Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Inseme — Chapitre 6 · ... La tempête
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Inseme
Chapitre 6 · ... La tempête
« Est-ce que j'en ai les larmes aux yeux
Que nos mains ne tiennent plus ensemble
Moi aussi je tremble un peu
Est-ce que je ne vais plus attendre
Est-ce qu'on va reprendre la route
Est-ce que nous sommes proches de la nuit ? »
(Raphael : Caravane)
Aujourd'hui, tout laissait à penser que la journée serait plutôt calme. Les stocks étant vides, c'était le jour des grandes courses, occupation qui nous a pris une bonne partie de la matinée.
A midi, nous déjeunons chez Mathéa, en compagnie de Ghjulia et Sté', Antò étant toujours chez ses copains.
Papa est de plus en plus à l'aise en leur compagnie. Il semble vouloir rester le plus possible. Pas que cela nous dérange, mais les trois jeunes filles que nous sommes commençons à nous lasser un peu de rester assises autour d'une table. L'appel de la mer se fait de plus en plus ressentir.
Si bien qu'au bout d'un long moment, Sté', en fille bien élevée qu'elle est, demande poliment la permission de sortir de table pour que nous puissions aller enfin nous détendre sur le sable.
Une vingtaine de minutes plus tard, nous rejoignons Agathe et Clément qui sont déjà présents. A la vue de ce dernier, Emma gonfle les joues, laissant échapper un soupir sonore de contrariété. Elle salue très aimablement notre rondelette amie, tout en ignorant superbement le garçon, lui tournant carrément le dos.
Il ne semble d'ailleurs pas s'en formaliser. Il se contente de me faire la conversation avec enthousiasme, comme à son habitude. Je réagis comme il est de bon ton de réagir. Je lui parle gentiment, je souris quand il faut sourire, mais sans excès d'amabilité. Désormais, je le vois plus comme une menace que comme un ami. J'essaie de n'en rien montrer, car fondamentalement, il n'a rien fait de mal à proprement parler, mais le seul fait de savoir qu'il veut « me serrer », comme dit Agathe, met toutes mes alertes au maximum. Et pourtant, pas assez...
J'aurai jamais pensé que partir me baigner seule, sans proposer aux filles de me suivre serait l'élément qui mettrait le feu aux poudres.
Comme toutes trois sont bien prises dans leur conversation et que la chaleur commence à me faire sérieusement fondre, je décide d'aller faire un petit tour dans l'eau, sans les consulter, pour ne pas interrompre leurs bavardages.
Je suis immergée jusqu'à la taille lorsque je sens un petit choc mou dans mon dos. Je me retourne pour faire face à mon prétendant qui est là aussi, à sourire bêtement. Le ballon de volley qu'il vient de me lancer dessus flotte paresseusement entre nous deux.
La suite, c'est l'enfer qui se déchaîne en moins d'une minute, prenant tout le monde au dépourvu :
J'avance la main pour me saisir de la balle, dans le but de la lui renvoyer. A ce moment, il me saisit le poignet de sa main droite, et pose sa main gauche sur ma taille pour m'attirer contre lui. Prise par surprise, j'ai tout juste le temps de tourner la tête quand il penche la sienne vers moi pour que ses lèvres s'écrasent sur ma joue au lieu de ma bouche au moment où il m'embrasse.
A l'instant où je lâche un « oh ! » d'agacement en le repoussant brutalement, j'entends un hurlement de rage venant de la plage.
J'ai à peine le temps de tourner la tête qu'une flèche pâle surmontée d'une crinière rougeoyante bondit sur ses pieds et se jette sur l'inconvenant, toutes griffes dehors, le bombardant d'insultes et de coups de poings désordonnés qu'il pare sans mal.
— La touche pas, connard ! La touche pas ! Éructe-t-elle, frénétiquement, remplaçant ses manchettes, facilement bloquées par des tentatives anarchiques de lacérations à coups d'ongles.
D'abord surpris, puis agacé par cette attaque soudaine, mais néanmoins fort peu efficace, Clément la repousse sans ménagement, en lui lançant :
— Oh ! Tu commences à m 'emmerder, toi ! Tu vas te calmer ou je vais t'apprendre à te tenir !
A ces mots, il arme une main menaçante. Mais moi, j'ai eu le temps de reprendre mes esprits et me suis glissé subrepticement derrière lui. Je jaillis dans son dos, passe mes bras autour de son cou, et le tire brutalement en arrière en une solide prise d' étranglement. Déséquilibré, il tombe en arrière dans l'eau, dans un gargouillis étouffé, toujours immobilisé par mon étreinte serrée.
Je maintiens sa tête à l'extrême limite du niveau de l'eau, ce qui en fait une petite torture : dans sa position, il n'a aucun moyen de savoir si la prochaine inspiration qu'il va prendre sera constituée d'air ou de flotte. Je le laisse ainsi se débattre quelques secondes, le temps de voir Agathe prendre Emma par le bras, et tenter de la raisonner.
Puis, sans hausser le ton, mais avec un sérieux absolu, je m'adresse à lui :
— Bon ! Alors : On va tout de suite mettre deux choses au point une bonne fois pour toutes. Premièrement, si jamais tu t'avises à nouveau de poser ta vieille bouche dégueulasse sur quelque partie de mon corps que ce soit, je te pète tous les chicots un par un à coups de phalanges, c'est bien compris, ça ?
Je n'obtiens pour réponse qu'un inaudible gargouillement étranglé. Je fais pression sur sa tête pour la maintenir sous l'eau quelques secondes, puis la ressort à l'air libre.
— J'ai pas bien entendu. Je disais : c'est bien compris ?
Il me répond par un acquiescement sonore, mélangeant la reddition, la panique et la suffocation :
— Bwouirgl !
Ça me suffit comme réponse. Je poursuis mon laïus :
— Deuxième point, et pas le moindre : plus jamais de ta vie, tu parles mal à Emma ou tu essaies de la menacer, sinon, je prends le parasol et je te l'enfonce dans le cul jusqu'à ce que tu te mettes à tousser des baleines et du tissu ! Sans déconner, je le fais ! C'est bien reçu, ça aussi, comme information ?
- 'kay ! C'est bon ! C'est bon ! Gémit-il.
— Bon, parfait. Allez, fous-moi le camp !
Je le redresse vers le haut pour l'aider à se relever, puis le pousse loin de moi de toutes mes forces.
Pendant qu'il tousse et crache en tentant de reprendre ses esprits, je prends une seconde pour reprendre mon souffle également.
Prenant soin de rester à bonne distance de moi, il ajouter en maugréant.
— Tu pouvais aussi me foutre un râteau gentiment, tu sais ?
Je le fixe avec un petit sourire sadique, hausse un sourcil d'incompréhension feinte et répond :
— Mais... C'est exactement ce que je viens de faire !
Puis je me désintéresse de lui pour me concentrer sur la seule personne qui compte vraiment.
Elle est assise sur sa serviette, ayant bien du mal à décolérer. Les deux autres filles sont accroupies à côté d'elle et tentent de la calmer. Je les rejoins au pas de course, me joins à elles et passe vite mes bras autour d'Emma qui est encore toute tremblante et lutte de toutes ses forces pour contenir ses larmes.
— Tout va bien, ma puce ! Tu vois ? Le problème est réglé !
Nous demeurons un instant toutes les trois à essayer de la réconforter. Nous parlons peu entre nous, laissant la tension accumulée s'évacuer.
Clément, qui était resté à part à nager seul, finit par sortir est revenir à son tour sur sa serviette, distant et bougon.
— Merci de votre sollicitude, les filles. Je vais très bien, moi aussi. Je me suis pas du tout fait attaquer par deux folles hystériques.
Agathe, que je croyais être la plus proche de lui, décide de le lâcher à son tour :
— Putain, Clément ! Y a des moments où tu arrêtes de toujours tout ramener à toi, ou pas ?
Il soupire de lassitude.
— Okay, merci ! Sté' ? Quelque chose à ajouter ?
Cette dernière lui adresse un regard inexpressif digne des grandes heures de sa grand-mère et dit simplement :
— Ayo ! Tu emmerdes les filles et tu te poses en victime ? Ma chi testa di cazzu ! Tu veux une médaille, tu veux ?
— Bin, si c'est toi qui me la mets autour du cou, avec tes jolis bras fins et bronzés, ça peut s'envisager.,,
Elle lui jette un regard noir comme La Mort elle-même :
— Nan, sérieux, là ! Scappa, ou je t'en colle une !
— Ça va, je plaisante !
C'est moi qui interviens :
— C'est bon. Je pense qu'on a toutes bien compris à quel point tu nous faisais marrer. Ça te dit pas de fermer ta gueule, pour changer ?
Il finit par perdre patience à son tour !
- 'tain ! Vous faites chier, sérieux ! C'est bon ! Je me casse ! Vous m'avez gavé !
Il ramasse ses affaires, tourne les talons et entame son départ, sans que personne ne le retienne.
Au bout de quelque pas, Emma plonge sa main dans le sable, en saisit une poignée et la lui lance dessus avec une force à s'en démettre l'épaule, en criant :
— C'est ça ! Va faire marrer quelqu'un d'autre ! Et reviens pas, surtout !
Il se contente de tendre son majeur et disparaît sans demander son reste.
Un silence lourd retombe entre nous, brisé par Agathe :
— Sérieux, il m'a déçu ! Je le croyais pas si con. Au début, je le trouvais drôle et sympa, et finalement, c'est qu'une grosse boule d'ego, ce mec !
Je confirme en hochant la tête :
— Pareil !
— Par contre, y a un truc qui m'échappe : pourquoi le mec il saute sur Laure et que c'est Emma qui est en panique ?
— Bah... Laisse échapper Sté', comme si c'était la plus parfaite évidence.
- « Bah » quoi ?
— Non, rien... se reprend-elle.
— Bin vas-y, dis...
— Umbeh ! Je sais pas, moi... J'ai rien à dire...
Je reprends la parole :
— C'est une vraie corse, Sté' ! Elle parle pas ! Même sous la torture.
Le premier rire général éclate finalement. J'ajoute juste pour tenter de répondre à la question :
— De toute façon, Emma et Clément, depuis le début, ils peuvent pas se blairer, donc c'est pas surprenant.
Pour la première fois depuis un moment, Emma intervient :
— Ça vous dérange pas trop de parler de moi comme si j'étais pas là ?
Je me tourne vers elle. Elle sourit. On éclate de rire une nouvelle fois. Ça y est... La tempête est passée. Les choses redeviennent normales. Enfin, pour un temps.
Nous reprenons un ton léger et de dérision, nous moquant gentiment de nous-mêmes et de la situation.
Agathe renchérit :
— Bon, bin Laure... Je crois que finalement, c'est pas ce coup-ci que tu vas te trouver un petit copain...
Je souris, un peu gênée. Je me sens rougir. Emma ne réagit pas, mais Sté' fait une moue dubitative.
Notre gaffeuse préférée en remet une couche :
— Au fait, je t'ai même pas demandé à toi, Emma : t'as un mec toi ?
— Non, se contente-t-elle de répondre.
— Ah, t'es un cœur à prendre, alors ?
— Non, fait-elle exactement sur le même ton.
— Oh, oh ! Insiste-t-elle, refusant visiblement de lâcher le sujet, malgré mon regard paniqué et celui réprobateur de la jeune corse. Et qui est la personne qui a l'honneur de faire battre ton petit cœur ? On veut tout savoir !
— C'est leur... C'est sa vie privée ! Ça nous regarde peut-être pas, intervient Sté', inquiète.
Mais sans en tenir compte, ni répondre quoi que ce soit, Emma tourne la tête vers moi et me désigne d'un simple mouvement de menton. Je ne me sens pas moins embarrassée.
Trois bonnes secondes s'écoulent avant que l'information trouve son chemin jusqu'au cerveau d'Agathe. Ses yeux s'écarquillent soudain, et elle se met à bredouiller :
— Attends... Qu'est-ce que je suis censée comprendre, là ?
Ma puce soupire, et s'adressant à Sté' :
— Sté', vu que toi, t'as l'air plus perspicace, sur ce coup, fais-nous donc l'honneur de lui expliquer...
— T'es sûre ?
— Au point où on en est...
— Bon... Eh beh... Si ce qu'il fallait comprendre, c'est bien ce que je crois avoir compris, alors, apparemment, Laure et Emma, elles sont largement plus que bonnes copines. C'est bien ça ?
— C'est bien ça, confirme Emma. Maintenant, si ça pose un problème à l'une d'entre vous, que ça se règle, ici, maintenant et vite. Parce que j'ai plus la patience pour ça et Laure, elle, elle en a pas beaucoup non plus !
Sté' hausse les épaules.
— Moi, ça me va.
— Pas mieux, confirme notre autre camarade. C'est juste que j'avais rien capté... Et vous, vous me laissez faire ma grosse lourde à vous poser des questions sur vos mecs. Je me sens bien conne, maintenant... Pourquoi vous avez rien dit tout de suite ? Vous vous cachez ?
Emma explique :
— Non, on se cache pas. On est assez discrètes par nature, toutes les deux. On aime pas trop les effusions en public, même si chez nous, sur le continent, on commence à s'afficher un peu plus. Mais ici, en arrivant, on connaissait pas les gens, ni leur réaction, et dans le doute, on préfère apparaître comme des bonnes copines. Bon... Bin, là, c'est grillé... Non, mais ce qu'il y a, c'est qu'il y en a une de nous deux, si on l'embête, elle répond plus de rien. On voulait minimiser les risques de bagarre... Mission à moitié accomplie. Finalement, je suis pas fâchée de plus avoir à faire semblant, en tout cas avec vous.
Sur ce, elle prend mon bras, et pose sa tête sur mon épaule/ Agathe insiste un peu néanmoins :
— T'as dit : «y en a une de nous deux, si on l'embête, elle répond plus de rien ». Tu pensais à laquelle de vous deux ? Parce que vu d'ici, sans te vexer, y en a pas une qui correspond à la description moins que l'autre...
Je prends le relai :
— D'habitude, c'est plutôt censé être moi... D'habitude...
Nouvelle tournée de sourires.
L'après-midi se poursuit tranquillement. Nous avons retrouvé une certaine sérénité, conservé nos amies, n'avons plus à faire semblant en leur compagnie, et nous avons dégagé l'élément perturbateur. Je me dis que dans le fond, même si elle a été intense, la journée n'a pas été si mauvaise.
Naïve que je suis ! Elle est encore loin d'être terminée.
Vers 18h, Nous nous séparons de nos deux amies. Sté' étant invitée dans la famille d'Agathe pour la soirée. Nous décidons de rentrer à l'appartement.
En arrivant près de l'entrée, bras dessus, bras dessous, je débriefe nonchalamment la journée :
— Finalement, on a du bol d'avoir des amies compréhensives. On aurait pu tomber plus mal, tu trouves pas ?
— Oui, c'est sûr. Pour ma part, je me plains pas de ne plus avoir à faire comme si de rien n'était.
Et c'est là que je commets un faux pas :
— Par contre, tu m'as fait flipper, tout à l'heure ! T'aurai pas dû lui sauter à la gorge, à l'autre !
Elle s'arrête net, et lâche brusquement un :
— Pardon ?
— Je disais que t'aurais pas dû sauter sur Clément...
— Ah non ? Et j'aurai dû faire quoi, alors ?
Je réalise que le ton est devenu d'un coup, beaucoup plus agressif, et le volume vient de grimper d'un cran.
— Euh, je sais pas, mais...
— Rester plantée là, sans rien faire, pendant qu'il te tripotait ?
— Non, c'est pas ça...
— Alors, c'est quoi ?
Là, elle ne parle plus, elle commence à crier.
— Calme-toi, ma puce, ça sert à rien de s'énerver... Je te faisais pas de reproches.
— Me dis pas de me calmer !
Je lève les mains en signe d'apaisement et poursuit le plus calmement possible.
— Je disais simplement que ça m'a fait peur, il aurait pu te mettre un coup, ou te faire mal. C'est tout ce que je voulais dire.
— Oh, bin oui ! Je suis teeeeellement fragile ! Je casse comme une brindille.
— C'est pas ce que...
— Heureusement qu'il y a l'héroïque Laure Lamarne pour voler à la rescousse de la pauvre Emma en détresse !
Je suis sidérée. Je comprends même pas pourquoi elle me gueule dessus, ni ce qu'elle essaie de me dire. Je tente de tempérer, mais ça ne fait qu'envenimer les choses.
— Hein ? Mais non, voyons, qu'est-ce que tu...
Mais elle ne me laisse pas en placer une, emportée par une colère noire.
— Faudrait surtout pas changer les rôles ! La pauvre petite Emma doit bien rester à sa place ! Bien sage et bien docile !
— Mais... J'ai jamais...
— Il faudrait surtout pas qu'elle ait sa propre identité, Emma, hein ? Ça empêcherait la grande Laure Lamarne de remplir sa fonction de glorieuse protectrice !
Et là, je comprends toute l'horreur du piège dans lequel je me retrouve empêtrée : Si je tente de la calmer, ça l'énerve encore plus, et si je ne fais rien, sa rage s'auto-alimente à la vitesse de l'éclair. Il n'y a aucune échappatoire. Toutes proportions gardées, on dirait un peu Klaus Kinski en crise.
Je le savais. Je l'avais senti. J'avais compris que ça allait péter à un moment donné. Mais je pensais naïvement que l'incident avait eu lieu tout à l'heure, avec Clément, alors qu'en fait, il ne s'agissait que des prémices.
Je tente sans succès de surnager au milieu de tout ça :
— Pourquoi tu...
— T'as ton petit machin à câliner en cas de besoin, mais si je remplis pas la fonction comme il faut, alors là, ça va plus, c'est ça ?
— Mais absolument pas, c'était juste que Clément...
Ça commence à être trop. Les larmes commencent à jaillir des deux côtés, mais la tempête ne s'arrête pas :
— J'en ai rien à foutre de Clément ! Si c'est pas lui, qui sait dans combien de temps il y aura quelqu'un d'autre qui viendra prendre sa place... Qui viendra prendre MA place, parce que je réponds pas aux attentes de madame !
— Mais enfin ! Ça n'a aucun s...
Je voulais essayer de dire que ça n'avait aucun sens. La conversation, si on peut appeler ça comme ça, part dans toutes les directions à la fois, et ne va nulle part.
— Je suis qu'une pauvre fille avec des lubies idiotes d'adolescente attardée qui se croit amoureuse parce qu'elle s'est jetée dans les bras de la première qui lui a fait un sourire.
J'en peux plus d'entendre ça ! Je me mets à hurler encore plus fort qu'elle :
— Arrête !
— Nulle au point que je suis obligée de finir avec une fille, tellement je suis pas foutue d'intéresser qui que ce soit d'autre ! Et puis de toute façon, quand t'en auras marre, tu me lâcheras aussi, et je finirais toute seule, comme une pauvre conne !
Je n'ai plus la force d'essayer de crier plus fort. Alors, je murmure :
— C'est pas juste !
Elle reprend à volume modéré, avec une voix brisée par la détresse :
— T'as raison ! C'est pas juste ! Pas juste que je puisse être ni celle que je veux être, ni celle que je suis. Si j'avais su que ça ressemblait à ça la vie de couple, j'aurai mieux regardé les petits caractères avant de signer. Finalement, toi et moi, c'était peut-être pas une si bonne idée...
Et sans un mot de plus, elle fait volte-face et me plante là.
Je ne saurai même pas décrire à quel point je suis en état de choc. Chacun de ses mots me fait l'effet d'un coup de poignard en plein cœur. J'ai l'impression que mon âme saigne de mille plaies, et que je vais mourir. Je reste assez lucide pour penser à prendre une grande inspiration.
Je réalise que je suis assise contre le mur. Je me suis même pas rendue compte que mes jambes m'avaient lâchées.
Je porte les mains à mon front, et je fais la chose que je sais le mieux faire dans ce genre de situation : j'éclate en sanglots, et je pleure. Je pleure en espérant que mon cœur et mon âme vont s'écouler hors de moi, jusqu'à ce que plus rien ne subsiste...
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Commentaires ()
Moi, je vais rien arranger du tout ! Je fais pas partie de l'histoire ! Elles vont se démerder toutes seules comme des grandes.....Enfin, espérons.... ;) :D
Ça va être long d'attendre de voir comment tu vas arranger tout ça ;)
Et au passage, je l'aimais bien Groquick !
Je crois que je vais quand même (tenter de) garder mes quelques lecteurs, plutôt que de céder aux sirènes du populisme zoo-incestueux : D
.... Quoique... Ca pourrait faire une chute inattendue à l'histoire..... Finir sur un truc complètement improbable et qui n'a plus de cohérence avec rien où se mêlent en vrac parents, enfants et animaux de compagnie.. J'aime bien les cassures franches dans les récits, alors pourquoi pas....... :D :D :D
Toute honte bue, pas de moi 🙄
c’est un copié-collé partiel (c’était plus long…) et ces bidules ont beaucoup de succès 🤭 systématique (méthode spotted) 🤫
Tu sais que tu as un vrai talent de plume ?? Tu devrais t'y mettre sérieusement !!
Crois-le ou non, mais j'ai vu pire que ça, sur ce site : D !!
Sous-titres ?
— Tête de mule !
— Un caractère de cochon…
— Chienne de vie !
Etc… 🫣
Réconciliation :
— OUI! OUI! MMMPF! MMMPF! MMMPF! MMMPF! MMMPF! MMMPF! HUM! HUM! HUMMMMM! HUMMMMM! ARGHHHHHHHHHHHH! OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!
🤭
Chut !! Voyons !!! Pourquoi tu spoiles le chapitre suivant !!!! :D
Et puis, sans oublier, les kilomètres d'onomatopées à base de "OOohhhhh ! hhhhhaaa! haannnnnnnn'..... Ou, comme je l'appelle : l'art de remplir le vide avec du rien :D
Quoiqu'il en soit, merci de suivre le feuilleton ! ;)
Par contre, si tu veux du clic, et peut-être des claques, on pourrait faire en sorte que Laure se fasse défoncer la rondelle par son brave papa tout en suçant la bite d’un âne corse pendant qu’Emma goûterait au délice de la boule du clébard (j’ai pas compris cette histoire de boule, il y a un truc qui grossit ? Je me suis pas renseigné, j’avoue.)
Alors là, si en prime tu fais dans le populo cracra avec des phrases coupées en quatre et des points partout, etc… c’est le succès assuré 💪
« Tu fais bien comme tu veux » ©️Wed
C’est la seule réponse à une question qui ne se pose pas 🤭
Bref… tout ça parce que je le vaux bien 😌
(Up) 🤭