Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les aventures d'Alexandrine, gouvernante stricte — Chapitre 30 · Une soirée à l'opéra
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les aventures d'Alexandrine, gouvernante stricte
Chapitre 30 · Une soirée à l'opéra
Le soir de la représentation de la Traviata approchait. Omphale se montrait studieuse et appliquée, telle une bonne élève. Elle ne déçut pas sa professeure. Elle devait tenir énormément à cette soirée et avoir peur qu'on l'en privât, peu avant, comme punition d'un manque d'efforts.
Si c'était ce qui habitait sa jolie tête c'eut été bien puéril de le croire. Comment ma maîtresse aurait pu aller jusque là ? Qu'aurait alors pensé Madame de Guitrancourt mère ? Ç'aurait été désigner la jeune Omphale à la vindicte de sa matriarche, et risquer de mettre fin aux leçons par dessus le marché. Ç'aurait été infiniment cruel de la part de ma maîtresse, voire d'une méchanceté perverse. Or, depuis de longues semaines, elle avait changé de caractère et bien que toujours stricte et à cheval sur les principes, elle était devenue d'un commerce agréable, et même si elle relevait toujours les petites faiblesses dans le jeu de son élève, à supposer qu'elle eut jugé que cette dernière n'avait pas assez travaillé, elle était devenue suffisamment indulgente pour ne pas lui en tenir rigueur, et encore moins donc, pour la punir d'une façon aussi sévère.
Quand se termina la dernière leçon avant la soirée (qui tombait trois jours après), la baronne lui dit :
- Bon, eh bien, nous nous voyons samedi soir… ?
- Oui Madame la baronne. Avec joie !
- Venez ici à 8 heures précises, nous partirons toutes les trois en fiacre. Ne soyez pas en retard.
- Oh non, Madame la baronne. Je serai ponctuelle, soyez-en sûre. Dois-je venir dans ma tenue d'écolière ?
- Bien-sûr que non, Omphale, voyons ! C'est bon pour vos leçons ici, c'est tout. Vous êtes une demoiselle de Guitrancourt. Je n'ai pas l'intention de vous humilier en public, au milieu de cette bonne société. De quoi aurions-nous l'air… ?
- Oui, ça ferait jaser…
- Cela va sans dire. Mais vous vous moquez… Cela ne vous viendrait même pas à l'idée, je sais que c'était juste pour me taquiner.
- Un peu…
- Vous êtes une coquine, je commence à vous connaître.
- Quoique, si vous m'en donniez l'ordre… peut-être que j'obéirais…
- Je vous sais gré de votre obéissance, de votre docilité…
- De ma soumission… absolue. À vous.
- J'en suis touchée, croyez-moi. Un tel abandon, ça me rend tout chose. Mais ça ne peut que rester entre ces murs. En public, non… vous n'êtes pas une esclave.
- Je vous suis tellement dévouée, Madame la baronne.
- Bien, bien, je le sais, Omphale. Donc, si vous voulez m'être agréable, et que je sois fière de sortir à vos côtés, mettez votre plus belle robe. Une robe chic, digne de votre condition. Je veux que vous soyez rayonnante.
- Je le ferai, Madame la baronne, promis.
- Et l'on vous remarquera. C'est certain. Ce sera votre première sortie dans le grand monde…
- Ah oui, absolument, Madame la baronne.
- Vous brillerez.
- Je ne vous décevrai pas, Madame la baronne.
- Je n'en doute pas. Allez, à samedi. Alexandrine va vous raccompagner.
- À samedi, Madame la baronne.
- À samedi, Omphale.
Si c'était ce qui habitait sa jolie tête c'eut été bien puéril de le croire. Comment ma maîtresse aurait pu aller jusque là ? Qu'aurait alors pensé Madame de Guitrancourt mère ? Ç'aurait été désigner la jeune Omphale à la vindicte de sa matriarche, et risquer de mettre fin aux leçons par dessus le marché. Ç'aurait été infiniment cruel de la part de ma maîtresse, voire d'une méchanceté perverse. Or, depuis de longues semaines, elle avait changé de caractère et bien que toujours stricte et à cheval sur les principes, elle était devenue d'un commerce agréable, et même si elle relevait toujours les petites faiblesses dans le jeu de son élève, à supposer qu'elle eut jugé que cette dernière n'avait pas assez travaillé, elle était devenue suffisamment indulgente pour ne pas lui en tenir rigueur, et encore moins donc, pour la punir d'une façon aussi sévère.
Quand se termina la dernière leçon avant la soirée (qui tombait trois jours après), la baronne lui dit :
- Bon, eh bien, nous nous voyons samedi soir… ?
- Oui Madame la baronne. Avec joie !
- Venez ici à 8 heures précises, nous partirons toutes les trois en fiacre. Ne soyez pas en retard.
- Oh non, Madame la baronne. Je serai ponctuelle, soyez-en sûre. Dois-je venir dans ma tenue d'écolière ?
- Bien-sûr que non, Omphale, voyons ! C'est bon pour vos leçons ici, c'est tout. Vous êtes une demoiselle de Guitrancourt. Je n'ai pas l'intention de vous humilier en public, au milieu de cette bonne société. De quoi aurions-nous l'air… ?
- Oui, ça ferait jaser…
- Cela va sans dire. Mais vous vous moquez… Cela ne vous viendrait même pas à l'idée, je sais que c'était juste pour me taquiner.
- Un peu…
- Vous êtes une coquine, je commence à vous connaître.
- Quoique, si vous m'en donniez l'ordre… peut-être que j'obéirais…
- Je vous sais gré de votre obéissance, de votre docilité…
- De ma soumission… absolue. À vous.
- J'en suis touchée, croyez-moi. Un tel abandon, ça me rend tout chose. Mais ça ne peut que rester entre ces murs. En public, non… vous n'êtes pas une esclave.
- Je vous suis tellement dévouée, Madame la baronne.
- Bien, bien, je le sais, Omphale. Donc, si vous voulez m'être agréable, et que je sois fière de sortir à vos côtés, mettez votre plus belle robe. Une robe chic, digne de votre condition. Je veux que vous soyez rayonnante.
- Je le ferai, Madame la baronne, promis.
- Et l'on vous remarquera. C'est certain. Ce sera votre première sortie dans le grand monde…
- Ah oui, absolument, Madame la baronne.
- Vous brillerez.
- Je ne vous décevrai pas, Madame la baronne.
- Je n'en doute pas. Allez, à samedi. Alexandrine va vous raccompagner.
- À samedi, Madame la baronne.
- À samedi, Omphale.
° ° °
Le samedi soir Omphale sonnait à la porte. Il était huit heures moins le quart. C'était bien là l'impatience d'une enfant, dans la fougue de sa jeunesse, à qui on a promis une récompense.
Je lui ouvris : je restai pétrifiée. Subjuguée par son élégance et sa grâce. Quelle beauté ! Elle portait une longue robe violette à longs plis, avec des reflets moirés, descendant jusqu'à ses chevilles, et qui laissait son cou, ses épaules et la moitié de ses bras nus, et avait un décolleté avantageux sans être inconvenant, qui découvrait la naissance de sa gorge en deux rondeurs jumelles bien émouvantes. Ses mains étaient habillées du même velours sombre et de la même couleur en de longs gants presque brillants.
Son cou était orné d'un petit collier de vraies perles, fines et discrètes, de même que ses lobes d'oreille. Enfin, elle marchait avec habilité et grâce malgré des escarpins assez osés (de la toute dernière mode que je ne connaissais pas), qui laissaient nus une bonne partie du dessus de ses pieds et avaient un talon de quelques centimètres. Ce n'était plus la même jeune fille, intimidée et gauche, qui venait suivre ses cours de piano chez ma maîtresse, c'était une femme ! Que dis-je, une dame. Son élégance lui donnait une assurance nouvelle, mais à la voir ainsi parée on aurait dit qu'elle avait l'habitude de sortir ainsi, alors qu'à ce que j'en savais, ça n'était pas le cas.
J'avais envie de lui sauter au cou, de la toucher, de la porter pour la mener dans mes bras jusqu'à ma maîtresse, mais bien entendu, fidèle en toute circonstance au sérieux de ma fonction je n'en fis rien. Mais bien qu'ayant tenté de rester de marbre, avec mon visage impassible comme à mon habitude, je vis qu'Omphale avait surpris ma première réaction de stupeur dans mon regard, bien qu'elle n'eut pu durer plus d'un seconde ; elle rit presque :
- Mais oui, c'est bien moi, fit-elle joyeusement, en écartant les bras comme pour que je la contemple mieux.
Je restai sans voix.
- Ma tenue vous va ?
Je répondis d'une voix éteinte :
- Vous êtes magnifique...
- Vous croyez que ça va plaire à la baronne… ? continua-t-elle dans un sourire.
- Elle serait bien difficile…
- Elle ne va pas trouver… que c'est… trop ?
- On parie ? Le mieux est de vous montrer à elle. Vous aurez immédiatement la réponse. Attendez là dans le vestibule. Elle finit de se préparer.
Je restai exprès un peu en retrait près de la porte du salon, attendant que ma patronne (qui mettait la dernière touche à son maquillage et à sa tenue) descende les escaliers et découvre…
D'ailleurs, elle descendait (elle avait dû entendre la sonnette…)
- C'est le cocher qui est déjà là ? demanda-t-elle en haut du long escalier tournant.
Je ne répondis pas, attendant qu'elle constate par elle-même ce qu'il en était.
Quand elle eut descendu les cinq première marches et qu'elle eut Omphale dans son angle de vision, elle s'arrêta, son expression se figea. Elle se pétrifia une à deux secondes :
- Mazette !
Puis elle se remit à descendre lentement, en tenant la rampe.
- C'est notre Omphale… ???
- Oui Madame, répondis-je avec un sourire de satisfaction comme si elle était mon œuvre, ou comme si nous venions de lui jouer un bon tour.
- Mon Dieu, fit-elle en arrivant en bas et contemplant son élève (ses yeux ne l'avaient pas quittée durant toute la descente de l'escalier), ça n'est pas la même femme… Ou plutôt, c'est une femme ! Plus une jeune fille. Ah si j'étais un homme, je l'épouserais sur le champ !
Omphale souriait, heureuse comme jamais.
- Mon Dieu, Alexandrine, fit-elle en s'approchant d'elle lentement, et elle est grande, presque plus grande que moi. Quelle femme !
Vous voyez, Alexandrine, continua-t-elle en commençant à reprendre ses esprits, alors qu'elle s'était approchée d'elle et commençait à lui palper la taille, lui caresser les bras, nos efforts ne sont pas vains. Les diètes, les lavements, ont produit leurs effets : encore quelques efforts, elle va garder quelques rondeurs, des formes appétissantes qui sont les siennes, juste ce qu'il faut où il faut, et je jure devant Dieu que les hommes seront tous à ses pieds !
Désormais, emportée par une fascination encore plus que par un désir trouble, elle la faisait tourner, retourner, tourner encore, palpait son cou, prenant sa poitrine dans ses mains, la soulevant légèrement, comme mesurant son poids et son volume, sa fermeté.
- Mademoiselle, il va falloir bientôt vous enfermer à double tour pour ne pas qu'on vous vole à nous.
Omphale riait d'un rire cristallin que je ne lui connaissais pas.
- Hum, vous êtes jambes nues, vous auriez pu mettre des bas, ça aurait complété le tout, et fait encore plus femme.
- Il fait trop chaud, Madame la baronne. Et je me sens mieux ainsi…
- Oui, je vois, constata-t-elle en lui levant légèrement sa robe et découvrant son mollet rose et luisant, si bien galbé ainsi.
Nous fûmes interrompues par la cloche. Le cocher était là.
- Partons sans attendre davantage puisque nous sommes prêtes, décida la baronne. Je vous laisse fermer la maison, Alexandrine.
Passez devant, Mademoiselle, que je puisse encore admirer vos si belles formes.
Montez la première.
À peine Omphale avait commencé à monter la première marche du marchepied que ma maîtresse l'arrêta et souleva le bas de sa robe :
- Attendez un peu. Laissez-moi voir ce que vous avez comme dessous.
Et je vis la baronne remonter sa main sous la longue robe de la jeune fille.
- Oh... ! fit-elle, choquée. Mais vous n'avez pas mis de culotte... ni de panty, dit-elle d'un ton plus bas.
Omphale gloussa, contente de son petit effet.
Mais ma maîtresse ne la gronda pas, et sitôt la surprise passée – son indignation avait été de courte durée – elle sembla prendre cela comme un cadeau, et en profita sans vergogne : elle palpa quelques secondes, avec ravissement les fesses nues, élastiques et plantureuses, en ronronnant de plaisir :
- Ah elles ne changent pas. Et elles ne changeront pas, j'en suis sûre. Et je pense que c'est mieux ainsi. J'aurai ainsi toujours le même plaisir à les claquer, les fouetter, les faire rougir… Mais ça n'est pas le soir ni le moment. Et puis si je m'y attarde trop, je sais que vous allez vous mettre à couler et souiller votre belle robe, ce serait dommage. On ne pourrait pas vous emmener au théâtre avec une large tache d'humidité entre vos cuisses.
Mais elle ne put s'empêcher de s'y attarder quelques instants, et de la retrousser jusqu'aux reins, dévoilant les cuisses rondes et roses, puis la volumineuse mappemonde double, blanche, fraîche, et bien épanouie.
- Hum, vous avez vu, Omphale, le fouet du cocher ? J'avoue que je lui emprunterais bien quelques instants… Mais je plaisante ! Allez, installez-vous.
Omphale devint rouge comme une pivoine. Car si le cocher, digne et tout à son rôle, était déjà installé sur son siège de conducteur, à l'extérieur, si n'avait pas cillé ni regardé cette scène des plus impudiques, il est certain qu'il avait tout entendu.
La jeune fille s'installa au fond, et la baronne s'assit tout à côté d'elle. Étant toutes les deux bien corpulentes, elles étaient bien serrées l'une contre l'autre. Omphale aurait été assise à côté de moi et la baronne seule sur sa banquette, elles auraient été plus à l'aise. Mais bien entendu, c'était ma maîtresse qui l'avait voulu ainsi.
Nous partîmes, et moi en face d'elles. Je pouvais constater combien ces deux femmes plantureuses, dont l'une avait l'âge d'être la fille de l'autre, étaient belles, élégantes et leurs corps massifs et voluptueux se tenaient chauds.
Presque immédiatement la baronne posa sa main sur la cuisse d'Omphale et elle la palpa, la caressa durant tout le chemin. D'ailleurs, à un moment donné, elle monta jusqu'à son entrejambe et palpa un peu le mont rebondi de la jeune fille qu'on devinait ainsi, sous la robe.
Omphale se tortilla un peu, ma patronne eut un petit rire de gorge :
J'arrête, dit-elle, vous allez souiller votre entrejambe et ce beau tissu. Je vous connais, ainsi que votre nature.
Il y avait foule devant le théâtre ainsi que dans le salon d'entrée. Plein de beau monde, des hommes portant haut-de-forme, et des femmes de la haute société aux robes plus chatoyantes les unes que les autres, avec bijoux qui brillaient de mille feux. Mais tous se retournèrent sur l'apparition des deux femmes, des conversations s'arrêtèrent, on entendit les voix baisser à notre passage. Il faut dire qu'elles étaient resplendissantes. Si Omphale arborait l'insolente fraîcheur et les formes pleines et affolantes de sa jeunesse, l'œil brillant de fierté mais aussi de timidité, ma maîtresse qui avançait en lui donnant le bras, connaissant sa richesse, ne se laissait nullement impressionner, elle, et regardait droit devant elle, le dos cambré et raide ; et je dois dire qu'elle avait encore fière allure, avec sa coiffure blonde impeccable, ses bijoux étincelants et sa toilette de baronne de goût. Son décolleté montrait que sa poitrine opulente n'avait pas à envier celle des autres, un peu plus jeunes, car plus d'un homme – et même certaines femmes – se seraient bien laissés aller secrètement à la goûter comme à poser ses mains sur sa taille un peu empâtée pour descendre sur ses hanches et sa croupe afin d'en mesurer la fermeté. Moi qui l'avais fait, je dois dire qu'il y avait là encore de quoi tourner des têtes.
La baronne salua quelques connaissances, mais d'un signe de tête poli et d'un petit sourire fier (elle ne tenait pas à jacasser et à renseigner ces curieux et ces commères huppées à petits chapeaux sur qui était cette belle et jeune personne.) Elle se colla plus étroitement à son élève et avança lentement mais sans s'arrêter et se dirigea directement vers sa loge, avec moi qui les suivais à un pas derrière, en tenant l'ombrelle-parapluie, jouant mon rôle de domestique de haut rang.
La loge était plus spacieuse que je pensais (il aurait pu s'y asseoir six personnes) et elle était très proche de la scène. La vue était directe et imprenable.
La baronne s'installa tout devant et fit asseoir Omphale à sa droite. Moi je m'installai derrière elles.
Durant la première partie de l'opéra la jeune fille fut subjuguée. Elle faillit applaudir quand le spectacle s'interrompit juste avant l'entracte mais ma patronne l'arrêta, lui expliquant qu'on ne le faisait qu'à la fin.
La baronne ne voulut pas aller à la buvette mais elle dit à Omphale qu'elle pouvait s'y rendre, et me demanda de l'accompagner. Je reconnaissais bien là ma maîtresse, fort peu sociable, et finalement pas très avide de rencontrer du monde.
- Voulez-vous que je vous rapporte un rafraîchissement, Madame la baronne, lui demanda Omphale.
- Oh comme elle est mignonne, fit-elle en lui caressant la joue. Pourquoi pas, après tout ? Mais Alexandrine me prendra une coupe de champagne. Je vais vous donner des sous…
— Ah non, Madame la baronne, c'est moi qui vous l'offre, et je la porterai moi-même !
— Ah, si vous insistez…
— J'y tiens, Madame la baronne !
Je lui ouvris : je restai pétrifiée. Subjuguée par son élégance et sa grâce. Quelle beauté ! Elle portait une longue robe violette à longs plis, avec des reflets moirés, descendant jusqu'à ses chevilles, et qui laissait son cou, ses épaules et la moitié de ses bras nus, et avait un décolleté avantageux sans être inconvenant, qui découvrait la naissance de sa gorge en deux rondeurs jumelles bien émouvantes. Ses mains étaient habillées du même velours sombre et de la même couleur en de longs gants presque brillants.
Son cou était orné d'un petit collier de vraies perles, fines et discrètes, de même que ses lobes d'oreille. Enfin, elle marchait avec habilité et grâce malgré des escarpins assez osés (de la toute dernière mode que je ne connaissais pas), qui laissaient nus une bonne partie du dessus de ses pieds et avaient un talon de quelques centimètres. Ce n'était plus la même jeune fille, intimidée et gauche, qui venait suivre ses cours de piano chez ma maîtresse, c'était une femme ! Que dis-je, une dame. Son élégance lui donnait une assurance nouvelle, mais à la voir ainsi parée on aurait dit qu'elle avait l'habitude de sortir ainsi, alors qu'à ce que j'en savais, ça n'était pas le cas.
J'avais envie de lui sauter au cou, de la toucher, de la porter pour la mener dans mes bras jusqu'à ma maîtresse, mais bien entendu, fidèle en toute circonstance au sérieux de ma fonction je n'en fis rien. Mais bien qu'ayant tenté de rester de marbre, avec mon visage impassible comme à mon habitude, je vis qu'Omphale avait surpris ma première réaction de stupeur dans mon regard, bien qu'elle n'eut pu durer plus d'un seconde ; elle rit presque :
- Mais oui, c'est bien moi, fit-elle joyeusement, en écartant les bras comme pour que je la contemple mieux.
Je restai sans voix.
- Ma tenue vous va ?
Je répondis d'une voix éteinte :
- Vous êtes magnifique...
- Vous croyez que ça va plaire à la baronne… ? continua-t-elle dans un sourire.
- Elle serait bien difficile…
- Elle ne va pas trouver… que c'est… trop ?
- On parie ? Le mieux est de vous montrer à elle. Vous aurez immédiatement la réponse. Attendez là dans le vestibule. Elle finit de se préparer.
Je restai exprès un peu en retrait près de la porte du salon, attendant que ma patronne (qui mettait la dernière touche à son maquillage et à sa tenue) descende les escaliers et découvre…
D'ailleurs, elle descendait (elle avait dû entendre la sonnette…)
- C'est le cocher qui est déjà là ? demanda-t-elle en haut du long escalier tournant.
Je ne répondis pas, attendant qu'elle constate par elle-même ce qu'il en était.
Quand elle eut descendu les cinq première marches et qu'elle eut Omphale dans son angle de vision, elle s'arrêta, son expression se figea. Elle se pétrifia une à deux secondes :
- Mazette !
Puis elle se remit à descendre lentement, en tenant la rampe.
- C'est notre Omphale… ???
- Oui Madame, répondis-je avec un sourire de satisfaction comme si elle était mon œuvre, ou comme si nous venions de lui jouer un bon tour.
- Mon Dieu, fit-elle en arrivant en bas et contemplant son élève (ses yeux ne l'avaient pas quittée durant toute la descente de l'escalier), ça n'est pas la même femme… Ou plutôt, c'est une femme ! Plus une jeune fille. Ah si j'étais un homme, je l'épouserais sur le champ !
Omphale souriait, heureuse comme jamais.
- Mon Dieu, Alexandrine, fit-elle en s'approchant d'elle lentement, et elle est grande, presque plus grande que moi. Quelle femme !
Vous voyez, Alexandrine, continua-t-elle en commençant à reprendre ses esprits, alors qu'elle s'était approchée d'elle et commençait à lui palper la taille, lui caresser les bras, nos efforts ne sont pas vains. Les diètes, les lavements, ont produit leurs effets : encore quelques efforts, elle va garder quelques rondeurs, des formes appétissantes qui sont les siennes, juste ce qu'il faut où il faut, et je jure devant Dieu que les hommes seront tous à ses pieds !
Désormais, emportée par une fascination encore plus que par un désir trouble, elle la faisait tourner, retourner, tourner encore, palpait son cou, prenant sa poitrine dans ses mains, la soulevant légèrement, comme mesurant son poids et son volume, sa fermeté.
- Mademoiselle, il va falloir bientôt vous enfermer à double tour pour ne pas qu'on vous vole à nous.
Omphale riait d'un rire cristallin que je ne lui connaissais pas.
- Hum, vous êtes jambes nues, vous auriez pu mettre des bas, ça aurait complété le tout, et fait encore plus femme.
- Il fait trop chaud, Madame la baronne. Et je me sens mieux ainsi…
- Oui, je vois, constata-t-elle en lui levant légèrement sa robe et découvrant son mollet rose et luisant, si bien galbé ainsi.
Nous fûmes interrompues par la cloche. Le cocher était là.
- Partons sans attendre davantage puisque nous sommes prêtes, décida la baronne. Je vous laisse fermer la maison, Alexandrine.
Passez devant, Mademoiselle, que je puisse encore admirer vos si belles formes.
Montez la première.
À peine Omphale avait commencé à monter la première marche du marchepied que ma maîtresse l'arrêta et souleva le bas de sa robe :
- Attendez un peu. Laissez-moi voir ce que vous avez comme dessous.
Et je vis la baronne remonter sa main sous la longue robe de la jeune fille.
- Oh... ! fit-elle, choquée. Mais vous n'avez pas mis de culotte... ni de panty, dit-elle d'un ton plus bas.
Omphale gloussa, contente de son petit effet.
Mais ma maîtresse ne la gronda pas, et sitôt la surprise passée – son indignation avait été de courte durée – elle sembla prendre cela comme un cadeau, et en profita sans vergogne : elle palpa quelques secondes, avec ravissement les fesses nues, élastiques et plantureuses, en ronronnant de plaisir :
- Ah elles ne changent pas. Et elles ne changeront pas, j'en suis sûre. Et je pense que c'est mieux ainsi. J'aurai ainsi toujours le même plaisir à les claquer, les fouetter, les faire rougir… Mais ça n'est pas le soir ni le moment. Et puis si je m'y attarde trop, je sais que vous allez vous mettre à couler et souiller votre belle robe, ce serait dommage. On ne pourrait pas vous emmener au théâtre avec une large tache d'humidité entre vos cuisses.
Mais elle ne put s'empêcher de s'y attarder quelques instants, et de la retrousser jusqu'aux reins, dévoilant les cuisses rondes et roses, puis la volumineuse mappemonde double, blanche, fraîche, et bien épanouie.
- Hum, vous avez vu, Omphale, le fouet du cocher ? J'avoue que je lui emprunterais bien quelques instants… Mais je plaisante ! Allez, installez-vous.
Omphale devint rouge comme une pivoine. Car si le cocher, digne et tout à son rôle, était déjà installé sur son siège de conducteur, à l'extérieur, si n'avait pas cillé ni regardé cette scène des plus impudiques, il est certain qu'il avait tout entendu.
La jeune fille s'installa au fond, et la baronne s'assit tout à côté d'elle. Étant toutes les deux bien corpulentes, elles étaient bien serrées l'une contre l'autre. Omphale aurait été assise à côté de moi et la baronne seule sur sa banquette, elles auraient été plus à l'aise. Mais bien entendu, c'était ma maîtresse qui l'avait voulu ainsi.
Nous partîmes, et moi en face d'elles. Je pouvais constater combien ces deux femmes plantureuses, dont l'une avait l'âge d'être la fille de l'autre, étaient belles, élégantes et leurs corps massifs et voluptueux se tenaient chauds.
Presque immédiatement la baronne posa sa main sur la cuisse d'Omphale et elle la palpa, la caressa durant tout le chemin. D'ailleurs, à un moment donné, elle monta jusqu'à son entrejambe et palpa un peu le mont rebondi de la jeune fille qu'on devinait ainsi, sous la robe.
Omphale se tortilla un peu, ma patronne eut un petit rire de gorge :
J'arrête, dit-elle, vous allez souiller votre entrejambe et ce beau tissu. Je vous connais, ainsi que votre nature.
Il y avait foule devant le théâtre ainsi que dans le salon d'entrée. Plein de beau monde, des hommes portant haut-de-forme, et des femmes de la haute société aux robes plus chatoyantes les unes que les autres, avec bijoux qui brillaient de mille feux. Mais tous se retournèrent sur l'apparition des deux femmes, des conversations s'arrêtèrent, on entendit les voix baisser à notre passage. Il faut dire qu'elles étaient resplendissantes. Si Omphale arborait l'insolente fraîcheur et les formes pleines et affolantes de sa jeunesse, l'œil brillant de fierté mais aussi de timidité, ma maîtresse qui avançait en lui donnant le bras, connaissant sa richesse, ne se laissait nullement impressionner, elle, et regardait droit devant elle, le dos cambré et raide ; et je dois dire qu'elle avait encore fière allure, avec sa coiffure blonde impeccable, ses bijoux étincelants et sa toilette de baronne de goût. Son décolleté montrait que sa poitrine opulente n'avait pas à envier celle des autres, un peu plus jeunes, car plus d'un homme – et même certaines femmes – se seraient bien laissés aller secrètement à la goûter comme à poser ses mains sur sa taille un peu empâtée pour descendre sur ses hanches et sa croupe afin d'en mesurer la fermeté. Moi qui l'avais fait, je dois dire qu'il y avait là encore de quoi tourner des têtes.
La baronne salua quelques connaissances, mais d'un signe de tête poli et d'un petit sourire fier (elle ne tenait pas à jacasser et à renseigner ces curieux et ces commères huppées à petits chapeaux sur qui était cette belle et jeune personne.) Elle se colla plus étroitement à son élève et avança lentement mais sans s'arrêter et se dirigea directement vers sa loge, avec moi qui les suivais à un pas derrière, en tenant l'ombrelle-parapluie, jouant mon rôle de domestique de haut rang.
La loge était plus spacieuse que je pensais (il aurait pu s'y asseoir six personnes) et elle était très proche de la scène. La vue était directe et imprenable.
La baronne s'installa tout devant et fit asseoir Omphale à sa droite. Moi je m'installai derrière elles.
Durant la première partie de l'opéra la jeune fille fut subjuguée. Elle faillit applaudir quand le spectacle s'interrompit juste avant l'entracte mais ma patronne l'arrêta, lui expliquant qu'on ne le faisait qu'à la fin.
La baronne ne voulut pas aller à la buvette mais elle dit à Omphale qu'elle pouvait s'y rendre, et me demanda de l'accompagner. Je reconnaissais bien là ma maîtresse, fort peu sociable, et finalement pas très avide de rencontrer du monde.
- Voulez-vous que je vous rapporte un rafraîchissement, Madame la baronne, lui demanda Omphale.
- Oh comme elle est mignonne, fit-elle en lui caressant la joue. Pourquoi pas, après tout ? Mais Alexandrine me prendra une coupe de champagne. Je vais vous donner des sous…
— Ah non, Madame la baronne, c'est moi qui vous l'offre, et je la porterai moi-même !
— Ah, si vous insistez…
— J'y tiens, Madame la baronne !
Celle-ci en fut touchée, et même émue, me semble-t-il. Elle prit le visage d'Omphale dans ses mains, l'attira à elle, et lui déposa un tendre baiser sur sa bouche, sans se soucier que quelqu'un puisse la voir.
À la buvette Omphale ne s'attarda pas. Personne n'eut l'audace de lui adresser la parole. Quant à moi, je n'étais pas là pour la chaperonner mais je vis bien certains messieurs la regarder avec intérêt. Et ça n'étaient pas que des jeunes hommes. Je vis dans l'œil de certains vieux barbons qui avaient dépassé les cinquante ans une petite lueur grivoise. Mais « pas touche », me disais-je en les apercevant. Naturellement, en simple gouvernante, jamais je ne me serais permis de leur dire quoi que ce fut. Mais peut-être d'aucuns virent mon regard noir et ils préférèrent détourner la tête. Ils ne leur resterait qu'à laisser leurs yeux suivre sa croupe opulente quand nous nous éloignâmes en emportant nos trois coupes.
— Je vous en offre une, m'avait annoncé Omphale, d'un ton qui signifiait que je n'étais pas en droit de le lui refuser.
— Merci, Mademoiselle, fut tout ce que je pus répondre.
— Merci, Mademoiselle, fut tout ce que je pus répondre.
Et dans le couloir circulaire qui nous ramenait à la loge, à un moment où personne n'était en vue, ce fut elle qui posa ses lèvres sur ma bouche.
— Vous n'osiez pas me dire merci ainsi, rit-elle, juste après.
- Il est vrai. Je ne me serais pas permise.
- Eh bien ainsi c'est fait, Alexandrine, conclut-elle joyeusement.
Dans cet endroit somptueux, jamais fréquenté par les domestiques, je retrouvais ma place et le rôle qui m'était dévolu, et j'avais conscience du privilège qui m'était donné d'être avec elles deux en cette soirée, car ma maîtresse aurait très bien pu me laisser à la maison ; ce d'ailleurs à quoi je m'étais attendu initialement quand la soirée à l'opéra avait été décidée par ma patronne.
Durant la seconde partie, Omphale était toujours autant ravie et se laissait gagner par l'euphorie de la musique.
- Alors, ça vous plaît ? lui demanda soudain la baronne qui lui avait passé quelques instants avant sa main sous sa robe et la remontait doucement en caressant avec contentement sa cuisse pleine et soyeuse, s'émoustillant à n'en point douter de la sensation de la chair molle qu'elle palpait lentement.
- Oh oui Madame a baronne ! fit-elle, et elle commençait à s'agiter un peu sur son fauteuil. Merci beaucoup, Madame la baronne. Je ne vous ai pas assez dit merci… Je ne vous remercierai jamais assez. Vous me gâtez, vous me faites tant plaisir…
- Vous voulez me remercier ?
- Oh oui, Madame la baronne !
- Me gâter ? Me faire plaisir, à votre tour ? lui demanda-t-elle avec un air étrange, une lueur trouble dans les yeux tandis qu'elle fixait la douce jeune fille.
- Bien-sûr ! Madame la baronne.
- Alors venez donc là, lui fit-elle en désignant le sol sous ses jambes, et déjà elle retroussait lentement sa robe.
Omphale eut durant une seconde un regard étonné avant de comprendre que ce que sa professeure lui demandait était bien ce à quoi elle pensait.
Mais cette dernière avait déjà remonté sa robe bien au-dessus de la jarretière de ses bas, découvrant le haut blanc et nu de ses cuisses tandis qu'elle avait écarté les jambes.
Je me rendis compte alors que son coup était prémédité : ma patronne non plus n'avait pas mis de culotte.
La jeune fille eut un sourire entendu et coquin et descendit de sa chaise, s'agenouilla et se plaça entre les cuisses de la baronne.
Celle-ci ne fut pas déçue : la jeune Omphale était déjà douée de ce côté-là, je le savais. Elle avait eu une bonne expérience au couvent et s'était exercée plusieurs fois sur moi. Aussi, comme au piano, elle se montra une excellente élève : elle s'appliqua avec zèle, sa bouche se posa avec amour sur la conque bien ouverte de ma maîtresse, la parcourut de bas en haut, la ventousa, et elle laissa libre cours au génie inventif de sa langue. Elle la lécha, la gougnotta, la lapa, la mordilla… La baronne s'arque-bouta, se cambra en arrière, ses mains crispées sur les accoudoirs de son fauteuil, son bassin prit de lentes ondulations sensuelles. Puis elle commença à se mordre la main, pour ne pas qu'on entende plus que des gémissements, qui restaient plus bas que le fond musical. Ses mains se cramponnèrent aux épaules à la peau satinée d'Omphale entre deux vagues de plaisir ; emporté par l'excitation et le plaisir elle avait passé ses deux mains dans le décolleté de la jeune femme, lui pressait convulsivement ses deux seins fermes, s'y accrochait ; prit son cou dans ses mains, appuya sur sa nuque – précaution inutile puisque son élève n'avait pas l'intention de sortir sa langue de son connin...
Je vis à un moment qu'Omphale avait passé ses deux mains sous le haut des cuisses de sa professeure de piano, puis sous ses fesses et tenait son bassin comme une coupe où elle se désaltérait sans étancher sa soif. Ma patronne coulait en abondance sur son fauteuil – je pensais à la tête du personnel d'entretien quand ils trouveraient le fauteuil de la baronne de Arschficken souillé d'une tâche (croiraient-ils queMadame la baronne se faisait sous elle ?) ; ils n'imagineraient pas, bien entendu, qu'une riche et honorable dame de la si bonne société se faisait bouffer la chatte par une de ses élèves de piano, aristocrate par dessus le marché, durant l‘opéra…
Elle poussait maintenant des petits cris par intermittence, heureusement couverts par le son des cuivres de l‘orchestre. Un cri vint plus fort, qu'elle ne put retenir (j'espérai que les spectateurs de la loge voisine n'entendaient rien) et elle aspergea littéralement d'un petit jet le visage rubicond de la jeune aristocrate qui finissait de lui prodiguer sa gourmande récompense.
La baronne haletait, tenant désormais sa jeune prodige à distance de sa fleur mûre : elle n'en pouvait plus. Elle mit du temps à reprendre son souffle, la tête en arrière, sa lourde poitrine se soulevant en des mouvements lents qui, heureusement, ralentissaient.
Son élève, toujours à genoux entre ses cuisses, la regardait avec un sourire de contentement, ravie d'avoir si bien travaillé, au-delà de ses espérances, de leurs espérances à elles deux, pour être exact.
La baronne lui tendit les mains pour qu'elle les saisisse et s'en serve pour se relever, ce qu'elle fit lentement. Et elle passa ses bras autour des épaules puis du cou de la jeune fille et l'embrassa à pleine bouche, sans se soucier de ce qu'une curieuse ou un voyeur aurait pu voir si on avait eu l'idée de braquer sa lunette sur la loge d'en face.
- Merci mon enfant, souffla-t-elle. Ah vous m'avez fait jouir comme jamais. Vous êtes décidément très douée, ma chère Omphale. Je n'avais jamais ressenti un tel plaisir. Je vais maintenant comprendre pourquoi on envoie les jeunes filles au couvent. Ça n'est pas pour maîtriser les évangiles, c'est pour qu'elles s'initient à un tout autre art...
Je vous préviens, maintenant que vous m'y avez fait goûter, vous allez devoir recommencer… souvent. Je me demande même si je ne vais vous faire payer mes leçons ainsi.
Omphale rit, d'un rire heureux et sincère.
- Je suis votre élève docile, Madame la baronne, je vous serai dévouée… Et plus encore qu'avant. Tout ce que vous exigerez de moi…
- Faites attention, je vais vous prendre au pied de la lettre.
Au retour, les deux femmes reprirent la même place qu'à l'aller dans le fiacre. Mais la baronne avait passé son bras autour de la taille d'Omphale. Quant à cette dernière elle laissa tomber sa tête sur l'épaule de ma patronne.
- Sous votre air sévère, vous êtes très bonne, Madame la baronne.
- Bonne… ? Hummm…
- Si, si, je vous assure, lui susurra-t-elle, dans le cou.
- Je voulais dire… Bonne, il n'y que vous qui pouvez le dire. Vous m'avez si bien goûtée, tout à l'heure...
Omphale, d'abord, surprise, se mit à rire, suivie de ma maîtresse (notre maîtresse, devais-je dire à présent…) Puis reprenant un ton sérieux :
- Non mais… Je veux dire : j'aurais aimé avoir une mère telle que vous… Vous avez vu ma mère, sans vouloir être irrespectueuse envers celle qui m'a mise au monde, c'est une femme rigide, triste, et grincheuse. Jamais contente. Toujours insatisfaite, à critiquer, à bougonner...
- C'est peut-être que votre père ne lui jamais fait ce que vous m'avez fait dans la loge, répondit la baronne, avec un petit sourire facétieux.
- Ça, je ne sais pas, répondit Omphale très sérieuse. Mais le connaissant je ne l'imagine pas. Ou alors je ne l'imagine pas, elle, accepter ça. Beaucoup de gens du monde trouvent ça très sale…
- Ça, vous ne savez pas ce que font les gens dans l'intimité. Mais peut-être simplement le fait-il très mal… En tout cas, sans vouloir être méchant ni irrévérencieuse envers Madame votre mère, c'est vrai que… elle ne donne pas envie… qu'on lui fasse.
La baronne me regarda en disant ça. Prenant un air espiègle mais pincé je lui fis non de la tête, ce qui la mit d'encore plus joyeuse humeur.
- Mais en tout cas, je préfère ne pas être votre mère, Omphale. Sinon nous serions deux être honteusement incestueux.
- C'est vrai, dit la jeune fille.
Et comme distraitement, elle se mit à caresser la poitrine volumineuse de la baronne par dessus l'étoffe de sa robe. Puis, comme celle-ci se laissait faire, elle plongea sa main dans son décolleté, lui pelota les seins l'un après l'autre.
La baronne observait d'un air étonné mais intéressé. Elle se laissa dépoitrailler, Omphale lui sortit ses deux gros nichons. Puis posa sa joue sur les seins chauds, mous et moelleux.
Alors elle se pencha un peu plus, prit le mamelon droit de la baronne dans sa bouche, et se mit à le téter, délicatement d'abord, puis de plus en plus avidement, tout en lui tripotant le mamelon opposé qui se mit à dresser obscènement.
Mais la baronne ne devait plus avoir envie de jouir. La situation, nouvelle, devait juste l'exciter un peu. Alors elle ordonna à la jeune fille :
- Retroussez-vous complètement. Jusqu'aux reins.
Omphale obéit, visiblement excitée.
- Écartez vos cuisses, murmura-t-elle à son élève.
Toujours bien docile, elle ne se fit pas prier. Et laissa la main de la baronne errer sur son bas-ventre, son pubis renflé, puis les doigts descendre dans sa fente.
Elle se laissa caresser, doigter, branler, d'abord doucement, puis avec fièvre, puis de plus en plus vite et de plus en plus fort. Ah la baronne savait branler, ce que son élève avait déjà éprouvé. Elle se mit à gémir de plus en plus fort, sans lâcher de ses lèvres le téton turgescent de la baronne et elle poussa des cris étouffés en plusieurs salves, tout en donnant des coups de bassin en avant, de plus en plus puissants, inondant les doigts de la baronne.
On arrivait bientôt. Omphale finit d'exploser. Les deux femmes se rajustèrent rapidement.
- Bon, conclut la baronne, flegmatiquement, il y a un cocher qui va devoir nettoyer ses sièges.
- À moins qu'il ne les lèche ? dit Omphale avec un clin d'œil coquin et entendu.
- Il est vrai. Je ne me serais pas permise.
- Eh bien ainsi c'est fait, Alexandrine, conclut-elle joyeusement.
Dans cet endroit somptueux, jamais fréquenté par les domestiques, je retrouvais ma place et le rôle qui m'était dévolu, et j'avais conscience du privilège qui m'était donné d'être avec elles deux en cette soirée, car ma maîtresse aurait très bien pu me laisser à la maison ; ce d'ailleurs à quoi je m'étais attendu initialement quand la soirée à l'opéra avait été décidée par ma patronne.
Durant la seconde partie, Omphale était toujours autant ravie et se laissait gagner par l'euphorie de la musique.
- Alors, ça vous plaît ? lui demanda soudain la baronne qui lui avait passé quelques instants avant sa main sous sa robe et la remontait doucement en caressant avec contentement sa cuisse pleine et soyeuse, s'émoustillant à n'en point douter de la sensation de la chair molle qu'elle palpait lentement.
- Oh oui Madame a baronne ! fit-elle, et elle commençait à s'agiter un peu sur son fauteuil. Merci beaucoup, Madame la baronne. Je ne vous ai pas assez dit merci… Je ne vous remercierai jamais assez. Vous me gâtez, vous me faites tant plaisir…
- Vous voulez me remercier ?
- Oh oui, Madame la baronne !
- Me gâter ? Me faire plaisir, à votre tour ? lui demanda-t-elle avec un air étrange, une lueur trouble dans les yeux tandis qu'elle fixait la douce jeune fille.
- Bien-sûr ! Madame la baronne.
- Alors venez donc là, lui fit-elle en désignant le sol sous ses jambes, et déjà elle retroussait lentement sa robe.
Omphale eut durant une seconde un regard étonné avant de comprendre que ce que sa professeure lui demandait était bien ce à quoi elle pensait.
Mais cette dernière avait déjà remonté sa robe bien au-dessus de la jarretière de ses bas, découvrant le haut blanc et nu de ses cuisses tandis qu'elle avait écarté les jambes.
Je me rendis compte alors que son coup était prémédité : ma patronne non plus n'avait pas mis de culotte.
La jeune fille eut un sourire entendu et coquin et descendit de sa chaise, s'agenouilla et se plaça entre les cuisses de la baronne.
Celle-ci ne fut pas déçue : la jeune Omphale était déjà douée de ce côté-là, je le savais. Elle avait eu une bonne expérience au couvent et s'était exercée plusieurs fois sur moi. Aussi, comme au piano, elle se montra une excellente élève : elle s'appliqua avec zèle, sa bouche se posa avec amour sur la conque bien ouverte de ma maîtresse, la parcourut de bas en haut, la ventousa, et elle laissa libre cours au génie inventif de sa langue. Elle la lécha, la gougnotta, la lapa, la mordilla… La baronne s'arque-bouta, se cambra en arrière, ses mains crispées sur les accoudoirs de son fauteuil, son bassin prit de lentes ondulations sensuelles. Puis elle commença à se mordre la main, pour ne pas qu'on entende plus que des gémissements, qui restaient plus bas que le fond musical. Ses mains se cramponnèrent aux épaules à la peau satinée d'Omphale entre deux vagues de plaisir ; emporté par l'excitation et le plaisir elle avait passé ses deux mains dans le décolleté de la jeune femme, lui pressait convulsivement ses deux seins fermes, s'y accrochait ; prit son cou dans ses mains, appuya sur sa nuque – précaution inutile puisque son élève n'avait pas l'intention de sortir sa langue de son connin...
Je vis à un moment qu'Omphale avait passé ses deux mains sous le haut des cuisses de sa professeure de piano, puis sous ses fesses et tenait son bassin comme une coupe où elle se désaltérait sans étancher sa soif. Ma patronne coulait en abondance sur son fauteuil – je pensais à la tête du personnel d'entretien quand ils trouveraient le fauteuil de la baronne de Arschficken souillé d'une tâche (croiraient-ils queMadame la baronne se faisait sous elle ?) ; ils n'imagineraient pas, bien entendu, qu'une riche et honorable dame de la si bonne société se faisait bouffer la chatte par une de ses élèves de piano, aristocrate par dessus le marché, durant l‘opéra…
Elle poussait maintenant des petits cris par intermittence, heureusement couverts par le son des cuivres de l‘orchestre. Un cri vint plus fort, qu'elle ne put retenir (j'espérai que les spectateurs de la loge voisine n'entendaient rien) et elle aspergea littéralement d'un petit jet le visage rubicond de la jeune aristocrate qui finissait de lui prodiguer sa gourmande récompense.
La baronne haletait, tenant désormais sa jeune prodige à distance de sa fleur mûre : elle n'en pouvait plus. Elle mit du temps à reprendre son souffle, la tête en arrière, sa lourde poitrine se soulevant en des mouvements lents qui, heureusement, ralentissaient.
Son élève, toujours à genoux entre ses cuisses, la regardait avec un sourire de contentement, ravie d'avoir si bien travaillé, au-delà de ses espérances, de leurs espérances à elles deux, pour être exact.
La baronne lui tendit les mains pour qu'elle les saisisse et s'en serve pour se relever, ce qu'elle fit lentement. Et elle passa ses bras autour des épaules puis du cou de la jeune fille et l'embrassa à pleine bouche, sans se soucier de ce qu'une curieuse ou un voyeur aurait pu voir si on avait eu l'idée de braquer sa lunette sur la loge d'en face.
- Merci mon enfant, souffla-t-elle. Ah vous m'avez fait jouir comme jamais. Vous êtes décidément très douée, ma chère Omphale. Je n'avais jamais ressenti un tel plaisir. Je vais maintenant comprendre pourquoi on envoie les jeunes filles au couvent. Ça n'est pas pour maîtriser les évangiles, c'est pour qu'elles s'initient à un tout autre art...
Je vous préviens, maintenant que vous m'y avez fait goûter, vous allez devoir recommencer… souvent. Je me demande même si je ne vais vous faire payer mes leçons ainsi.
Omphale rit, d'un rire heureux et sincère.
- Je suis votre élève docile, Madame la baronne, je vous serai dévouée… Et plus encore qu'avant. Tout ce que vous exigerez de moi…
- Faites attention, je vais vous prendre au pied de la lettre.
Au retour, les deux femmes reprirent la même place qu'à l'aller dans le fiacre. Mais la baronne avait passé son bras autour de la taille d'Omphale. Quant à cette dernière elle laissa tomber sa tête sur l'épaule de ma patronne.
- Sous votre air sévère, vous êtes très bonne, Madame la baronne.
- Bonne… ? Hummm…
- Si, si, je vous assure, lui susurra-t-elle, dans le cou.
- Je voulais dire… Bonne, il n'y que vous qui pouvez le dire. Vous m'avez si bien goûtée, tout à l'heure...
Omphale, d'abord, surprise, se mit à rire, suivie de ma maîtresse (notre maîtresse, devais-je dire à présent…) Puis reprenant un ton sérieux :
- Non mais… Je veux dire : j'aurais aimé avoir une mère telle que vous… Vous avez vu ma mère, sans vouloir être irrespectueuse envers celle qui m'a mise au monde, c'est une femme rigide, triste, et grincheuse. Jamais contente. Toujours insatisfaite, à critiquer, à bougonner...
- C'est peut-être que votre père ne lui jamais fait ce que vous m'avez fait dans la loge, répondit la baronne, avec un petit sourire facétieux.
- Ça, je ne sais pas, répondit Omphale très sérieuse. Mais le connaissant je ne l'imagine pas. Ou alors je ne l'imagine pas, elle, accepter ça. Beaucoup de gens du monde trouvent ça très sale…
- Ça, vous ne savez pas ce que font les gens dans l'intimité. Mais peut-être simplement le fait-il très mal… En tout cas, sans vouloir être méchant ni irrévérencieuse envers Madame votre mère, c'est vrai que… elle ne donne pas envie… qu'on lui fasse.
La baronne me regarda en disant ça. Prenant un air espiègle mais pincé je lui fis non de la tête, ce qui la mit d'encore plus joyeuse humeur.
- Mais en tout cas, je préfère ne pas être votre mère, Omphale. Sinon nous serions deux être honteusement incestueux.
- C'est vrai, dit la jeune fille.
Et comme distraitement, elle se mit à caresser la poitrine volumineuse de la baronne par dessus l'étoffe de sa robe. Puis, comme celle-ci se laissait faire, elle plongea sa main dans son décolleté, lui pelota les seins l'un après l'autre.
La baronne observait d'un air étonné mais intéressé. Elle se laissa dépoitrailler, Omphale lui sortit ses deux gros nichons. Puis posa sa joue sur les seins chauds, mous et moelleux.
Alors elle se pencha un peu plus, prit le mamelon droit de la baronne dans sa bouche, et se mit à le téter, délicatement d'abord, puis de plus en plus avidement, tout en lui tripotant le mamelon opposé qui se mit à dresser obscènement.
Mais la baronne ne devait plus avoir envie de jouir. La situation, nouvelle, devait juste l'exciter un peu. Alors elle ordonna à la jeune fille :
- Retroussez-vous complètement. Jusqu'aux reins.
Omphale obéit, visiblement excitée.
- Écartez vos cuisses, murmura-t-elle à son élève.
Toujours bien docile, elle ne se fit pas prier. Et laissa la main de la baronne errer sur son bas-ventre, son pubis renflé, puis les doigts descendre dans sa fente.
Elle se laissa caresser, doigter, branler, d'abord doucement, puis avec fièvre, puis de plus en plus vite et de plus en plus fort. Ah la baronne savait branler, ce que son élève avait déjà éprouvé. Elle se mit à gémir de plus en plus fort, sans lâcher de ses lèvres le téton turgescent de la baronne et elle poussa des cris étouffés en plusieurs salves, tout en donnant des coups de bassin en avant, de plus en plus puissants, inondant les doigts de la baronne.
On arrivait bientôt. Omphale finit d'exploser. Les deux femmes se rajustèrent rapidement.
- Bon, conclut la baronne, flegmatiquement, il y a un cocher qui va devoir nettoyer ses sièges.
- À moins qu'il ne les lèche ? dit Omphale avec un clin d'œil coquin et entendu.
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Commentaires ()
C'est beau.
Cocasse, le bronze à gauche qui m'évoque un de ceux qui ornent mon salon : "l'esclave" de Pinedo.
1889, l'Expo Universelle, ça me rajeunit pas hihihi ^^'
Ne doute pas cher @Docsevere que j'ai toujours lu et admiré tes histoires pour leurs qualités et ton grand sens de l'humour. Divine salope me va très bien et m'honore.
Bisous
À très bientôt... pour de nouvelles aventures.
Ben c'est ça quand on habite dans une région très chaude... 🥵
Et je suis sûr qu'elle est basanée comme un pruneau 🏖️
Quels sous-vêtements ?
La gamine n’en porte plus depuis lurette-belle ! 🥰😇🤣
Rooooh 🫣 !
Et c'est ce qui nous fait nous épancher... plus sur le papier encore que dans nos sous-vêtements, @Wedreca 😋
Ooooh que oui 😏 !
Cet épisode est absolument délicieux, une sorte de bouffée d'oxygène, une relation plus coquine et des élans de tendresse inattendus.
Il ne reste plus que 83 chapitres à publier 😂 mais j'ai l'impression que nous avons atteint un tournant dans la relation des dames.
Quoi qu'il en soit, ce chapitre était particulièrement agréable à lire. 🥰
Alexandrine (en douze pieds) démontre ici encore un véritable talent de conteuse 🤦🏻♀️ 😈 😇
Je change un peu de thème au gré de ma vie fantasmatique et pour diversifier aussi.
Bon, il ne reste pas 83 chapitres, 5 ou 6 au grand max (mais je suis tellement bavard quand j'écris...)
Merci pour les compliments, @Iznogood
Et si elle t'a fait cet effet, j'en rougis de plaisir.
Merci encore.
* : ce mot est naturellement élogieux et admiratif, ma belle ;)