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Couverture de (44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country!, par NathNMitch
Couverture de (44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country!, par NathNMitch
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

(44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country! — Chapitre 7 · Mission de sauvetage en Jamaïque

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(44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country!

Chapitre 7 · Mission de sauvetage en Jamaïque

Tôt le lendemain matin, c'est une douce caresse sur mon bras qui entoure le corps de Nathalie qui me tire d'un sommeil profond. Je me tourne et je vois Johanne qui me dit:
— Je suis désolée, Mitch. Mais nous avons un sérieux problème à régler, ce matin.
Nathalie se réveille à son tour, se tourne vers Johanne, les yeux à demi ouverts.
— Qu'est-ce qui se passe, Johanne?
— Habillez-vous, Anthony attend à l'extérieur pour entrer…
Vendredi, le 4 février 2018
Nathalie et moi allons rapidement vers la penderie pour nous mettre quelque chose sur le dos. Nathalie met son petit ensemble de coton blanc alors que moi, j'enfile un t-shirt noir et un short gris.
Lorsque nous revenons dans la chambre, Anthony et Johanne sont assis côte à côte sur le canapé. Nous nous assoyons sur la table basse et nous n'avons pas le temps d'ouvrir la bouche que Stéphanie entre dans la chambre avec deux tasses de café.
Je prends une gorgée et demande:
— Qu'est-ce qui se passe?
— Comme vous étiez absents, hier, je n'ai pas porté attention à la résidence des Murphy. La maison est censée être vide.
— …
— Lorsque je suis entré au bureau ce matin, j'ai noté qu'une séquence d'enregistrement s'est enclenchée.
— …
— Oscar et Jonathan se sont organisé une petite rencontre dans la résidence. Regarde la transcription.
Anthony nous remet à Nathalie et moi, une copie de la transcription de leur échange qui se lit comme suit:
Transcription d'une séquence vidéo du jeudi, 2 février 2018, à 14 heures.
— Oscar, ne crains-tu pas qu'on se fasse surprendre?
— Non, Jonathan. C'est toujours un des gardes du corps qui doit garder un œil sur la résidence, lorsqu'ils sont absents. Cette semaine, c'est moi.
— Et qu'est-ce qui t'inquiète, par rapport à Julie?
— Lorsque je suis allé les conduire, elle et son amie France, à l'aéroport. Elle semblait dévastée.
— …
— Lorsque je lui ai demandé ce qui la tracassait, elle m'a répondu qu'elle est convaincue que ton plan tordu ne fonctionnera pas. Que ça serait plus simple si elle avouait tout à son mari lors de son retour!
— Tu sais que, si elle avoue, nous avons de graves problèmes.
— Parle pour toi, Jonathan.
— Non, ton nom sera aussi invoqué. C'est toi qui devais nous informer sur ses déplacements au départ.
— Je ne peux pas aller en prison. J'ai ma famille à supporter. Je n'ai même pas le luxe de perdre mon emploi.
— C'est la même chose pour moi. Non seulement je ne peux pas perdre mon emploi, mais le bonhomme est capable de dire à ma femme que j'ai commis l'adultère avec sa femme.
— …
— Le connaissant, je suis sûr que c'est la première chose qu'il fera.
— …
— Tiens, voici le 20k$ que je t'ai promis, avant que j'oublie. Tu peux compter, il y a 200 billets de 100$.
— Je te fais confiance.
— As-tu un plan?
— J'ai un cousin qui est chef de gang à Port-au-Prince. Je lui ai parlé hier soir et il connaît un homme à Montego Bay qui pourrait faire ce travail.
— …
— Il dit que ça va coûter 50k$ en argent américain.
— …
— Le problème, c'est que je n'ai pas un sou.
— L'argent n'est pas un problème, à la fin, ce sera avec l'argent du vieux.
— Je n'ai pas besoin de savoir où tu prendras ton argent.
— …
— En revanche, nous devons nous déplacer en Jamaïque pour rencontrer l'individu. Il doit faire le travail rapidement parce que Julie revient dimanche et que demain, nous sommes vendredi.
— Laisse-moi vérifier pour les vols.
(Pause de huit minutes)
— Il y a un vol qui part à midi et nous serons sur place à quinze heures. Je nous ai réservé des sièges.
— …
— Appelle ton cousin et demande-lui que l'homme vienne nous attendre à l'aéroport de Montego Bay et que nous aurons l'argent sur nous.
— Mon cousin m'a dit de lui remettre la moitié pour commencer et le reste lorsque le travail sera effectué.
— Parfait. Passe l'appel.
— Je te confirme par téléphone ce soir.
--- xxxOOOxxx ---
Je me tourne vers Stéphanie et dis:
— Stéphanie, trouve Suzanne Bolduc et amène là dans ma petite salle de conférence.
— Oui, Mitch!
Je me tourne ensuite vers Johanne et lui dis:
— En priorité, réserve-nous un avion privé pour un aller-retour en Jamaïque. Cinq passagers au départ et sept au retour. Demande un départ pour dix heures trente.
— Parfait, Mitch.
— Une fois que c'est fait, viens nous trouver dans la salle.
Johanne et Anthony quittent la chambre. Nathalie me demande:
— Est-ce que je dois t'accompagner?
— Oui, ma puce, ça prend quelqu'un pour s'occuper de Julie, la rassurer.
— Parfait, compte sur moi.
Nous filons tous les deux dans la penderie pour nous habiller. Nathalie récupère des sous-vêtements blancs. Elle enfile un t-shirt blanc simple et met un jean. Elle chausse ses baskets blanches.
Je fais un peu la même chose, t-shirt noir que je porte déjà, un jean et des bottillons d'hiver. Nous apportons tous les deux notre veste de ski.
Lorsque nous arrivons à l'ilot de cuisine, nous croisons Nancy vêtue de son habillement de sport, Lucie et Nicolas. Je dis à Lucie:
— Nous avons une urgence. Nous partons pour la Jamaïque et serons absents pour la journée. C'est aussi possible que nous ayons une invitée pour quelques jours.
— …
— C'est toi qui gardes le fort, Lucie.
— Pas de problème, Mitch.
Lorsque nous entrons dans ma petite salle de conférence, Suzanne Bolduc, Éléonore et Johanne sont déjà assises.
— Je te confirme que c'est réservé, Mitch.
— Parfait! Éléonore, tu dois être prête à décoller dans quarante-cinq minutes.
— Oui, papa!
— Johanne, les deux agents de sécurité qui accompagnent les techniciens de Redsun, sont-ils fiables?
— Oui, les deux faisaient partie du trio qui m'accompagnait pour l'exfiltration de Nathalie, Stéphanie et Joannie à New-Orleans. Le responsable s'appelle Tommy.
— Peux-tu l'appeler sur main libre?
— Oui, je fais ça.
Johanne se tourne vers le module au centre de la table et compose le numéro.
— Oui, allo!
— Tommy, c'est Johanne. Nous avons une situation.
— Quel genre de situation?
— Il y a un complot pour faire disparaître Julie L'Amour, en fin d'après-midi, ce soir ou demain.
— …
— Je suis en compagnie de mon patron et commanditaire de la mission.
— Bonjour, Tommy, je m'appelle Mitch.
— Bonjour, monsieur.
— Savez-vous où elle se trouve présentement?
— Au restaurant en train de prendre le petit-déjeuner avec son amie.
— Avez-vous des véhicules à votre disposition?
— Oui, j'ai un Grand Cherokee et Filature express en a deux.
— Parfait! Peux-tu demander à Filature qu'il en envoie un au terminal de l'aviation générale à Montego Bay? Nous arrivons en jet privé vers 13 h 30. Johanne l'utilisera pour aller chercher Julie et sa compagne à votre club. Elle devrait y être aux alentours de 15h00. Leur chauffeur attendra à l'aéroport, leur retour.
— Pas de problème. Qu'est-ce qui se passe?
— Nous avons découvert qu'il y a une mise à prix sur sa tête.
— …
— Les deux commanditaires doivent rencontrer le tueur à quinze heures.
— Et que fait-on pour Julie, en attendant?
— Interceptez-les à la sortie du restaurant lorsqu'elles auront terminé et amenez-les dans votre chambre. Présentez-vous comme des agents de sécurité de Montréal et dites-lui que vous avez eu une information que sa vie est en danger.
— …
— Dites-lui qu'une équipe de sécurité de Montréal est en route pour venir la chercher vers 15h00.
— Et que fait-on avec l'autre?
— Elle n'est pas en danger, mais nous ne pouvons pas courir le risque de la laisser sur place. Demandez à un couple de Filatures de l'accompagner à sa chambre pour faire sa valise et celle de Julie.
— Pas de problème. Autre chose?
— Oui, empêchez-les de faire des appels téléphoniques. Si jamais Julie insiste pour parler à son mari, autorisez la communication.
— C'est beau pour moi. Johanne, as-tu autre chose?
— En tout temps, Tommy, tu peux m'appeler, notre avion d'affaires nous permet de recevoir et d'émettre des appels et même de recevoir des SMS.
— Message reçu, Johanne.
Je me tourne vers Johanne et demande:
— Est-ce que le cabinet est au courant?
— J'ai essayé de parler à Dominique, mais son adjointe m'a laissé entendre qu'il subissait un bilan de santé et qu'il ne pouvait pas être rejoint.
Je prends mon appareil téléphonique et appelle Geneviève (notre avocate) en FaceTime.
— Bonjour, Mitch! Tu es tôt ce matin.
— Désolé, mais nous avons une urgence.
— …
— Jonathan et Oscar ont engagé un tueur à gages pour faire disparaître Julie. Redsun vont l'enfermer et nous partons dans trente minutes pour aller l'exfiltrer.
— Comment le savez-vous?
— Jonathan et Oscar se sont rencontrés hier soir à la résidence des Murphy et nos caméras ont tout filmé.
— Allez-vous mettre la police dans le coup?
— Je vais en discuter avec Suzanne. C'est elle qui connaît ça et ce sera son dossier. Vous pourrez en discuter ensemble durant la journée.
— Parfait, je vais informer Dominique lorsqu'il sera de retour au bureau.
— …
— S'il y a un problème, nous pouvons t'appeler?
— Oui, Nathalie et moi sommes du voyage. Nathalie sera une figure importante pour la rassurer.
— Et qu'allez-vous faire avec elle, à son retour à Montréal?
— Pour sa sécurité, nous allons la ramener avec nous, au domaine.
— Attendez-vous à ce que Jim Murphy vous demande une opération de juricomptable sur sa compagnie.
— Je vais aviser Clément. Est-ce que Anthony peut nous aider, si nous avons la permission de Murphy?
— Oui. Et il nous a signé une autorisation pour fouiller dans son cloud.
— Parfait, Mitch. On se reparle.
Une fois que j'ai raccroché, je me tourne vers Suzanne, qui est assise à ma gauche, entre Nathalie et moi:
— Est-ce que tu as une copie de la transcription?
— Oui, c'est clair qu'il y a un complot pour meurtre et, en plus, vous avez des images légales.
— As-tu besoin de quelque chose?
— Des roues, si c'est possible.
— Éléonore, demande à ton mari, Martin, qu'il sorte le Yukon du garage et qu'il l'amène dans le rond-point. Qu'il remette les clés à Suzanne. Sans armement.
— Oui, papa! Je dois y aller maintenant, pour sortir l'hélicoptère. Je reviendrai vous chercher dans quinze minutes avec la voiturette électrique.
— Nous serons prêts!
Éléonore quitte la salle. J'attrape mon téléphone et envoie un SMS:

Bonjour, Karine.

Ah! Ah! Bonjour, Mitch.

Je veux juste te signaler que nous partons en mission d'exfiltration.

Johanne, Stéphanie, Nathalie, Éléonore et moi.

Il y a un complot pour meurtre sur la tête de Julie L'Amour.

Nous allons la chercher, maintenant, en Jamaïque.

Je commence à croire que tu prends goût à mon travail.

Oui, mais tu es ailleurs. Je vous appelle en fin de journée pour avoir de vos nouvelles.

Merci de me tenir au courant. Soyez prudents.

Je fais glisser mon appareil à Nathalie pour qu'elle en prenne connaissance et elle le pousse ensuite vers Johanne.
— C'est très gentil de ta part, Mitch, me dit-elle.
En sortant, je passe dans mon bureau et récupère mon portable et ma tablette électronique que je glisse dans une petite mallette de transport.
Éléonore nous attend déjà devant la porte principale. Elle nous amène jusqu'à la plate-forme de l'hélicoptère et, une dizaine de minutes plus tard, nous sommes déjà dans les airs. En arrivant à Montréal, notre avion d'affaires est déjà prêt à décoller. Nous nous envolons avec une avance de trente minutes, un net avantage.
--- xxxOOOxxx ---
Durant l'envolée, Johanne, Stéphanie et moi, convenons qu'il serait sage qu'Éléonore les accompagne. Johanne nous dit qu'elle prendra le volant, mais s'il devait y avoir un problème, Éléonore pourrait agir comme chauffeur désigné. Elle ajoute qu'elle est totalement qualifiée pour le faire.
Ça fait deux heures que nous sommes en vol et Johanne reçoit un SMS:

Le “target”
la cible
vient d'appeler son mari.

Elle n'a aucune information et est très inquiète.

Elle pleurait à chaudes larmes.

Il a fini par lui dire qu'il allait s'informer et la rappeler.

Parfait. Je te tiens au courant. Nous sommes partis 30 minutes à l'avance.

Donc nous arriverons plus tôt.

C'est bon, nous allons vous attendre.

En même temps que je prends connaissance de l'échange entre Johanne et le responsable de la mission Redsun, j'ai un appel Face Time de Jim Murphy qui apparait sur mon écran.
— Bonjour Jim!
— Bonjour Mitch. Julie vient de m'appeler en catastrophe pour me dire qu'elle est détenue par deux agents de sécurité, dans leur chambre. Elle est complètement démontée.
— Je sais, je suis en vol avec une équipe pour aller l'exfiltrer en urgence.
— Pour quelle raison?
— Jonathan et Oscar sont également en route pour rencontrer sur place un tueur à gages et faire disparaître Julie.
— Comment le sais-tu?
— Ils ont tenu une réunion secrète dans ta maison hier. Nous ne l'avons pas vu passer parce que la maison devait être vide. C'est en examinant les enregistrements tôt ce matin que nous avons découvert qu'il y avait une séquence.
— …
— Quelque part sur la bande, Oscar lui a demandé qui allait payer les 50 k$ pour le tueur et Jonathan a dit de ne pas s'inquiéter, que ce serait le vieux!
— Quand même, il a du culot.
— C'est encore plus important de travailler avec un juricomptable, et c'est urgent.
— …
— De plus, j'ai besoin de ton autorisation pour remettre la bande vidéo à la police. De cette façon, Suzanne Bolduc me dit que la preuve est très solide pour un complot pour meurtre.
— …
— Sache que ça va aussi éviter que tu sois éclaboussé alors qu'ils pourraient tenter de te faire porter le chapeau, si l'argent provient de la compagnie.
— Tu as ma permission, Mitch!
— …
— Et, que vas-tu faire avec Julie? Elle ne peut pas rester à la maison, tant que ces deux frustes sont en liberté.
— Nous allons l'amener avec nous, pour une semaine. Nous verrons pour la suite, à ton retour.
— …
— Je pense que nous n'avons pas le choix et que nous devons l'informer sur l'opération que nous avons menée sur elle.
— Elle va savoir que je sais!
— Oui, ça va crever l'abcès. Je crois que nous sommes rendus à cette étape.
— OK, je vais l'appeler pour la rassurer et lui dire que c'est toi, Mitch, qui viens la chercher avec ton équipe.
— Dis-lui que c'est Nathalie, qui va la prendre en charge, elle m'accompagne pour cette raison.
— J'aimerais que tu me tiennes au courant lorsqu'elle sera en sécurité.
— …
— Je ne sais pas ce que je vais faire avec elle, mais elle compte beaucoup pour moi.
— Parfait, Jim, je te reviens.
--- xxxOOOxxx ---
À la fin de l'appel, je me tourne vers Nathalie et son visage est radieux. Elle me tire vers elle et m'embrasse tendrement sur la bouche. Johanne demande à Éléonore:
— As-tu un fil pour relier mon appareil téléphonique à une entrée USB?
— Oui, mais pourquoi?
— Il y a peut-être une accessibilité au Car Play, dans ce véhicule. Nous pourrons l'utiliser pour l'application «Maps» pour nous diriger vers le site.
— Oh! C'est la première fois que j'en entends parler. C'est génial comme truc.
Une trentaine de minutes plus, tard, notre avion se pose à l'aéroport de Montego Bay en Jamaïque. Il nous amène jusqu'au hangar de l'aviation générale. Le pilote nous dit que nous ne pouvons pas demeurer dans l'avion. Il va faire trop chaud.
Nous accompagnons, Johanne, Stéphanie et Éléonore dans le lobby du hangar. Un couple nous attend. Johanne semble les connaître, puisqu'elle se dirige directement vers eux. L'homme du couple lui remet son trousseau de clés. Johanne revient vers nous et dit:
— Ne t'en fais pas, patron. Nous serons de retour dans trois heures, au plus tard.
— Je te ferai savoir par texto, au moment où nous quitterons le complexe hôtelier.
J'entraine Nathalie avec moi vers le couple, demeuré sur place. Je tends la main à la dame et lui dis:
— Je suis Mitch et je vous présente mon épouse, Nathalie.
Tout le monde se serre la main et la dame reprend:
— Je suis Madeleine ou Mado et mon collègue, Éric.
— C'est vous qui étiez couchés à côté de Julie et son amie.
— C'est bien ça! Êtes-vous le commanditaire de la mission?
— Oui.
— Donc, vous connaissez Johanne?
— Oui, c'est mon assistante personnelle et la directrice de mon bureau d'enquête.
Au moment où les deux pilotes nous croisent, accompagnés de l'hôtesse de l'air, je l'intercepte pour lui demander s'il connaissait des restaurants autour. Il m'a répondu qu'eux, ils allaient au terminal principal de l'aéroport. Qu'il y a quelques bons petits restaurants! Il nous précise que si nous y allons, de ne pas goûter à la cuisine locale. Il y a un restaurant italien, associé à une grande chaîne américaine. Il nous dit de boire uniquement de l'eau embouteillée. À la fin, il nous assure que la façon la plus rapide d'y accéder est de prendre une voiture taxi à l'extérieur.
Je retourne vers Nathalie et regarde le couple:
— Ça vous dit de venir casser la croute dans un restaurant du terminal principal? J'assume les frais.
— Vous êtes gentil, et oui, le temps d'attente sera moins long.
Lorsque nous sortons à l'extérieur, nous sommes littéralement assommés par la chaleur, associée à l'humidité accablante. Je tiens à vous rappeler que nous avons connu un changement de température important en l'espace de trois heures, passant de -20 °C à +30 °C. Un différentiel de 50 C.
--- xxxOOOxxx ---
Une quinzaine de minutes plus tard, le chauffeur nous débarque à l'entrée du terminal. En circulant à l'intérieur, nous apercevons le restaurant italien. C'est le bon, puisque nous voyons les trois membres d'équipage, assis au fond de la salle. Nous optons pour une table à l'entrée. Je m'installe sur la chaise faisant dos au mur avec une vue sur la foule. Il y a des gens qui sortent des avions et des gens qui se déplacent pour aller vers la barrière.
Nathalie et moi optons pour des pizzas tandis que nos deux invités choisissent des plats de pâtes.
— Dans la vraie vie, êtes-vous un couple?
— Non! répond Mado.
— …
— Moi, je suis célibataire et Éric est marié.
— Nous avons chacun notre chambre, ajoute Éric.
— …
— Les normes sont très sévères, pour notre travail. Aucune fraternisation n'est permise.
— Comment le patron peut-il le savoir?
— Les couples surnuméraires. Ils envient notre poste permanent et le moindre écart, sera soulevé à notre employeur.
— Ce n'est pas parce que notre patron est plus catholique que le pape. C'est pour s'assurer que nous soyons, en tout temps, concentrés sur notre mission.
— …
— Pour nous, les employés à temps plein, nous avons aussi la surveillance, le soir et la nuit, dans la chambre de Julie et France, nous dit Mado.
— …
— Et, contrairement aux expectations, Julie est très sage. C'est vraiment exceptionnel que nous n'ayons rien à rapporter, lors d'une telle mission.
— Oui, j'ai vu la scène provenant de la plage avec le noir et son flacon d'huile solaire, dis-je.
— Honnêtement, il m'a vraiment fait baver le noir avec sa grosse matraque!
— …
— Il se masturbait lentement en me regardant droit dans les yeux avec un petit sourire moqueur. Il savait qu'il me faisait baver.
— Moi, je l'ai trouvé anorexique! dit Nathalie sur un ton incisif.
— Oui, j'en conviens, mais pour une célibataire comme moi, ça importe peu.
Le serveur interrompt notre discussion le temps de déposer nos assiettes sur la table. Mado reprend:
— Autant Julie est une sage dame, autant son amie est une méchante salope… une vraie de vraie!
— Qu'est-ce qui te fait penser ça ? demande Nathalie.
— Je l'ai entendue discuter brièvement avec une autre dame, tout près du buffet. Cette dernière lui a dit que notre plage était adjacente à celle de l'Hedonism. Elle lui a dit d'aller à l'est, de s'étendre sur sa serviette.
— …
— C'est le terrain de chasse des Jamaïcains. C'est connu, les femmes qui veulent se faire culbuter par les noirs, vont à cet endroit.
— …
— Donc, après le diner, elle est retournée dans sa chambre avec Julie et elle est ressortie quinze minutes plus tard… simplement enroulée dans une grosse serviette de plage.
— Et vous l'avez prise en chasse! dit Nathalie, sur un ton enjoué.
— Nous n'étions pas de service, répond Éric.
— Elle ne vous a pas remarqués? demandé-je.
— C'est notre gagne-pain! répond Éric avec un large sourire.
— …
— L'endroit où elle a étendu sa serviette était proche d'un gros buisson qui délimite les deux plages. Facile pour nous de s'y camoufler discrètement.
— Et? demande Nathalie.
— Je suis convaincu que Mado est meilleure que moi pour vous raconter.
Madeleine prend une bonne gorgée de soda et se lance:
«C'était soir de pleine lune, elle était grosse et éclairait bien la plage. La dame choisit un emplacement, un peu à l'écart. Elle défait sa serviette et elle est déjà complètement nue. Elle l'étend délicatement sur le sol. Tu sais, ce n'est pas une déesse grecque! Elle est un peu ronde, et une poitrine très tombante. Toutefois, malgré son âge, elle a un très beau visage, blonde et cheveux très courts. Une vraie GILF!
Granny I'd Like to Fuck
Au bout d'une dizaine de minutes, un noir apparait dans le décor, venant de la plage d'à côté. Dès qu'il voit la femme, il vient vers elle. Elle se redresse un peu, appuyée sur ses avant-bras et le toise avec un petit sourire. Le noir, bien musclé, est torse nu. Il enlève son short et laisse apparaitre une imposante matraque, sans doute nourrie aux stéroïdes. Il s'approche de la dame, France, je crois, et lui demande:
- Tu as envie de baiser?
- Si tu penses que tu es capable d'assurer avec ton outil.
- Alors, essayons et tu me donneras ton score après.
Elle ouvre les jambes en lui souriant. Il s'agenouille. Elle se redresse, l'attrape avec sa main gauche et l'attire pour lui rouler une pelle très baveuse, tout en masturbant sa grosse queue, lentement. Au bout de quelques minutes, il cesse de l'embrasser et la repousse sur le dos avec sa main. Il approche sa tête entre ses jambes, lui prend les mains et enlace ses doigts entre les siens et entreprend un long cunnilingus.
Le mec est méthodique. La dame est silencieuse. Tout ce qu'on voit, c'est une bouche qui s'active et un bassin qui ondule au même rythme. Puis, la dame serre les mains du noir, emprisonne sa tête avec ses jambes et savoure un orgasme, à la fois, puissant, long et silencieux. Qu'un vulgaire murmure. Ses jambes se détendent, elle fait un sourire et l'homme se remet à l'œuvre. Il la déguste pendant un bon dix minutes avant que la dame ne reparte en transe.
Puis, il s'approche. les jambes un peu écartées. Les jambes de la dame se retroussent un peu. Sans toucher à sa queue, le mec s'enfonce lentement dans sa chatte. Comme si sa queue était guidée par un radar. Il pose ensuite ses mains sous ses épaules, elle le prend par la nuque. Ils s'embrassent et il la défonce mécaniquement durant un long moment. Je pense qu'elle a joui deux ou trois fois, toujours silencieusement.
La scène dure un moment. Après son dernier orgasme, il la fait mettre à quatre pattes et replonge sa queue dans son antre. Aucun mot n'est échangé entre les deux partenaires. Pendant qu'elle se fait prendre en levrette, un autre noir apparait dans le décor. France lui fait un sourire. Il se déshabille et il est déjà bandé. Il approche sa queue, nettement moins imposante que l'autre et elle se met à le sucer. Au fil du temps, elle se tape deux autres bons orgasmes.
Le gars qui se fait sucer finit par éjaculer dans sa bouche. Puis le mec qui la culbutait s'approche lui aussi de sa bouche en se masturbant et finit par éjaculer à son tour.
Vous savez, elle s'est tapé les deux noirs, sans protection!»
— Et que s'est-il passé par la suite? demande Nathalie.
— Les mecs sont repartis sur la plage voisine, dit Éric, et France est retournée à sa chambre.
Mon téléphone, sur la table, vibre pour annoncer l'arrivée d'un SMS:

Nous partons de Négril avec le colis.

Serons à l'aéroport dans 90 minutes.

Comment est-elle?

À la fois dévastée et rassurée parce qu'elle nous reconnait, toutes les trois.

Sait-elle que Nathalie l'attend à l'avion?

Non.

Dis-lui, ça va la rassurer.

Parfait.

Je me tourne vers ma femme à côté de moi et lui dit:
— Elles partent de Négril. Elles seront ici dans 90 minutes.
--- xxxOOOxxx ---
Puis, vient l'annonce sur haut-parleur de l'arrivée d'un vol en provenance du Canada.
— Devons-nous retourner au hangar de l'aviation générale? demande Éric.
— Non, attendons.
— Est-ce possible pour un de vous deux de me prendre deux personnes en photos, sans vous faire voir?
— C'est notre gagne-pain, monsieur.
— Préparez-vous. Lorsqu'ils passeront, vous les prendrez en photo. Soit ici ou soit avant qu'ils ne prennent la sortie pour passer aux douanes. Si vous les manquez, nous les attendrons à la sortie.
Une quinzaine de minutes plus tard, j'aperçois Oscar en premier. Il mesure plus de 1,9 mètres et sa tête dépasse un peu parmi la foule de voyageurs. Puis, marchant à ses côtés, je vois Jonathan qui est plus petit. Je dis à Éric: «Le noir et le petit qui marche avec lui. Ce sont vos nouvelles cibles.»
— Il est possible qu'ils soient attendus par un autre noir à la sortie. Si possible, je veux une photo des trois individus ensemble.
— C'est tout?
— Non, lorsque Johanne va arriver, repartez vite vers le club et je souhaite que vous les preniez en photo, avec le noir, si possible.
— …
— Soyez prudents, le noir est un tueur à gages dont la mission est de faire disparaître Julie.
— …
— Ensuite, j'ai besoin de savoir le moment où ils repartiront pour revenir à Montréal, la compagnie et le numéro de vol.
— Parfait, dit Éric.
— Johanne va vous confirmer tout ça.
Les trois membres d'équipage se lèvent pour quitter le restaurant et retourner à l'avion. Lorsqu'ils nous voient, ils s'arrêtent pour nous en informer. Je lui réponds que nous retournerons également d'ici une trentaine de minutes.
L'équipe de filature part immédiatement alors que je règle la facture. Avant de partir, Nathalie s'approche de moi, m'enlace et m'embrasse tendrement. Puis, elle me regarde droit dans les yeux et me dit:
— J'adore que nous puissions travailler ensemble de temps à autre. Ça me fait du bien d'être à tes côtés. Je t'aime vraiment, mais vraiment comme une folle.
— …
— Est-ce que tu réalises que tu es le seul amour que j'ai eu dans ma vie? Que je me compte chanceuse d'être tombée pile, sur l'homme le plus merveilleux que la terre connaisse.
— Je t'aime aussi profondément, ma puce, et je n'imagine pas vivre sans toi.
— Je sais.
— Allez, viens… nous avons un vieux couple à sauver!
— Je sais. Je t'aime.
Elle me prend par la main et nous quittons le restaurant. Nous nous dirigeons vers la zone des arrivées. Nous nous faufilons entre les gens près des carrousels à bagages. Nous voyons un grand noir avec casquette et queue de cheval qui affiche le nom «Oscar» écrit sur un morceau de carton. Je vois Mado, fondue dans la foule près du carrousel voisin. Je vais lui chuchoter à l'oreille:
— Le noir tenant l'affiche «Oscar» dans sa main.
— Pas de problème.
— Envoyez une photo à vos collègues pour qu'ils les surveillent. Ils vont sans doute arriver avant vous à l'hôtel.
— Oui.
Puis, Oscar et Jonathan sortent de la zone douanière et se dirigent droit vers le noir. Ils se mettent à discuter ensemble. Nathalie et moi décidons de sortir. Puis, nous sommes surpris lorsque Mado se met à crier après nous:
— Hé! Hé! Les amis… je suis ici!
— …
— Bienvenue en Jamaïque, nous dit-elle.
— …
— Placez-vous ici, que je vous prenne en photo et vous filme.
Elle nous tourne le dos au trio d'Oscar et s'éloigne. Clairement, elle ne nous prend pas en photo, mais les prend en photo. Puis elle reprend:
— Embrassez-vous un moment, je vais tourner un petit vidéo.
J'embrasse ma femme durant une trentaine de secondes, puis elle nous interrompt:
— Venez, je vous amène avec moi.
Éric vient nous rejoindre et nous sortons tous les quatre, et nous hélons une voiture taxi. Durant le court trajet qui nous mène au terminal de l'aviation générale, Madeleine nous dit qu'elle a filmé le moment où Jonathan remet une enveloppe brune au noir qui les attendait.
— Habituellement, j'envoie tout le matériel à un dénommé Anthony.
— Oui, tu lui envoies tout ce que tu as. C'est la bonne personne.
Une fois que nous entrons dans le lobby du hangar, l'hôtesse de l'air nous informe que les pilotes sont déjà partis dans l'avion afin de démarrer le groupe de puissance auxiliaire (APU) qui va leur permettre de programmer leur ordinateur de bord et climatiser l'avion. Elle nous dit que nous pourrons monter à bord dans une quinzaine de minutes. Elle conclut en nous assurant que nous partirons aussitôt que tous les passagers seront à bord.
--- xxxOOOxxx ---
Comme prévu, un quart d'heure plus tard, elle nous invite à monter à bord de l'avion. Dès que nous nous assoyons, nous apercevons à travers la vitre Johanne qui se dirige vers nous, accompagnée de Julie, France, Stéphanie et Éléonore. Nathalie se lève au milieu de l'allée et, dès que Julie entre dans l'avion, elle se précipite vers ma femme, lui saute dans les bras et se met à pleurer. Je suis assis au bord de la fenêtre et Johanne vient s'assoir devant moi, avec le sourire du devoir accompli.
Nathalie invite France et Julie à s'assoir à l'intérieur du bloc de quatre fauteuils à côté du nôtre et Stéphanie s'assoit avec elle. Nathalie s'assoit à côté de moi et Éléonore devant elle. Dès que l'hôtesse de l'air ferme la porte de l'avion, le pilote lance successivement les deux moteurs.
Je raconte rapidement à Johanne notre après-midi avec les deux agents de Filature express. Je lui dis qu'elle confirmera avec leurs patrons que leur mission se poursuit. Ils doivent prendre des images de Jonathan, Oscar et le tueur lorsqu'ils se présenteront au complexe hôtelier. Ensuite, ils devront se relayer à l'aéroport pour nous informer du moment de leur départ, le nom de leur compagnie aérienne et le numéro de vol.
— C'est parfait, Mitch. Je vais aussi demander que les deux agents de protection de Redsun restent dans leur entourage. Les techniciens pourront retirer leur équipement de surveillance.
— Excellente idée.
— Ensuite, demande à Anthony de t'acheminer le matériel qu'ils ont pris à l'aéroport. Éric m'a dit qu'il leur acheminerait immédiatement.
France, la compagne de Julie, est assez bruyante. Puis, venue de nulle part, Éléonore se met à l'invectiver.
— Ça fait plus de quatre-vingt-dix minutes que je vous entends râler, madame.
— …
— FERMEZ-LA, MAINTENANT!
— Ce n'est pas toi, jeune femme, qui a dû écourter ses vacances de deux jours.
Je m'avance un peu sur mon siège et la relance en lui disant:
— Quand même, France, tu as eu ta dose de sexe, hier soir, avec les deux noirs au clair de lune, sans protection. Si j'étais à ta place, je songerais à me faire tester, dès mon arrivée à Montréal.
Stupéfaite, elle me regarde avec la mâchoire décrochée, les yeux grands ouverts, comme un petit chevreuil aveuglé par les phares de voiture, en pleine nuit, au milieu de la route. Elle se calme instantanément alors que Julie se tourne vers elle, complètement estomaquée.
Tout se passe alors que le pilote manœuvre l'avion vers la piste de décollage. Quelques minutes plus tard, nous décollons de l'aéroport de Montego Bay, pour revenir à Montréal.
Après le décollage, Julie se tourne vers nous et demande:
— Est-ce que quelqu'un parmi vous peut me dire exactement ce qui se passe? Pourquoi êtes-vous venus me chercher en catastrophe?
— Parce que Jonathan et Oscar viennent de débarquer à l'aéroport et qu'ils sont en route vers votre complexe hôtelier, avec un tueur à gages, pour te faire disparaître.
— Comment le savez-vous?
— Parce qu'ils ont comploté votre projet à ta résidence, hier après-midi.
— …
— La maison entière chez vous est tapissée de caméras-espionnes. Il y en a cinquante-trois, au total, et des microphones partout, dans chacune des pièces.
— Est-ce que Jim sait ça?
— Oui, c'est à sa demande. Quand une femme met subitement son mari au régime sec durant plus de trois mois. Ce dernier devient suspect, s'imagine toutes sortes de choses. Il s'adresse alors à des gens compétents, comme nous.
— Avez-vous…
— Oui, tes quatre scènes d'adultère. L'humiliant rapport sexuel avec Jonathan, les deux «happy ending» avec ton masseur et ta soirée de sexe avec lui et Oscar.
— Est-ce que Jim va voir ça?
— Il a tout vu ça hier. Nous avons fait un aller-retour en Europe pour lui faire notre rapport.
— Et pourquoi hier?
— Parce que nous avons aussi découvert votre complot criminel.
— Oui, mais je n'avais pas le choix. Non seulement Jonathan m'a piégée, mais il a grugé toutes mes économies.
— Je suis conscient de la situation, ma chère. Tout est enregistré sur vidéo. J'ajouterai même que les éléments qui nous manquaient nous ont été révélés par ta discussion avec France, dans ta chambre, le soir de votre arrivée.
— Avez-vous aussi…
— Sache que nous avions de gros moyens sur place. Deux techniciens, deux agents de sécurité, ceux qui t'ont retenu dans leur chambre en nous attendant et quatre couples de filatures.
— …
— Celui avec qui tu t'es réfugiée sur la plage pendant que ton amie se faisait culbuter par le noir était l'un des couples.
— …
— C'est même nous qui avons demandé aux deux agents de sécurité de provoquer l'arrêt de la séance alors qu'il y avait plein de voyeurs qui s'approchaient avec leurs téléphones.
— Pourquoi?
— Pour protéger ta réputation.
— Je pense qu'elle est foutue, ma réputation.
— Laisse-moi faire un appel et nous continuerons notre discussion.
--- xxxOOOxxx ---
Je prends mon téléphone mobile et fais un appel à Geneviève, notre avocate. Dès la seconde sonnerie, elle répond:
— Ah! enfin. Bonjour, Mitch, je suis avec Dominique. Je nous mets sur main libre.
— Nous venons de décoller et revenons vers Montréal avec Julie.
— Est-ce qu'elle va bien?
— Elle est un peu sonnée. Je viens de lui parler de notre mission.
— Est-ce que Jim est au courant? demande Dominique.
— Oui, je lui ai parlé ce matin.
— Je lui ai fait parvenir le formulaire pour l'autorisation de remettre la copie de la vidéo à la police, comme tu l'as demandé. Il l'a signé immédiatement et retourné.
— …
— J'ai encore mieux, j'ai une vidéo de Jonathan qui remet une enveloppe brune au tueur.
— Est-ce que tu rapatries tout le monde? demande Dominique.
— Non, ils restent sur place pour des images supplémentaires de Jonathan et Oscar avec leur tueur, cherchant Julie sur le site. Ils vont s'assurer de nous informer au moment où ils quitteront l'aéroport pour revenir.
— Et qu'allez-vous faire avec Julie en arrivant à Montréal?
— J'ai convenu avec Jim que nous la ramenons au domaine, jusqu'à son retour au pays. Elle ne peut pas demeurer chez elle, tant que les deux hommes ne sont pas incarcérés.
— Vas-tu parler à Jim?
— Oui. Mais appelez-le pour le rassurer et dites-lui que je vais le rappeler d'ici une heure.
— Parfait. Sache qu'il nous a aussi demandé d'assigner un juricomptable pour vérifier ses livres.
— C'est excellent. L'on se reparle plus tard.
Après avoir raccroché, je prie Éléonore et Nathalie d'inviter Julie à se joindre à elles dans un endroit plus calme à l'arrière. Je leur demande ensuite de lui faire visionner la séquence vidéo sans contenu sexuel que nous avons montrée à Jim.
— Nathalie, avant d'aller plus loin avec Jim, essaie de savoir ce qu'elle souhaite.
— Qu'entends-tu par là ?
— Veut-elle demeurer en couple ou tout simplement se séparer?
— Compte sur moi.
--- xxxOOOxxx ---
L'auteur a prévu une suite à cette histoire avec un dernier chapitre intitulé:  «Coup de théâtre en Jamaïque et… vendredi sexy!» qui sera publié le 20 avril.

Note de l'auteur

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Fosgate
15 avril 2026 à 20:16
Ouh là là vivement la suite Nath et Mitch.
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