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✦ jamy44 La serveuse de l'Albatros XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

La serveuse de l'Albatros — Chapitre 2

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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La serveuse de l'Albatros

Chapitre 2

Le soleil venait d'apparaître au-dessus des toits et jetait, à travers la vitrine de mon atelier, des traits de lumière qui s'écrasaient en flaques d'or de formes géométriques sur le mur du fond. Les deux mains dans la poche ventrale de mon tablier bleu, debout dans un coin encore dans la pénombre, je contemplais, immobile, la poussière grouillante de ces lignes de clarté. Cette poussière, toujours présente dans un atelier de reliure, car on y ponce continuellement des cartons et des papiers, s'insinuait partout sans qu'on la soupçonne, sauf quand le soleil, justement, la révélait de ses rayons. Je regardais danser ces fines paillettes d'or en essayant d'en suivre le parcours jusqu'à ce qu'elles disparaissent dans la zone d'ombre. Je venais de coller les feuilles de garde d'un ouvrage et après l'avoir mis sous presse, j'attendais en rêvant que le livre soit sec.
Le soleil ne restait guère longtemps et il fallait vite en profiter avant qu'il ne se cache derrière le mur de l'immeuble d'en face. Lorsque les poussières d'or s'éteignirent, je repris mon travail délaissé pour quelques instants de contemplation. J'avais pris l'habitude de faire une petite pause à ce moment de la matinée où le soleil apparaissait un court instant entre les toits des immeubles et venait illuminer ma vitrine. J'en profitais pour faire mentalement l'inventaire des fournitures dont j'aurai besoin dans les jours suivants, ce qui me permettait sans rien inscrire de me remémorer la liste des achats de la semaine. J'allais le vendredi après-midi, jour de fermeture, faire la tournée de mes fournisseurs dans le 6ème arrondissement, autour de la place Saint-André des Arts. J'affectionnais particulièrement cet endroit de Paris, plein de vieilles boutiques où je trouvais les vieux livres qui encombraient mes étagères.
C'est un quartier jeune et animé près des universités, des quais et du jardin du Luxembourg. Il m'arrivait souvent, mes courses faites, de m'y attarder à la terrasse d'un café devant un demi, pour lire ou regarder les gens passer.
Il y a tant de monde à toute heure de la journée dans les rues de Paris que c'est toujours un ravissement d'observer autour de soi ce qui se passe. A quelques années de la retraite, je dois dire que c'était surtout les jeunes femmes court vêtues qui attiraient mon regard. Je n'étais d'ailleurs pas le seul, en ces jours chauds de l'été à lever l'œil sur une jupe ou une robe légère qui passait alentour. C'est vrai que le pantalon, jean ou autre, rencontre beaucoup d'adeptes chez la gent féminine, même aux temps chauds de l'été, et que les jupes se font de plus en plus rares. Alors dès que l'occasion se présente, nous ne manquons pas, nous les hommes, d'y jeter un regard admiratif et heureux. Et quand la jupe est courte, le regard s'éternise un peu plus bas, sur les jambes et c'est toujours un enchantement.
Ce vendredi-là, mes achats faits, je m'étais installé à la terrasse d'un café de la place Saint-André des Arts et je relisais ma facture en sirotant un demi pression bien frais à l'ombre d'un parasol. Entre deux chiffres, je vis une magnifique jeune fille blonde aux cheveux mi-longs s'installer à la table juste en face de moi, table que j'avais délaissée, car elle me semblait trop au soleil ; mais pas elle incontestablement, car elle ne prit même pas la peine de pousser sa chaise sous le parasol. De fait, elle me faisait face, et le soleil éclairait son visage radieux.
Derrière mes lunettes noires, je ne pouvais détacher mon regard de ce visage si doux. Elle commanda un jus de fruits avec des glaçons et fouilla dans son sac pour en retirer un livre épais comme une bible puis, ayant bu une gorgée, elle se plongea dans sa lecture. Bien qu'elle ne me voyait pas la regarder, j'avais besoin de me donner une contenance en gardant à la main ma facture que je faisais semblant de consulter. Cette fille était vraiment très jolie et sa robe blanche faisait un joyeux contraste avec l'ocre mat de ses jambes croisées. Son pied nu dans sa fine chaussure à talon carré se balançait doucement sous la table. Un mouvement incontrôlé sûrement.
Elle devait avoir entre 18 et 22 ans, et plus je la regardais, plus je me disais que ce visage ne m'était pas inconnu. Mais où l'avais-je déjà rencontrée ?
Et puis, tout à coup, je ressentis une vive émotion me faisant trembler la main qui tenait encore la facture. Sans quitter des yeux son livre, elle venait de décroiser les jambes qu'elle tenait maintenant côte à côte. Ce simple geste me fit baisser les yeux vers le dessous de sa table. Une large zone rouge marquait sur sa cuisse l'endroit du contact prolongé avec son autre jambe. Cet inconfort relatif l'avait sans doute conduite à prendre une autre position plus confortable. Et puis, il me semblait aussi qu'elle se tenait nettement moins droite dans sa chaise qu'auparavant. Le simple fait d'avoir laissé glisser son bassin vers l'avant avait fait remonter la robe et dévoilait largement ses cuisses dorées que le soleil, assez bas à cette heure de l'après-midi, éclairait. Cette progression inconsciente pour rechercher une meilleure assise avait même fait sortir le bas de la robe de l'ombre de la table.
Je bus la dernière gorgée de ma bière devenue tiède et fis un signe au garçon pour qu'il renouvelle ma consommation.
Les glaçons avaient complètement fondu dans le verre à peine entamé de la fille. Le serveur m'apporta mon autre bière que je lui réglai sur-le-champ. Le temps de me servir et me rendre la monnaie, il restait planté entre nos deux tables, l'imbécile. Lorsqu’enfin il se dégagea de ma ligne de mire, je pus à nouveau profiter de cette splendide vue.
Elle n'avait pas bougé, toujours absorbée par sa lecture, mais ses genoux s'étaient légèrement écartés et je pouvais deviner sous sa robe blanche laissant entrer par transparence la lumière du soleil qu'elle ne portait absolument rien dessous. J'en avais le souffle coupé et mon cœur se mit à battre plus vite. Je bus avidement la moitié de mon verre pour réhydrater ma gorge soudain sèche. Je croyais rêver et je plissais les yeux derrière mes lunettes noires pour mettre au point mes yeux de myope dont la fiabilité laissait à désirer depuis une bonne dizaine d'années. Mais non, elle ne portait vraiment rien, pas même un petit string ni une culotte couleur chair. Je voyais parfaitement entre les deux renflements de ses cuisses, le sillon charnu un peu plus sombre de ses lèvres. Et puis aussi l'ombre brune de sa toison au-dessus. Elle n'était donc pas une vraie blonde, j'en avais la preuve absolue.
Elle n'avait des poils que sur le pubis, le reste de son sexe étant parfaitement rasé et lisse, ce qui permettait de découvrir sans entrave les contours et les replis de sa peau comme les pétales d'une orchidée tournée vers la lumière. Que ce sexe de femme était beau ! Rien de vulgaire ni de provocant dans cette image de dessous la table. Je me délectais en silence.
Pourtant, un moment, je quittai des yeux ce spectacle magnifique pour vérifier si d'autres que moi voyaient cela. Mais non, tous étaient mal placés et ne pouvaient donc rien remarquer. J'étais le seul, l'élu qui avait la chance de voir. J'aurais pourtant voulu faire partager cette vision à d'autres, leur dire : regardez ! N'est-ce pas une chose merveilleuse, là, sous vos yeux ? Mais non. Ils ne comprendraient pas forcément. Ils ne sauraient sans doute pas apprécier la beauté du spectacle avec le même charme. Et puis, je croyais que l'enchantement ne pouvait exister que si un seul était choisi. Et c'était moi.
J'ai cru un moment qu'elle s'était aperçue que je regardais sous sa robe, car elle eut un mouvement brusque qui lui fit resserrer les jambes. Non juste sa main qui se mit à lui gratter le genou. Une petite démangeaison, sans plus. La trace de ses ongles était encore visible sur le genou en quatre griffures parallèles blanches sur sa peau bronzée. Elle reprit sa position des jambes toujours ouvertes, peut-être un peu plus qu'auparavant, et la main griffeuse tourna une page.
J'avais l'impression que ses petites lèvres brillaient dans la lumière du soleil et qu'elles s'étaient légèrement entrouvertes. Oui, c'était cela, elles étaient nettement plus gonflées qu'avant et un peu d'humidité suintait. Entre ses lèvres et son pubis, je voyais aussi pointer ce que je n'avais pas encore remarqué, son clitoris. On l'apercevait qui dépassait un peu de son manchon. Et il grossissait encore. C'est sûr, la chaleur avait un effet excitant sur ce sexe offert au soleil.
L'excitation me gagna aussi et je me surpris une main dans la poche de mon pantalon à caresser à travers le tissu mon pénis devenu tout chaud. Il prit de la consistance sous mes doigts lorsque j'en frottais de l'index le bout sensible. La fille en face de moi ne savait sans doute pas l'effet qu'elle était en train de me faire, et il valait sans doute mieux qu'elle ne le sache pas. J'arrêtais pourtant rapidement de me masturber, car je sentais venir l'extase incontrôlable synonyme d'éjaculation. L'endroit était tout de même inapproprié.
De son côté, je suppose qu'elle devait aussi ressentir son propre émoi, le gonflement de son clitoris complètement sorti désormais et l'humidification de son vagin qui mouillait ses lèvres. Je me demandais si elle s'était rendu compte que je la regardais. Non, sans doute que non, sinon elle aurait eu un regard vers moi, inévitablement. Et elle n'avait pas quitté les yeux de son livre. Enfin c'est ce qu'il m'avait semblé, derrière ses lunettes de soleil. Elle n'avait pas non plus fait le moindre geste pour rectifier sa position devenue indécente. Elle m'ignorait totalement.
Elle referma brusquement en un mouvement synchronisé son livre et ses cuisses et fouilla dans son sac afin de chercher de la monnaie. Elle déposa quelques pièces dans la coupelle, termina son verre, se leva et partit. Ce retour brutal à la réalité me surprit à tel point que je perdis de précieuses secondes à héler le garçon pour lui payer une consommation que je lui avais déjà réglée. J'attrapai mon sac plein des fournitures que j'avais achetées et partis dans sa direction, mais malheureusement, je l'avais perdue de vue. Le charme s'était éteint, définitivement.
Rêve ou réalité ?
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Photo de profil de Sabine Edwarda
Sabine Edwarda
2 septembre 2023 à 10:57
Très bien écrit, très sensuel.
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Photo de profil de Gubbe
Gubbe
29 mai 2023 à 11:57
J’adore. Oui je suis d’accord avec Takatan tres bien ecris
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Takatan
28 mars 2023 à 07:06
Un doux rêve. Belle écriture. C’est rare
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Photo de profil de BluePanthere
BluePanthere
27 mars 2023 à 18:19
Le genre de moment hors du temps qui nous fait tous rêver !
Merci pour cette splendide retranscription :)
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Photo de profil de Davidorab
Davidorab
27 mars 2023 à 17:59
Il semble que Sophie a repris l'entraînement...ça a l'air efficace !
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Utilisateur supprimé
27 mars 2023 à 16:23
Surtout lisez bien tous les chapitres dans l'ordre, c'est important. Merci encore pour vos commentaires.
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Utilisateur supprimé
27 mars 2023 à 16:15
J’aime bien ces petits moments hors du temps.
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