Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La serveuse de l'Albatros — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La serveuse de l'Albatros
Chapitre 10
En jupe écossaise grise et petit pull noir, Sophie trônait derrière le comptoir. Yolande lisait un magazine qu'elle posait quand un fumeur venait au ravitaillement. Jean, planté comme un videur de boîte de nuit à l'entrée, surveillait la terrasse. Fernand était parti pour l'après-midi faire des courses. C'était très calme ; quelques clients quand même, éparpillés en salle et en terrasse. Vers 17 heures, à la sortie des bureaux, le café serait sans doute plus animé.
En attendant, Sophie restait appuyée le derrière contre un des meubles frigo, les bras croisés, à surveiller la salle en attente d'une nouvelle commande. C'est là, dans ces armoires, qu'on rangeait au frais toutes les bouteilles sur des claies de bois. Elle sentait la poignée de la porte contre ses fesses. Ces vieux meubles réfrigérés s'ouvraient en basculant une grosse poignée de cuivre, dirigée vers le haut, recouverte d'un manchon de porcelaine. Elle se déplaça un peu pour qu'elle soit juste dans sa raie. C'était marrant, elle n'avait jamais remarqué que ces poignées étaient juste à la hauteur de son anus. Enfin ce devait être elle qui était à la bonne hauteur, grâce à l'estrade et à ses chaussures à talons. Discrètement, elle fit bouger son derrière pour sentir la manette entre ses fesses.
La jupe empêchait le contact direct, alors elle se mit sur la pointe des pieds et la fit passer par-dessus la poignée. Quel bonheur de ne pas avoir de culotte ! Elle perçut le froid de la porcelaine contre sa peau, tout près de son anus, et se cambra un peu jusqu'à sentir le bout de la poignée à l'entrée de son trou. C'était divin. Elle resta immobile un moment, regardant si Yolande ne remarquait rien. Mais non, elle était trop absorbée par sa lecture et ne pouvait pas la voir à travers la vitre en verre dépoli qui la séparait du bar. Et puis les rares clients de la salle ne voyaient pas par-dessus le bar. Il n'y avait personne au comptoir.
Imperceptiblement, elle frotta son anus contre l'extrémité métallique réchauffée par le contact de sa fesse. Heureusement que la poignée n'était pas pointue. Au contraire, un renflement sphérique en cuivre en protégeait le bout. Par un lent mouvement circulaire de ses hanches, elle fit tourner cette petite boule autour de son trou. Mais le métal, trop sec, collait et lui tiraillait la peau. Il aurait fallu lubrifier. Discrètement, elle saliva sur son doigt, déposa la goutte de salive sur son anus et recommença son manège. C'était nettement mieux, mais rapidement, la salive sécha et la poignée recommença à coller. Elle s'apprêtait à porter à nouveau un doigt à sa bouche quand Jean cria de l'entrée "Et 2 coca, 2", ce qui la fit sursauter au point que la boule força contre son trou et faillit y entrer toute seule, malgré le manque de lubrification.
Sophie retrouva ses esprits très vite et prépara les boissons demandées. Lorsque le serveur les emporta vers la terrasse, elle s'adossa à nouveau contre un des frigos et se positionna en tâtant de la fesse la poignée. Ce n'était pas la même, mais qu'importe. Pourtant, celle-là était différente. Ah oui, c'était celle qui fermait mal, trop usée sans doute. Elle bâillait toujours vers l'avant et on se la prenait souvent dans la hanche en passant. Sophie avait un bleu en permanence sur le côté depuis qu'elle travaillait ici.
Elle refit comme tout à l'heure passer sa jupe par dessus et se cambra légèrement. Elle sentait cette poignée, mais plus bas que l'autre, si bien qu'elle devait se baisser pour y coller son anus. Comme la manette était en fait presque à l'horizontale, en cambrant fortement les reins, Sophie la fit passer juste entre ses lèvres qui se trouvaient à la bonne hauteur de la boule sans qu'elle ait besoin de trop plier les genoux. Il ne fallut pas longtemps pour que la poignée trouve toute seule l'entrée de son vagin et y entre avec facilité vu l'humidité de sa vulve. C'était dur et encore froid, pas très agréable, mais rapidement, elle sentit l'excitation monter en elle. L'objet avait approximativement la taille d'un pénis en érection.
Elle s'accouda au marbre derrière elle et se laissant doucement monter et descendre jusqu'à la base de la tige, elle se masturba sans qu'autour d'elle on ne s'aperçoive de ce qu'elle était en train de faire. Elle s'arrêta lorsqu'elle sentit couler à l'intérieur de sa cuisse une larme de son jus et se dégagea de la porte. Son mouvement fut si soudain que la porte s'ouvrit dans son dos lorsqu'elle s'en écarta. Elle venait d'ouvrir avec son vagin et cette idée la fit rire toute seule si bruyamment que Yolande qui était à trois mètres d'elle lui demanda ce qu'elle avait. "Non, c'est rien, une pensée idiote". Elle continuait encore à sourire pendant qu'elle passait l'éponge sur la poignée derrière son dos.
Pas loin de 17 heures, il y avait un peu plus de clients maintenant, aussi bien dehors que dedans, mais c'était loin d'être plein. Sophie faisait son travail en salle, le patron était revenu et avait récupéré son territoire, derrière le comptoir. Et puis, alors qu'elle était en train de préparer un ticket à sa caisse, elle sentit une main lui tapoter l'épaule. Elle se retourna et reconnut un des clients habituels qui commença à lui raconter une de ses histoires mirobolantes dont elle n'avait que faire, mais qu'elle écoutait par politesse. Et puis aussi parce que c'était un des plus gentils de la bande. Il lui laissait toujours 1 euro de pourboire quelle que soit sa consommation.
Un copain à lui arriva peu après, sympa aussi celui-là, et le premier reprit son histoire au début pour lui. Sophie leur demanda d'aller s'asseoir à une table afin de dégager l'accès à sa caisse et elle les poussa d'autorité vers celle où elle s'était assise la veille au soir. Le moment était venu de faire une petite surprise à ces deux-là. "C'est bien que ce soit eux", pensa-t-elle. Ils ne déjeunaient jamais ici et ignoraient donc certainement son absence de culotte.
Sophie servait les autres clients, stationnait de temps en temps devant sa caisse, dos à la salle, puis repartait dès qu'un client l'appelait. Les deux compères continuaient à discuter tout en sirotant une bière. Pour l'instant, ils semblaient ne rien avoir remarqué. Elle faisait attention de bien se positionner pour que la lumière du spot, réfléchie par les miroirs entre ses pieds, éclaire sous sa jupe. Les essais qu'elle avait faits la veille la rassuraient sur sa position exacte, devant le clavier. Et puis enfin, au moment où elle revenait vers sa caisse son plateau vide à la main, elle sentit une crispation à l'estomac lorsque la conversation des deux amis changea brusquement. Ils venaient d'apercevoir quelque chose de nouveau.
— Tiens, j'avais jamais remarqué ces taches de lumière, au plafond.
— Moi non plus.
— Ça vient du bas on dirait, oui, tiens, des petits miroirs, là, c'est le spot qui se reflète dedans.
— Moi non plus.
— Ça vient du bas on dirait, oui, tiens, des petits miroirs, là, c'est le spot qui se reflète dedans.
Mais le patron l'interpella juste avant qu'elle n'atteigne la caisse :
— Sophie, ce verre d'eau pour le monsieur au café, près de la porte.
Elle fit demi-tour et porta le verre à l'autre bout de la salle. Quand elle revint, elle sentit bien que l'attitude des deux compères s'était modifiée, ils étaient intrigués par ce changement :
— Eh, Sophie, c'est nouveau ces lumières ?
— Oh non, j'ai juste nettoyé les miroirs du bas, ils étaient immondes. Ça n'avait sans doute jamais été fait.
— Oh non, j'ai juste nettoyé les miroirs du bas, ils étaient immondes. Ça n'avait sans doute jamais été fait.
Fernand, derrière son comptoir, avait entendu les dernières bribes de cette conversation et aperçut lui aussi les taches de lumière au plafond :
— C'est pas mal, Sophie, t'as eu une riche idée. Quand t'auras un moment, faudra faire l'autre aussi.
Heureusement que lui, de son estrade, ne voyait rien d'autre que les taches du plafond, contrairement aux deux autres. Et puis il n'avait sans doute pas assez d'imagination.
Sophie chargea son plateau des trois verres qui attendaient sur le marbre du comptoir et repartit servir sans imprimer le ticket. Quand elle revint pour le faire, les deux buveurs de bière avaient déjà repris leur conversation interrompue. Elle se plaça devant le clavier éteignant par là même les taches lumineuses du plafond, ce qui attira l'attention d'un des gars qui leva la tête machinalement, puis les baissa instinctivement vers les miroirs. Il avait dû comprendre d'un seul coup les conséquences de ce changement. Comme n'importe quel homme un peu cochon aurait compris d'ailleurs. Il voyait très nettement dans un des miroirs le sexe de Sophie éclairé par la lumière du projecteur. C'était magnifique. Des grandes lèvres charnues, lisses avec entre elles le long bourrelet de peau molle, plus sombre, de ses lèvres vaginales qui ressortaient. Il pouvait distinguer aussi un peu de ses poils bruns juste au-dessus de sa fente.
Sophie chargea son plateau des trois verres qui attendaient sur le marbre du comptoir et repartit servir sans imprimer le ticket. Quand elle revint pour le faire, les deux buveurs de bière avaient déjà repris leur conversation interrompue. Elle se plaça devant le clavier éteignant par là même les taches lumineuses du plafond, ce qui attira l'attention d'un des gars qui leva la tête machinalement, puis les baissa instinctivement vers les miroirs. Il avait dû comprendre d'un seul coup les conséquences de ce changement. Comme n'importe quel homme un peu cochon aurait compris d'ailleurs. Il voyait très nettement dans un des miroirs le sexe de Sophie éclairé par la lumière du projecteur. C'était magnifique. Des grandes lèvres charnues, lisses avec entre elles le long bourrelet de peau molle, plus sombre, de ses lèvres vaginales qui ressortaient. Il pouvait distinguer aussi un peu de ses poils bruns juste au-dessus de sa fente.
Une émotion étrange le saisit, ce n'était pas vraiment du désir sexuel, mais plutôt de l'extase, de l'admiration devant une chose aussi belle. L'éclairage renvoyé par les miroirs donnait à cette image une dimension étrange, irréelle comme un tableau en clair-obscur avec des zones d'ombre et de lumière. A aucun moment, il n'a pensé à la vulgarité de la scène, à l'incongruité de la situation, bien au contraire.
L'homme avait posé sa main sur le bras de son ami et d'un coup de menton lui montrait la serveuse. Leur silence soudain alerta Sophie que le moment était venu et qu'ils étaient sans aucun doute en train de fixer les miroirs entre ses pieds. Elle fit comme si de rien n'était, mais ne se pressa pas particulièrement pour taper sa note et la contrôler avant de l'emporter, sans un regard vers les voyeurs. Elle les vit de loin discuter ferme avec de grands gestes vers le plafond et le sol. Ils avaient dû se régaler. Elle aussi, elle en était encore une fois toute mouillée.
Quand elle reparut près du comptoir, ils l'appelèrent pour qu'elle renouvelle leur bière. Elle tapa leur note, mais s'attarda un peu plus longtemps, comme pour les remercier de leur amabilité. Ils lui laissèrent ce jour-là un billet de 5 euros comme pourboire. Ils avaient dû être sacrément contents du service.
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