Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La serveuse de l'Albatros — Chapitre 17 · La serveuse retrouvée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La serveuse de l'Albatros
Chapitre 17 · La serveuse retrouvée
Cela faisait plusieurs jours que j'avais entamé la recherche systématique de la fille de la place Saint André des arts. J'avais visité de nombreux cafés où déjà je m'étais arrêté pour y prendre un verre. Aucune des serveuses ne ressemblait à la fille blonde de la terrasse. Mais j'insistais cependant malgré les nombreuses désillusions. Certaines fois, il me semblait la reconnaître, mais dans le contexte différent d'une salle de bistrot, il m'était difficile d'en être sûr. Dans le doute, je restais parfois des heures à l'observer pour finalement me rendre compte qu'elle était trop petite ou trop grande, pas assez svelte, qu'elle avait le mollet trop fort, le visage pas assez fin et je repartais déçu.
Un jour, à la terrasse de l'Albatros, une brasserie où je me souvenais y avoir déjà bu quelques bières, je l'aperçus enfin. Oui, c'était bien elle, ce même visage d'ange, sans ses lunettes de soleil, cela ne faisait aucun doute. Je reconnaissais sa démarche chaloupée qui faisait virevolter sa jupe courte et je l'imaginais dans sa robe blanche. Je retrouvais la finesse de ses jambes même gainées de fins bas noirs et la blondeur de ses cheveux mi-longs. Ma quête était terminée, j'avais enfin trouvé mon "Graal". J'étais apaisé.
Comme c'était un vieux chnoque de serveur qui s'occupait de la terrasse alors que visiblement elle servait à l'intérieur, je rentrai et repris une autre consommation après m'être absenté quelque minutes pour acheter un livre à la librairie d'à côté. Je passai tout l'après-midi, ce jour-là, dans ce café devant une bière et ce livre qui me donnait une contenance ; mais je ne lisais pas, je la regardais continuellement vaquer à son service. Je m'amusais à penser qu'elle ignorait complètement que j'avais vu sa chatte dévoilée par inadvertance à la terrasse d'un café.
Combien de fois, avons-nous, nous les hommes, en voyant une fille attirante, imaginé son sexe ou ses fesses nues sans qu'elle sache ce que nous pensions. Nous en dessinons alors dans nos têtes les formes que nous aimons ou qui nous sont inspirées par le style de la fille. Les contours de son visage conditionnent la physionomie de sa chatte, sa chevelure avec sa densité et sa couleur celle de sa touffe, un nez un peu long peut-être un clitoris proéminent ; des lèvres charnues auront sans doute leur pendant avec celles du bas, le soin du maquillage révélera la façon de s'épiler, et le style de ses vêtements la nature de ses dessous. Et pourquoi ne pas penser que des joues un peu rondes annoncent des fesses rebondies et fermes. L'avantage que j'avais alors était que mon imagination s'appuyait sur une image concrète d'une chatte réellement aperçue. Comment pouvait-elle imaginer que l'inconnu à qui elle portait un verre puisse connaître cela.
Je fus surpris d'entendre tout à coup un jeune homme que je n'avais pas vu derrière une immense plante verte en pot, l'appeler pour l'inviter à sa table et faire connaissance. Elle y consentit et vint vers lui sans hésitation. Je n'entendis pas ce qu'ils se dirent pendant une demi-heure mais j'imaginais que le type devait sûrement tenter une approche dans l'espoir qu'elle y réponde. La drague était évidente et finalement, ayant aperçu le garçon dans un jeu de miroir, je le trouvais assez beau et tout à fait assorti à ma blonde serveuse.
— Voilà peut-être une jolie histoire d'amour qui commence ! Pensai-je en moi-même.
Vers le milieu de l'après-midi, à la sortie des bureaux, l'activité s'amplifia tout à coup et la serveuse n'eut plus guère le temps de rêvasser derrière son comptoir.
Je restais encore jusqu'à 19 heures, en la regardant toujours discrètement et puis, quand elle quitta son service, je partis aussi. Je me promis de revenir souvent, maintenant que je savais où la retrouver.
Il n'y avait pas à dire, j'étais vraiment ensorcelé.
Je restais encore jusqu'à 19 heures, en la regardant toujours discrètement et puis, quand elle quitta son service, je partis aussi. Je me promis de revenir souvent, maintenant que je savais où la retrouver.
Il n'y avait pas à dire, j'étais vraiment ensorcelé.
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