00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de Une Lisboète singulière, par Bruce75
Couverture de Une Lisboète singulière, par Bruce75
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Une Lisboète singulière — Chapitre 1 · La rencontre

25 minutes
27.2k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de Bruce75
Bruce75
Histoires publiées
71
Abonnés
437
J'aime cumulés
12.3k

Une Lisboète singulière

Chapitre 1 · La rencontre

Ma grand-mère possède une villa sur les hauteurs de Cannes. Son défunt mari, brillant chirurgien est mort depuis deux ans. Elle a engagé par la suite une femme de ménage d'origine portugaise, Maria. Désormais, cette brave femme d'une cinquantaine d'années l'assiste dans ses tâches quotidiennes. Maria vit seule et l'un des fils Juan lui rend quelquefois visite.
Chaque année, mamie me propose de séjourner quelques semaines dans sa grande demeure. Cerise sur le gâteau, la bâtisse est pourvue d'une grande piscine en contrebas. Elle m'a ainsi invité pour un long week-end au mois de mai. Dernier point, je me prénomme Simon.
VENDREDI
En arrivant à la gare, mamie m'avait précisé que Maria m'attendrait près du kiosque à journaux. Elle me l'avait décrite avec précision et je l'avais reconnue grâce à sa longue chevelure brune, voire presque noire. Ne la connaissant pas, je l'avais vouvoyée et en retour, elle m'avait appelé monsieur Simon durant les salutations d'usage. Moi qui m'attendais à rencontrer une femme petite, boulotte, j'avais été agréablement surpris par son physique. Elle devait mesurer environ un mètre soixante-dix, ce qui devait être considéré comme une grande taille dans son pays d'origine. Elle possédait une silhouette mince pour son âge. Vêtue d'une jupe courte, ses jambes fuselées n'avaient pas échappé à mon attention. Elle avait la peau typée des femmes de son pays à savoir légèrement hâlée. Enfin, elle avait un visage aux traits fins, notamment son nez et elle n'était pas une adepte du maquillage. En résumé, la femme de ménage de ma grand-mère se distinguait par un atout charme indéniable.
Nous étions rentrés à la maison et en garant la voiture dans l'allée, elle avait voulu porter ma valise.
— Non non Maria, je vais le faire.
— C'est gentil à vous monsieur Simon, je vous ouvre le coffre.
— Merci, ma grand-mère m'a dit que vous travaillez pour elle depuis deux ans ?
— Oui.
— C'est sympa ici avec la piscine.
— Oui.
— Vous vous baignez de temps en temps ?
— Oui.
J'abrégeai cette conversation à sens unique en accédant à la terrasse.
J'avais une profonde affection pour ma grand-mère et j'étais devenu son chouchou du fait de mes visites régulières. La vieille dame m'avait accueilli chaleureusement. Maria nous avait servi un rafraîchissement sur la terrasse, puis elle s'était effacée de manière discrète. Je m'enquis auprès de mamie de cette employée peu bavarde.
— Elle n'est pas très expansive.
— C'est parce que tu ne la connais pas assez, elle était timide au tout début avec moi et elle n'a pas eu une vie facile mon petit.
— C'est-à-dire ?
— Elle a perdu son mari il y a une dizaine d'années, elle était seule pour élever son dernier fils.
— Ouais en effet, elle parle vachement bien français.
— Elle est arrivée ici il y a trente ans, je vais aller lui demander si elle t'a préparé ta chambre.
— Ne te dérange pas mamie, je vais aller la voir.
D'un pas assuré, je me rendis dans la salle à manger et je croisai la femme de ménage dans le couloir avec des draps sous le bras. J'en déduisis qu'elle s'apprêtait à faire mon lit à l'étage. Je lui proposai de lui venir en aide. Quoique réticente, elle accepta et emprunta la première les escaliers. En montant les marches, j'en profitai pour reluquer ses guiboles ainsi que sa paire de fesses plutôt toniques. Elle déplia le linge et je l'étendis avec elle sur le matelas. J'engageai la conversation au sujet de sa famille.
— Ma grand-mère m'a dit que vous avez des enfants.
— J'ai en trois, deux grandes filles et mon dernier, Juan, il vient me voir assez souvent.
— Vous en avez une grande famille, ça doit être agréable d'avoir votre petit dernier auprès de vous.
— Oui monsieur Simon.
— Vous pouvez m'appeler Simon, j'vais pas vous appeler madame Maria, vous êtes bien trop jeune, insinuai-je en secouant le linge blanc.
— Vous vous trompez monsieur Simon, je ne suis plus toute jeune.
— Euh, vous avez quel âge par simple curiosité ?
— On ne demande jamais l'âge à une femme, on ne vous a pas appris ça ? me rétorqua-t-elle amusée par ma maladresse.
— Excusez-moi.
— Je peux vous le dire, j'ai cinquante-deux ans.
— Ah bah vous ne les faites pas ! Je vous donnais la trentaine, quel est votre secret ?
— Je pratique une heure de gymnastique tous les matins à sept heures et ensuite, je fais des longueurs de bassin monsieur Simon.
Elle ajusta le drap-housse, puis en étala un autre par-dessus. Elle le répartit de manière égale de chaque côté et le borda au bas du lit. Puis ma grande brune que je désignais ainsi chercha dans le placard un oreiller en se mettant sur la pointe des pieds. En l'attrapant, je commentai son geste.
— Vous avez la chance de ne pas être petite.
— Oui.
— Vous faites de la brasse, du crawl ?
— Pas tout à fait, ça s'appelle euh.
Elle allongea son bras le long du corps et mima des mouvements similaires à ceux du crawl. Je compris son geste en lui narrant la scène de Pierre Mondy dans le film de la septième compagnie. J'imitai l'accent de l'acteur Aldo Maccione dans sa réplique culte, qu'est-ce que vous nagez bien chef ! Elle pouffa de rire en tapotant l'oreiller.
— Vous pourriez m'apprendre Maria ?
— Oui je pourrais.
— Merci chef ! blaguai-je en l'entraînant dans un grand fou-rire.
— Oh vous êtes drôle monsieur Simon ! s'esclaffa-t-elle en défroissant la taie pour l'enfiler dans l'oreiller.
J'avais stoppé notre conversation, histoire de ne pas être trop lourd avec mes tas de questions. J'avais assez d'informations la concernant et il lui restait du travail. Une fois mon lit terminé, je la remerciai chaleureusement. Elle me répondit que c'était normal et quitta la pièce.
J'avais marqué un point en la faisant rire. J'espérais la sortir de son mutisme afin de la connaître davantage. Son style me séduisait, sa façon de parler avec un accent m'attirait et physiquement, je la trouvais encore pas mal gaulée. Un gouffre nous séparait concernant son âge et paradoxalement, cet écart ne me dérangeait pas. J'avais eu des aventures faciles avec des filles d'une vingtaine d'années. Maria, mère de famille de trois enfants me paraissait plus complexe à conquérir, et le fait qu'elle ait cinquante-deux ans représentait une sorte de défi selon moi.
Durant le dîner, je m'étais renseigné sur son emploi du temps. Ma belle Portugaise arrêtait son travail à vingt heures et recommençait le lendemain à six heures. Elle faisait un break l'après-midi et dormait au rez-de-chaussée pendant la semaine. Enfin, le dimanche était son jour de repos. Je m'étonnai à ce sujet.
— Elle bosse six jours sur sept mamie ?
— Je lui ai proposé de ne pas venir le samedi et elle a refusé, toute sa famille est rentrée au Portugal et excepté son fils, elle n'a personne ici.
— Donc elle s'emmerde !
— Simon, surveille ton langage, elle doit s'ennuyer sauf quand elle est ici, elle est tout le temps occupée, c'est une vraie perle question ménage.
— Et pour sa pause l'après-midi ?
— Elle adore nager, tu la verras peut-être demain après-midi à moins que ta présence ne la dérange.
— Au contraire, t'as qu'à lui dire qu'elle peut venir.
— Simon, elle fait c'qu'elle veut ! Et puis en quoi ça t'intéresse de la voir ?
— J'ai un peu discuté avec elle et elle doit m'apprendre un style de nage.
— Si tu y tiens absolument, je vais lui en toucher un mot.
Maria allait et venait pour nous débarrasser de nos assiettes. Nous en étions au dessert quand ma grande brune nous apporta nos bols de glace. En les posant, mamie, loin de s'imaginer mon plan diabolique l'interpella adroitement.
— Maria, demain après-midi vous irez à la piscine ?
— Bah il y aura monsieur Simon.
— Et alors ?
— Je pensais que.
— Allons allons Maria ! Ca n'est pas la présence de mon petit-fils qui va vous empêcher de vous baigner et vous devez lui donner un cours de natation.
La femme de ménage acquiesça en hochant de la tête. Ma grand-mère se renseigna sur le type de vêtement de bain qu'elle possédait. Ma quinqua l'informa qu'elle n'avait qu'un maillot une pièce. Ma grand-mère estima ce genre d'ensemble vieillot. Elle la somma d'aller en acheter un dès demain matin en spécifiant de choisir un modèle type bikini. Ma Portugaise ravie de l'aubaine, lui exprima toute sa gratitude, par contre elle émit des réserves quant à ce type de maillot composé d'un soutien-gorge et d'une culotte triangulaire. Elle prétexta être trop âgée pour porter cette tenue. Mamie en féministe convaincue qu'elle était, enfonça le clou.
— Nous ne sommes plus dans les années soixante, vous n'allez pas me ramener un ensemble avec des fleurs !
— Je sais pas madame.
— Vous ne savez pas ! Simon vous accompagnera dans ce cas et vous choisirez un joli bikini, je tiens à ce que vous soyez présentable devant mon petit-fils.
— Oui madame.
Je bénissais ma grand-mère et je jubilais déjà rien qu'à l'idée d'être en compagnie de ma belle Portugaise le lendemain. A la fin de notre repas, je regagnai ma chambre à l'étage. Mamie me souhaita bonne nuit et me précisa que si quelque chose venait à me manquer, je n'aurais qu'à m'adresser à Maria. Je pensai sur l'instant à ma quinqua qui dormait seule dans la pièce du bas. Finalement, je souhaitai également une bonne nuit à ma grand-mère.
SAMEDI
Peu matinal, j'étais descendu en fin de matinée. J'avais avalé un café en présence de ma grande brune solitaire. Habillée d'un short et d'un tee-shirt, elle s'affairait devant les plaques de cuisson. Elle me tournait le dos et ainsi j'avais tout loisir pour scruter son anatomie, en particulier ses cuisses galbées fruits de son fitness matinal. En me servant une autre tasse, je m'approchai d'elle pour lui en proposer une.
— C'est gentil, mais j'ai déjeuné ce matin de bonne heure.
— Ah oui, où ai-je la tête ! Vous avez effectué votre séance de sport ! Hum, ça m'a l'air bien bon tout ça, la complimentai-je en me penchant vers la casserole.
— C'est la recette du Cozido à Portuguesa, c'est un pot-au-feu à la portugaise, m'expliqua-t-elle en se déplaçant vers l'évier.
Avec mon bol en main, je détaillai le profil du visage de Maria. J'étais tombé sous son charme avec son nez fin, ses lèvres pulpeuses et sa chevelure noire. Excessivement timide, ma Portugaise avait cependant osé se renseigner sur ma vie sentimentale. Ce fut en épluchant les pommes de terre qu'elle s'aventura à me poser une question d'ordre intime.
— Vous venez chaque année rendre visite à votre grand-mère, monsieur Simon ?
— Oui madame Maria, lui rétorquai-je agacé par cette formule de politesse.
— Je vais essayer de vous appeler Simon.
— Ce serait plus cool ma chère Maria.
— Euh alors vous venez seul pour la voir ? me demanda-t-elle le nez plongé dans les patates.
— Je viens seul en effet.
— Je vais être peut-être indiscrète, mais comme vous m'avez demandé mon âge hier, j'aimerais savoir quel est le vôtre monsieur Simon ?
— Dix-neuf enfin bientôt vingt ans.
— Ah, alors vous êtes plus jeune que Juan mon dernier fils, et vous aurez vingt ans bientôt ?
— Le trente juillet.
Elle jeta les épluchures dans la poubelle et se dirigea vers un placard. Elle en sortit une marmite qu'elle posa sur le plan de travail. En croisant son beau regard ténébreux, je lui répétai ses derniers mots en renchérissant.
— Je suis beaucoup plus jeune que votre fils Juan ?
— Oh oui, Juan a eu vingt-cinq ans la semaine dernière.
— Ah et hum-hum, ma grand-mère m'a dit que vous vivez seule.
— Oui.
— Jolie comme vous êtes, les prétendants doivent se bousculer.
— C'est quoi des prétendants ? me demanda-t-elle en pivotant sa frimousse dans ma direction.
— Des hommes qui vous complimentent pour sortir avec vous.
— Je ne fais pas attention à ces hommes et de toute façon ça ne m'intéresse pas.
— Et pourquoi donc ?
— Parce que je suis trop vieille pour ça, soupira-t-elle en haussant les épaules.
Légèrement excédée par mes questions multiples, Maria s'occupa de son récipient en m'ignorant. Sans le savoir, j'avais réveillé selon moi des souvenirs douloureux quant à son passé sentimental. J'avais rangé ma tasse dans le lave-vaisselle sans demander mon reste.
Peu avant midi, ma grand-mère me rappela d'aller acheter un maillot pour sa femme de ménage. Elle m'ordonna d'aller m'habiller au plus vite et me donna sa carte bancaire.
Nous étions partis au centre commercial le plus proche. Nous déambulions dans la galerie à la recherche d'un magasin de prêt-à-porter. En stoppant devant une vitrine, un mannequin était exposé vêtu d'un bikini blanc. Le bas du deux pièces exagérément échancré remontait jusqu'à la taille en étant maintenu par des ficelles. J'imaginais déjà ma quinquagénaire dans cette dégaine.
En entrant, une vendeuse nous accosta de suite et je jetai mon dévolu sur le maillot en exposition. Maria ne partagea pas mon engouement pour ce type de vêtement.
— Vous trouvez ça beau monsieur Simon ?
— Simon, appelez-moi Simon.
— Je vais essayer.
— Ca a du style non ?
— C'est peu trop sexy et puis le bas, c'est très ouvert, il n'y a presque rien.
— Ouais enfin, ça fait peut-être un peu trop jeune pour vous, laissai-je entendre sous la forme d'une provocation.
— J'aime pas, je choisis un autre, me rétorqua-t-elle d'un ton ferme.
Ma grande brune tria les vêtements suspendus et s'arrêta pile sur un modèle plus classique. Elle me fit signe de la main de m'approcher et me le présenta. Elle le disposa sur elle pour m'imaginer ce que cela donnerait si elle le portait.
— Je vous vois très bien avec ce genre de bikini.
— Oui et en plus il est encore en blanc, c'est une couleur que vous aimez monsieur Simon ?
— Pff !
— Euh Simon, je m'excuse.
Je n'allais pas lui dire que l'on ne s'excuse pas soi-même. J'appelai la vendeuse et Maria lui indiqua la taille du maillot. Je m'étais rendu à la caisse et au moment de payer, je remarquai des sandales avec un petit talon.
— Quand vous allez à la piscine Maria, qu'est-ce que vous mettez aux pieds ?
— J'ai des espadrilles.
— On va acheter des sandales, vous chaussez du combien ?
— Du trente-neuf ou du trente-huit.
— Hum, essayez-en une.
La femme de ménage s'assit sur un genre de pouf. Je pris place face à elle et l'une des employées apporta une paire dans la taille requise. Maria se pencha pour dénouer sa chaussure et peina à l'enlever. Je lui intimai l'ordre de tendre sa jambe. Elle s'exécuta et achemina son pied nu dans le creux de ma main. En lui enfilant la sandale, j'examinai au passage ses orteils élancés recouverts d'un vernis incolore.
— Monsieur Simon, je crois que c'est pas la bonne taille.
— Oui, elles sont trop petites, constatai-je en gardant son talon sur mon genou.
La vendeuse était partie dans la réserve et durant ces quelques minutes, j'avais conservé son pied gracieux dans ma main. Je l'avais enveloppé en exerçant avec le pouce une pression sur sa voûte plantaire. Afin de détendre l'atmosphère, je plaisantai quant à la situation rocambolesque.
— Vous voyez Maria, on vient pour acheter un maillot et finalement vous avez droit à un petit massage, lui murmurai-je en lui effleurant délicatement ses orteils.
— Oui.
— Si ça vous gêne, vous pouvez me le dire et j'arrête.
— Non, si ça me gênait je vous l'aurais dit, me susurra-t-elle en tortillant ses phalanges.
Dès notre retour, ma grande brune présenta le maillot blanc à mamie. Ma grand-mère examina la forme et s'attarda sur la pièce du bas. Elle la complimenta sur son choix et lui suggéra de le porter cette après-midi. Ma brune déguerpit aussitôt me laissant seul avec la maîtresse de maison. Cette dernière me déclara ce qu'elle pensait sans langue de bois.
— Au moins elle aura de l'allure, elle s'habille n'importe comment cette fille.
— Elle n'a pas beaucoup de fric et je lui ai acheté une paire de sandales.
— Tu as bien fait.
J'avais déjeuné avec mamie sous un soleil de plomb. Abrités par le store, nous avions conversé de différents sujets et j'avais convié ma brune à se joindre à nous pour le café. Ainsi j'avais débarqué dans la cuisine et je lui avais suggéré de se séparer de son tablier.
— Allez rejoindre ma grand-mère Maria, je prépare les cafés.
— Mais monsieur Simon, c'est à moi de le faire !
— Madame Maria, c'est un ordre ! plaisantai-je en lui faisant signe de la main de sortir de la pièce.
L'intéressée se débarrassa de sa blouse et m'adressa un grand sourire. J'activai la machine et je rapportai les cafés sur un plateau.
Je m'étais assis en face d'elle et en lui tendant sa tasse, je lui avais effleuré la main. Elle me murmura pardon, ce à quoi je lui répondis, c'est pas grave. Puis en touillant son café, elle croisa ses jambes en remarquant que je la dévisageais. Elle s'assura que ma grand-mère ne la voyait pas, et leva les yeux au ciel pour me signifier son mécontentement. Par amusement, je la regardai longuement et je croisai mes jambes à sa façon. Prise au jeu, elle agita brièvement la tête de droite à gauche l'air de dire que c'était n'importe quoi.
De la sorte, une complicité naissante s'était instaurée entre ma Portugaise et moi. Néanmoins, je devais garder à l'esprit que celle que je courtisais était la femme de ménage de ma grand-mère. Cette dernière avait cinquante-deux ans, son dernier fils était beaucoup plus âgé que moi et enfin, elle était apparemment déçue des hommes. Bref, en réunissant tous ces facteurs, la partie était loin d'être gagnée.
Mamie nous avait quittés. La vieille dame était partie faire sa sieste. J'avais donné un coup de main à ma brune pour ranger la vaisselle. Mon portable avait sonné et j'avais enjoint ma Portugaise d'aller se changer. J'étais en pleine conversation avec ma mère sur la terrasse quand ma quinqua réapparut. D'une nature pudique, elle s'était drapé la taille d'un paréo et avait revêtu un tee-shirt. J'enfonçai la touche en mode silence pour lui parler.
— J'en ai pour une minute Maria, allez-y, je vous rejoins.
— Oui monsieur Simon.
J'aperçus la silhouette de ma brune, laquelle avait conservé son vêtement tahitien sur le bas du corps. Elle était restée debout et avait juste étalé sa serviette sur l'un des transats. Dès mon arrivée, je retirai mon débardeur en lui dévoilant mon torse poilu. Je remarquai au passage son visage contemplatif. Encore un point marqué.
Empotée, Maria retroussa son vêtement à manches courtes puis passa sa tête dans l'encolure. Elle disposa son habit sur le transat et me fit face. Je scrutai sa paire de seins plus volumineuse que je ne croyais, ainsi que ses abdos musclés lui conférant un ventre plat. Je m'abstins de tous commentaires à son égard. Puis ma grande brune éprouva encore plus de gêne pour se séparer de son paréo. Elle arbora une mine boudeuse et en étendant mon drap de bain, je la rassurai pour la décoincer.
— Il n'y a que vous et moi Maria.
— Je sais monsieur Simon, me murmura-t-elle en défaisant lentement le tissu lui ceinturant la taille.
Confuse au possible, elle enleva son étoffe et donna raison à ma grand-mère sans le savoir. Ledit maillot mettait en valeur son anatomie flatteuse. On devinait sa touffe poilue à travers ce tissu léger. Les ficelles du bas de son bikini lui remontaient sur le haut de ses hanches. En se retournant pour fouiller dans son sac, ma Portugaise affichait deux fesses bien rondes. Pas mal, pas mal du tout pensai-je malgré une cellulite présente sur le haut des cuisses.
Maria se badigeonna le corps de crème et m'en proposa avec une expression dubitative sur son visage.
— Monsieur Simon, même avec ce maillot je, je, bredouilla-t-elle en se frottant le coude.
— Vous êtes très bien Maria, je vous trouve séduisante, la flattai-je en m'appliquant de la protection.
— C'est gentil, mais je dois avoir l'âge de madame votre mère, vous n'avez pas à me dire des choses comme ça, objecta-t-elle en s'apprêtant à se baigner.
Ma quinquagénaire me montra les bons gestes à effectuer pour pratiquer ce type de nage. Elle veilla à conserver une distance respectable en réalisant ce type de brasse à mes côtés. Je marquai une pause en m'accoudant aux bords du bassin.
— Vous êtes de quelle région ? lui demandai-je en évitant de lorgner sa poitrine.
— Cova da Moura.
— Où est-ce ?
— C'est un quartier au nord de Lisbonne, il y a beaucoup de gens pauvres vous savez, chez nous, on dit que Cova da Moura, c'est la favela de Lisbonne, m'expliqua-t-elle en barbotant dans l'eau claire de la piscine.
— Ca n'a pas dû être facile.
— Non, c'était même très difficile monsieur Simon.
Elle me raconta son quotidien de cette époque. La pauvre femme avait rencontré très jeune celui qui allait être son futur époux et père de ses trois enfants. Sans évoquer son décès, elle l'avait sous-entendu en m'expliquant qu'elle vivait seule depuis près de dix années. Il était inutile d'être devin pour comprendre qu'elle n'avait eu aucun rapport sexuel depuis ce drame. Elle m'avait fourni sa raison d'être en France. Si elle avait regagné son pays d'origine, elle aurait retrouvé sa banlieue et ne souhaitait pas connaître à nouveau ce triste endroit.
Elle grelotta et mit un terme à notre entretien fort instructif. Pour sortir de la piscine, ma grande brune attrapa la petite échelle et m'offrit en spectacle ses courbes de derrière. J'en déduisis qu'elle avait un très joli cul. En me séchant près d'elle, je lui proposai à boire.
— Maria, vous voulez un gin-tonic ?
— C'est quoi.
— On mélange du gin avec de la limonade, c'est très bon.
— Je veux bien monsieur Simon.
— Si vous pouviez m'appeler par mon prénom, c'est pas difficile quand même.
— Je vais essayer.
— Vous me l'avez déjà dit, bon je vais les préparer.
En cuisine, je versai l'alcool avec la boisson gazeuse agrémentée de glaçons. Je descendis ensuite les marches et je tendis le verre à ma quinqua, laquelle m'avait attendu debout. Elle me remercia et trempa ses lèvres dans le cocktail. Elle avala une gorgée en appréciant la saveur et me remercia pour le rafraîchissement.
— Oh c'est très bon !
— J'vous l'avais dit Maria, vous entendez le chant des cigales ?
— Oui, c'est une belle région.
— C'est cool, il fait toujours beau un peu comme chez vous.
— Il ne fait pas toujours beau chez moi.
— Votre pays doit quand même vous manquer, insinuai-je pour avoir plus d'informations la concernant.
— C'est plutôt mon Rodrigo qui me manque.
— Vous parlez de votre mari ?
— Oui, il me faisait rire comme vous monsieur Simon, me confia-t-elle en buvant du gin.
J'avançais mes pions un à un avec sagesse. Ma grand-mère m'avait indiqué qu'en connaissant mieux une personne, sa femme de ménage prenait peu à peu confiance et sa timidité disparaissait de ce fait. N'en étant plus à une confidence près, j'avais sous-entendu que son défunt conjoint avait dû être un type bien dans sa jeunesse. Elle me donna raison et sans le lui demander, elle évoqua elle-même sa disparition foudroyante.
— Il est parti d'un coup, une crise cardiaque, j'avais encore à la maison Juan et mes deux filles.
— C'était il y a longtemps ?
— Ca fait onze ans que Rodrigo n'est plus là et ensuite, mes filles sont parties.
— Et depuis ce temps, vous avez réussi à refaire votre vie ?
— Non et puis vous savez, à mon âge c'est difficile de rencontrer un homme, j'ai besoin d'avoir confiance en lui et qu'il soit honnête.
— J'en suis désolé Maria.
— Il ne faut pas, vous me rappelez les bons moments que j'ai passés avec lui.
— Ah dans ce cas c'est différent.
— C'est très différent Simon, très, insista-t-elle en terminant son verre.
Elle posa avec précaution sa boisson sur la table basse et avant de s'étendre, elle dénoua le nœud de son soutien-gorge. Puis elle s'allongea sur le ventre en se campant sur les coudes. Je m'assis sur mon transat en me munissant du tube de crème. Je m'en appliquai sur les bras et les épaules en examinant la croupe de ma quinquagénaire. En le replaçant dans son sac, je rencontrai le beau visage de Maria qui s'inquiéta de l'heure qu'il était.
— Il n'est que seize heures, on a le temps.
— Oui, ça va.
— Par contre Maria, vous devriez vous protéger.
— Je vais le faire.
— J'ai les mains pleines de crème, je peux vous en mettre sur les épaules si vous voulez ?
— D'accord.
J'avais précisé sur les épaules pour ne pas essuyer un refus. Ainsi je lui avais étalé de la protection en débutant sur ses omoplates et progressivement, j'avais atteint le bas de son dos. Je m'étais heurté volontairement à son bas de bikini et au culot, je lui fis remarquer qu'elle n'avait aucune trace de maillot sur son corps. Légèrement embarrassée, elle m'avoua qu'elle pratiquait le bronzage intégral en se couvrant uniquement la poitrine. Je saisis immédiatement cette occasion en or en lui suggérant de ne pas se soucier de ma présence.
— Vous n'allez pas changer vos habitudes à cause de moi Maria.
— Ca ne fait rien et puis je ne vous connais pas assez.
— Mais vous êtes allongée sur le ventre ! Je vois pratiquement vos jolies fesses !
— Je ne sais pas si elles sont jolies à mon âge.
— Sincèrement Maria, vous n'avez rien à cacher.
— Non non non monsieur Simon, je garde mon maillot.
— No problemo !
— On dit sem problema, me corrigea-t-elle, amusée par mon erreur.
J'avais beau avoir flatté ma grande brune sur son anatomie, cette dernière n'était pas tombée dans mon piège. Il y avait certainement des lustres que personne ne s'était intéressé à elle et de surcroît un jeune type. Néanmoins, elle agitait ses chevilles dans le vide et je la soupçonnais de vouloir me plaire. Elle avait dépassé la cinquantaine et devait se demander si elle était encore attirante pour son âge.
Elle jeta un coup d'œil sur sa montre et m'annonça finalement qu'elle s'en allait. J'actai son départ en hochant de la tête. Elle se redressa en se mettant de dos et assembla son soutien-gorge. Avant de partir, elle se figea devant moi et exhiba de la sorte son corps athlétique dans son deux pièces.
— Je ne serai pas là demain, il faudra faire vos exercices sans moi monsieur Simon.
— Vous verrez le résultat lundi, l'informai-je en lui saisissant la main.
— Euh oui.
— J'apprécie votre présence Maria, lui indiquai-je en la relâchant.
— Moi aussi, j'aime parler avec vous.
En s'éloignant, j'admirai sa silhouette tout en me disant que ça n'était pas gagné d'avance. Il me fallait lui donner confiance en moi et me montrer patient. Son jour de repos étant demain, il me restait plus qu'à attendre son retour lundi.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 2 · Découverte
26 minutes
17.3k
255
4
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 7 commentaires
Photo de profil de Nostalgique87
Nostalgique87
31 janvier 2025 à 16:19
Bien écrit... et vous savez tenir le lecteur sur la brèche. J'attends la suite. Obligado Senhor.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Nostalgique87
Nostalgique87
31 janvier 2025 à 16:18
Bien écrit... et vous savez tenir le lecteur sur la brèche. J'attends la suite. Obligado Senhor.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Nostalgique87
Nostalgique87
31 janvier 2025 à 16:16
Bien écrit... et vous savez tenir le lecteur sur la brèche. J'attends la suite. Obligado Senhor.
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
28 août 2024 à 17:46
très belle histoire, bien écrite et bien décrite, j'adore et je continue avec un grand plaisir
Soyez respectueux
Répondre
Petitmarin3112
18 août 2024 à 18:01
Vivement la suite, elle a l'air très séduisante cette femme.
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
17 août 2024 à 18:13
Très bon début.......La suite, vite
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de cris29
cris29
17 août 2024 à 16:49
Vite , la suite !!!!
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Docsevere Les grosses fesses de Mimi XSTORY
Les grosses fesses de Mimi
Chapitre 1
Par Docsevere
144
10
20.6k
Hétéro
✦ hpourvous Monique XSTORY
Monique
Chapitre 1
Par hpourvous
79
2
6k
Hétéro
✦ DrWhiteMount J'apprends à connaître Marie-Claude XSTORY
J'apprends à connaître Marie-Claude
Chapitre 1
Par DrWhiteMount
231
1
10.5k
Hétéro
✦ mosellan Bourgeoise aux mirabelliers XSTORY
Bourgeoise aux mirabelliers
Chapitre unique
Par mosellan
62
0
13.6k
Hétéro
✦ Hartigan23 Oldie but Goldie XSTORY
Oldie but Goldie
Chapitre 2
Par Hartigan23
118
2
7.8k
Hétéro
✦ mykin7 Moi, James, 27ans, mes aventures! XSTORY
Moi, James, 27ans, mes aventures!
Chapitre unique
Par mykin7
157
3
14.9k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio