Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Voisines (1) — Chapitre 29
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Voisines (1)
Chapitre 29
Mardi 17 novembre.
J'étais à peine installé, à l'heure habituelle, dans le petit café où nous avions nos habitudes matinales, Charline et moi, que mon téléphone a sonné. C'était elle.
‒ Ça va ? Qu'est-ce tu fais ? T'es « chez nous », j'parie !
‒ Gagné !
‒ J'en étais sûre… Ça doit te faire drôle d'y être tout seul, non ?
‒ Un peu, oui. Bon, mais et toi, comment ça se passe ? Dis-moi !
‒ Je peux pas trop savoir encore, mais ça se présente plutôt pas mal. Le responsable qu'il a mis ici est très sympa. Et il m'a à la bonne. Alors, vu le tour que ça prend, probable que je vais attaquer en direct. D'autant qu'ils m'ont déjà trouvé un logement où j'ai plus qu'à me poser. Dans un quartier tranquille. Avec vue sur un grand parc.
‒ Le rêve, quoi !
‒ Un peu, oui ! Bon, mais tu m'oublies pas, hein ! Tu viendras me voir. T'as promis.
‒ Je viendrai, oui !
‒ Ça va ? Qu'est-ce tu fais ? T'es « chez nous », j'parie !
‒ Gagné !
‒ J'en étais sûre… Ça doit te faire drôle d'y être tout seul, non ?
‒ Un peu, oui. Bon, mais et toi, comment ça se passe ? Dis-moi !
‒ Je peux pas trop savoir encore, mais ça se présente plutôt pas mal. Le responsable qu'il a mis ici est très sympa. Et il m'a à la bonne. Alors, vu le tour que ça prend, probable que je vais attaquer en direct. D'autant qu'ils m'ont déjà trouvé un logement où j'ai plus qu'à me poser. Dans un quartier tranquille. Avec vue sur un grand parc.
‒ Le rêve, quoi !
‒ Un peu, oui ! Bon, mais tu m'oublies pas, hein ! Tu viendras me voir. T'as promis.
‒ Je viendrai, oui !
* * *
Sur le coup de onze heures, je suis passé chez Aurore. Qui était encore en peignoir. Et qui s'affairait au milieu des cartons.
‒ C'est quoi, tout ce bazar ?
‒ Les affaires de Charline. Je les lui prépare. Et je les lui monterai à Rennes. Parce qu'il y a neuf chances sur dix qu'elle reste là-bas. Bon, mais assieds-toi ! Je te fais un café.
‒ C'est quoi, tout ce bazar ?
‒ Les affaires de Charline. Je les lui prépare. Et je les lui monterai à Rennes. Parce qu'il y a neuf chances sur dix qu'elle reste là-bas. Bon, mais assieds-toi ! Je te fais un café.
Elle est venue le boire à mes côtés.
‒ Je suis contente pour elle. Parce qu'elle est bosseuse, Charline. Elle mérite. Et faire son trou là-bas, c'est ce qui peut lui arriver de mieux. Non, je m'inquiète pas pour elle. Mais pour Pauline par contre…
‒ Je suis contente pour elle. Parce qu'elle est bosseuse, Charline. Elle mérite. Et faire son trou là-bas, c'est ce qui peut lui arriver de mieux. Non, je m'inquiète pas pour elle. Mais pour Pauline par contre…
Elle a soupiré.
‒ Elle avait trouvé un bon travail. Stable. Elle avait pris un appart. Elle était enfin autonome. Mais non,il a fallu que ses chimères la rattrapent. Artiste… Tu parles ! Elle dessine pas trop mal, oui, c'est vrai, je dois bien le reconnaître, mais de là à en vivre ! Elle rêve. Elle rêve les yeux grands ouverts. Et inutile de vouloir lui faire entendre raison. Elle n'en fera de toute façon qu'à sa tête.
‒ Elle avait trouvé un bon travail. Stable. Elle avait pris un appart. Elle était enfin autonome. Mais non,il a fallu que ses chimères la rattrapent. Artiste… Tu parles ! Elle dessine pas trop mal, oui, c'est vrai, je dois bien le reconnaître, mais de là à en vivre ! Elle rêve. Elle rêve les yeux grands ouverts. Et inutile de vouloir lui faire entendre raison. Elle n'en fera de toute façon qu'à sa tête.
Elle a haussé les épaules.
‒ Bon, mais inutile que je me mette martel en tête. Ça n'avancera à rien. Qu'à me bousiller la santé. Non, il est temps que je pense un peu à moi.
‒ Ce qui veut dire ?
‒ Que c'est l'occasion ou jamais. Moi aussi, je vais partir… Dans le Midi…
‒ Décidément ! Et pour y faire quoi ?
‒ Ce que je fais déjà ici. Des chroniques. Pour des journaux. Et des magazines. Mais au moins là-bas, je serai au soleil. Non, et puis ce qu'il y a aussi, c'est que j'ai vraiment envie de changer de vie. De prendre un nouveau départ. De voir d'autres têtes. De nouer d'autres rapports. C'est peut-être illusoire, mais j'ai le sentiment qu'en étant ailleurs…
‒ Bon, mais inutile que je me mette martel en tête. Ça n'avancera à rien. Qu'à me bousiller la santé. Non, il est temps que je pense un peu à moi.
‒ Ce qui veut dire ?
‒ Que c'est l'occasion ou jamais. Moi aussi, je vais partir… Dans le Midi…
‒ Décidément ! Et pour y faire quoi ?
‒ Ce que je fais déjà ici. Des chroniques. Pour des journaux. Et des magazines. Mais au moins là-bas, je serai au soleil. Non, et puis ce qu'il y a aussi, c'est que j'ai vraiment envie de changer de vie. De prendre un nouveau départ. De voir d'autres têtes. De nouer d'autres rapports. C'est peut-être illusoire, mais j'ai le sentiment qu'en étant ailleurs…
Elle a soupiré.
‒ Tes fessées vont me manquer, mais bon… On trouvera bien des occasions. Ou on les suscitera. Non, et puis, pour être tout à fait honnête avec toi, j'ai rencontré quelqu'un. Enfin, pas vraiment rencontré, mais on est en contact. On a beaucoup échangé. Il a des scénarios et des fantasmes de fessées à la pelle qui, bien souvent, viennent taper en plein dans les miens.
‒ Et il habite dans le Midi…
‒ Voilà, oui. Je sais pas ce que ça va donner, mais ce que je sais, c'est que si je ne tente pas ma chance, je vais le regretter toute ma vie. Alors…
‒ Tes fessées vont me manquer, mais bon… On trouvera bien des occasions. Ou on les suscitera. Non, et puis, pour être tout à fait honnête avec toi, j'ai rencontré quelqu'un. Enfin, pas vraiment rencontré, mais on est en contact. On a beaucoup échangé. Il a des scénarios et des fantasmes de fessées à la pelle qui, bien souvent, viennent taper en plein dans les miens.
‒ Et il habite dans le Midi…
‒ Voilà, oui. Je sais pas ce que ça va donner, mais ce que je sais, c'est que si je ne tente pas ma chance, je vais le regretter toute ma vie. Alors…
* * *
Sur le campus, on m'a brusquement attrapé par le col de ma veste. C'était Candice.
‒ Alors le revenant ! On dit plus bonjour…
Elle m'a donné une petite tape sur la joue.
‒ Je peux te poser une question ?
‒ Essaie toujours…
‒ Ça fait combien de temps que t'es pas venu en cours ?
‒ Alors le revenant ! On dit plus bonjour…
Elle m'a donné une petite tape sur la joue.
‒ Je peux te poser une question ?
‒ Essaie toujours…
‒ Ça fait combien de temps que t'es pas venu en cours ?
J'ai froncé les sourcils, fait mine de chercher.
‒ La dernière fois, c'était juste après la mort de Louis XIV. Enfin, je crois.
‒ Et moi, en attendant, je reste sur ma faim. Chaque matin, je me dis que peut-être tu seras là, que tu vas pouvoir m'en mettre un petit coup. Et chaque matin, je suis de la revue.
‒ Il y en a tout plein d'autres, des types. Il y a pas que moi.
‒ Oui, oh, ben ça, je sais bien ! J'avais remarqué. Mais toi, je suis habitué. Et puis ta queue, elle me va juste comme il me faut. Les bonnes proportions. C'est pas toujours que ça arrive. Bon, mais allez, trêve de bavardages. Action !
‒ La dernière fois, c'était juste après la mort de Louis XIV. Enfin, je crois.
‒ Et moi, en attendant, je reste sur ma faim. Chaque matin, je me dis que peut-être tu seras là, que tu vas pouvoir m'en mettre un petit coup. Et chaque matin, je suis de la revue.
‒ Il y en a tout plein d'autres, des types. Il y a pas que moi.
‒ Oui, oh, ben ça, je sais bien ! J'avais remarqué. Mais toi, je suis habitué. Et puis ta queue, elle me va juste comme il me faut. Les bonnes proportions. C'est pas toujours que ça arrive. Bon, mais allez, trêve de bavardages. Action !
Elle m'a entraîné dans un bar dont le sous-sol avait été aménagé pour les amoureux. Lumières tamisées et petites niches avec juke-box individuels.
‒ Il y a personne…
Enfin, si ! Un couple. Ils étaient très occupés l'un de l'autre. Et, un peu plus loin, une fille qui faisait mine d'être absorbée dans sa lecture, mais qui, à l'évidence, ne perdait pas une miette de ce qui était en train de se passer. On a pris place dans le box voisin. Et Candice m'est aussitôt grimpée sur les genoux.
‒ Tu bandes déjà, mon cochon ! Allez, sors-moi ça !
‒ Il y a personne…
Enfin, si ! Un couple. Ils étaient très occupés l'un de l'autre. Et, un peu plus loin, une fille qui faisait mine d'être absorbée dans sa lecture, mais qui, à l'évidence, ne perdait pas une miette de ce qui était en train de se passer. On a pris place dans le box voisin. Et Candice m'est aussitôt grimpée sur les genoux.
‒ Tu bandes déjà, mon cochon ! Allez, sors-moi ça !
Elle ne m'en a pas laissé le temps. Elle est allée me l'extirper.
‒ Heureusement que vous avez ce truc-là entre les jambes, vous, les types ! Parce que, sinon, je sais pas ce qu'on pourrait faire de vous.
Et elle m'a chevauché. À bride abattue.
‒ Ça va venir ! Ça vient.
Et elle a chanté son plaisir sans le moindre complexe. L'autre couple a presque aussitôt gémi le sien.
‒ Heureusement que vous avez ce truc-là entre les jambes, vous, les types ! Parce que, sinon, je sais pas ce qu'on pourrait faire de vous.
Et elle m'a chevauché. À bride abattue.
‒ Ça va venir ! Ça vient.
Et elle a chanté son plaisir sans le moindre complexe. L'autre couple a presque aussitôt gémi le sien.
Elle s'est rajustée.
‒ Bon, mais c'est pas tout ça ! J'assiste aux cours, moi ! Ce qu'est pas le cas de tout le monde.
Elle s'est levée et s'est adressée à la fille qui avait le nez dans son bouquin.
‒ Tu mouilles, toi, hein, je suis sûre !
La fille a rougi. A eu un vague geste de dénégation.
‒ Oui. Alors là, je suis bien tranquille.
En passant à hauteur de l'autre couple, elle a lancé.
‒ À bientôt ! On se reverra, je suis sûre !
‒ Bon, mais c'est pas tout ça ! J'assiste aux cours, moi ! Ce qu'est pas le cas de tout le monde.
Elle s'est levée et s'est adressée à la fille qui avait le nez dans son bouquin.
‒ Tu mouilles, toi, hein, je suis sûre !
La fille a rougi. A eu un vague geste de dénégation.
‒ Oui. Alors là, je suis bien tranquille.
En passant à hauteur de l'autre couple, elle a lancé.
‒ À bientôt ! On se reverra, je suis sûre !
À sa grande surprise, je l'ai accompagnée en amphi.
‒ C'est pas vrai, non, mais c'est pas vrai ! Il va neiger.
‒ C'est pas vrai, non, mais c'est pas vrai ! Il va neiger.
Jeudi 17 décembre.
Après le départ de Charline, il y a tout juste un mois, j'ai continué, comme si elle était toujours là, à me rendre quotidiennement dans le café où nous avions nos habitudes. En face de la boulangerie où elle travaillait. Pas ce matin. Pour la première fois, pas ce matin. Inutile de m'entretenir dans une nostalgie qui ne peut déboucher sur rien. De toute façon, maintenant la page est tournée. Elle est là-bas, à Rennes, dans une autre vie. Avec d'autres personnes. Je n'y ai pas ma place.
Oh, bien sûr, on se téléphone. On se skype. C'était tous les jours au début. Maintenant on en saute un de temps en temps. C'est enjoué. Chaleureux. Mais ça sonne faux. On sait bien qu'on appartient maintenant, l'un pour l'autre, à un passé révolu. Même si on ne veut pas trop le savoir. Pas encore. Alors on se donne le change. Pour le moment. Parce que ça va progressivement s'étioler entre nous. Et n'être bientôt plus que de l'ordre du souvenir. Je ne me fais pas la moindre illusion. C'est comme ça. Il faudra que j'en prenne mon parti.
Avec Pauline, les choses sont beaucoup plus simples. En tout cas plus claires. Et ses demandes très explicites quand on se connecte.
‒ Tu te désapes ? Que je te dessine !
Je ris.
‒ Encore ! T'en as pas marre depuis le temps ?
Mais je le fais. Et, tout en laissant courir son crayon sur le papier, elle me raconte.
‒ C'est super ici ! J'apprends plein de trucs. Et je m'entends super bien avec tout le monde. Je vais me faire des tas d'amis, je suis sûre.
‒ Tu te désapes ? Que je te dessine !
Je ris.
‒ Encore ! T'en as pas marre depuis le temps ?
Mais je le fais. Et, tout en laissant courir son crayon sur le papier, elle me raconte.
‒ C'est super ici ! J'apprends plein de trucs. Et je m'entends super bien avec tout le monde. Je vais me faire des tas d'amis, je suis sûre.
Elle relève la tête, la replonge sur son dessin.
‒ Comment c'est décontracté, les cours, tu verrais ça ! On se sert de modèles les uns aux autres. Même que des fois, c'est à poil qu'on se tire le portrait. Ça pose pas de problème. À personne.
‒ Tu dois boire du petit lait…
‒ Ah, pour ça, oui ! D'autant que les types, c'est pas facile pour eux de cacher leurs émotions. Et qu'il y en a deux ici, c'est clair qu'ils sont beaucoup plus attirés par les hommes que par les femmes. Alors si je mène bien ma barque…
‒ Tu vas pouvoir jouer les petites voyeuses.
‒ Voilà, oui ! Et me régaler.
‒ Comment c'est décontracté, les cours, tu verrais ça ! On se sert de modèles les uns aux autres. Même que des fois, c'est à poil qu'on se tire le portrait. Ça pose pas de problème. À personne.
‒ Tu dois boire du petit lait…
‒ Ah, pour ça, oui ! D'autant que les types, c'est pas facile pour eux de cacher leurs émotions. Et qu'il y en a deux ici, c'est clair qu'ils sont beaucoup plus attirés par les hommes que par les femmes. Alors si je mène bien ma barque…
‒ Tu vas pouvoir jouer les petites voyeuses.
‒ Voilà, oui ! Et me régaler.
Aurore, leur mère, elle, m'appelle de temps en temps pour me dire que, pour l'instant, tout se passe au mieux. Qu'elle est ravie. Qu'elle se prend des fessées en veux-tu en voilà. Qu'elle ne regrette pas d'être partie. Ah, non, alors ! Et elle me chante tant et plus les louanges de son nouveau partenaire qui lui donne entière satisfaction. Sur tous les plans. J'en suis ravi pour elle.
* * *
À quelque chose malheur est bon. Parce que j'ai maintenant retrouvé le chemin de la fac. Il était temps. Je filais un mauvais coton. Mes études partaient complètement en vrille. Je croise de temps à autre, sur le campus, Boris et Sébastien. Qui se sont installés ensemble et qui vivent le départ de Pauline comme une trahison.
‒ Et son bouquin ? Ses illustrations, tout ça ? Elle laisse tomber ?
J'essaie de les persuader du contraire.
‒ Non ! Non ! Bien sûr que non !
Ils haussent les épaules.
‒ N'importe comment on va pas courir jusqu'en Suisse pour lui servir de modèles.
Avant de conclure.
‒ Une école d'art. Elle n'a plus besoin de nous. Elle a tout ce qu'il lui faut sur place, tu penses bien !
À quelque chose malheur est bon. Parce que j'ai maintenant retrouvé le chemin de la fac. Il était temps. Je filais un mauvais coton. Mes études partaient complètement en vrille. Je croise de temps à autre, sur le campus, Boris et Sébastien. Qui se sont installés ensemble et qui vivent le départ de Pauline comme une trahison.
‒ Et son bouquin ? Ses illustrations, tout ça ? Elle laisse tomber ?
J'essaie de les persuader du contraire.
‒ Non ! Non ! Bien sûr que non !
Ils haussent les épaules.
‒ N'importe comment on va pas courir jusqu'en Suisse pour lui servir de modèles.
Avant de conclure.
‒ Une école d'art. Elle n'a plus besoin de nous. Elle a tout ce qu'il lui faut sur place, tu penses bien !
Mon implication toute récente dans mes études ravit Constance.
‒ Je peux t'avoir tous les jours sous la main comme ça !
Elle ne me laisse pas de répit.
‒ J'ai envie. On y va ?
Ça peut être partout. N'importe où. Dans une salle de cours vide. Dans les toilettes. Celles des filles comme celles des garçons. Sous une porte cochère. Là où ça l'attrape. Là où on se trouve.
‒ Je peux t'avoir tous les jours sous la main comme ça !
Elle ne me laisse pas de répit.
‒ J'ai envie. On y va ?
Ça peut être partout. N'importe où. Dans une salle de cours vide. Dans les toilettes. Celles des filles comme celles des garçons. Sous une porte cochère. Là où ça l'attrape. Là où on se trouve.
On se fait bien évidemment parfois surprendre. Souvent. D'autant qu'elle est très expansive et clame son plaisir avec infiniment de conviction.
‒ Il y a quelqu'un…
‒ Et alors qu'est-ce qu'on s'en fout ? Continue !
Et elle jette éperdument son bassin contre le mien.
‒ Allez, quoi ! Allez !
‒ Il y a quelqu'un…
‒ Et alors qu'est-ce qu'on s'en fout ? Continue !
Et elle jette éperdument son bassin contre le mien.
‒ Allez, quoi ! Allez !
On se rajuste. On reprend notre souffle.
‒ Ça te gêne pas ?
‒ Quoi donc ?
‒ Qu'on nous voie… Qu'on nous entende…
Elle finit de renfiler sa culotte.
‒ Ça me gêne pas, non ! J'adore ça. Tu t'en es pas encore rendu compte depuis le temps ?
‒ Ça te gêne pas ?
‒ Quoi donc ?
‒ Qu'on nous voie… Qu'on nous entende…
Elle finit de renfiler sa culotte.
‒ Ça me gêne pas, non ! J'adore ça. Tu t'en es pas encore rendu compte depuis le temps ?
Samedi 2 janvier.
‒ C'est moi !
Émilie.
‒ Bonne année !
Elle m'a effleuré les lèvres.
‒ Merci. À toi aussi.
‒ Il y a même un cadeau si tu veux.
Émilie.
‒ Bonne année !
Elle m'a effleuré les lèvres.
‒ Merci. À toi aussi.
‒ Il y a même un cadeau si tu veux.
J'ai levé un sourcil interrogateur.
‒ Ah, oui ? Et quoi donc ?
‒ T'as déjà sauté une femme enceinte ?
‒ Pas à ma connaissance, non !
‒ Eh ben, tu vas pouvoir !
‒ Ah, oui ? Et quoi donc ?
‒ T'as déjà sauté une femme enceinte ?
‒ Pas à ma connaissance, non !
‒ Eh ben, tu vas pouvoir !
Et elle m'a poussé vers le lit. M'y a fait tomber.
‒ Laisse-toi faire ! Laisse-moi faire !
Elle m'a déshabillé. M'a tout arraché. S'est penchée sur ma queue.
‒ Eh, mais c'est qu'elle est toujours là, elle, fidèle au poste.
Elle l'a flattée, lui a donné tout un tas de petits coups de langue.
‒ Comment elle m'a manqué, celle-là ! C'est de la folie.
Elle l'a prise en bouche, l'a presque aussitôt abandonnée.
‒ Viens ! Viens !
Elle ne m'en a pas laissé le temps.
Elle m'a grimpé, m'a enfoui en elle et s'est élancée, conquérante à la recherche de son plaisir. Qu'elle a eu presque aussitôt.
‒ Laisse-toi faire ! Laisse-moi faire !
Elle m'a déshabillé. M'a tout arraché. S'est penchée sur ma queue.
‒ Eh, mais c'est qu'elle est toujours là, elle, fidèle au poste.
Elle l'a flattée, lui a donné tout un tas de petits coups de langue.
‒ Comment elle m'a manqué, celle-là ! C'est de la folie.
Elle l'a prise en bouche, l'a presque aussitôt abandonnée.
‒ Viens ! Viens !
Elle ne m'en a pas laissé le temps.
Elle m'a grimpé, m'a enfoui en elle et s'est élancée, conquérante à la recherche de son plaisir. Qu'elle a eu presque aussitôt.
Elle a laissé tomber sa tête au creux de mon épaule.
‒ Hou ! Ça fait du bien !
L'a relevée.
‒ C'était déjà pas mal avant, mais alors depuis que je suis en cloque, je pense plus qu'à ça. Le cul ! Le cul ! Le cul ! Je suis trempée vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! Ah, faut pas m'en promettre !
‒ Tu t'es décidée à une grossesse alors, finalement !
‒ Comme tu vois, oui ! Il fallait. J'allais pas tergiverser comme ça pendant des années. Au risque qu'il finisse par être trop tard.
Elle m'a pincé un téton.
‒ Bon, mais je suis pas venue pour discuter, moi ! On a mieux à faire. Beaucoup mieux.
‒ Hou ! Ça fait du bien !
L'a relevée.
‒ C'était déjà pas mal avant, mais alors depuis que je suis en cloque, je pense plus qu'à ça. Le cul ! Le cul ! Le cul ! Je suis trempée vingt-quatre heures sur vingt-quatre ! Ah, faut pas m'en promettre !
‒ Tu t'es décidée à une grossesse alors, finalement !
‒ Comme tu vois, oui ! Il fallait. J'allais pas tergiverser comme ça pendant des années. Au risque qu'il finisse par être trop tard.
Elle m'a pincé un téton.
‒ Bon, mais je suis pas venue pour discuter, moi ! On a mieux à faire. Beaucoup mieux.
Dimanche 3 janvier.
Tout un remue-ménage en face dans l'appartement qu'occupaient Charline, Pauline et leur mère. Des meubles. Des cartons. De nouveaux locataires.
Mercredi 6 janvier.
J'ai mené ma petite enquête. Ce sont trois femmes qui viennent d'emménager en face. Comme par hasard, une mère et ses deux filles. J'en ai aperçu une. Elle a une vingtaine d'années. Elle est belle comme un cœur. Alors!
FIN
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Mais la, quelle belle surprise.
29 chapitres, ce n'est pas possible, ça va tourner en rond .... et non, c'est très agréable à lire, et si varié.
Un grand plaisir,
Merci,
Stéphane
De tous les textes que j'ai écrits, celui-ci est mon préféré.
Il est toujours difficile de conclure, c'est fait avec brio. Bravo !!
Je crois bien que ces personnages vont me manquer, même ton héros que parfois j'aurais aimé secouer de temps en temps (rire)
D'ailleurs, il serait temps qu'il se mette à bosser pour cotiser, comme le font ses deux copines préférées, sinon à 64 ans il va pleurer...
Tout l'art de ce "héros" a consisté à arriver systématiquement à ses fins tout en donnant le sentiment de se laisser porter par les événements.
Curieusement d'ailleurs, tous les commentaires qui ont été postés sur ce récit tout au long des 29 chapitres l'ont été, à une rare exception près, par des hommes. Ce héros manipulateur ne semble pas enthousiasmer les femmes.
C'est le coeur lourd que j'abandonne cette histoire, en attendant de trouver mon prochain coup (de coeur)
Merci Exorium !
J'ai bien aimé. Merci encore d'écrire pour nous lecteurs.
J'espère que mes histoires à venir vous plairont tout autant.
Bravo pour avoir mené cette histoire au long cours jusqu'à son terme en réussissant à m'accrocher tout au long des péripéties de ces personnages attachants !