Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Boss — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Boss
Chapitre 3
Brrrr
Brrrr
Brrrr
Brrrr
Brrrr
Le portable de Vaure vibre. Juste au moment où nos souffles se mélangent.
Il sursaute, comme si une alarme venait de se déclencher dans sa tête, et il recule d'un pas brusque.
Il sursaute, comme si une alarme venait de se déclencher dans sa tête, et il recule d'un pas brusque.
Quoi…?
Mon cœur tambourine dans mes tempes, je ne comprends pas tout de suite. Il s'excuse presque en s'emparant du téléphone.
— Désolé… marmonne-t-il. Je dois répondre.
Je serre la mâchoire, mes doigts encore chauds de la sensation de sa hanche. J'ai du mal à croire que ce moment s'évapore si vite.
Il décroche.
Il décroche.
— Oui, ma chérie.
Je me fige. Mon ventre se tord.
Comment ça, “ma chérie”...?!
Le ton si tendre qui adopte, les mots doux, son alliance… C'est étrange. Tout ça ne colle pas du tout avec un “Le mien est silencieux aussi” lorsqu'il parlait de son appartement.
Alors quoi ? Il a quelqu'un ? Mais il ne vit pas avec ?
Je me sens con. Et sale. Même si Vaure m'attire, je ne suis pas du genre à draguer un homme marié. Et s'il pense que c'est ce que je souhaite faire, alors j'ai encore plus les nerfs.
Putain. J'ai l'impression d'avoir franchi une ligne interdite, d'avoir été le clown qui n'a rien vu.
Je détourne les yeux, gêné, presque honteux. Lui, parle doucement, son timbre change, s'adoucit d'une manière que je n'ai jamais entendue. Pas pour moi, en tout cas. Ça me vrille la poitrine.
La conversation dure quelques secondes, mais c'est suffisant pour me mettre K.-O. Moi, je fixe les piles de dossiers en désordre, juste… dégouté.
Quand il raccroche, il garde le portable dans sa main, pensif. Puis, il relève les yeux vers moi. Son regard redevient froid.
La conversation dure quelques secondes, mais c'est suffisant pour me mettre K.-O. Moi, je fixe les piles de dossiers en désordre, juste… dégouté.
Quand il raccroche, il garde le portable dans sa main, pensif. Puis, il relève les yeux vers moi. Son regard redevient froid.
— Jonas, dit-il, sa voix à nouveau impassible. Je crois que vous devriez rentrer.
Je cligne des yeux.
— Ah bon ?
— Vous avez fait plus que ce qu'on pouvait attendre de vous. Merci. Mais… Allez vous reposer.
— Vous avez fait plus que ce qu'on pouvait attendre de vous. Merci. Mais… Allez vous reposer.
Je reste planté, comme un gamin paumé.
— Et vous ?
Il pince les lèvres, détourne le regard.
— Je rentre chez moi. Je finirai demain matin. Prenez la matinée pour vous. Reposez-vous.
Ses mots claquent. Fin de discussion. Il ne me laisse pas le choix.
J'acquiesce en silence, et récupère mes affaires sans bruit.
J'acquiesce en silence, et récupère mes affaires sans bruit.
...
Dans l'open space, l'air est électrique. Des hommes et des femmes en costards déambulent dans les couloirs, l'air sérieux, carnet à la main.
L'audit. Merde.
Il est 13h quand je m'installe à mon poste. Je croise des regards inquiets, des collègues tendus, certains même hostiles. L'inspection, ça met tout le monde sur les nerfs. Moi, je n'ai qu'une obsession : savoir comment Vaure encaisse.
Je le rencontre dans le couloir, entouré de deux types de l'audit. Il a son masque de directeur impeccable, costard parfait, mâchoire serrée. Nos regards s'accrochent une seconde. Puis, il détourne les yeux et m'ignore, me laissant avec un goût amer.
Je passe l'après-midi à jongler entre dossiers et vérifications. J'ai beau ne pas avoir travaillé ce matin, je trouve cette journée interminable. Et puis, un soupir de soulagement général envahit l'open space quand les inspecteurs de l'audit quitte le bâtiment. Un poids se lève pour tout le monde, et surtout pour Vaure qui les raccompagne jusqu'à la porte, le souffle encore retenu. Quand ils disparaissent dans l'ascenseur, le directeur regagne son bureau sans un mot, et je ne résiste pas : je me lève d'un bon pour aller prendre de ses nouvelles. Je frappe à sa porte. Il est là, seul, assis sur sa chaise. Il lève ses yeux bleus.
Je le rencontre dans le couloir, entouré de deux types de l'audit. Il a son masque de directeur impeccable, costard parfait, mâchoire serrée. Nos regards s'accrochent une seconde. Puis, il détourne les yeux et m'ignore, me laissant avec un goût amer.
Je passe l'après-midi à jongler entre dossiers et vérifications. J'ai beau ne pas avoir travaillé ce matin, je trouve cette journée interminable. Et puis, un soupir de soulagement général envahit l'open space quand les inspecteurs de l'audit quitte le bâtiment. Un poids se lève pour tout le monde, et surtout pour Vaure qui les raccompagne jusqu'à la porte, le souffle encore retenu. Quand ils disparaissent dans l'ascenseur, le directeur regagne son bureau sans un mot, et je ne résiste pas : je me lève d'un bon pour aller prendre de ses nouvelles. Je frappe à sa porte. Il est là, seul, assis sur sa chaise. Il lève ses yeux bleus.
— Jonas, lâche-t-il d'une voix dure. Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
— Je voulais juste savoir si ça s'était bien passé. L'audit. Ils ont trouvé des choses à redire ?
— Je voulais juste savoir si ça s'était bien passé. L'audit. Ils ont trouvé des choses à redire ?
Vaure passe une main sur ses cheveux en bataille, trempés de sueurs. Il expire, et s'écroule presque sur son bureau.
— Quelques anomalies, mais rien d'alarmant. Ils me rendront un rapport demain matin. J'en serai plus à ce moment-là.
— D'accord. Une bonne chose de faite, au moins. Vous avez l'air fatigué. Vous devriez vous reposer.
— D'accord. Une bonne chose de faite, au moins. Vous avez l'air fatigué. Vous devriez vous reposer.
Il relève un regard noir sur moi. Ses yeux sont froids, impénétrables et accusateurs.
— Et vous, vous devriez arrêter de me dire ce que je dois faire, Perreira. Je vous rappelle que vous n'êtes qu'un employé, ici.
HEIN ?!
La gifle n'est pas physique, mais je la sens. Et elle fait très mal.
— Pardon…?! je m'exclame mi-choqué, mi-outré.
Il soupire, passe sa main sur son visage, comme s'il se rendait compte de la portée de ses mots.
— Excusez-moi, mais j'ai besoin d'être seul. Partez, s'il vous plaît.
Je recule, la gorge serrée, et sors sans un mot.
...
Quand j'arrive au boulot, le lendemain matin, la tension éclate enfin. Dans la grande salle, toute l'équipe est réunie. Vaure entre, droit, impeccable, le visage neutre, mais les yeux brillants d'une énergie contenue.
— Chers collègues, commence-t-il. L'audit s'est bien passé. Grâce à votre rigueur et votre travail, nous avons réussi à redresser la barre. Ce n'était pas gagné, mais l'entreprise s'en sort bien. Je tiens à vous remercier personnellement pour votre professionnalisme.
Un sourire collectif traverse la salle. Le poids tombe des épaules. Et là, coup de théâtre : il ajoute, presque souriant :
— Pour célébrer ça, je vous invite à boire un verre, ce soir.
Les murmures enthousiastes fusent. Tout le monde est surpris. Moi, le premier.
Il ne parle pas juste de “boire un pot” pour faire connaissance. On parle d'une vraie célébration, là…
Je me tourne vers Assia pour l'interroger du regard. Elle secoue la tête.
— Pas pour moi, dit-elle. Je garde les petits, ce soir.
Je grimace. Sortir sans elle, ce n'est pas mon truc. Mais alors que je me dis que je vais laisser tomber, une main se cale sur mon épaule. Une chaleur qui me traverse.
Je lève les yeux et en croise des bleus.
Je lève les yeux et en croise des bleus.
Vaure.
— Jonas, dit-il doucement.
Il semble gêné. Il baisse les yeux, humblement.
— Oui…?
— Pour avant-hier soir... Sans vous, je n'aurais pas tenu. Merci beaucoup. Vous venez, ce soir ?
— Pour avant-hier soir... Sans vous, je n'aurais pas tenu. Merci beaucoup. Vous venez, ce soir ?
Je reste figé. Son regard est sérieux, presque reconnaissant. Ça me fout en vrac. Alors, sans réfléchir, je hoche la tête.
— Oui. Je viens.
...
La musique, un mélange d'électro chic et de jazz remixé, pulse doucement dans l'air. Les verres s'empilent, les conversations s'éparpillent. Les lumières tamisées rendent l'ambiance vraiment chill. Je suis accoudé au bar, le menton appuyé contre ma main, et je regarde Vaure rire.
Rire.
Je crois que je ne l'avais jamais entendu. C'est chaud, profond, un peu grave. Ça lui va bien. Ça me désarme, aussi. Quelque chose bat en moi. Quelque chose que je ne comprends pas bien.
Puis… Je ne sais pas. J'aime bien sortir, mais là, on dirait que je n'ai pas trop le coeur à ça. Je pense à mon appart vide, ma rupture, et… à mon directeur. Le voir, là, parler avec deux collègues, me frustre. Pourtant, c'est le principe d'une sortie d'entreprise : que les gens de l'entreprise soient là. Mais peut-être… que j'avais envie de retrouver l'intimité que lui et moi avions partagée deux jours plus tôt.
Dans un soupir, je rassemble mes affaires. Je m'apprête à partir. Son regard accroche le mien. Juste une seconde. Je lève mon verre comme un toast en son honneur, muet. Ou un salut. Une tombée de rideau. Un “à demain” silencieux. Une expression brève de panique le traverse. Il parle rapidement aux deux collègues, un “excusez-moi” que je devine se dessiner sur ses lèvres, et me rejoint. Malgré l'heure, sa chemise et sa coupe de cheveux sont parfaites.
Puis… Je ne sais pas. J'aime bien sortir, mais là, on dirait que je n'ai pas trop le coeur à ça. Je pense à mon appart vide, ma rupture, et… à mon directeur. Le voir, là, parler avec deux collègues, me frustre. Pourtant, c'est le principe d'une sortie d'entreprise : que les gens de l'entreprise soient là. Mais peut-être… que j'avais envie de retrouver l'intimité que lui et moi avions partagée deux jours plus tôt.
Dans un soupir, je rassemble mes affaires. Je m'apprête à partir. Son regard accroche le mien. Juste une seconde. Je lève mon verre comme un toast en son honneur, muet. Ou un salut. Une tombée de rideau. Un “à demain” silencieux. Une expression brève de panique le traverse. Il parle rapidement aux deux collègues, un “excusez-moi” que je devine se dessiner sur ses lèvres, et me rejoint. Malgré l'heure, sa chemise et sa coupe de cheveux sont parfaites.
— Vous nous quittez déjà ? s'étonne-t-il.
— Je suis un peu fatigué, mens-je. Je vais rentrer, oui.
— Jonas…
— Je suis un peu fatigué, mens-je. Je vais rentrer, oui.
— Jonas…
Il détourne les yeux, cherche ses mots en scrutant la table, puis plonge ses iris bleus dans les miens.
— Pour hier soir… Quand je vous ai dit que vous n'étiez "qu'un employé"… Je suis désolé. Ça a dépassé ma pensée. Je vous ai mal parlé.
— C'est vrai que ce n'était pas cool, j'opine. Mais vous étiez sur les nerfs. Ce n'est rien.
— C'est vrai que ce n'était pas cool, j'opine. Mais vous étiez sur les nerfs. Ce n'est rien.
Il acquiesce, mais je le sens encore coupable.
— Ne vous embêtez pas pour ça, je lui glisse. Vous savez quoi ? Trinquons à cette réussite. Un audit validé, c'est le plus important.
Je fais signe au serveur. Il nous verse deux shoots de vodka.
— À la vôtre, boss.
Il hausse un sourcil, désemparé.
— Je ne suis pas habitué à ça. Je ne bois quasiment pas d'alcool.
— Ça ? dis-je en riant. C'est pas de l'alcool, ça. C'est de l'apéro.
— Ça ? dis-je en riant. C'est pas de l'alcool, ça. C'est de l'apéro.
Il hésite, longuement. Ses doigts pianotent sur le verre, comme s'il négociait avec lui-même. Puis il cède. Il boit d'un trait, fait une grimace discrète qui me fait éclater de rire.
— Voilà, souffle-t-il. Vous avez ce que vous vouliez.
— Hum… Pas encore, je murmure.
— Hum… Pas encore, je murmure.
Il me fixe, intrigué. Je n'ajoute rien. Je laisse l'ambiguïté flotter, pour mon plus grand plaisir.
Au fil des minutes, il se détend. Sa main effleure mon bras lorsqu'il se penche pour me dire quelque chose. Nos genoux se frôlent. Je sens la chaleur de sa cuisse contre la mienne, elle se répand jusque dans ma queue.
Au fil des minutes, il se détend. Sa main effleure mon bras lorsqu'il se penche pour me dire quelque chose. Nos genoux se frôlent. Je sens la chaleur de sa cuisse contre la mienne, elle se répand jusque dans ma queue.
Pourquoi ce type m'excite grave, là, comme ça…?
Je lui propose d'autres shoots; il les accepte.
Vers vingt-trois heures, le groupe se disperse. Les plus sages rentrent et viennent saluer le boss, les plus fêtards commandent encore une tournée. Je reste, lui aussi. Je profite qu'il discute avec d'autres personnes pour filer aux toilettes et pisser un coup.
Quand j'en ressors et me dirige au lavabo pour me laver les mains, je vois, à travers le miroir devant moi, une des portes de WC s'ouvrir. Vaure s'en échappe et nos regards, surpris, se croisent.
Vers vingt-trois heures, le groupe se disperse. Les plus sages rentrent et viennent saluer le boss, les plus fêtards commandent encore une tournée. Je reste, lui aussi. Je profite qu'il discute avec d'autres personnes pour filer aux toilettes et pisser un coup.
Quand j'en ressors et me dirige au lavabo pour me laver les mains, je vois, à travers le miroir devant moi, une des portes de WC s'ouvrir. Vaure s'en échappe et nos regards, surpris, se croisent.
— Oh, Jonas, s'exclame-t-il en se lavant les mains à son tour. Je n'avais pas vu que vous étiez là.
— Où pourrais-je être ? Parti ? Sans vous dire “au revoir” ?
— Où pourrais-je être ? Parti ? Sans vous dire “au revoir” ?
Il sourit, mais ne répond pas. Il me rejoint sous le sèche-main sans un mot. Nos doigts s'y frôlent, et, peu à peu, se touchent franchement.
L'air est saturé de chaleur, de musique étouffée derrière la porte battante. Nos ombres se découpent dans le couloir étroit. Le temps semble se découper en saccades. Avec la vodka, j'agis, puis je constate ce que j'ai fait. Je le touche, puis je constate que mes mains sont sur lui. Je pense à l'embrasser, puis je constate que mes lèvres parcourent sa gorge. Ce sont ses gémissements, qui me ramènent à moi. À la réalité. Je l'ai plaqué contre le mur, Vaure, et là, je suis carrément en train de m'emparer de lui.
L'air est saturé de chaleur, de musique étouffée derrière la porte battante. Nos ombres se découpent dans le couloir étroit. Le temps semble se découper en saccades. Avec la vodka, j'agis, puis je constate ce que j'ai fait. Je le touche, puis je constate que mes mains sont sur lui. Je pense à l'embrasser, puis je constate que mes lèvres parcourent sa gorge. Ce sont ses gémissements, qui me ramènent à moi. À la réalité. Je l'ai plaqué contre le mur, Vaure, et là, je suis carrément en train de m'emparer de lui.
— Tout va bien ? je lui demande.
Il hoche la tête. Ses yeux bleus brillent, légèrement embrumés par l'alcool. Je tends la main, frôle son bras. Il ferme les yeux. Un souffle lui échappe. Je colle mon front au sien. Nos respirations se confondent. Mon pouce caresse sa mâchoire, et son corps entier semble s'incliner vers moi malgré lui.
— Qu'est-ce qu'on fait…? je déplore. C'est une mauvaise idée...
— De quoi ? murmure-t-il.
— De se chauffer ici. Je vais avoir envie de vous baiser.
— De quoi ? murmure-t-il.
— De se chauffer ici. Je vais avoir envie de vous baiser.
Ma paume glisse sur son torse, remonte jusqu'à sa nuque. Sa peau est chaude, tendue. Ses lèvres entrouvertes laissent passer un souffle court.
— Ah, dit-il seulement.
Il répond à contre-temps, signe qu'il est encore plus bourré que moi.
Je ne peux pas profiter de cette situation…
Alors je recule d'un pas. Doucement. Je ne veux pas qu'il pense que je vais forcer. Ses yeux s'ouvrent, troublés. Et je lis dans ce regard une peur étrange : celle que je m'éloigne trop.
...
Le bar ferme. On sort dans l'air glacé. La nuit de la ville a cette odeur de goudron humide et de mégots écrasés. Comme un petit troupeau de moutons bien sages, les derniers rescapés de l'entreprise se rejoignent sur le parking. Les verres de bières se terminent, les dernières cigarettes se fument, les ultimes anecdotes se racontent. Dans des rires francs, des voix trop fortes et des tapes dans le dos amicales, on se salue en se souhaitant “bonne nuit et à demain”.
Vaure marche vers sa voiture, ses clés en main. Je le suis des yeux, puis je marche jusqu'à lui.
Vaure marche vers sa voiture, ses clés en main. Je le suis des yeux, puis je marche jusqu'à lui.
— Vous ne pouvez pas conduire, je lance. Pas comme ça. Vous êtes ivre.
Il s'arrête, surpris, titube à peine, mais je vois bien qu'il flotte, comme un spectre.
— Je vais très bien, Jonas, conteste-t-il.
— Ouais, mon cul. Tellement bien que je pourrais vous embrasser super facilement, dis-je avec un sourire.
— Ouais, mon cul. Tellement bien que je pourrais vous embrasser super facilement, dis-je avec un sourire.
Il arque un sourcil.
— Essayez donc, Jonas.
Il me défit ? Ah d'accord.
Son audace me fait rire. Lui, pas. Il reste impassible.
Je m'approche, jette un coup d'oeil vers les voitures de collègues qui quittent le parking, pose mes mains sur ses hanches.
Je m'approche, jette un coup d'oeil vers les voitures de collègues qui quittent le parking, pose mes mains sur ses hanches.
— Vous savez que je gagne, si on joue à ça ?
Il ne répond pas. Ses yeux bleus plongent dans les miens.
Alors, je l'embrasse.
Un baiser franc, profond, qui balaie toutes les hésitations. Ses lèvres sont tièdes, ses mains tremblent quand elles attrapent mon blouson. Il ne fuit pas. Il ne retient pas non plus. Il se laisse faire. Et là, c'est sûr : j'ai gagné.
La nuit est lourde, humide. L'air sent l'asphalte encore chaud de la journée. Nos corps se collent dans un tremblement. Nos bouches se dévorent. Sa barbe naissante râpe contre ma peau, mes lèvres s'ouvrent sous sa langue, qui se lie à la mienne dans une danse super sensuelle. Je gémis, lui aussi. Tout est urgent, désespéré, mais enivrant.
Mes mains glissent sous sa veste, attrapent sa taille, ses hanches. Je le plaque contre la voiture, le métal froid claque dans son dos. Il sursaute, mais ne dit rien. Il m'agrippe la nuque, me ramène à lui.
Je glisse une main dans sa poche, récupère ses clés sans rompre notre baiser. J'ouvre la portière d'un geste sec, le pousse à l'intérieur. À l'abri des regards.
Il tombe sur le siège, souffle court, chemise entrouverte, ses yeux bleus, brillants.
Je me penche sur lui, mes mains encadrent son visage. Je le regarde, je le retiens, je lui parle entre deux baisers, ma voix rauque, presque cassée :
Alors, je l'embrasse.
Un baiser franc, profond, qui balaie toutes les hésitations. Ses lèvres sont tièdes, ses mains tremblent quand elles attrapent mon blouson. Il ne fuit pas. Il ne retient pas non plus. Il se laisse faire. Et là, c'est sûr : j'ai gagné.
La nuit est lourde, humide. L'air sent l'asphalte encore chaud de la journée. Nos corps se collent dans un tremblement. Nos bouches se dévorent. Sa barbe naissante râpe contre ma peau, mes lèvres s'ouvrent sous sa langue, qui se lie à la mienne dans une danse super sensuelle. Je gémis, lui aussi. Tout est urgent, désespéré, mais enivrant.
Mes mains glissent sous sa veste, attrapent sa taille, ses hanches. Je le plaque contre la voiture, le métal froid claque dans son dos. Il sursaute, mais ne dit rien. Il m'agrippe la nuque, me ramène à lui.
Je glisse une main dans sa poche, récupère ses clés sans rompre notre baiser. J'ouvre la portière d'un geste sec, le pousse à l'intérieur. À l'abri des regards.
Il tombe sur le siège, souffle court, chemise entrouverte, ses yeux bleus, brillants.
Je me penche sur lui, mes mains encadrent son visage. Je le regarde, je le retiens, je lui parle entre deux baisers, ma voix rauque, presque cassée :
— J'ai envie de toi.
Ses yeux s'agrandissent, il déglutit. Ses mains serrent mes poignets comme s'il voulait me repousser… mais il ne le fait pas. En fait… Il se laisse basculer sur le dos, et me tire sur lui. Je me retrouve au-dessus, un genou planté entre ses cuisses.
On se roule une pelle. Une méga pelle. Mes lèvres frôlent sa joue, son oreille, sa gorge.
On se roule une pelle. Une méga pelle. Mes lèvres frôlent sa joue, son oreille, sa gorge.
— Je vais te prendre.
Ses doigts se crispent sur ma chemise, me serrent plus fort contre lui. Sa respiration s'emballe, son torse se soulève contre le mien.
Je sens tout : sa chaleur, son odeur, son corps qui répond au mien malgré lui.
Il bande. De fou. Et je n'ai qu'une envie : mettre cette érection dans ma bouche.
Mes mains parcourent ses hanches, la ceinture de son pantalon et ouvrent sa braguette. En même temps que je descends sur ses jambes, je tire sur ses fringues pour le dénuder. Il m'observe avec deux grands yeux ronds, surtout quand je libère sa queue dressée, et que je la lèche.
Je sens tout : sa chaleur, son odeur, son corps qui répond au mien malgré lui.
Il bande. De fou. Et je n'ai qu'une envie : mettre cette érection dans ma bouche.
Mes mains parcourent ses hanches, la ceinture de son pantalon et ouvrent sa braguette. En même temps que je descends sur ses jambes, je tire sur ses fringues pour le dénuder. Il m'observe avec deux grands yeux ronds, surtout quand je libère sa queue dressée, et que je la lèche.
Je ne suis pas spécialement adepte des grosses bites. Mais je dois dire que Vaure en a une belle. En même temps, ce type mesure, quoi… 1 mètre 90 ? Ce n'est pas si étonnant.
J'essaie de la rentrer entière dans ma bouche. De le sucer comme je peux. De la salive coule sur ses fringues et ses poils, et ses gémissements, notamment ses “Oh, Jonas…”, m'invitent à poursuivre. Je lui pompe le dard avec faim. Il a l'air d'apprécier : sa main appuie sur ma tête pour accentuer ma gorge profonde.
Alala… Et dire que je suis en train de faire une fellation à mon boss… Non mais… Ça va pas, là Jonas…
Je suis en feu. Ma peau me brûle, et j'ai envie de cramer la sienne. Dans un désir fulgurant, je termine de lui retirer chaussures, pantalon et boxer, et lui relève les cuisses à hauteur de sa tête. Là, j'ai une vue merveilleuse sur toute son intimité. Et surtout, un accès aux premières loges…
Tout en maintenant sa position, je me penche et continue de le lécher… plus bas. C'est à son cul, que je m'attaque, cette fois. Un anulingus dans les règles de l'art : léger, appuyé, en surface ou en profondeur, Vaure croule littéralement sous le plaisir.
Tout en maintenant sa position, je me penche et continue de le lécher… plus bas. C'est à son cul, que je m'attaque, cette fois. Un anulingus dans les règles de l'art : léger, appuyé, en surface ou en profondeur, Vaure croule littéralement sous le plaisir.
— J'en peux plus, je largue en me redressant. Je vais te baiser, maintenant.
Je fixe le directeur droit dans les yeux, et il ne bronche pas. Pas “oui”, pas “non”. Il finit par acquiescer, légèrement.
Alors, je ne réfléchis plus. Je défais ma ceinture, ouvre mon jean, baisse mon froc et mon boxer. Je rapproche ma queue de son cul en la branlant un peu, histoire de la recouvrir de mouille, et là…
Je la glisse contre son trou. Et je le pénètre. Pas brutalement, pas tendrement non plus. J'ai super envie de le ken, et l'alcool ne m'aide pas à être patient. Je prends soin de ne pas lui faire mal, mais… quand ça commence à glisser, que je parviens à entrer complètement en lui, je n'attends pas une seconde de plus, et le pilonne de toutes mes forces.
Rapidement, les vitres s'opacifient de buée, et il se met à crier. À gémir fort. Et j'adore. Mes cuisses claquent contre ses fesses, je le remplis de tout mon sexe, enfile son trou chaud et serré, et je prends vraiment mon pied. Surtout quand je crois ce regard bleu, ces sourcils tordus de plaisir, ce souffle court ou ces lèvres rougies par l'émotion.
Je l'embrasse. Ralentis le rythme. Et dans des pénétrations plus amples, plus profondes, je geins dans sa bouche et jouis dans son cul.
Alors, je ne réfléchis plus. Je défais ma ceinture, ouvre mon jean, baisse mon froc et mon boxer. Je rapproche ma queue de son cul en la branlant un peu, histoire de la recouvrir de mouille, et là…
Je la glisse contre son trou. Et je le pénètre. Pas brutalement, pas tendrement non plus. J'ai super envie de le ken, et l'alcool ne m'aide pas à être patient. Je prends soin de ne pas lui faire mal, mais… quand ça commence à glisser, que je parviens à entrer complètement en lui, je n'attends pas une seconde de plus, et le pilonne de toutes mes forces.
Rapidement, les vitres s'opacifient de buée, et il se met à crier. À gémir fort. Et j'adore. Mes cuisses claquent contre ses fesses, je le remplis de tout mon sexe, enfile son trou chaud et serré, et je prends vraiment mon pied. Surtout quand je crois ce regard bleu, ces sourcils tordus de plaisir, ce souffle court ou ces lèvres rougies par l'émotion.
Je l'embrasse. Ralentis le rythme. Et dans des pénétrations plus amples, plus profondes, je geins dans sa bouche et jouis dans son cul.
Oh, merde… Tellement bon…
Mes hanches s'écrasent entre ses cuisses pour appuyer la dernière vague de liesse qui m'emporte, la dernière miette d'orgasme qui me secoue le gland, et… je m'écroule à moitié sur lui. Fatigué. Palpitant. Transpirant.
Je ferme les yeux un instant. Les réouvre pour accrocher son regard. Le sien est hagard. Il patiente, un peu paumé.
Je ferme les yeux un instant. Les réouvre pour accrocher son regard. Le sien est hagard. Il patiente, un peu paumé.
— Tu as pu finir…? je lui murmure en me redressant.
Je soulève sa chemise. Sa main, sur sa bite, est couverte de sperme. Il s'est touché, et il est venu en même temps que moi.
— Oui, dit-il.
Un silence passe. Un peu tendu. Conscient, surtout. On est en train de dessaouler, et de se rendre compte de ce qu'on fait. Enfin… De ce qu'on a fait.
Poussant sur mes bras, je me redresse sur les genoux. Ma queue glisse à l'extérieur de lui, encore couverte de semence.
Poussant sur mes bras, je me redresse sur les genoux. Ma queue glisse à l'extérieur de lui, encore couverte de semence.
— Vous avez des mouchoirs, sur le siège passager, à l'avant, m'indique-t-il.
“Vous”. On vient de partager nos fluides corporels les plus intimes, mais il continue de me traiter comme son collègue de bureau…?
— Merci.
Je me penche, récupère la boîte, lui tends un mouchoir. J'en prends un pour m'essuyer la bite, et un pour l'aider à nettoyer son cul. Je caresse ses cheveux en silence. Il me laisse faire, trop fatigué pour protester.
— Je vais appeler un taxi, j'annonce en lui embrassant le front. Tu es encore saoul. Tu ne peux pas conduire.
— Et vous…? murmure-t-il en closant les paupières.
— Je rentre à vélo. Ça va le faire.
— Et vous…? murmure-t-il en closant les paupières.
— Je rentre à vélo. Ça va le faire.
Je le rhabille doucement, sans un mot. Comme… quand on essaie de recoller les morceaux d'un verre qu'on vient de briser. Parce que je vois, à la lueur de doute qui s'imprime dans le bleu de ses yeux, que tout ça le travaille. Ou va, une fois l'alcool passé, le travailler.
Mon téléphone sorti, j'appelle un taxi, qui arrive rapidement. J'aide Vaure à sortir de la voiture, et à monter dans le VTC. Il se laisse faire. Je paie la course pendant que le dirlo indique son adresse.
Au moment où la portière claque, il lève les yeux vers moi. Dans son regard, il n'y a pas que de l'ivresse. Il y a la préoccupation.
J'observe le taxi s'éloigner. Puis je remonte sur mon vélo. Le froid me fouette le visage, et une part de moi se mord les doigts pour ce qu'il vient de se produire.
Mon téléphone sorti, j'appelle un taxi, qui arrive rapidement. J'aide Vaure à sortir de la voiture, et à monter dans le VTC. Il se laisse faire. Je paie la course pendant que le dirlo indique son adresse.
Au moment où la portière claque, il lève les yeux vers moi. Dans son regard, il n'y a pas que de l'ivresse. Il y a la préoccupation.
J'observe le taxi s'éloigner. Puis je remonte sur mon vélo. Le froid me fouette le visage, et une part de moi se mord les doigts pour ce qu'il vient de se produire.
Récapitulons : je viens d'enculer mon patron dans sa voiture, à sec, sans capote, et j'ai éjaculé dans son cul. Eh ben… Ça va être sympa, l'ambiance au bureau, demain matin…
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