Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cynthia et les hommes mariés — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cynthia et les hommes mariés
Chapitre 9
Jessica ne m'a parlé de rien. C'était donc, très vraisemblablement, qu'il avait préféré ne pas faire allusion devant elle à notre rencontre. C'était bon signe. Très bon signe.
Lola, elle, de son côté, voulait savoir si ça avançait.
Je me suis montrée évasive.
‒ J'ai des pistes, oui, mais il y a encore rien de fait.
Elle s'est voulue complice.
‒ Elle est convaincue que t'as dit ça comme ça. Que c'étaient des paroles en l'air. Que tu tenteras rien du tout.
Elle a baissé la voix.
‒ Elle prend ses désirs pour des réalités. Parce que, tout au fond d'elle-même, elle doit pas être si tranquille que ça.
Lola, elle, de son côté, voulait savoir si ça avançait.
Je me suis montrée évasive.
‒ J'ai des pistes, oui, mais il y a encore rien de fait.
Elle s'est voulue complice.
‒ Elle est convaincue que t'as dit ça comme ça. Que c'étaient des paroles en l'air. Que tu tenteras rien du tout.
Elle a baissé la voix.
‒ Elle prend ses désirs pour des réalités. Parce que, tout au fond d'elle-même, elle doit pas être si tranquille que ça.
J'ai laissé passer quelques jours. Qu'il s'interroge, Pedro. Qu'il espère. Qu'il doute. Et puis j'ai appelé.
‒ Ça tient toujours ?
‒ Sans problème, oui.
‒ Demain après-midi ?
‒ Ça marche.
Et on s'est donné rendez-vous au carrefour du tremble. À quatorze heures.
J'ai intérieurement souri. Ordinairement, il travaillait le mardi. Ce qui signifiait qu'il allait devoir prendre sa demi-journée. Pour être avec moi.
‒ Ça tient toujours ?
‒ Sans problème, oui.
‒ Demain après-midi ?
‒ Ça marche.
Et on s'est donné rendez-vous au carrefour du tremble. À quatorze heures.
J'ai intérieurement souri. Ordinairement, il travaillait le mardi. Ce qui signifiait qu'il allait devoir prendre sa demi-journée. Pour être avec moi.
Je suis arrivée en retard. Un peu. Juste un peu. Juste ce qu'il fallait. On n'a pas perdu de temps. On s'est tout de suite élancés sur le chemin. Sans parler. Concentrés sur nos courses respectives. Longtemps. On ne s'est arrêtés qu'à « la croix brisée ». Où on s'est laissés tomber sur un banc.
Il a consulté son podomètre.
‒ 6 kilomètres 325. C'est pas mal, non ?
J'ai lancé un premier ballon d'essai.
‒ Jessica aurait tenu la distance ?
Il a ri.
‒ Oui, oh, alors elle, il y a pas de risque ! Déjà que pour faire trois cents mètres elle prend la voiture !
‒ Ça vous manque ?
‒ De… ? Pas courir avec elle ? Pas vraiment, non.
‒ C'est peut-être pas aussi essentiel que ça ! Vous avez d'autres centres d'intérêt en commun.
Il a éludé. Avec un vague geste de la main au-dessus de la tête.
Et il a aussitôt demandé.
‒ Et vous ? Votre petit ami ? Ça l'intéresse pas, le sport ?
Ben, tiens ! Le moyen de savoir si j'étais en mains. Évidemment !
J'ai fait attendre un bon moment ma réponse. Et puis :
‒ Oh, un petit ami officiel, non, j'ai pas. J'ai tout mon temps pour ça. Pour le moment, je profite de la vie.
Il a saisi la balle au bond.
‒ Et vous en profitez comment ? Vous sortez ?
Il a consulté son podomètre.
‒ 6 kilomètres 325. C'est pas mal, non ?
J'ai lancé un premier ballon d'essai.
‒ Jessica aurait tenu la distance ?
Il a ri.
‒ Oui, oh, alors elle, il y a pas de risque ! Déjà que pour faire trois cents mètres elle prend la voiture !
‒ Ça vous manque ?
‒ De… ? Pas courir avec elle ? Pas vraiment, non.
‒ C'est peut-être pas aussi essentiel que ça ! Vous avez d'autres centres d'intérêt en commun.
Il a éludé. Avec un vague geste de la main au-dessus de la tête.
Et il a aussitôt demandé.
‒ Et vous ? Votre petit ami ? Ça l'intéresse pas, le sport ?
Ben, tiens ! Le moyen de savoir si j'étais en mains. Évidemment !
J'ai fait attendre un bon moment ma réponse. Et puis :
‒ Oh, un petit ami officiel, non, j'ai pas. J'ai tout mon temps pour ça. Pour le moment, je profite de la vie.
Il a saisi la balle au bond.
‒ Et vous en profitez comment ? Vous sortez ?
Dans ses yeux venait de s'installer une petite lueur d'excitation. Il était en train de se dire, à l'évidence, que, si je n'avais personne, il allait peut-être bien pouvoir me sauter. C'est fou, ça, quand même ! Dès que t'as une chatte et que t'es pas trop mal foutue, les types, ils n'ont plus qu'une seule idée en tête, c'est d'aller se fourrer à l'intérieur. En l'occurrence, ça m'arrangeait bien. Cette prétentieuse de Jessica allait tomber de haut. Mais, au moins, elle allait savoir à quoi s'en tenir.
Il a répété.
‒ Hein, vous sortez ?
‒ Quelquefois, oui. J'adore danser.
Il a soupiré.
‒ Moi aussi. Mais Jessica a horreur de ça.
‒ Allez-y sans elle !
‒ Oui, oh, ben alors là ! On voit que vous la connaissez pas.
J'ai ri.
‒ Je la connais pas ?
‒ Oui, enfin si ! C'est pas ce que je voulais dire…
‒ Elle a son petit caractère.
‒ Oh, pour ça, oui ! Si vous saviez…
Est-ce qu'il allait se mettre à jérémier, lui aussi, à se lamenter sur son sort d'homme mal marié ? Comme le font tous ceux qui veulent se taper une femme qui n'est pas la leur. Il n'a pas osé. Il ne me connaissait pas suffisamment. Et si j'allais tout rapporter à Jessica ?
Il a préféré changer son fusil d'épaule.
‒ Je suis très content de ce petit jogging avec vous.
‒ Moi aussi. C'était très agréable.
‒ Faudra recommencer alors.
‒ Volontiers.
J'ai regardé l'heure. Je me suis levée.
‒ Il va falloir que je rentre.
Il s'est un peu tortillé sur le banc.
‒ Dites…
‒ Oui.
‒ Vous allez lui dire à Jessica qu'on a couru ensemble ?
‒ Oh, ben, oui ! Oui. C'est pas un secret.
‒ C'est pas un secret, non. Mais vaudrait peut-être mieux pas. Parce qu'elle irait s'imaginer des tas de trucs. Ça prendrait des proportions. Alors qu'on fait rien de mal en fait. Rien du tout.
On faisait rien de mal, non, mais il en crevait manifestement d'envie.
Je l'ai rassuré.
‒ Elle n'a pas besoin de le savoir.
‒ Merci.
Il a répété.
‒ Hein, vous sortez ?
‒ Quelquefois, oui. J'adore danser.
Il a soupiré.
‒ Moi aussi. Mais Jessica a horreur de ça.
‒ Allez-y sans elle !
‒ Oui, oh, ben alors là ! On voit que vous la connaissez pas.
J'ai ri.
‒ Je la connais pas ?
‒ Oui, enfin si ! C'est pas ce que je voulais dire…
‒ Elle a son petit caractère.
‒ Oh, pour ça, oui ! Si vous saviez…
Est-ce qu'il allait se mettre à jérémier, lui aussi, à se lamenter sur son sort d'homme mal marié ? Comme le font tous ceux qui veulent se taper une femme qui n'est pas la leur. Il n'a pas osé. Il ne me connaissait pas suffisamment. Et si j'allais tout rapporter à Jessica ?
Il a préféré changer son fusil d'épaule.
‒ Je suis très content de ce petit jogging avec vous.
‒ Moi aussi. C'était très agréable.
‒ Faudra recommencer alors.
‒ Volontiers.
J'ai regardé l'heure. Je me suis levée.
‒ Il va falloir que je rentre.
Il s'est un peu tortillé sur le banc.
‒ Dites…
‒ Oui.
‒ Vous allez lui dire à Jessica qu'on a couru ensemble ?
‒ Oh, ben, oui ! Oui. C'est pas un secret.
‒ C'est pas un secret, non. Mais vaudrait peut-être mieux pas. Parce qu'elle irait s'imaginer des tas de trucs. Ça prendrait des proportions. Alors qu'on fait rien de mal en fait. Rien du tout.
On faisait rien de mal, non, mais il en crevait manifestement d'envie.
Je l'ai rassuré.
‒ Elle n'a pas besoin de le savoir.
‒ Merci.
***
J'avais deux solutions. Ou bien le flanquer illico presto dans mon lit, ce qui ne présentait pas la moindre difficulté. Et triompher devant Jessica. « Franchement, ça n'a pas été bien compliqué. » Ou bien prendre mon temps. Le regarder faire ses travaux d'approche. Lui souffler, de façon tout à fait aléatoire, le chaud et le froid. Je verrais. J'aviserais. Selon l'envie du moment.
* * *
Le jeudi suivant, je suis bien évidemment retournée à la piscine. J'étais sûre qu'il y serait. Je ne m'étais pas trompée. Quand il m'a aperçue, il a eu un large sourire et une érection quasi immédiate quand j'ai laissé tomber ma robe, que je suis apparue en maillot, un string cette fois, bien échancré, qui me laissait les fesses pratiquement à l'air et qui ne me couvrait que la chatte. Et vraiment qu'elle. Ce qui attirait forcément l'attention dessus. Il bandait, non, mais comment il bandait ! Ce qu'il s'est empressé de me dissimuler, en ramenant prestement les deux mains sur son bas-ventre.
J'ai eu envie de le torturer un peu.
‒ Vous venez ? On va à l'eau ?
Il s'est levé. Et il a bien fallu qu'il retire ses mains. Il aurait eu l'air complètement idiot. Et… mais c'est qu'il était pas mal monté du tout ! Sans être exceptionnel, mais enfin, ça tenait malgré tout la route.
On a fait quelques longueurs de bassin. Et puis on est allés s'étendre côte à côte sur les chaises longues. On a un peu discuté. De choses et d'autres. Et j'ai fini par proposer.
‒ On pourrait peut-être se tutoyer, non ? Ce serait plus sympa.
Il a abondé dans mon sens.
‒ Oui, bien sûr ! Évidemment !
Et presque aussitôt posé la question qui lui brûlait les lèvres.
‒ On ira courir mardi ?
Je me suis fait prier.
‒ Je sais pas. J'ai plein de trucs à faire.
Oh, sa déception !
‒ Mais si, viens ! Ça te fera du bien !
‒ Je verrai. Je t'enverrai un texto.
Que j'étais bien décidée à lui faire attendre jusqu'au dernier moment.
J'ai eu envie de le torturer un peu.
‒ Vous venez ? On va à l'eau ?
Il s'est levé. Et il a bien fallu qu'il retire ses mains. Il aurait eu l'air complètement idiot. Et… mais c'est qu'il était pas mal monté du tout ! Sans être exceptionnel, mais enfin, ça tenait malgré tout la route.
On a fait quelques longueurs de bassin. Et puis on est allés s'étendre côte à côte sur les chaises longues. On a un peu discuté. De choses et d'autres. Et j'ai fini par proposer.
‒ On pourrait peut-être se tutoyer, non ? Ce serait plus sympa.
Il a abondé dans mon sens.
‒ Oui, bien sûr ! Évidemment !
Et presque aussitôt posé la question qui lui brûlait les lèvres.
‒ On ira courir mardi ?
Je me suis fait prier.
‒ Je sais pas. J'ai plein de trucs à faire.
Oh, sa déception !
‒ Mais si, viens ! Ça te fera du bien !
‒ Je verrai. Je t'enverrai un texto.
Que j'étais bien décidée à lui faire attendre jusqu'au dernier moment.
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