Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La serveuse de l'Albatros — Chapitre 15 · La grille de loto
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La serveuse de l'Albatros
Chapitre 15 · La grille de loto
Sophie était allée voir Chantal un week-end à Chambéry, juste retour des choses maintenant qu'elles s'étaient retrouvées et s'étaient découvertes une même complicité. Elles se racontèrent leurs nouvelles expériences dans leur ville respective et quand l'une parlait, l'autre buvait ses paroles en l'écoutant religieusement. Quand elles eurent fini, un long silence s'établit, toutes deux encore sous le charme de ces instants de grande excitation. Et puis tout à coup Chantal s'écria : "Mon loto, il est déjà 18 heures, il faut que j'aille remplir mon coupon avant ce soir".
— Tu viens avec moi ? C'est juste à côté, on boira une bière en même temps. Et puis on pourrait se faire une petite exhibe en passant. Il y a toujours pleins de types à picoler à cette heure là, ça nous rappellera le bon vieux temps.
Sophie était enchantée de cette idée et elle changea son jean pour une petite robe légère à fleurs bleue qui lui arrivait à mi-cuisses. Elle hésita un moment et finalement retira son string qu'elle jeta dans un coin de la salle de bain. Elle mettait toujours une culotte sous un pantalon serré car elle ne supportait pas le contact de la couture sur son clitoris trop sensible. Un coup de peigne et les voilà parties toutes guillerettes. Chantal n'avait pas changé sa tenue car elle portait déjà une jupe qui découvrait encore plus ses jambes que celle de Sophie, d'autant plus qu'elle avait délibérément défait le bouton du bas. En descendant par l'ascenseur cage, Chantal souleva le devant de sa jupe pour montrer à son amie qu'elle n'avait pas de culotte. Sophie fit de même et elles partirent dans un rire qui attira l'attention d'un brave locataire qui montait l'escalier en soufflant et lui fit lever la tête vers la cage qui descendait.
Le vieil ascenseur étant d'un modèle ancien, complètement ajouré car simplement constitué de grilles, il ne manqua pas d'apercevoir le dessous des jupes et ne dut pas en croire ses yeux. En voyant son air hébété quand elles le croisèrent, les deux filles repartirent de plus belle dans leur rire de folles.
Tout en marchant, Chantal dit à Sophie qu'elle avait envie d'aller très loin dans cette exhibition, tellement l'histoire des miroirs l'avait excitée :
— Je sens qu'on va bien s'amuser. Mais je t'avoue que j'ai un peu la trouille des réactions des types. Surtout s'ils sont un peu éméchés.
Après réflexion, elle préférait passer chercher Marc à son travail afin de l'avoir sous la main si ça devait mal se passer. Elle convinrent alors que Marc et Sophie, se mettraient à une autre table pour observer la scène et intervenir si besoin était. Sophie, habituée à ces exhibitions en terrasse des cafés, accepta de s'en passer cette fois-ci et donna quelques conseils techniques à son amie qui tentait ça pour la première fois sans culotte. Elle lui dit qu'après tout, ce n'était pas beaucoup plus difficile qu'avec. Chantal, rassurée, appela Marc au téléphone pour le prévenir qu'elles passaient le chercher.
Lorsque Marc les eut rejoint, il ne leur fallut pas longtemps pour arriver à La Favorite, le café-tabac-loto où Chantal avait l'habitude de déposer son bulletin. Ils la laissèrent prendre un peu d'avance afin de ne pas arriver exactement en même temps. Il y avait du monde mais pas mal de tables étaient encore disponibles. Après une rapide inspection de la salle, Chantal choisit la table libre la mieux placée par rapport aux types assis. Il y avait un homme qui lisait son journal au fond et que l'arrivée de la fille n'avait pas du tout dérangé, absorbé qu'il était dans sa lecture. Et puis un autre un peu sur la droite qui leva les yeux avec insistance sur cette jolie paire de jambes lisses et les replongea dans sa bière. Un troisième lui faisait face et ne tarda pas à s'intéresser plus au-dessous de sa table qu'à la pile de coupons de loto qu'il avait devant lui. Elle s'était assise sur la banquette sans paraître s'occuper de son entourage.
Elle aperçut Marc et Sophie choisir aussi une table juste à côté de son voyeur potentiel.
Elle commanda une bière et ne voulant pas aller trop vite, garda encore les jambes serrées sans toutefois les croiser comme le font systématiquement les femmes en jupe. Cette attitude, pourtant encore sage, attisa l'intérêt du type d'en face dont le regard ne décollait plus de ses genoux. Son esprit travaillait dur à se demander s'il aurait la chance d'apercevoir le slip de cette fille en jupe courte au moment où elle croiserait les jambes, car forcément elle les croiserait, elles font toutes ça. Marc et Sophie avaient aussi commandé et discutaient discrètement en observant alternativement leur copine et le type qui se présentait de trois quart pour eux. Ils voyaient nettement la direction de son regard et s'en amusaient déjà. Ils se rendirent même compte que doucement, il déplaçait sa chaise un peu plus sur le côté afin de se trouver pile en face de Chantal et plonger exactement entre ses cuisses, sans donner l'impression de s'intéresser à autre chose qu'à ses billets de loto.
Chantal, tout en remplissant sa propre grille qu'elle avait prise en passant, réfléchissait sur ce qu'elle devait faire maintenant. Elle repensa à ce que lui avait dit Sophie : son geste devait être le plus naturel possible lorsqu'elle écarterait doucement les jambes. Rien que d'y songer, elle sentait sa vulve s'humidifier et se rappela alors que Sophie lui avait conseillée de passer aux toilettes faire ressortir ses lèvres vaginales pour offrir le grand jeu au voyeur. Elle se leva donc et emportant sa grille de loto et son sac à main, se dirigea vers le fond de la salle.
Le type profita de son absence pour commander une autre bière ; il ne s'agissait pas d'être dérangé par le serveur voulant renouveler les boissons au moment le plus crucial. Chantal revint après quelques minutes et se rassit sans s'occuper de la position de sa jupe qui se trouva bien plus relevée qu'avant, surtout qu'elle s'était cette fois-ci un peu enfoncée dans la banquette et avait avancé ses fesses plus sur le bord. Son sexe ne touchait plus le siège et pour éviter de glisser encore, elle posa les deux pieds sur la barre métallique horizontale de la table, à quelques vingt centimètres du sol. Bien qu'un peu plus sur le côté, Marc, aux anges, voyait la scène presque mieux que le type qui avait encore devant lui des jambes serrées. Il apercevait déjà un peu du sexe de sa copine sous ses jambes relevées. Elle semblait absente à tout ce qui l'entourait et il considéra qu'elle jouait merveilleusement bien l'innocence.
Sophie en convint et ressentit une légère crispation dans le bas ventre. Elle se surprit à écarter un peu les genoux en appuyant discrètement son poing fermé sur son pubis à travers la jupe comme pour calmer ce plaisir qu'elle sentait monter en elle.
En buvant une gorgée de bière, Chantal regarda sans y paraître le type en face d'elle, et vit que son regard était dirigé vers ses genoux. Il ne voyait encore rien puisqu'elle tenait toujours ses genoux serrés. Alors elle les ouvrit légèrement tout en fixant l'homme qui de toute façon n'était attentif qu'à une chose : ce qui se passait sous la table. Elle sembla distinguer un rosissement plus prononcé de ses joues à ce moment là. Lui qui pensait sans doute apercevoir un bout de petite culotte, devait jurer des « nom de Dieu » au fond de lui-même en voyant un tel trésor se présenter à lui. Il n'arrivait plus à décoller les yeux de cette vision inespérée. Il se tourna néanmoins à gauche et à droite pour vérifier si quelqu'un d'autre avait vu ça aussi, mais personne ne faisait attention ou n'était bien placé pour voir. Il était le seul à pouvoir en profiter et regardant à nouveau, but une large gorgée de bière pour se rafraîchir la langue qui s'était tout à coup asséchée.
Chantal jeta un regard vers le bas pour essayer de se rendre compte de sa tenue, ne vit pas sa chatte mais seulement le haut de ses cuisses largement découvertes par la remontée de la jupe qui n'avait pas suivi le mouvement descendant de ses fesses sur la banquette. Elle sentait d'ailleurs le froid du revêtement plastifié du siège sur ses fesses que le bord de la jupe ne couvrait plus. Déjà très excitée de sentir cette paire d'yeux entre ses cuisses, elle écarta encore un peu plus les jambes. Sophie et Marc ne discutaient plus mais appréciaient la performance de Chantal. Tous les deux ressentaient un frisson de plaisir leur parcourir la colonne vertébrale tellement la scène paraissait d'un érotisme troublant.
Chantal poussa alors le bouchon vraiment loin lorsque, ayant cherché en vain dans son sac, elle s'adressa directement au type pour lui demander du feu. Marc eut à ce moment un sursaut comme si une angoisse soudaine l'étreignait tout à coup. Sophie s'en aperçut et posant sa main sur la sienne, lui assura que c'était prévu d'avance.
Le type se leva pour lui apporter son briquet et tout en allumant la cigarette, il restait dans une position debout, un peu écarté de la table comme pour contempler de plus près sa chatte maintenant largement offerte à sa vue. Bien évidemment, et les filles l'avaient déjà supposé, le type proposa de lui offrir un verre, ce qu'accepta volontiers Chantal. L'homme récupéra son verre sur l'autre table et s'assit à côté d'elle en appelant le serveur par signe. Ils se mirent à discuter sans que Marc et Sophie n'entendent ce qu'ils se disaient. De temps à autre, il reluquait les cuisses de Chantal mais ne pouvait plus voir sa chatte qui était vraiment mouillée maintenant. Il n'était pas particulièrement séduisant, pas attirant du tout même, mais avait l'air gentil et sa compagnie était plaisante. Tandis qu'il parlait, elle sentit sa main sur sa cuisse mais ne fit rien pour la repousser.
Elle pensa que c'était une éventualité qu'elle avait envisagée, et Sophie lui avait répondu : « pourquoi ne pas le laisser faire ? tu verras bien jusqu'où il ira et tu décideras toi-même des limites ». Elle jeta un petit coup d'œil discret à Marc qui bien sûr s'était aperçu de la chose, et pensa qu'il devait beaucoup apprécier, lui dont le fantasme était justement de voir sa concubine caressée par un inconnu. Effectivement, Marc appréciait beaucoup, à tel point même qu'il bandait comme un taureau et que son sexe serré dans son jean ajusté lui faisait mal.
Chantal laissa donc cette main sur sa cuisse et comme il n'était pas tard, elle accepta un autre verre. La main du mec était maintenant beaucoup plus entreprenante, et bien qu'elle eut un peu d'appréhension, la présence de Marc et Sophie un peu plus loin, qui en passant en étaient au moins à leur troisième verre de bière, la rassurait quelque peu. Le type ne s'occupait plus trop de savoir si ses caresses étaient visibles des autres consommateurs, et poussait de plus en plus loin sa main entre les cuisses de Chantal. Elle lui avait juste donné son prénom, mais bien sûr pas son adresse. Il lui dit qu'il avait bien vu qu'elle ne portait pas de culotte sous sa jupe et que sa toison peu fournie ne cachait pas grand chose de son intimité. Elle lui répondit que c'était son choix de ne pas porter de culotte et qu'il n'était pas obligé de regarder, ce qui le fit sourire.
S'enhardissant un peu plus, il passa un doigt entre ses lèvres ouvertes et trempées, s'arrêta un moment pour titiller son clitoris et descendit encore pour tenter de le rentrer dans son vagin. Là, elle estima que la limite était dépassée et repoussa sa main trop audacieuse. Il lui proposa alors de baiser mais elle refusa catégoriquement et pour clore l'entretien, jetant un œil à sa montre, lui dit qu'elle devait partir maintenant. Elle quitta précipitamment le café, après l'avoir remercié pour les bières et s'enfuit sans même se retourner sur ses amis. Le type resta un peu surpris de cette fuite si soudaine mais finalement trouva sans doute que ce jour là, le spectacle avait bien valu 2 ou 3 bières de plus que d'habitude. Il sourit en lui-même quand il vit la tache humide sur la banquette à côté de lui.
Marc et Sophie payèrent leurs consommations et sortirent derrière elle. Chantal les attendait un peu plus loin et leur dit qu'elle était à deux doigts de jouir, c'est pour ça qu'elle était partie si vite. Ce n'était pas seulement sa main, c'était aussi eux qui la regardaient, tout quoi. « Je suis trempée » leur dit-elle, « il faut que je me change ».
Ce soir là, Chantal fit l'amour à Marc comme jamais ; elle eut un orgasme énorme qui la laissa pantelante sur le lit. Elle allait s'endormir lorsqu'elle se redressa en sursaut en criant : « Merde, j'ai laissé ma grille de loto dans mon sac »
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Toujours est-il que j'ai fréquenté ce bar nommé La Favorite à Chambéry avec ma compagne prénommée Chantal et mon prénom étant celui de ce chapitre.
Toujours est-il que j'ai fréquenté ce bar nommé La Favorite à Chambéry avec ma compagne prénommée Chantal et mon prénom étant celui de ce chapitre.