mais sa tête !
‒ Ah, ça, il est pas près de s'en remettre.
Charline exultait.
‒ Et encore ça, c'est rien. Parce que je te dis pas la tête du patron tout à l'heure, et de ses copains si jamais ils sont avec, quand ils vont nous voir débarquer dans la chambre. Deux petites nanas pour le prix d'une ! Et on va leur en donner du spectacle. Non, mais comment j'en suis !
Lisa aussi en était.
‒ Surtout que plein de trucs tu peux faire quand t'es censée pas savoir qu'on te regarde.
On longeait un café. Elles ont voulu y entrer boire quelque chose de chaud.
‒ Et encore ça, c'est rien. Parce que je te dis pas la tête du patron tout à l'heure, et de ses copains si jamais ils sont avec, quand ils vont nous voir débarquer dans la chambre. Deux petites nanas pour le prix d'une ! Et on va leur en donner du spectacle. Non, mais comment j'en suis !
Lisa aussi en était.
‒ Surtout que plein de trucs tu peux faire quand t'es censée pas savoir qu'on te regarde.
On longeait un café. Elles ont voulu y entrer boire quelque chose de chaud.
* * *
À peine le temps de passer commande et le portable de Charline a sonné.
‒ Allô…Oui. Qui ça ? Jimmy ?
Son visage s'est illuminé.
‒ Mais non, tu me déranges pas. Bien sûr que non. Là ? Maintenant ? Si tu veux, oui. Oui. À tout de suite…
‒ Allô…Oui. Qui ça ? Jimmy ?
Son visage s'est illuminé.
‒ Mais non, tu me déranges pas. Bien sûr que non. Là ? Maintenant ? Si tu veux, oui. Oui. À tout de suite…
Elle a raccroché.
‒ J'y crois pas. Non, mais j'y crois pas. Comment je suis trop contente !
‒ C'est le type de ce matin, j'imagine…
‒ C'est lui, oui. Il me l'avait dit qu'il me rappellerait. Mais bon, c'est le genre de truc, ça, ils disent ce qu'ils veulent. Mais là ! Comme quoi, hein ! Et aussi vite en plus ! Faut croire qu'il m'a pas trouvée si nulle que ça finalement ! Bon, ben j'y vais. Je vous laisse. À plus ! À je sais pas quand d'ailleurs !
‒ J'y crois pas. Non, mais j'y crois pas. Comment je suis trop contente !
‒ C'est le type de ce matin, j'imagine…
‒ C'est lui, oui. Il me l'avait dit qu'il me rappellerait. Mais bon, c'est le genre de truc, ça, ils disent ce qu'ils veulent. Mais là ! Comme quoi, hein ! Et aussi vite en plus ! Faut croire qu'il m'a pas trouvée si nulle que ça finalement ! Bon, ben j'y vais. Je vous laisse. À plus ! À je sais pas quand d'ailleurs !
On l'a regardée s'éloigner. À grands pas.
J'ai hoché la tête.
‒ J'ai bien peur qu'elle tombe de haut. Une fois de plus.
‒ On sait pas. On peut pas savoir. C'est tellement bizarre des fois.
‒ Tu parles en connaissance de cause ?
J'ai hoché la tête.
‒ J'ai bien peur qu'elle tombe de haut. Une fois de plus.
‒ On sait pas. On peut pas savoir. C'est tellement bizarre des fois.
‒ Tu parles en connaissance de cause ?
Elle a eu un petit sourire désabusé.
‒ Oui, oh, moi !
‒ Toi ?
‒ C'est d'un compliqué avec les mecs. Ils disent que je sais pas ce que je veux. Ce qu'est un peu vrai dans un sens. Pas mal vrai, même. Parce que je suis complètement contradictoire. Je me comprends pas moi-même par moments.
‒ Comment ça ?
‒ Oui, oh, moi !
‒ Toi ?
‒ C'est d'un compliqué avec les mecs. Ils disent que je sais pas ce que je veux. Ce qu'est un peu vrai dans un sens. Pas mal vrai, même. Parce que je suis complètement contradictoire. Je me comprends pas moi-même par moments.
‒ Comment ça ?
Elle a cherché ses mots.
‒ Oh, ben, par exemple, j'étais avec quelqu'un, là. Ça se passait bien. Je me sentais bien. Depuis six mois ça durait. Et puis d'un coup je l'ai plaqué. Comme ça, du jour au lendemain. Sans savoir vraiment pourquoi. Mais ça m'est apparu comme une évidence. Fallait que je le fasse. Absolument.
‒ Et tu regrettes.
‒ Même pas, non. Et c'est la deuxième fois que ça m'arrive. Ça doit être dans ma nature, sûrement, de pas savoir ce que je veux. De vouloir tout et son contraire. C'est comme, tiens ! Pendant huit jours, quinze jours, je vais me taper des mecs à la pelle, les uns derrière les autres. Une véritable boulimie. Et puis, d'un coup, ça s'arrête. Complètement. Qu'est-ce que je pouvais bien y trouver ? C'est toujours pareil finalement. Et je laisse tomber. Je fais la nonne pendant un mois ou deux. Jusqu'à ce que ça me reprenne. Que je recommence de plus belle. Je te choque pas au moins ?
‒ Non. Bien sûr que non.
‒ Oh, ben, par exemple, j'étais avec quelqu'un, là. Ça se passait bien. Je me sentais bien. Depuis six mois ça durait. Et puis d'un coup je l'ai plaqué. Comme ça, du jour au lendemain. Sans savoir vraiment pourquoi. Mais ça m'est apparu comme une évidence. Fallait que je le fasse. Absolument.
‒ Et tu regrettes.
‒ Même pas, non. Et c'est la deuxième fois que ça m'arrive. Ça doit être dans ma nature, sûrement, de pas savoir ce que je veux. De vouloir tout et son contraire. C'est comme, tiens ! Pendant huit jours, quinze jours, je vais me taper des mecs à la pelle, les uns derrière les autres. Une véritable boulimie. Et puis, d'un coup, ça s'arrête. Complètement. Qu'est-ce que je pouvais bien y trouver ? C'est toujours pareil finalement. Et je laisse tomber. Je fais la nonne pendant un mois ou deux. Jusqu'à ce que ça me reprenne. Que je recommence de plus belle. Je te choque pas au moins ?
‒ Non. Bien sûr que non.
Elle a poursuivi.
‒ C'est comme faire du sans-culotte, là. Ça durera ce que ça durera, je me connais. Je vais être à fond là-dedans. Tant que ça va m'amuser de franchir des limites. De briser des tabous. De me prouver que j'en suis capable aussi. Et quand ce sera fait, je laisserai tomber. Ça n'aura plus, pour moi, le moindre intérêt. Jusqu'au jour où, peut-être, ça me reprendra. Elle est bizarre, hein, la fille ?
‒ Sincère en tout cas.
‒ J'essaie. Et d'abord avec moi-même. Ce qui n'est pas forcément toujours facile. Bon, mais allez ! Pour le moment j'en suis et pas qu'un peu d'aller les exciter, les autres, là, derrière leur glace. On y va ?
‒ C'est comme faire du sans-culotte, là. Ça durera ce que ça durera, je me connais. Je vais être à fond là-dedans. Tant que ça va m'amuser de franchir des limites. De briser des tabous. De me prouver que j'en suis capable aussi. Et quand ce sera fait, je laisserai tomber. Ça n'aura plus, pour moi, le moindre intérêt. Jusqu'au jour où, peut-être, ça me reprendra. Elle est bizarre, hein, la fille ?
‒ Sincère en tout cas.
‒ J'essaie. Et d'abord avec moi-même. Ce qui n'est pas forcément toujours facile. Bon, mais allez ! Pour le moment j'en suis et pas qu'un peu d'aller les exciter, les autres, là, derrière leur glace. On y va ?
C'était peut-être un peu tôt.
‒ Il est à peine sept heures.
‒ Ils font pas restaurant là-dedans ?
Ils faisaient, si !
‒ Eh ben alors !
‒ Il est à peine sept heures.
‒ Ils font pas restaurant là-dedans ?
Ils faisaient, si !
‒ Eh ben alors !
* * *
Le patron est resté imperturbable. Il nous a installés à une petite table près de la fenêtre. Nous a apporté le menu. Et il est allé se réfugier derrière le bar où il s'est mis à téléphoner à tout-va.
Ils sont arrivés les uns après les autres. Deux que j'avais déjà vus. Et un nouveau. Ils jetaient tous les trois des coups d'œil à la dérobée sur Lisa.
Ils sont arrivés les uns après les autres. Deux que j'avais déjà vus. Et un nouveau. Ils jetaient tous les trois des coups d'œil à la dérobée sur Lisa.
Je me suis penché vers elle.
‒ Là, au comptoir, tu as tes contemplateurs de tout à l'heure.
‒ Je m'en doutais un peu.
‒ Là, au comptoir, tu as tes contemplateurs de tout à l'heure.
‒ Je m'en doutais un peu.
Elle a baissé la voix un peu plus encore.
‒ C'est pas mal de voir la tête qu'ils ont, comme ça, avant. On peut bien se faire une idée.
‒ C'est pas mal de voir la tête qu'ils ont, comme ça, avant. On peut bien se faire une idée.
* * *
Dans la chambre, elle est d'abord allée s'accouder un long moment à la fenêtre.
Avant de revenir vers le lit.
‒ Tu m'aides ?
Avant de revenir vers le lit.
‒ Tu m'aides ?
À déboutonner sa robe derrière.
Elle n'en est pas sortie. Elle s'est aussitôt rendue à la salle de bains, le tissu battant sur ses fesses dénudées. Elle y a séjourné plus d'un quart d'heure durant. Quand elle en est revenue, elle était nue. Intégralement nue. Les seins, aux larges aréoles rosées. Bien fermes. Bien hauts. Le petit fendu entièrement à découvert. Elle est retournée jeter un petit coup d'œil par la fenêtre, est retournée un court instant à la salle de bains, venue s'asseoir à mes côtés, sur le lit.
‒ Comment ça doit bander à côté !
Elle n'en est pas sortie. Elle s'est aussitôt rendue à la salle de bains, le tissu battant sur ses fesses dénudées. Elle y a séjourné plus d'un quart d'heure durant. Quand elle en est revenue, elle était nue. Intégralement nue. Les seins, aux larges aréoles rosées. Bien fermes. Bien hauts. Le petit fendu entièrement à découvert. Elle est retournée jeter un petit coup d'œil par la fenêtre, est retournée un court instant à la salle de bains, venue s'asseoir à mes côtés, sur le lit.
‒ Comment ça doit bander à côté !
Elle m'a jeté un coup d'œil en bas.
‒ Il y a pas qu'à côté d'ailleurs…
Elle m'a effleuré. Et a constaté.
‒ T'es tout dur. T'as envie.
‒ Il y a pas qu'à côté d'ailleurs…
Elle m'a effleuré. Et a constaté.
‒ T'es tout dur. T'as envie.
Elle a chuchoté.
‒ Moi aussi ! Tiens, touche !
Elle s'est emparée de ma main qu'elle a glissée entre ses cuisses.
‒ Ah, tu vois ! On le fait ?
‒ Moi aussi ! Tiens, touche !
Elle s'est emparée de ma main qu'elle a glissée entre ses cuisses.
‒ Ah, tu vois ! On le fait ?
Je ne demandais pas mieux, moi…
‒ Eh ben, allez ! Mais moi dessus alors ! Ce sera mieux comme spectacle, pour eux à côté. Ils auront ma chatte plein cadre comme ça.
Et elle m'a fait lever. M'a aidé à me déshabiller. A joué un peu avec ma queue.
‒ Qu'ils voient sur quoi je vais venir m'empaler.
Avant de me faire tomber sur le lit et de venir s'étendre sur moi.
‒ Laisse-toi faire !
‒ Eh ben, allez ! Mais moi dessus alors ! Ce sera mieux comme spectacle, pour eux à côté. Ils auront ma chatte plein cadre comme ça.
Et elle m'a fait lever. M'a aidé à me déshabiller. A joué un peu avec ma queue.
‒ Qu'ils voient sur quoi je vais venir m'empaler.
Avant de me faire tomber sur le lit et de venir s'étendre sur moi.
‒ Laisse-toi faire !
Elle m'a décalotté bien à fond et s'est lissée avec mon bout. Tout du long. D'un côté. De l'autre. L'a promené sur son bouton. Elle a agacé un de mes tétons entre ses dents. A doucement gémi. Et elle m'a enfourné en elle.
Elle a planté ses yeux dans les miens. Et elle m'a chevauché.
‒ Oh, que c'est bon ! Que c'est bon ! Que c'est bon !
Son plaisir est venu. Elle l'a gémi. Elle l'a psalmodié. Elle l'a hurlé.
Et puis le mien.
Elle a planté ses yeux dans les miens. Et elle m'a chevauché.
‒ Oh, que c'est bon ! Que c'est bon ! Que c'est bon !
Son plaisir est venu. Elle l'a gémi. Elle l'a psalmodié. Elle l'a hurlé.
Et puis le mien.
Elle est retombée sur le côté.
‒ Ouche ! Comment ça fait du bien ! Et comment c'était trop génial de les savoir là, à côté.
‒ Ah, ça, ils ont dû apprécier ! Déchaînée comme tu l'étais !
‒ Ouche ! Comment ça fait du bien ! Et comment c'était trop génial de les savoir là, à côté.
‒ Ah, ça, ils ont dû apprécier ! Déchaînée comme tu l'étais !
Elle s'est appuyée sur un coude.
‒ Et la prochaine fois, tu me prends en levrette au pied du lit. Ça aussi, ça devrait leur plaire.
‒ Eh ben dis donc ! Quand je repense à la petite Lisa toute timide, toute confuse de la première fois en boîte. Tu cachais bien ton jeu.
‒ Je le cachais pas, non ! Je suis aussi ça.
‒ Et la prochaine fois, tu me prends en levrette au pied du lit. Ça aussi, ça devrait leur plaire.
‒ Eh ben dis donc ! Quand je repense à la petite Lisa toute timide, toute confuse de la première fois en boîte. Tu cachais bien ton jeu.
‒ Je le cachais pas, non ! Je suis aussi ça.
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Commentaires ()
Merci pour cet agréable lecture.
Quant aux personnages : il est vraiment incapable de faire les premiers pas, ton héros ! Il ne sait pas que lers femmes aiment bien qu'on les prenne en main ? Quant à Charline, dans le genre égoïste, elle fait fort. Elle a besoin d'une bonne leçon...