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✦ tounet777 L'appel des Abysses XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

L'appel des Abysses — Chapitre 8

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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L'appel des Abysses

Chapitre 8

Chapitre 8
Je plonge sans réfléchir, le corps encore traversé par les derniers spasmes de la transformation publique. L'eau froide m'engloutit comme une vieille amie, referme ses bras autour de moi, étouffe les cris, les flashes, les regards horrifiés du quai. Ma queue se reforme en un battement fluide, les écailles glissent sur ma peau, les branchies s'ouvrent et pompent l'oxygène avec une avidité presque douloureuse. Je file droit devant moi, loin du port, loin des bateaux, loin des humains qui viennent de me voir redevenir ce que j'ai toujours été.
Je ne sais pas où je vais. Je ne sais même pas pourquoi je nage. Mes nageoires battent mécaniquement, mon corps suit les courants profonds sans que je lui dise quoi faire. L'eau devient plus sombre, plus dense, le bleu turquoise de la surface s'efface peu à peu pour laisser place à un indigo froid, puis à un noir presque absolu. Des bancs de poissons luminescents s'écartent sur mon passage comme des étoiles filantes, des méduses géantes flottent, leurs filaments traînant derrière elles comme des voiles déchirés. Je passe au-dessus d'un gouffre sans fond, une faille noire qui semble aspirer la lumière elle-même. Je m'arrête au bord, suspendu, les nageoires immobiles, le cœur battant trop fort dans ma poitrine.
Mako.
Son nom tourne en boucle dans ma tête, comme une prière que je ne sais pas adresser à qui. Mako. Mako. Mako. Je le répète sans voix, les branchies palpitantes, les lèvres entrouvertes sur des bulles minuscules. Je ne sais pas pourquoi je l'appelle. Je ne sais même pas si je l'appelle vraiment. C'est juste là, au fond de moi, une pulsation qui refuse de se taire. Mako. Mako. Mako.
Je pose une main sur mes branchies, ferme les yeux. Au début, il n'y a que le grondement sourd de l'océan, le ronronnement lointain des courants, le cliquetis discret des crevettes pélagiques. Puis je le sens. Ce n'est pas un son, mais une onde, une pression familière contre mes écailles. Boum-boum. Boum-boum. Un battement régulier, profond, qui résonne dans ma cage thoracique comme s'il venait de l'intérieur de mon propre corps. Boum-boum. Boum-boum. Plus proche. Plus fort.
Je rouvre les yeux.
Il est là.
Mako surgit du noir comme une comète, sa silhouette fuselée coupant l'obscurité en deux. Ses nageoires battent avec une urgence contenue, ses cheveux flottent derrière lui comme une traînée d'encre. Il s'arrête à un mètre de moi, suspendu dans le vide bleu-noir, les yeux brillants d'une lumière intérieure. Il tend les mains, paumes ouvertes.
— Ayden…
Sa voix vibre directement dans l'eau, douce, profonde, enveloppante.
Je reste immobile un instant, incapable de bouger. Puis je tends les bras à mon tour. Nous nous rejoignons en un seul mouvement, nos corps se heurtent doucement, nos queues s'enroulent l'une autour de l'autre par réflexe. Il me serre contre lui, ses bras forts autour de mon dos, son front contre le mien.
— J'ai entendu ton appel, murmure-t-il. Je l'ai senti dans ma poitrine. Je ne pouvais pas ne pas venir.
Je pose mes mains sur ses joues, mes pouces caressant les lignes de ses pommettes.
— Comment ? je demande, la voix tremblante. Comment tu m'as retrouvé ? Je suis… je suis perdu, Mako. Je ne sais même pas où je suis.
Il sourit doucement, un sourire triste et tendre à la fois.
— Quand un couple de tritons se forme… quand le lien est vrai… on ressent tout ce que l'autre ressent. Peu importe la distance. Même si l'un est à la surface, même s'il respire de l'air. Le cœur appelle. Et l'autre répond. Toujours.
Je ferme les yeux, le souffle court.
— Je t'ai appelé sans le savoir…
— Tu m'as appelé avec ton cœur, répond-il simplement. Et je t'ai entendu.
Il m'embrasse, un baiser lent, profond, salé. Ses lèvres contre les miennes, ses mains dans mes cheveux, nos queues enlacées qui battent doucement ensemble. Je m'accroche à lui comme à une bouée au milieu de la tempête. Quand nous nous séparons, il pose son front contre le mien, nos branchies frôlant l'une contre l'autre.
— Qu'est-ce qui ne va pas ? demande-t-il doucement. Dis-moi.
Je prends une grande inspiration – une grande goulée d'eau – et je lui raconte tout.
Je lui raconte la confrontation sur le bateau, les regards de Marco, la colère de Luis, le sourire mauvais de Tom. Je lui raconte la vidéo qui circule déjà partout : la transformation inverse, mes vêtements trempés sur le sable, mon visage flou mais mes fringues reconnaissables par tous ceux qui me côtoient chaque jour. Je lui raconte les murmures dans les rues, le vieux Marcel qui pleure de joie en disant qu'il n'était pas fou, les téléphones qui se lèvent sur mon passage. Je lui raconte ma peur : peur que les humains cherchent, peur qu'ils trouvent la crique, peur qu'ils traquent les miens, peur que Galatée et Hippocampos soient en danger à cause de moi.
— J'ai donné rendez-vous à Luis, je termine dans un souffle. À minuit, à la crique. C'est lui que tu as sauvé pendant la tempête, il y a quelques semaines. Il ne t'a pas vu, il n'a rien vu… juste une force qui le poussait vers le bateau. Mais il sent que c'est lié à moi. Il est en colère. Il a peur. Je lui ai dit de venir seul. Je ne sais pas ce qu'il va faire… s'il va écouter, s'il va parler, s'il va nous trahir. Mais je devais essayer.
Mako reste silencieux un long moment, ses doigts caressant doucement mon dos.
— Tu veux que je vienne avec toi ce soir ?
Je hoche la tête, les larmes se mêlant à l'eau salée.
— Oui. S'il te plaît. Je ne veux pas y aller seul. Pas après aujourd'hui. Pas après ce qu'ils ont vu.
Il pose une main sur ma joue.
— Alors je viendrai. Nous irons ensemble. Et quoi qu'il arrive… nous affronterons ça ensemble.
Nous restons enlacés un long moment, suspendus au-dessus du gouffre noir, nos queues entrelacées, nos cœurs battant au même rythme. Boum-boum. Boum-boum. Le même battement. Le même appel.
Le soleil descend lentement. Nous attendons la nuit.
Quand le ciel devient noir et que les étoiles se reflètent sur l'eau comme des éclats de diamant, nous nageons vers la crique. Nous restons sous la surface, invisibles depuis le quai, nos silhouettes glissant dans l'ombre. Nous nous postons près du bord, cachés par un surplomb de rocher, nos queues immobiles pour ne pas faire de remous.
Minuit approche.
Nous attendons.
Et puis, un bruit de pas sur le sable. Deux silhouettes apparaissent au sommet de la crique, hésitantes. Luis… et Marco. Luis tient une lampe torche, Marco marche derrière lui, les bras croisés, le visage fermé. Ils descendent lentement, la lumière tremblante balaie la surface.
— Ayden ? appelle Luis doucement. T'es là ?
Marco grogne à voix basse.
— S'il n'est pas là, on se tire. Je n'ai pas envie de passer la nuit à parler à des fantômes.
Luis lève la lampe, éclaire l'eau.
— Il a dit minuit. Il viendra.
Je sens Mako se tendre à côté de moi. Je pose une main sur son bras.
— Attends.
Luis s'approche encore, la lumière dansante sur l'eau.
— Ayden… si t'es là… montre-toi. Faut qu'on parle. Faut que tu m'expliques. Marco aussi veut comprendre.
Marco marmonne.
— Ouais. Et vite. Parce que si c'est encore une de tes conneries…
Je regarde Mako. Il hoche la tête.
Je prends une inspiration, et je fais surface lentement, ma tête émergeant à quelques mètres d'eux. Ma queue bat doucement sous l'eau, mes branchies palpitent. Luis sursaute, recule d'un pas, la lampe braquée sur moi. Marco se fige, les yeux écarquillés.
— Putain… murmure Luis.
Marco jure entre ses dents.
— Ce n'est pas possible…
Je reste immobile, les mains levées en signe d'apaisement.
— Je t'avais dit de venir seul, Luis.
Luis déglutit, les yeux fixés sur ma queue.
— J'ai… j'ai pas pu. Marco voulait venir. Il a vu la vidéo lui aussi. Il a dit qu'il fallait qu'il voie de ses yeux.
Marco s'avance d'un pas, la voix rauque.
— C'est pas un trucage. C'est pas un costume. T'es… t'es vraiment ça.
Je hoche la tête.
— Oui.
Luis baisse la lampe, la lumière tremblante.
— Et lui ? demande-t-il en regardant Mako qui émerge lentement derrière moi. C'est… c'est lui aussi ?
Mako parle d'une voix calme, profonde.
— Oui. Je suis comme Ayden.
Luis et Marco échangent un regard, puis reviennent sur nous.
— Tous les deux vous êtes… commence Luis.
Je termine pour lui, la voix ferme mais douce.
— Oui. On s'aime. Depuis le jour où on s'est rencontrés.
Marco secoue la tête, incrédule.
— Putain… et la tempête, il y a quelques semaines ? C'était toi qui m'as sorti de l'eau, Luis ?
Luis hoche la tête lentement.
— Je n'ai rien vu. Juste… une force. Des mains qui me poussaient vers le bateau. J'ai cru que c'était un miracle. Mais maintenant…
Il regarde Mako.
— C'était toi ?
Mako hoche la tête.
— Oui.
Luis ferme les yeux un instant, respire profondément.
— Merci… murmure-t-il. Je n'ai jamais pu dire merci.
Mako sourit doucement.
— Je n'ai fait que ce qu'il fallait faire.
Marco croise les bras, encore méfiant.
— Et maintenant ? Tout le monde sait. La vidéo tourne partout. Les gens parlent. Les journalistes vont venir. Qu'est-ce que tu vas faire, Ayden ?
Je baisse les yeux.
— Je ne sais pas encore. Mais je sais que je ne peux pas continuer à mentir. Pas après aujourd'hui. Pas après ce que vous avez vu.
Luis fait un pas vers l'eau.
— T'aurais pu nous le dire. On n'est pas des ennemis, Ayden. On travaille ensemble depuis des années.
Je secoue la tête.
— Je ne le savais pas non plus. J'ai découvert ma vraie identité que hier. C'est grâce à Mako que j'ai tout compris. Avant ça… je pensais que j'étais juste humain. Normal.
Marco soupire.
— Putain… c'est dingue.
Luis regarde Mako, puis moi.
— On va essayer de t'aider. On va essayer de calmer les choses au port, de dire aux autres que c'est un trucage, que c'est faux. Mais faut que tu nous dises ce que tu comptes faire. Parce que ça ne va pas s'arrêter là. Les gens parlent. Les journalistes vont venir. Et si les autres voient cette deuxième vidéo… celle de tout à l'heure… ça va être la folie.
Marco hoche la tête.
— Ouais. On va essayer de te couvrir. Mais t'as intérêt à avoir un plan. Parce que si ça dégénère, on ne pourra pas faire grand-chose.
Ils se regardent, puis se tournent vers moi.
Luis ajoute, la voix plus basse :
— Demain après-midi, reviens à la crique. Vers 14 h. On sera là. Et viens avec lui aussi. Mais il faut des vêtements pour vous deux. Des trucs simples. Si on doit parler, si on doit vous cacher… vous ne pouvez pas rester comme ça. On va essayer de vous protéger, mais il faut que vous soyez discrets.
Je hoche la tête, la gorge serrée.
— Merci… merci à vous deux.
Luis hausse les épaules.
— On n'est pas des héros. On est juste… tes potes. Enfin… on essaie.
Marco grogne.
— Ouais. Mais bouge-toi et sois discret.
Ils repartent dans la nuit, leurs silhouettes s'éloignant sur le sable.
Mako et moi restons seuls dans l'eau, nos queues enlacées, nos regards fixés sur les deux hommes qui disparaissent.
— Qu'est-ce qu'on fait ? je murmure.
Mako pose son front contre le mien.
— On décide ensemble. Demain après-midi. On retourne aux clans… ou on reste et on affronte. Mais au moins… on n'est pas seuls.
Je ferme les yeux.
— Demain.
Mais au fond de moi, je sais que demain ne suffira peut-être pas.
La nuit qui suit est interminable. Je reste caché sous l'eau, dans une petite grotte près de la crique, mes nageoires battant doucement pour maintenir ma position contre le courant faible. Mako est resté avec moi un moment, ses mains sur mes épaules, son souffle chaud contre mes branchies, mais je l'ai renvoyé. « Va dormir, » je lui ai murmuré. « Demain sera dur. » Il a hésité, ses yeux vert brillant dans l'obscurité aquatique, mais il a fini par hocher la tête et s'éloigner dans les profondeurs, sa silhouette s'estompant comme un rêve qui s'efface. Je reste seul, les yeux ouverts sur le noir, le cœur battant au rythme des vagues lointaines. Les images tournent en boucle dans ma tête : la chute dans l'eau, la transformation brutale, les flashes des téléphones, les visages horrifiés. Et Luis… Luis qui me regardait avec ce dégoût, cette trahison. Je ne sais pas s'il viendra ce soir. Je ne sais pas si je peux lui faire confiance. Mais je n'ai pas le choix. Je dois essayer.
Le lendemain matin arrive trop vite. Le soleil filtre à travers l'eau, transformant la grotte en un kaléidoscope de bleus et de verts. Je fais surface discrètement, la queue battant lentement pour ne pas faire de remous. La crique est vide, le sable encore frais de la nuit, les falaises abruptes se dressant comme des gardiens silencieux. Je me transforme inverse – la douleur est toujours là, moins intense que la première fois, mais encore brûlante, comme si on me déchirait le bas du corps avec une scie chauffée à blanc. Les os craquent, les muscles se déchirent, la peau se reforme. Je reste nu sur le sable, le corps luisant d'eau de mer, les gouttes roulant sur ma peau comme des larmes froides. Le soleil monte, chaud et implacable, la sueur commence à perler sur ma peau nue. Je m'assois au bord de l'eau, les genoux ramenés contre la poitrine, attendant.
Vers 9 h du matin, j'entends un bruit dans l'eau. Je relève la tête. Mako émerge à quelques mètres, nage jusqu'au bord, sort de l'eau et s'assoit à côté de moi sur le sable. Il est nu lui aussi, sa peau luisante sous le soleil, ses cheveux mouillés collés à son front. Il pose une main sur mon épaule, douce mais ferme.
— Je n'ai pas pu rester loin, dit-il simplement. Je voulais être là quand tu te réveillerais.
Je pose ma tête sur son épaule, ferme les yeux un instant.
— Merci… J'avais besoin de toi.
Nous restons assis là, côte à côte, silencieux, regardant la mer. Le soleil monte, la chaleur devient pesante. Mako finit par demander, la voix basse.
— Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ?
Je respire profondément.
— On attend Luis et Marco. Ils ont promis de venir en début d'après-midi avec des vêtements. Pour nous deux. Et on va organiser une rencontre ce soir. En privé. Avec l'Office Français de la Biodiversité et quelques journalistes. Pour montrer qu'on n'est pas dangereux. Pour essayer de calmer les choses.
Mako hoche la tête lentement.
— Et si ça ne marche pas ?
Je ferme les yeux.
— Alors on fuira. On ira aux clans. On préviendra Galatée et Hippocampos. Mais j'espère… j'espère que ça marchera.
La matinée s'étire. Le soleil grimpe, la chaleur monte, nos corps nus absorbent la lumière, la sueur perle sur notre peau. Mako se rapproche, sa main glisse sur mon bras, descend vers ma taille. Je tourne la tête vers lui, nos regards se croisent. Ses yeux verts sont intenses, chargés d'un mélange de tendresse et de désir. Je sens mon cœur accélérer, le souffle d'or pulser plus fort en moi.
— Ayden… murmure-t-il, sa voix comme une caresse dans l'air salé.
Je ne réponds pas. Je l'embrasse. Doucement d'abord, mes lèvres effleurant les siennes, salées par l'eau de mer. Puis plus profondément, nos langues se mêlant, nos souffles se confondant. Sa main remonte sur ma nuque, tire doucement sur mes cheveux, m'attire plus près. Je pose mes mains sur son torse, sent la chaleur de sa peau, les muscles tendus sous mes doigts. Nous nous allongeons sur le sable chaud, nos corps se pressant l'un contre l'autre, la tendresse se transformant en urgence.
Mako s'allonge sur le dos, m'attire sur lui. Je m'installe à califourchon, mes cuisses de chaque côté de ses hanches, nos sexes déjà durs se frôlant. Je l'embrasse encore, mes mains explorant son corps : ses épaules larges, son torse musclé, ses abdos contractés. Il gémit contre ma bouche, ses mains glissant sur mon dos, descendant vers mes fesses, les pressant fermement. Je me penche, embrasse son cou, sa clavicule, descend vers sa poitrine. Mes lèvres effleurent ses tétons, les mordillent doucement, les lèchent, les sucent jusqu'à ce qu'il arque le dos, un gémissement rauque s'échappant de sa gorge.
— Ayden… souffle-t-il, ses doigts s'enfonçant dans ma peau.
Je continue ma descente, embrassant son ventre, suivant la ligne de muscles jusqu'à son sexe. Je le prends en main, le caresse lentement, sentant sa dureté, sa chaleur. Mako se cambre, ses hanches se soulevant légèrement. Je le prends en bouche, doucement d'abord, ma langue tournoyant autour du gland, puis plus profondément, mes lèvres glissant le long de sa longueur. Il gémit plus fort, ses mains dans mes cheveux, guidant mes mouvements sans forcer. Je le suce avec avidité, alternant rythme lent et rapide, mes mains caressant ses testicules, mes doigts effleurant son entrée. Il tremble sous moi, ses gémissements se faisant plus intenses, plus désespérés.
— Ayden… s'il te plaît…
Je relève la tête, le regarde. Ses yeux sont mi-clos, brillants de désir. Je remonte, l'embrasse à nouveau, nos langues se mêlant avec fureur. Il me retourne doucement, mais je le retiens, le maintien sur le dos.
— Laisse-moi te prendre, je murmure contre ses lèvres.
Il hoche la tête, les yeux dans les miens.
— Oui…
Je me positionne, mes mains sur ses cuisses, les écartant doucement. Il est prêt, lubrifié par notre sueur et notre désir. Je le pénètre lentement, sentant sa chaleur m'envelopper, son corps se contracter autour de moi. Il gémit, arque le dos, ses mains sur mes épaules. Je m'enfonce plus profondément, centimètre par centimètre, jusqu'à être complètement en lui. Nous restons immobiles un instant, nos souffles mêlés, nos cœurs battant à l'unisson.
Puis je commence à bouger, lentement d'abord, mes hanches roulant contre les siennes. Il se cambre pour venir à ma rencontre, ses gémissements se faisant plus forts. Je l'embrasse, étouffant ses cris avec ma bouche, nos langues dansant au rythme de nos corps. Mes mains explorent son torse, pincent ses tétons, descendent pour caresser son sexe dur entre nous. Il halète contre mes lèvres, ses ongles s'enfonçant dans mon dos.
— Plus fort… murmure-t-il.
J'accélère, mes coups de reins plus puissants, plus profonds. Le sable sous nous crisse, nos corps glissants de sueur se heurtent avec un bruit humide. Je le prends avec tendresse et passion, mes lèvres sur son cou, mordillant sa peau, laissant des marques rouges. Il crie mon nom, ses jambes s'enroulant autour de ma taille, me tirant plus profond en lui. Je sens le plaisir monter, un feu qui consume tout, mais je me retiens, je veux que ça dure, que ça soit long, intense.
Je change de position, m'assois sur le sable, le tire sur moi. Il s'empale sur moi, ses mains sur mes épaules, ses yeux dans les miens. Nous nous embrassons encore, nos lèvres se dévorant, nos langues se battant. Il commence à bouger, montant et descendant sur moi, ses hanches roulant avec une grâce instinctive. Je pose mes mains sur ses fesses, le guide, l'aide à trouver le rythme parfait. Il gémit contre ma bouche, son sexe dur frottant contre mon ventre à chaque mouvement. Je le caresse, le pompe au rythme de ses va-et-vient, sentant son plaisir monter avec le mien.
— Ayden… je vais…
— Attends… ensemble…
Nous accélérons, nos corps se heurtant avec fureur, nos gémissements se mêlant au bruit des vagues. Le plaisir explose, un feu blanc qui nous consume. Il jouit en premier, son sperme chaud sur mon ventre, son corps se contractant autour de moi. Je le suis de près, me vidant en lui avec un cri rauque. Nous restons enlacés, tremblants, nos souffles courts, nos cœurs battants follement.
Mako pose son front contre le mien, un sourire tendre aux lèvres.
— Je t'aime…
Je l'embrasse doucement.
— Je t'aime aussi.
Nous restons allongés sur le sable, enlacés, nos corps encore unis, nos caresses tendres, nos baisers légers. Le temps s'étire, la matinée devient midi, mais nous ne bougeons pas, savourant ce moment de paix avant la tempête.
Vers 14 h, j'entends des pas sur le sable. Je me redresse, le cœur battant. Luis et Marco apparaissent au sommet de la crique, sacs en plastique à la main, regards nerveux. Ils descendent rapidement, jettent un coup d'œil autour d'eux pour s'assurer que personne ne les suit.
Luis pose un sac devant moi.
— Tiens. Short gris, t-shirt noir, baskets. Pour toi. Et un autre set pour… ton mec.
Marco grogne, jette un deuxième sac un peu plus loin.
— On a pris les plus simples qu'on a trouvés. Rien de flashy. Faut que vous soyez discrets.
Je hoche la tête, la gorge serrée.
— Merci… vraiment.
Je sors les vêtements du sac, enfile le short et le t-shirt rapidement. Le tissu est doux, propre, ça me fait bizarre après des heures nu et vulnérable. Marco me tend une casquette noire.
— Mets ça aussi. Moins on voit ton visage, mieux c'est.
Luis s'assoit sur le sable à côté de moi, les coudes sur les genoux.
— On a écouté au port. Les journalistes sont là depuis ce matin. Ils posent des questions sur toi. Le vieux Marcel leur parle de toi comme d'un bon garçon, mais ils veulent te voir. Ils veulent des preuves. Des drones survolent la crique. Y a déjà des curieux qui viennent de la ville. Ça va dégénérer.
Marco ajoute, la voix basse.
— Les gens parlent. Ils veulent savoir si c'est réel. Certains disent que c'est un canular, d'autres que c'est une menace. Faut qu'on agisse vite.
Je sens mon estomac se nouer.
— Je ne peux pas laisser ça arriver. Pas à Mako. Pas aux autres.
Luis me regarde droit dans les yeux.
— Alors on fait quoi ? On ne peut pas te cacher éternellement. Les gens veulent te voir. Ils veulent comprendre.
Je respire profondément.
— On va leur parler. Mais pas n'importe comment. On va organiser une rencontre. Ce soir. En privé. Pas de foule. Pas de caméras. Juste un représentant de l'Office Français de la Biodiversité et deux ou trois journalistes de confiance. Ceux des grandes chaînes. On leur montre que je ne suis pas dangereux. Que je ne suis pas une menace.
Marco fronce les sourcils.
— Et comment tu fais pour que ça reste privé ?
— On leur donne un lieu et une heure. Mais pas ici. Pas la crique. C'est trop exposé. Il faut un endroit discret, que personne ne connaît. L'ancienne cabane de pêcheur de ton oncle, Marco, celle qui est cachée derrière les rochers à la pointe nord. Personne ne va là-bas. On peut y aller par le sentier de la falaise. C'est isolé, pas de vue depuis le village, pas de passage.
Luis hoche la tête.
— OK. La cabane. C'est discret. On peut y arriver sans se faire voir.
Je continue.
— Et pour le vieux Marcel… Marco, demande-lui d'aller chez lui ce soir. Dis-lui que j'ai besoin de lui parler. Qu'il reste chez lui après 20 h. Il comprendra. Il me fait confiance. Et si les journalistes le cherchent, ils n'iront pas le trouver chez lui tout de suite.
Marco grogne.
— Ouais. Je lui dirai. Il va râler, mais il le fera.
Luis reprend.
— OK. On va parler aux journalistes en premier. On va leur dire que ces créatures ne veulent aucun mal, qu'il faut les laisser en paix. Ils vont demander comment on le sait. On dira qu'on en a rencontré deux… et que l'une d'entre elles est notre ami et collègue depuis des années.
Marco ajoute.
— Ils vont demander des preuves. On dira que c'est possible, mais surtout… pas de chasse aux sorcières. On peut organiser la rencontre ce soir, en privé. On demandera un numéro aux deux journalistes des grosses audiences qui sont là – ceux de France 2 et BFMTV. On leur enverra un message avec l'heure et le lieu : 22 h, la cabane de pêcheur à la pointe nord. Mais on précisera : discrets. Pas de foule. Pas de drones. Sinon, rien.
Je hoche la tête.
— Et l'Office Français de la Biodiversité ?
Luis répond.
— On va les contacter. Tu peux appeler quand tu rentres chez toi. On a le numéro. Il faut qu'ils envoient quelqu'un. Ça donne du poids officiel.
Nous restons un moment silencieux. Le soleil tape fort, la sueur coule sur mon front. Luis regarde l'eau, puis moi.
— On va essayer de te couvrir. On va parler au port. Mais toi… prépare-toi. Ce soir, tout le monde va savoir que t'es pas seul.
Marco grogne.
— Ouais. Et dis à ton mec de rester caché jusqu'au bout. On ne veut pas qu'ils le voient avant qu'on ait posé les règles.
Je hoche la tête, la gorge serrée.
— Merci… vraiment.
Luis pose une main sur mon épaule.
— On fait ce qu'on peut. On est avec toi.
Ils repartent, discrets, par le chemin des falaises.
Je reste seul sur la plage, le cœur battant. Je regarde les vêtements pour Mako : short gris, t-shirt noir, baskets simples. Je les pose sur le sable, attendant.
Vers 15 h, il émerge, nage jusqu'au bord, sort de l'eau. Je lui tends les vêtements.
— Luis et Marco… ils vont nous aider. Ils ont apporté ça pour toi.
Mako prend le t-shirt, le short, les regarde avec curiosité.
— Ils sont… gentils.
Je hoche la tête.
— Ouais. Ils vont parler aux journalistes. Ils vont dire que tu ne veux aucun mal. Que tu es… mon ami. Mon amour.
Il sourit doucement, enfile le t-shirt, le short. Il est beau, même habillé comme ça. Simple. Humain.
— Et maintenant ?
Je respire profondément.
— On attend ce soir. 22 h. La cabane de pêcheur à la pointe nord. L'Office. Les journalistes. On leur montre qu'on n'est pas dangereux. Et toi… tu restes près de moi. Mais caché jusqu'au bout.
Il hoche la tête, s'assoit à côté de moi sur le sable.
— Je reste avec toi. Toujours.
Nous restons là, côte à côte, regardant la mer. Le soleil descend lentement. La crique est calme. Mais je sais que ce soir, tout va changer.
Le soleil commence à décliner quand je quitte la crique. Mako est toujours assis sur le sable, les yeux fixés sur l'horizon, les vagues léchant doucement ses pieds. Il sent mon regard et se tourne vers moi. Je m'accroupis à côté de lui, pose une main sur sa joue.
— Mako… il faut que tu repartes.
Il fronce les sourcils, ses yeux verts s'assombrissant.
— Repartir où ?
— Aux clans. Tu dois tout leur expliquer. Tout. La vidéo, la transformation publique, les journalistes, l'Office Français de la Biodiversité, Luis et Marco qui essaient de nous aider. Dis-leur que je vais tout faire pour les protéger. Que personne ne doit remonter à la surface. Pas Galatée, pas Hippocampos, pas les autres. Restez tous cachés. Loin des humains. Loin du village. Jusqu'à ce que je sache si je peux négocier une paix.
Il secoue la tête, sa main serrant la mienne.
— Et toi ? Tu restes seul ?
Je lui souris, un sourire triste mais déterminé.
— Je reste. Je gère ça. Je parle aux journalistes ce soir. Je vais voir Marcel avant. Il faut qu'il sache. Et après… je les rencontre à 22 h. À la cabane. Avec l'Office et les journalistes. Je vais leur montrer que nous ne sommes pas une menace. Que nous voulons juste vivre en paix.
Mako ferme les yeux un instant, respire profondément.
— Ayden… si ça tourne mal…
Je tressaille légèrement en entendant mon vrai prénom, celui qu'il utilise seulement quand nous sommes seuls, quand il me rappelle qui je suis vraiment.
— Si ça tourne mal, je te rejoins. Je plongerai. Je te trouverai. Mais pour l'instant… va. S'il te plaît. Les clans doivent savoir. Ils doivent rester cachés.
Il m'embrasse, un baiser long, profond, chargé d'inquiétude et d'amour. Ses lèvres tremblent légèrement contre les miennes. Quand il s'écarte, il murmure :
— Je t'aime. Reviens-moi.
— Je t'aime aussi. Je reviens. Toujours.
Il se lève, marche jusqu'à l'eau. Il se transforme, sa queue réapparaissant dans un éclat d'écailles dorées et vertes. Il me regarde une dernière fois, plonge, et disparaît dans les profondeurs. Je reste seul sur la plage, le cœur serré, jusqu'à ce que la surface redevienne lisse.
Je repars vers le village. Il est 19 h 30. Je passe par les ruelles, évitant les lumières du port où les journalistes continuent de tourner. J'arrive chez Marcel à 20 h précises. La porte est entrouverte, une lampe allumée à l'intérieur. Je frappe doucement et entre.
Marcel est assis à sa table, une bouteille de vin rouge à moitié vide devant lui, les yeux fixés sur la mer par la fenêtre. Il ne sursaute pas. Il me regarde lentement, un sourire fatigué aux lèvres.
— Ayden… je savais que tu viendrais.
Je m'assois en face de lui, retire ma casquette.
— Marcel… il faut qu'on parle.
Il hoche la tête, verse du vin dans un verre propre et me le tend. Je le prends, mais je ne bois pas.
— Je t'écoute, petit.
Je respire profondément.
— Tu n'étais pas fou. Tu avais raison. Depuis toutes ces années. Les sirènes existent. Les tritons existent. Je suis l'un d'eux.
Il sourit, un sourire tremblant, fatigué.
— Je le savais. Je l'ai vu dans tes yeux depuis que t'étais gosse. Tu nageais comme personne. Tu disparaissais sous l'eau des heures. Et il y a deux jours… la vidéo… j'ai pleuré, Ayden. Pas de peur. De joie. Parce que j'avais raison. Et parce que c'était toi.
Je pose une main sur la sienne.
— Merci. Merci de me défendre. Merci de dire aux journalistes que j'étais un bon garçon. Mais il faut que tu saches : nous ne voulons aucun mal. Nous vivons en paix. Nous protégeons l'océan. Nous aidons quand on peut. Comme pendant la tempête avec Luis.
Il hoche la tête lentement.
— Je le sais, petit. T'es pas un monstre. T'es Ayden. Le gamin qui m'apportait du poisson quand ma femme était malade. Le gamin qui réparait mon bateau sans rien demander. T'es pas dangereux. T'es juste… différent.
Je souris, la gorge serrée.
— Merci. Mais il faut que tu me promettes quelque chose. Reste discret. Ne dis pas tout. Ne parle pas des endroits où tu as vu les ombres. Ne parle pas des détails. Laisse-moi gérer. Il y a des gens qui pourraient vouloir nous chasser. Nous capturer. Nous étudier comme des animaux.
Il fronce les sourcils, ses yeux s'assombrissant.
— Chasser ? Comme des poissons ? Non… non, je ne laisserai pas faire. J'ai vu trop de choses. L'océan est leur maison. Comme la mienne. Je ne dirai rien de plus. Je reste chez moi ce soir. Comme tu veux.
Je serre sa main.
— Merci, Marcel. Tu es… tu es un ami. Un vrai.
Il rit doucement, les larmes aux yeux.
— Va, petit. Va parler aux journalistes. Va leur montrer que t'es pas un monstre. Et reviens me voir quand tout sera calme.
Je me lève, le serre dans mes bras. Il me tape dans le dos, ses mains tremblantes.
— T'es un prince de l'océan, Ayden. Je l'ai toujours su.
Je souris, sors discrètement. Il est 20 h 45. Je repars vers la cabane de pêcheur à la pointe nord. Le chemin est long, isolé, personne ne me voit. J'arrive à 21 h 50. La cabane est sombre, vieille, cachée derrière les rochers. Luis et Marco sont déjà là, avec le représentant de l'Office Français de la Biodiversité : un homme d'une cinquantaine d'années, costume sobre, carnet en main, regard sérieux.
Luis me voit, hoche la tête.
— T'es à l'heure. Les journalistes arrivent dans dix minutes.
Marco grogne.
— Ils ont promis d'être discrets. Pas de caméra avant qu'on dise oui.
Le représentant me serre la main.
— Ayden. Je suis le docteur Laurent, de l'Office. Je suis ici pour comprendre. Pas pour juger.
Je hoche la tête.
— Merci d'être venu.
À 22 h précises, deux voitures arrivent discrètement par le sentier. Deux journalistes : une femme de France 2, un homme de BFMTV. Pas d'équipe, pas de caméra lourde, juste un téléphone et un petit enregistreur. Ils descendent, regardent autour d'eux, puis s'approchent.
La femme sourit nerveusement.
— Bonsoir. On est là. Discrets, comme demandé.
Je hoche la tête.
— Merci. Entrez.
Nous entrons dans la cabane. Une lampe à pétrole éclaire faiblement la pièce. Tout le monde s'assoit autour d'une vieille table. Le docteur Laurent ouvre son carnet.
— Ayden… racontez-nous. Votre histoire. Depuis le début.
Je respire profondément.
— Je suis né ici, au village. J'ai grandi comme tout le monde. Pêcheur. Ami de Luis et Marco. Mais il y a deux jours… j'ai découvert ma vraie nature. Je m'appelle en réalité Hélios-Mar, fils d'Hippocampos et Galatée. Un prince retrouvé des abysses. Mako m'a aidé à comprendre. Il m'a montré qui j'étais.
Les journalistes notent tout, les yeux brillants.
Le docteur Laurent demande.
— Vous pouvez prouver ce que vous dites ?
Je hoche la tête.
— Oui.
Je me lève, enlève mon pantalon, verse un peu d'eau de la bouteille sur ma cuisse. Les écailles apparaissent, bleues et dorées, scintillantes sous la lumière de la lampe. Tout le monde retient son souffle.
Le docteur Laurent écarquille les yeux.
— Incroyable… Il faut que vous veniez avec moi. Pour des tests. Pour la science. Pour la protection.
Je secoue la tête, ferme.
— Non. Personne ne touchera aux créatures sous-marines. Nous voulons la paix. Rien de plus.
Les journalistes écoutent avec grande attention, sans interrompre.
La femme de France 2 demande doucement.
— Et les autres ? Il y en a combien ?
— Beaucoup. Mais ils restent cachés. Ils ne veulent pas de contact. Ils protègent l'océan. Ils aident quand ils peuvent. Ils ne sont pas dangereux.
Le docteur Laurent note tout.
— Je peux proposer une protection officielle. Une zone protégée. Des lois pour interdire la chasse. Mais il faut que vous coopériez. Au moins un peu.
Je secoue la tête.
— Pas de capture. Pas de tests. Pas de zoo. Pas d'étude forcée. On peut parler. On peut négocier. Mais personne ne touchera aux miens.
La femme de France 2 se penche en avant, les yeux brillants.
— Ayden… Hélios-Mar… est-ce que ce serait possible… une vraie interview filmée ? Demain matin ? Avec vidéo ? Pour montrer comment vous vous transformez, si c'est possible. Pas aujourd'hui, pas ici, mais demain, au calme, près de la mer. On pourrait faire ça en toute sécurité, avec juste notre équipe réduite. Ça aiderait à expliquer, à montrer que vous n'êtes pas une menace.
Je la regarde longuement. Les autres se taisent, attendant ma réponse.
Je respire profondément.
— Oui. Mais avec des conditions. Demain matin, 10 heures, près de la crique. Mais pas sur la plage principale. Au petit rocher isolé, à l'est, caché par les falaises. Seulement vous deux, pas d'équipe supplémentaire. Pas de drone. Pas de curieux. Si je vois trop de monde, je ne me montre pas. Et on reste près de la mer, au cas où il y aurait un problème. Je pourrai plonger immédiatement si ça tourne mal.
La femme hoche la tête, un sourire professionnel mais sincère.
— D'accord. Conditions acceptées. 10 heures, rocher isolé à l'est de la crique. Juste nous deux. On sera discrets.
Le docteur Laurent ajoute.
— Je peux être présent aussi ? Pour observer, noter. Sans intervention.
Je hoche la tête.
— Oui. Vous aussi. Mais pas de matériel invasif. Pas de piqûre, pas de prise de sang. Juste observer.
Il acquiesce.
— Marché conclu.
L'homme de BFMTV conclut.
— Merci. On se voit demain. Et… merci pour votre confiance.
Ils repartent, discrets. Je reste seul dans la cabane, le cœur battant.
Je sais que demain sera décisif.
Fin du chapitre 8.
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