Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
(44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country! — Chapitre 12 · «Parce que c’est Mitch… la cible!»
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
(44) Nath et Mitch – Le milliardaire et sa chanteuse country!
Chapitre 12 · «Parce que c’est Mitch… la cible!»
Mardi, 8 février 2018
Comme nous avons baisé jusqu'aux petites heures du matin, Nathalie, Alexandra et moi, j'ai les yeux complètement collés lorsqu'on frappe à la porte à sept heures du matin. Tant bien que mal, Alexandra se lève et va répondre. Johanne entre en catastrophe et vient directement vers le lit:
Comme nous avons baisé jusqu'aux petites heures du matin, Nathalie, Alexandra et moi, j'ai les yeux complètement collés lorsqu'on frappe à la porte à sept heures du matin. Tant bien que mal, Alexandra se lève et va répondre. Johanne entre en catastrophe et vient directement vers le lit:
— Mitch, désolée de vous déranger. Anthony vient de m'appeler et nous avons une urgence.
— Quel genre d'urgence?
— Je ne sais pas. Il m'a seulement dit que lui et Suzanne sont sur le dossier de Murphy depuis hier et qu'il y a de nouveaux éléments qui vont nous jeter à terre.
— Je répète ma question, Johanne: «Quel genre d'urgence?»
— Une histoire de téléphones prépayés, Mitch. Il dit que ça doit demeurer entre nous et de ne pas parler à personne. Personne en dehors de nous.
— …
— Est-ce que je dois t'épeler le mot «personne»? dit-elle avec un petit sourire malicieux.
— Ça va, j'ai compris. Avons-nous le temps pour un petit-déjeuner?
— Quel genre d'urgence?
— Je ne sais pas. Il m'a seulement dit que lui et Suzanne sont sur le dossier de Murphy depuis hier et qu'il y a de nouveaux éléments qui vont nous jeter à terre.
— Je répète ma question, Johanne: «Quel genre d'urgence?»
— Une histoire de téléphones prépayés, Mitch. Il dit que ça doit demeurer entre nous et de ne pas parler à personne. Personne en dehors de nous.
— …
— Est-ce que je dois t'épeler le mot «personne»? dit-elle avec un petit sourire malicieux.
— Ça va, j'ai compris. Avons-nous le temps pour un petit-déjeuner?
Alexandra recommande le restaurant «Place Dufferin», qui propose un buffet ou un menu à la carte, et qui offre une vue imprenable sur le fleuve.
— Parfait, on s'y retrouve dans trente minutes, dis-je.
Johanne tourne les talons et retourne vers sa chambre. Comme nous avons pris notre douche avant de nous coucher, cette nuit, nous nous habillons rapidement tous les trois. Moi, j'enfile les mêmes vêtements alors que Nathalie a tronqué son costume tailleur pour un chandail blanc en cachemire, un jeans et ses bottes longues Louboutin.
Une fois rendus au restaurant, nous convenons que la vue est impressionnante et que le buffet est alléchant. Nous mangeons rapidement. Une trentaine de minutes plus tard, Alexandra vient nous conduire rapidement au Complexe Capitale Hélicoptère à l'aéroport de Québec. À la demande d'Éléonore, l'hélicoptère a été sorti du hangar et ils ont fait le plein de carburant. Ma fille acquitte les frais et nous montons à bord.
Durant le trajet de retour, Johanne a reçu une communication de Redsun pour l'aviser que les techniciens d'appareils électroniques ne sont revenus que tard hier soir. Ils seront en congé aujourd'hui et demain. Donc, la récupération du matériel chez les Murphy ne se fera pas avant jeudi. Johanne et moi convenons que ce n'est pas un problème, puisque Murphy est techniquement à Paris pour toute la semaine.
Une heure et quinze minutes plus tard, nous nous posons sur la plateforme au domaine.
--- xxxOOOxxx ---
En quittant l'hélicoptère, je dis à Johanne:
— Va voir Anthony et Suzanne et dis-leur que je les attends au bureau de la sécurité dans quinze minutes.
Je me tourne ensuite vers Nathalie et lui dis:
— Je ne sais vraiment pas ce qui se passe. Ne dis surtout pas un mot à personne.
— Rassure-toi! Non seulement je ne dirai rien à personne, mais je veux être présente à la rencontre.
— …
— S'il y a des téléphones prépayés là-dessous, c'est à mon avis trop gros pour une simple histoire d'adultère.
— Tu soulèves un point important, ma puce. Je ne le voyais pas sous cet angle. Tu as clairement ta place autour de la table.
— Je t'aime… plus: «Je nous aime!»
— Je te trouve très belle, ce matin, ma puce!
— Pourtant, je suis habillée très ordinaire.
— Non, tu n'es jamais ordinaire. Je te trouve magnifique.
— Comme je te dis toujours: «Ce n'est que pour vos yeux, Monsieur mon amour!»
— Rassure-toi! Non seulement je ne dirai rien à personne, mais je veux être présente à la rencontre.
— …
— S'il y a des téléphones prépayés là-dessous, c'est à mon avis trop gros pour une simple histoire d'adultère.
— Tu soulèves un point important, ma puce. Je ne le voyais pas sous cet angle. Tu as clairement ta place autour de la table.
— Je t'aime… plus: «Je nous aime!»
— Je te trouve très belle, ce matin, ma puce!
— Pourtant, je suis habillée très ordinaire.
— Non, tu n'es jamais ordinaire. Je te trouve magnifique.
— Comme je te dis toujours: «Ce n'est que pour vos yeux, Monsieur mon amour!»
Nous passons par l'ilot de cuisine. Stéphanie et Julie sont assises sur des tabourets alors qu'Annie, Nicolas, Lucie et Chloé discutent au bout du comptoir. Pendant que Nathalie nous verse un café, je me tourne vers Julie et demande:
— Comment s'est passée ta conversation avec Jim, hier?
— Comme un couple qui ne sait pas où il en est. Nous avons discuté durant près de deux heures.
— …
— Il m'a dit qu'il ne savait pas encore s'il avait le courage de repartir à zéro. Chose certaine, il m'a répété que les thérapies familiales étaient hors de question, à son âge.
— Et toi?
— Honnêtement, je suis un peu au même niveau que lui.
— L'aimes-tu encore?
— Assurément, c'est l'homme de ma vie. Je ne me vois pas reprendre avec un autre.
— Et, qu'est-ce qui cloche entre vous deux?
— Lui, il fait une fixation sur mes séances vidéo de cul alors que moi, je lui dis que ce n'était que du bruit.
— …
— C'est là, la plus grosse fracture entre nous.
— Moi, je suis d'accord avec toi, Julie! dit Nathalie, qui me tend une tasse de café.
— Plus que ça, il entretient des doutes sur mon honnêteté. Il dit que j'aurais dû lui soumettre mon petit délit au départ, au lieu de laisser partir les choses en vrille.
— Et que lui as-tu répondu? demandé-je.
— Que c'est facile à dire quand tu n'es pas la personne prise au piège!
— Avez-vous tiré une conclusion pour la suite des choses? Quand revient-il?
— Il dit qu'il revient probablement samedi ou dimanche, en milieu d'après-midi. Il dit qu'il te tiendra au courant s'il vient à votre soirée.
— Comptes-tu discuter de nouveau avec lui?
— Non. Ce serait vu comme de la pression indue. Je vais le laisser mijoter.
— Comme un couple qui ne sait pas où il en est. Nous avons discuté durant près de deux heures.
— …
— Il m'a dit qu'il ne savait pas encore s'il avait le courage de repartir à zéro. Chose certaine, il m'a répété que les thérapies familiales étaient hors de question, à son âge.
— Et toi?
— Honnêtement, je suis un peu au même niveau que lui.
— L'aimes-tu encore?
— Assurément, c'est l'homme de ma vie. Je ne me vois pas reprendre avec un autre.
— Et, qu'est-ce qui cloche entre vous deux?
— Lui, il fait une fixation sur mes séances vidéo de cul alors que moi, je lui dis que ce n'était que du bruit.
— …
— C'est là, la plus grosse fracture entre nous.
— Moi, je suis d'accord avec toi, Julie! dit Nathalie, qui me tend une tasse de café.
— Plus que ça, il entretient des doutes sur mon honnêteté. Il dit que j'aurais dû lui soumettre mon petit délit au départ, au lieu de laisser partir les choses en vrille.
— Et que lui as-tu répondu? demandé-je.
— Que c'est facile à dire quand tu n'es pas la personne prise au piège!
— Avez-vous tiré une conclusion pour la suite des choses? Quand revient-il?
— Il dit qu'il revient probablement samedi ou dimanche, en milieu d'après-midi. Il dit qu'il te tiendra au courant s'il vient à votre soirée.
— Comptes-tu discuter de nouveau avec lui?
— Non. Ce serait vu comme de la pression indue. Je vais le laisser mijoter.
Du coin de l'œil, je vois Suzanne, Johanne et Anthony qui entrent dans le bureau de la sécurité. Je m'excuse auprès des gens autour de l'ilot en disant que j'avais une rencontre importante. Nathalie, de son côté, entraine Stéphanie à l'écart et lui fait part qu'elle doit assister à ma rencontre et qu'elle ira ensuite les rejoindre au bureau de la fondation.
--- xxxOOOxxx ---
J'entre dans le bureau et m'assois au bout de la table. Johanne est assise à ma gauche et Anthony à ma droite, suivi de Suzanne Bolduc. Puis, Nathalie entre à son tour et s'installe à côté de Johanne. Je demande:
— Qu'est-ce qui se passe?
Suzanne, la cheffe de la police, se tourne vers moi et me raconte que tôt, hier matin, l'escouade des crimes économiques a communiqué avec leurs homologues jamaïcains afin d'obtenir l'appareil cellulaire de Jonathan, dans le but de bonifier leur enquête pour complot criminel. L'entente est simple: ils laissent le suspect sur place pour le meurtre, en échange de son téléphone. Mais au moment de finaliser la demande, l'enquêteur jamaïcain marque une pause, puis ajoute d'un ton neutre :
— «Vous voulez celui qu'il avait sur lui… ou l'autre?»
Un silence s'installe.
— Quel autre appareil? demande notre enquêteur.
— «Celui qu'on a trouvé dans le casier de l'aéroport. Celui qu'il s'apprêtait à utiliser avant son arrestation. Il n'est relié à aucun nom… mais il n'a communiqué qu'avec deux numéros. Toujours les mêmes.»
— «Celui qu'on a trouvé dans le casier de l'aéroport. Celui qu'il s'apprêtait à utiliser avant son arrestation. Il n'est relié à aucun nom… mais il n'a communiqué qu'avec deux numéros. Toujours les mêmes.»
À cet instant précis, je comprends que l'histoire que nous pensions terminée vient tout juste de commencer. Je me tourne vers Suzanne et demande:
— Et sont-ils prêts à nous le rendre?
— Ils ont répondu: «L'appareil n'est pas central à notre enquête pour meurtre. Si vous en avez besoin pour votre dossier, on peut vous le transférer par voie officielle.»
— Et ça prendra combien de temps avant qu'on puisse mettre la main dessus?
— Avec les enquêteurs, nous avons convenu que nous ne laissons rien au hasard, compte tenu de l'importance du dossier.
— …
— J'ai appelé la police jamaïcaine pour leur dire que je me déplacerai personnellement, avec deux enquêteurs, afin de sécuriser la remise de l'appareil.
— Souhaites-tu que je nolise un avion privé?
— Non, Mitch. À ce stade-ci, nous devons faire ça dans les règles de l'art. Nous ferons un aller-retour sur un vol commercial, nos billets sont réservés.
— …
— Tout ce dont j'aurai besoin, c'est d'un transport pour Montréal.
— Parfait, l'hélicoptère sera prêt à partir. Tu n'auras qu'à me faire savoir ton heure de départ.
— …
— Est-ce que Nadine fait partie des enquêteurs qui t'accompagnent?
— Non, c'est impossible à cause de notre relation. Cependant, le commandant Legrand vient avec moi et un enquêteur.
— Ils ont répondu: «L'appareil n'est pas central à notre enquête pour meurtre. Si vous en avez besoin pour votre dossier, on peut vous le transférer par voie officielle.»
— Et ça prendra combien de temps avant qu'on puisse mettre la main dessus?
— Avec les enquêteurs, nous avons convenu que nous ne laissons rien au hasard, compte tenu de l'importance du dossier.
— …
— J'ai appelé la police jamaïcaine pour leur dire que je me déplacerai personnellement, avec deux enquêteurs, afin de sécuriser la remise de l'appareil.
— Souhaites-tu que je nolise un avion privé?
— Non, Mitch. À ce stade-ci, nous devons faire ça dans les règles de l'art. Nous ferons un aller-retour sur un vol commercial, nos billets sont réservés.
— …
— Tout ce dont j'aurai besoin, c'est d'un transport pour Montréal.
— Parfait, l'hélicoptère sera prêt à partir. Tu n'auras qu'à me faire savoir ton heure de départ.
— …
— Est-ce que Nadine fait partie des enquêteurs qui t'accompagnent?
— Non, c'est impossible à cause de notre relation. Cependant, le commandant Legrand vient avec moi et un enquêteur.
J'échange un regard avec ma femme et reprends:
— Qu'est-ce que nous savons sur cet appareil?
— C'est un «burner»!
— Un appareil intelligent ou conventionnel?
— Généralement, ce sont des appareils conventionnels. Mais comme c'est la carte SIM qui est prépayée, elle peut aussi être utilisée avec un appareil intelligent… Ce qui nous faciliterait la tâche, énormément.
— C'est un «burner»!
terme souvent utilisé pour un téléphone prépayé
répond Anthony.— Un appareil intelligent ou conventionnel?
— Généralement, ce sont des appareils conventionnels. Mais comme c'est la carte SIM qui est prépayée, elle peut aussi être utilisée avec un appareil intelligent… Ce qui nous faciliterait la tâche, énormément.
Puis, Suzanne revient à la charge en disant:
— Les Jamaïcains nous ont dit qu'à leur avis, l'appareil ne servait qu'à communiquer avec deux autres numéros de téléphone.
— …
— En attendant que nous récupérions l'appareil, ils nous ont transmis le numéro de téléphone de l'appareil et les deux autres.
— …
— En attendant que nous récupérions l'appareil, ils nous ont transmis le numéro de téléphone de l'appareil et les deux autres.
Je me tourne ensuite vers Anthony et, avant que je n'aie le temps de lui demander quoi que ce soit, il me dit:
— Là, Mitch, c'est la partie que tu n'aimeras pas.
— …
— L'appareil de Jonathan est fermé, donc il est impossible de ne rien faire. En revanche, les deux autres ont communiqué entre eux.
— …
— Par corrélation des connexions réseau… je peux te confirmer qu'il y en a un à Paris et l'autre à Montréal.
— La place Ville-Marie?
— Précisément, je ne peux pas te le dire, mais c'est précisément dans le secteur de triangulation.
— Sais-tu ce qu'ils ont dit?
— Non, ce n'est pas magique, Mitch. Mais lorsque j'aurai un des appareils entre les mains, je serai en mesure de trouver quelque chose.
— Est-ce que nous pourrons regarder l'appareil de Jonathan? demandé-je en regardant Suzanne.
— Oui, Mitch. L'état-major est d'accord que vous avez une expertise aussi bonne, mais beaucoup plus rapide que la nôtre.
— …
— Cependant, un policier devra être présent. Nous avons convenu que le commandant Legrand est le candidat le plus susceptible de m'accompagner, étant donné qu'il te connaît déjà.
— …
— En plus, c'est bien connu que c'est un grand fan de vos façons un peu tordues de fonctionner, dit-elle dans un grand éclat de rire.
— Devons-nous l'héberger?
— Non, vu que Julie est déjà ici et qu'elle est liée au dossier, il louera une chambre dans un hôtel tout près.
— OK, faisons une pause pour digérer tout ça.
— Je vais lancer un pot de café, dit Nathalie.
— …
— L'appareil de Jonathan est fermé, donc il est impossible de ne rien faire. En revanche, les deux autres ont communiqué entre eux.
— …
— Par corrélation des connexions réseau… je peux te confirmer qu'il y en a un à Paris et l'autre à Montréal.
— La place Ville-Marie?
— Précisément, je ne peux pas te le dire, mais c'est précisément dans le secteur de triangulation.
— Sais-tu ce qu'ils ont dit?
— Non, ce n'est pas magique, Mitch. Mais lorsque j'aurai un des appareils entre les mains, je serai en mesure de trouver quelque chose.
— Est-ce que nous pourrons regarder l'appareil de Jonathan? demandé-je en regardant Suzanne.
— Oui, Mitch. L'état-major est d'accord que vous avez une expertise aussi bonne, mais beaucoup plus rapide que la nôtre.
— …
— Cependant, un policier devra être présent. Nous avons convenu que le commandant Legrand est le candidat le plus susceptible de m'accompagner, étant donné qu'il te connaît déjà.
— …
— En plus, c'est bien connu que c'est un grand fan de vos façons un peu tordues de fonctionner, dit-elle dans un grand éclat de rire.
— Devons-nous l'héberger?
— Non, vu que Julie est déjà ici et qu'elle est liée au dossier, il louera une chambre dans un hôtel tout près.
— OK, faisons une pause pour digérer tout ça.
— Je vais lancer un pot de café, dit Nathalie.
--- xxxOOOxxx ---
Pendant ce temps, je vais à la salle de toilette. Lorsque je reviens dans le bureau, il y a une tasse de café fumant qui m'attend devant mon siège. Je relance la discussion:
— Qu'est-ce que tu en penses, Johanne?
— Il y a plusieurs fils qui se touchent dans ce dossier. Ça fait comme un genre de court-circuit dans ma tête.
— …
— Quand je repense à tout le fil des événements depuis le début, il y a plusieurs trucs qui me chicotent. Comme le fait que, pour la première fois, Dominique ait décidé de te confier l'entièreté de l'ensemble des opérations, en écartant Jean et son groupe.
— …
— Dès le départ, lorsque tu regardes ça, c'est louche. Ça l'est aussi parce que Jean, le directeur de son bureau d'enquêtes, est aussi complètement écarté.
— Comme je t'ai dit ce matin, reprend Nathalie en coupant Johanne, c'est gros pour une simple cause d'adultère.
— Il y a plusieurs fils qui se touchent dans ce dossier. Ça fait comme un genre de court-circuit dans ma tête.
— …
— Quand je repense à tout le fil des événements depuis le début, il y a plusieurs trucs qui me chicotent. Comme le fait que, pour la première fois, Dominique ait décidé de te confier l'entièreté de l'ensemble des opérations, en écartant Jean et son groupe.
— …
— Dès le départ, lorsque tu regardes ça, c'est louche. Ça l'est aussi parce que Jean, le directeur de son bureau d'enquêtes, est aussi complètement écarté.
— Comme je t'ai dit ce matin, reprend Nathalie en coupant Johanne, c'est gros pour une simple cause d'adultère.
Johanne reprend:
— Nathalie a raison, Mitch. Et ce qui me chicote le plus, c'est de savoir si le «burner» qui borne au centre-ville est opéré par quelqu'un dans le cabinet.
— Tu as raison. S'il est opéré par quelqu'un, ça ne peut être nul autre que Geneviève ou Dominique.
— Moi aussi, ça m'inquiète. D'autant plus que c'est le cabinet qui gère mon argent.
— As-tu une suggestion?
— On peut faire une tentative. Je dis à Geneviève que je veux rencontrer Dominique, cet après-midi, pour lui remettre mon rapport final. Je serai équipée électroniquement et vous pourrez suivre ma rencontre.
— …
— Anthony pourra faire sonner le «burner» et, si nous sommes chanceux, nous aurons notre réponse.
— Parfait, on commence par ça!
— Et, Murphy, dans tout ça? s'interroge Nathalie.
— Précise ta pensée, ma puce.
— Si c'est trop gros pour un simple adultère… Si Julie n'était pas la cible, mais plutôt l'appât… Et si les compagnies de filature n'existaient pas à Paris… Et si lui avait une maîtresse qui l'accompagne?
— Tu as raison. S'il est opéré par quelqu'un, ça ne peut être nul autre que Geneviève ou Dominique.
— Moi aussi, ça m'inquiète. D'autant plus que c'est le cabinet qui gère mon argent.
— As-tu une suggestion?
— On peut faire une tentative. Je dis à Geneviève que je veux rencontrer Dominique, cet après-midi, pour lui remettre mon rapport final. Je serai équipée électroniquement et vous pourrez suivre ma rencontre.
— …
— Anthony pourra faire sonner le «burner» et, si nous sommes chanceux, nous aurons notre réponse.
— Parfait, on commence par ça!
— Et, Murphy, dans tout ça? s'interroge Nathalie.
— Précise ta pensée, ma puce.
— Si c'est trop gros pour un simple adultère… Si Julie n'était pas la cible, mais plutôt l'appât… Et si les compagnies de filature n'existaient pas à Paris… Et si lui avait une maîtresse qui l'accompagne?
Nathalie soulève un point qui nous entraîne dans un court moment de silence autour de la table. Johanne brise ce silence en disant:
— Il est trop tard pour organiser une filature. Nous ne connaissons personne à Paris, aucune compagnie pour ce type d'opération.
— Qu'est-ce que ça nous prend au juste?
— Au moins deux couples de filatures. Des gens qu'il ne connaît pas.
— Ici, il n'y a que Lucie, Joannie ou Nancy, qu'il n'a jamais rencontrées. Et Martin et Éric.
— Martin ferait l'affaire, dit Johanne. Cependant, Lucie et Nancy sont trop vieilles. Lucie est trop nerveuse. Par contre, Martin et Joannie feraient un beau couple.
— …
— Il en manque un!
— Est-ce que Noélie et Fred sont crédibles comme couple assorti?
— Oui, mais est-ce qu'ils auront la permission de prendre un congé aussi rapide chez leur employeur?
— Je vais m'occuper de ce détail. Je monte avec toi en hélicoptère et je règle le problème pendant que tu iras au cabinet.
— Parfait, je vais les accompagner à Paris afin de superviser leur travail et leur dire comment se comporter, durant les sept heures de vol.
— Il te connaît déjà.
— Rassure-toi, Mitch, j'ai plein de reliques de mon ancienne vie dans ma chambre, des perruques, des fausses lunettes. Je serai la plus crédible du groupe.
— J'avise Joannie et Martin et préviens Éléonore que nous avons un aller-retour à Montréal.
— Dès la fin de la réunion, je m'occupe de réserver des chambres, dans le même hôtel. Et, elles ne sont pas données! conclut Johanne.
— Qu'est-ce que ça nous prend au juste?
— Au moins deux couples de filatures. Des gens qu'il ne connaît pas.
— Ici, il n'y a que Lucie, Joannie ou Nancy, qu'il n'a jamais rencontrées. Et Martin et Éric.
— Martin ferait l'affaire, dit Johanne. Cependant, Lucie et Nancy sont trop vieilles. Lucie est trop nerveuse. Par contre, Martin et Joannie feraient un beau couple.
— …
— Il en manque un!
— Est-ce que Noélie et Fred sont crédibles comme couple assorti?
— Oui, mais est-ce qu'ils auront la permission de prendre un congé aussi rapide chez leur employeur?
— Je vais m'occuper de ce détail. Je monte avec toi en hélicoptère et je règle le problème pendant que tu iras au cabinet.
— Parfait, je vais les accompagner à Paris afin de superviser leur travail et leur dire comment se comporter, durant les sept heures de vol.
— Il te connaît déjà.
— Rassure-toi, Mitch, j'ai plein de reliques de mon ancienne vie dans ma chambre, des perruques, des fausses lunettes. Je serai la plus crédible du groupe.
— J'avise Joannie et Martin et préviens Éléonore que nous avons un aller-retour à Montréal.
— Dès la fin de la réunion, je m'occupe de réserver des chambres, dans le même hôtel. Et, elles ne sont pas données! conclut Johanne.
Je me tourne ensuite vers Suzanne et lui demande:
— Est-ce que ça vous convient, madame la police?
— Oui, Mitch. Si le prépayé appartient à Dominique, j'appelle une procureure de mes connaissances pour obtenir un mandat d'écoute électronique sur Dominique.
— Est-ce qu'il y a un juge qui va vous signer ça?
— Absolument, avec tout ce que nous avons dans ce dossier, je ne vois aucun problème.
— Parfait. On met tout ça en branle et l'on se revoit vers seize heures.
— …
— Et si tout fonctionne, le vol vers Paris partira plus tard ce soir. Je vous envoie en avion privé.
— Merci, Mitch!
— Oui, Mitch. Si le prépayé appartient à Dominique, j'appelle une procureure de mes connaissances pour obtenir un mandat d'écoute électronique sur Dominique.
— Est-ce qu'il y a un juge qui va vous signer ça?
— Absolument, avec tout ce que nous avons dans ce dossier, je ne vois aucun problème.
— Parfait. On met tout ça en branle et l'on se revoit vers seize heures.
— …
— Et si tout fonctionne, le vol vers Paris partira plus tard ce soir. Je vous envoie en avion privé.
— Merci, Mitch!
Nathalie se lève et vient vers moi. Elle m'entraîne vers mon bureau et m'embrasse tendrement.
— Je t'aime mon amour. J'adore travailler avec toi. Je te trouve très inspirant.
— Moi aussi, j'adore quand tu es dans ce genre de réunion. Même avec ton ignorance sur nos façons de faire, tu trouves toujours un petit quelque chose pour nous faire allumer.
— Merci, c'est gentil. Juste ça, ça me vaut une semaine de salaire.
— …
— Je dois aller voir mes gens de l'autre côté. Est-ce que je peux mettre Stéphanie au courant?
— Non, pas maintenant. Dis-lui que nous avons une urgence imprévue et que nous la rencontrerons ensemble, possiblement ce soir, pour la mettre au courant.
— Parfait, à plus tard.
— Moi aussi, j'adore quand tu es dans ce genre de réunion. Même avec ton ignorance sur nos façons de faire, tu trouves toujours un petit quelque chose pour nous faire allumer.
— Merci, c'est gentil. Juste ça, ça me vaut une semaine de salaire.
— …
— Je dois aller voir mes gens de l'autre côté. Est-ce que je peux mettre Stéphanie au courant?
— Non, pas maintenant. Dis-lui que nous avons une urgence imprévue et que nous la rencontrerons ensemble, possiblement ce soir, pour la mettre au courant.
— Parfait, à plus tard.
--- xxxOOOxxx ---
Pendant que Suzanne, Johanne et Anthony demeurent dans le bureau, je vais vers l'ilot de cuisine. Éléonore et Joannie sont assises sur un tabouret en train de manger. Éléonore me dit:
— Il y a des boîtes-repas dans le réfrigérateur, papa.
— Je vais me faire un sandwich, dis-je.
— Je vais me faire un sandwich, dis-je.
Une fois que mon sandwich est fait, je viens m'installer debout devant elles. Joannie me dit:
— Johanne vient de me dire qu'il est fort possible que je parte pour Paris ce soir, avec Martin, elle et un autre couple?
— Oui, mais c'est confidentiel. Tu n'en parles à personne.
— C'est ce qu'elle m'a dit. Une mission secrète!
— Exactement. Excuse-moi, je dois envoyer un SMS.
— Oui, mais c'est confidentiel. Tu n'en parles à personne.
— C'est ce qu'elle m'a dit. Une mission secrète!
— Exactement. Excuse-moi, je dois envoyer un SMS.
Je prends quelques bouchées et mon appareil me signale l'arrivée d'un SMS.
— Est-ce que je dois obligatoirement coucher avec Martin? demande Joannie.
— Pourquoi? demande Éléonore. Il n'est pas dégueulasse, mon mari.
— Non, Éli, je ne veux pas t'offenser. C'est simplement parce que je ne veux pas inquiéter Megan. Nous n'avons pas les mêmes libertés. C'est tout.
— Je comprends, fillette. Tu prendras la chambre de Johanne et elle couchera avec Martin. Au pire, vous coucherez Johanne et toi ensemble et Martin seul.
— Est-ce que je peux vous accompagner à Montréal?
— Oui, tu vas rencontrer tes compagnons de mission. Fred et Noélie!
— Ah, je suis contente de faire ce truc avec eux.
— Nous partons dans une heure, dit Éléonore.
— Pourquoi? demande Éléonore. Il n'est pas dégueulasse, mon mari.
— Non, Éli, je ne veux pas t'offenser. C'est simplement parce que je ne veux pas inquiéter Megan. Nous n'avons pas les mêmes libertés. C'est tout.
— Je comprends, fillette. Tu prendras la chambre de Johanne et elle couchera avec Martin. Au pire, vous coucherez Johanne et toi ensemble et Martin seul.
— Est-ce que je peux vous accompagner à Montréal?
— Oui, tu vas rencontrer tes compagnons de mission. Fred et Noélie!
— Ah, je suis contente de faire ce truc avec eux.
— Nous partons dans une heure, dit Éléonore.
Au même moment, Johanne sort du bureau avec une grosse mallette, généralement utilisée par les comptables. Elle vient vers l'ilot avec Suzanne et Anthony. Ce dernier me dit:
— Mitch apporte ton portable, je vais te donner un lien pour l'appel téléphonique.
— De quelle ligne vas-tu l'appeler?
— D'un prépayé classique. J'ai un appareil et des cartes SIM en stock pour ce genre de choses.
— Je vais accompagner Anthony, me dit Suzanne.
— C'est parfait.
— De quelle ligne vas-tu l'appeler?
— D'un prépayé classique. J'ai un appareil et des cartes SIM en stock pour ce genre de choses.
— Je vais accompagner Anthony, me dit Suzanne.
— C'est parfait.
--- xxxOOOxxx ---
Il est treize heures trente, lorsque nous nous posons sur l'hélipad du Vieux-Port de Montréal. À ma grande surprise, Geneviève, notre avocate, attend, sans doute pour amener Johanne avec elle au cabinet. Avant de débarquer, elle me tend une oreillette miniature ainsi qu'un stylo Mont-Blanc qui sert de microphone.
Geneviève vient vers nous. Elle m'attire un moment à l'écart sous l'œil de Noélie et Fred, qui sont dans leur voiture.
Geneviève vient vers nous. Elle m'attire un moment à l'écart sous l'œil de Noélie et Fred, qui sont dans leur voiture.
— Mitch, est-ce que Nathalie est prête pour la réunion de la fondation?
— Oui, j'imagine! La connaissant, elle va sûrement nous surprendre.
— C'est assez tendu au bureau actuellement. Dominique n'est pas dans son assiette et il est d'une humeur massacrante. Même les autres associés se demandent ce qui ne va pas.
— Et?
— Comme tu es mon seul client, est-ce possible de me ramener avec toi sous prétexte que tu as des dossiers à régler, quelques jours seulement?
— Oui, nous t'emmènerons aussi, si tu en fais part à Dominique ou à quelqu'un d'autre.
— …
— Tu sais très bien que Julie L'Amour est actuellement en visite chez nous.
— Pas de souci, Jim Murphy est le client de Dominique. En fait, c'est un nouveau client. C'est son premier dossier avec nous.
— OK, l'on se revoit plus tard.
— Oui, j'imagine! La connaissant, elle va sûrement nous surprendre.
— C'est assez tendu au bureau actuellement. Dominique n'est pas dans son assiette et il est d'une humeur massacrante. Même les autres associés se demandent ce qui ne va pas.
— Et?
— Comme tu es mon seul client, est-ce possible de me ramener avec toi sous prétexte que tu as des dossiers à régler, quelques jours seulement?
— Oui, nous t'emmènerons aussi, si tu en fais part à Dominique ou à quelqu'un d'autre.
— …
— Tu sais très bien que Julie L'Amour est actuellement en visite chez nous.
— Pas de souci, Jim Murphy est le client de Dominique. En fait, c'est un nouveau client. C'est son premier dossier avec nous.
— OK, l'on se revoit plus tard.
Johanne et Geneviève partent ensemble vers le bureau du cabinet d'avocats. Éléonore, Joannie et moi sommes debout à côté de l'hélicoptère. Je fais signe à Noélie et Fred, les journalistes, de s'approcher.
— Comment ça va, vous deux? dis-je en entrée de jeu.
— Je crois que ça s'améliore, lentement, mais sûrement! répond Fred.
— Je confirme! dit Noélie avec un grand sourire. «Ça nous a fait du bien de se faire secouer les puces par Nathalie et toi!».
— Ce que je m'apprête à vous raconter est strictement confidentiel pour le moment parce que vous n'avez rien pour appuyer votre récit, en ce moment.
— Laisse-toi aller, Mitch! dit Noélie.
— Je crois que ça s'améliore, lentement, mais sûrement! répond Fred.
— Je confirme! dit Noélie avec un grand sourire. «Ça nous a fait du bien de se faire secouer les puces par Nathalie et toi!».
— Ce que je m'apprête à vous raconter est strictement confidentiel pour le moment parce que vous n'avez rien pour appuyer votre récit, en ce moment.
— Laisse-toi aller, Mitch! dit Noélie.
Pour les mettre dans le contexte de la mission que je souhaite qu'ils accomplissent, je commence par leur raconter toute l'histoire, depuis le début. Lorsque je prononce le nom de Julie L'Amour, Noélie, par réaction de surprise, pose sa main devant sa bouche grande ouverte.
— Es-tu sérieux, Mitch? Julie L'Amour, la célèbre chanteuse de musique country?
— Oui! Laisse-moi continuer.
— Oui! Laisse-moi continuer.
Durant tout le récit, j'omets volontairement de mentionner le nom de Félix-Antoine, le masseur de Julie. Je continue mon histoire durant une bonne dizaine de minutes jusqu'à la rencontre avec Jim Murphy à Keflavík. Au moment où je leur dis que Jim Murphy connait mon nouveau projet sous prétexte qu'il finance la part du cabinet d'avocat, Fred me demande innocemment:
— Pourquoi le cabinet d'avocats fait-il financer son projet par un individu de l'extérieur?
— …
— N'ont-ils pas les fonds nécessaires pour appuyer leur acquisition? Pourtant, c'est l'un des plus gros cabinets, sinon le plus gros au Québec…
— …
— N'ont-ils pas les fonds nécessaires pour appuyer leur acquisition? Pourtant, c'est l'un des plus gros cabinets, sinon le plus gros au Québec…
Cette affirmation allume un petit clignotant rouge dans mon cerveau.
— Laisse-moi voir…
La réponse vient en moins d'une minute.
Je me tourne vers Fred et lui réponds:
— C'est parce que Dominique, avec qui j'ai initié le dossier, a décidé de larguer ses partenaires dans le projet. Il veut s'associer seul avec moi.
— …
— Laissez-moi continuer mon résumé.
— …
— Laissez-moi continuer mon résumé.
J'enchaîne mon récit avec notre aller-retour en Jamaïque afin d'aller sauver Julie L'Amour, qui était en vacances avec sa meilleure amie. Je leur raconte tous les détails pour finalement arriver au meurtre sordide d'Oscar, le garde du corps haïtien et l'arrestation du probable Jamaïcain et Jonathan, complice et commanditaire du meurtre en question. Je poursuis en leur disant que les deux sont actuellement détenus par la police et qu'ils seront sous peu traduits devant les tribunaux.
Je conclus en leur disant que la police jamaïcaine avait retrouvé dans les effets de Jonathan, un téléphone prépayé, utilisé essentiellement pour communiquer avec deux numéros de téléphone précis. En attendant que Suzanne Bolduc aille le récupérer avec une délégation de la police de Montréal, ils nous ont transmis les trois numéros de téléphone.
Je conclus en leur disant que la police jamaïcaine avait retrouvé dans les effets de Jonathan, un téléphone prépayé, utilisé essentiellement pour communiquer avec deux numéros de téléphone précis. En attendant que Suzanne Bolduc aille le récupérer avec une délégation de la police de Montréal, ils nous ont transmis les trois numéros de téléphone.
— Après une courte vérification par Anthony, l'un des appareils est entre les mains de la police jamaïcaine, une évidence. Un second se trouve dans le centre de Paris et le troisième, au centre-ville de Montréal.
— …
— Johanne est partie au cabinet pour leur remettre notre rapport d'enquête et nous allons tester le numéro inconnu pour voir s'il sonne dans le cabinet.
— …
— Johanne est partie au cabinet pour leur remettre notre rapport d'enquête et nous allons tester le numéro inconnu pour voir s'il sonne dans le cabinet.
Ils continuent à m'écouter religieusement alors que j'en viens au but de leur mission à Paris. Je leur explique qu'ils partiront ce soir, en avion privé pour Paris. Nous avons besoin de deux équipes de filature pour espionner Jim Murphy et voir, s'il ne cache pas de son côté, une relation secrète dans le but de se séparer de Julie en gardant tous ses avoirs, avec sa clause dans son contrat de mariage.
J'ajoute que Joannie et Martin, le conjoint d'Éléonore, formeront l'autre couple de filatures. Ils seront accompagnés de Johanne, qui leur expliquera durant le vol comment procéder sans laisser de doute.
J'ajoute que Joannie et Martin, le conjoint d'Éléonore, formeront l'autre couple de filatures. Ils seront accompagnés de Johanne, qui leur expliquera durant le vol comment procéder sans laisser de doute.
— Si l'histoire aboutit par un gros scandale, est-ce que je pourrai mentionner que Fred et moi avons participé à une mission spéciale d'infiltration?
— Oui, à la condition que tu mentionnes aussi le nom de Joannie.
— Évidemment, dit-elle. Le texte pourrait être cosigné par les trois.
— Ça me va parfaitement!
— Oui, à la condition que tu mentionnes aussi le nom de Joannie.
— Évidemment, dit-elle. Le texte pourrait être cosigné par les trois.
— Ça me va parfaitement!
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Chaque fois que je croise le regard d'Éléonore, elle me fait un petit sourire et je ne peux m'empêcher de lui en faire un. Aujourd'hui, elle a troqué son uniforme pour son chemisier blanc, ouvert jusqu'en bas de son soutien-gorge corbeille, qui lui donne la même allure que Nathalie. Sa poitrine explose. Elle le sait. Puis elle me dit:
— Johanne m'a raconté votre dernière soirée, dans tous les détails.
— Et?
— Je suis jalouse!
— Pourquoi?
— Parce que vous lui avez accordé cette intimité amoureuse que vous m'avez toujours refusée.
— …
— Rappelle-toi que Stéphanie m'a déjà expulsé du donjon pour les mêmes raisons.
— Je pense qu'elle a agi avec une grande subtilité dans tous ses gestes, s'assurant de partager son amour, également, avec chacun de nous.
— J'espère que j'aurai droit à une nuit seule avec vous.
— Moi, je suis déjà conquis. Tu dois le faire avec Nathalie et sans doute arrêter de nous appeler «papa» et «maman» lorsque nous baisons ensemble.
— Bienvenue dans mon club! dit Fred. «Moi aussi, je file un peu de rejet avec Nathalie»…
— Sans doute parce que tu ne t'y prends pas de la bonne façon, dis-je.
— Tu vois, Fred, reprend Éléonore, moi, je n'aurais pas de problème à baiser avec toi, pourvu que les règles soient alignées.
— Quelles sont vos règles?
— Les mêmes que mes parents. Sauf que ces règles ont été établies entre Johanne et moi. Martin, lui, est libre de baiser avec qui il veut au sein de la communauté.
— Pourquoi a-t-il cette exception? demande Fred.
— Tout simplement parce que nous sommes en trouple. Ça nous permet d'avoir quelques soirées intimes entre nous et de baiser avec mes parents.
— Et?
— Je suis jalouse!
— Pourquoi?
— Parce que vous lui avez accordé cette intimité amoureuse que vous m'avez toujours refusée.
— …
— Rappelle-toi que Stéphanie m'a déjà expulsé du donjon pour les mêmes raisons.
— Je pense qu'elle a agi avec une grande subtilité dans tous ses gestes, s'assurant de partager son amour, également, avec chacun de nous.
— J'espère que j'aurai droit à une nuit seule avec vous.
— Moi, je suis déjà conquis. Tu dois le faire avec Nathalie et sans doute arrêter de nous appeler «papa» et «maman» lorsque nous baisons ensemble.
— Bienvenue dans mon club! dit Fred. «Moi aussi, je file un peu de rejet avec Nathalie»…
— Sans doute parce que tu ne t'y prends pas de la bonne façon, dis-je.
— Tu vois, Fred, reprend Éléonore, moi, je n'aurais pas de problème à baiser avec toi, pourvu que les règles soient alignées.
— Quelles sont vos règles?
— Les mêmes que mes parents. Sauf que ces règles ont été établies entre Johanne et moi. Martin, lui, est libre de baiser avec qui il veut au sein de la communauté.
— Pourquoi a-t-il cette exception? demande Fred.
— Tout simplement parce que nous sommes en trouple. Ça nous permet d'avoir quelques soirées intimes entre nous et de baiser avec mes parents.
Notre discussion est interrompue par l'arrivée d'un SMS:
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J'ouvre la portière arrière de l'hélicoptère et récupère mon portable. Après l'avoir ouvert, je le dépose sur le siège de façon que mon entourage puisse le voir.
Johanne et Geneviève s'assoient toutes les deux sur les fauteuils devant le bureau de Dominique. Johanne ouvre sa mallette, récupère un cartable ainsi que deux clés USB qu'elle remet à Dominique, elle remet ensuite un dossier contenant son rapport, celui de Suzanne Bolduc et bien sûr la facture.
Johanne et Geneviève s'assoient toutes les deux sur les fauteuils devant le bureau de Dominique. Johanne ouvre sa mallette, récupère un cartable ainsi que deux clés USB qu'elle remet à Dominique, elle remet ensuite un dossier contenant son rapport, celui de Suzanne Bolduc et bien sûr la facture.
— Tout y est, monsieur. C'est le dossier complet. Pour nous, c'est terminé.
— Dominique prend la facture et s'exclame:
— C'est dispendieux par rapport aux autres dossiers que nous vous avons confiés, dans le passé. Je dirais que c'est un peu exagéré.
— Non. Contrairement aux dossiers précédents, nous avons absorbé les coûts de Filature Express et Redsun. Ce qui n'était pas le cas auparavant. Ces deux totalisent ensemble plus de 250k$.
— C'est quand même élevé.
— C'est une mission qui a duré un mois. Quatre couples de filatures, deux équipes de Redsun, les vacances en Jamaïque.
— Votre facture est importante également.
— Oui, monsieur. Mais vous devez considérer que vous en avez confié la direction à Mitch personnellement.
— …
— Vous savez, Mitch gère une entreprise. Et il ne travaille pas pour des «peanuts»
— Oui, tu as raison, Johanne. Je m'excuse.
— Dominique prend la facture et s'exclame:
— C'est dispendieux par rapport aux autres dossiers que nous vous avons confiés, dans le passé. Je dirais que c'est un peu exagéré.
— Non. Contrairement aux dossiers précédents, nous avons absorbé les coûts de Filature Express et Redsun. Ce qui n'était pas le cas auparavant. Ces deux totalisent ensemble plus de 250k$.
— C'est quand même élevé.
— C'est une mission qui a duré un mois. Quatre couples de filatures, deux équipes de Redsun, les vacances en Jamaïque.
— Votre facture est importante également.
— Oui, monsieur. Mais vous devez considérer que vous en avez confié la direction à Mitch personnellement.
— …
— Vous savez, Mitch gère une entreprise. Et il ne travaille pas pour des «peanuts»
expression québécoise, travailler pour une poignée d'arachides
non plus.— Oui, tu as raison, Johanne. Je m'excuse.
C'est à ce moment qu'Anthony lance dans notre oreillette:
— Attention, Johanne, je lance l'appel dans trente secondes.
Dans le bureau de Dominique, la discussion est soudainement interrompue par la sonnerie d'un vieux téléphone traditionnel. Dominique le récupère dans la poche intérieure de son veston, se lève et dit:
— Excusez-moi, je dois prendre cet appel. C'est personnel.
Il sort de son bureau et revient presque instantanément. Il s'assoit à son bureau, prend une note sur un petit papier et dit:
— C'est un faux numéro.
Il tend le papier à Johanne et lui demande:
— Est-ce possible pour vous de retracer cet appel?
— Oui, laisse-moi voir avec Anthony.
— Oui, laisse-moi voir avec Anthony.
Johanne prend son téléphone portable, compose le numéro d'Anthony et le dépose sur le bureau, après avoir enclenché le mode mains libres.
— Oui, Johanne!
— Peux-tu vérifier la provenance de ce numéro de téléphone?
— Quel est le numéro?
— C'est le 333-858-7688
— Peux-tu vérifier la provenance de ce numéro de téléphone?
— Quel est le numéro?
— C'est le 333-858-7688
Tous attendent la réponse d'Anthony, qui répond moins d'une minute plus tard.
— C'est un «burner» Johanne. Il est éteint et c'est impossible pour moi de le retracer.
— …
— Je suis désolé.
— Merci, Anthony! dit-elle en raccrochant l'appareil.
— …
— Je suis désolé.
— Merci, Anthony! dit-elle en raccrochant l'appareil.
Pendant que Johanne replace son appareil dans sa poche, Dominique signe la facture et se tourne vers Johanne et lui dit:
— Merci pour votre excellent travail, peux-tu laisser la facture à la comptabilité en passant, s'il te plaît?
— Oui, pas de problème.
— Oui, pas de problème.
Geneviève tend sa main sur le bureau afin de signaler qu'elle a quelque chose à ajouter.
— Dominique, je m'en vais au domaine avec Johanne. Mitch a demandé que je sois présente pour le reste de la semaine.
— …
— Je dois préparer l'assemblée de la fondation avec Nathalie, qui aura lieu dimanche.
— …
— Je dois aussi commencer à finaliser les contrats avec les municipalités, concernant le projet de Mitch.
— Nous n'avons pas encore signé notre contrat de partenariat avec lui.
— Oui, mais vous aviez convenu que les ventes restaient sa propriété.
— J'en conviens, mais ça peut changer.
— Sait-il que le cabinet ne fait plus partie du projet et que tu fais cavalier seul?
— Non. J'attends le retour de Jim Murphy et nous le rencontrerons tous les deux.
— Est-ce ton nouveau partenaire?
— Oui.
— Ça n'entre pas en conflit avec le dossier de Mitch au sein du cabinet?
— Non. Le dossier de Jim et Julie était un événement isolé qui n'entre pas en conflit.
— Ça me va. Alors, l'on se revoit mardi ou mercredi prochain, au plus tard.
— Parfait, bon séjour.
— …
— Je dois préparer l'assemblée de la fondation avec Nathalie, qui aura lieu dimanche.
— …
— Je dois aussi commencer à finaliser les contrats avec les municipalités, concernant le projet de Mitch.
— Nous n'avons pas encore signé notre contrat de partenariat avec lui.
— Oui, mais vous aviez convenu que les ventes restaient sa propriété.
— J'en conviens, mais ça peut changer.
— Sait-il que le cabinet ne fait plus partie du projet et que tu fais cavalier seul?
— Non. J'attends le retour de Jim Murphy et nous le rencontrerons tous les deux.
— Est-ce ton nouveau partenaire?
— Oui.
— Ça n'entre pas en conflit avec le dossier de Mitch au sein du cabinet?
— Non. Le dossier de Jim et Julie était un événement isolé qui n'entre pas en conflit.
— Ça me va. Alors, l'on se revoit mardi ou mercredi prochain, au plus tard.
— Parfait, bon séjour.
Nous voyons Johanne et Geneviève se lever et quitter le bureau de Dominique ensemble.
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Aux alentours de seize heures, je me dirige avec Geneviève, vers le bureau de la sécurité où nous attendent Suzanne, la cheffe de la police, ma femme, Nathalie, Johanne, mon amie Lucie, qui est aussi VP des Ressources humaines et Anthony.
Avant que je m'assoie, Nathalie vient vers moi pour m'embrasser tendrement. Elle retourne ensuite à sa place. Habituée à son rôle de cheffe de la police, Suzanne prend la parole d'entrée de jeu:
Avant que je m'assoie, Nathalie vient vers moi pour m'embrasser tendrement. Elle retourne ensuite à sa place. Habituée à son rôle de cheffe de la police, Suzanne prend la parole d'entrée de jeu:
— Mitch, la procureure de la couronne, a obtenu un mandat d'écoute électronique, mais très limité. Il ne couvre que son «burner».
— De qui parle-t-on? intervient Geneviève.
— De ton patron, Dominique Dupuis! répond Suzanne, sur un ton qui ne laisse guère de place, à toute forme d'interaction.
— De qui parle-t-on? intervient Geneviève.
— De ton patron, Dominique Dupuis! répond Suzanne, sur un ton qui ne laisse guère de place, à toute forme d'interaction.
Geneviève se tourne vers moi, complètement tétanisée. Je tends mon bras et le dépose doucement sur sa main.
— Depuis hier, Geneviève, nous sommes ailleurs, loin de la simple enquête d'adultère.
Elle m'écoute religieusement, les yeux grands ouverts.
— L'appel anonyme que Dominique a reçu durant votre rencontre venait de nous.
— Tu me jettes à terre!
— Tu me jettes à terre!
C'est à ce moment que je lui récite toute la litanie des trois appareils prépayés. L'un appartenant à Jonathan, le second à Dominique et le troisième, vraisemblablement à Jim Murphy, puisqu'il a borné à Paris.
Je lui raconte la version abrégée de toute l'histoire depuis le début en y allant plus en détail avec les événements survenus depuis hier, avec la police jamaïcaine.
Lorsque je termine mon petit laïus, Johanne prend immédiatement la parole en disant que ce soir, elle part à Paris avec deux couples pour une mission de filature sur Jim Murphy.
Je lui raconte la version abrégée de toute l'histoire depuis le début en y allant plus en détail avec les événements survenus depuis hier, avec la police jamaïcaine.
Lorsque je termine mon petit laïus, Johanne prend immédiatement la parole en disant que ce soir, elle part à Paris avec deux couples pour une mission de filature sur Jim Murphy.
— Pourquoi est-ce nécessaire? demande Geneviève.
— Pour vérifier s'il n'a pas une liaison secrète, dis-je.
— Et qu'est-ce que ça va apporter de plus au dossier?
— De nouveaux éléments qui vont nous permettre de compléter lentement notre puzzle.
— …
— Parce que je ne crois plus qu'il était surveillé en Europe. Il devait l'être à Montréal afin de légitimer leur plan.
— Quel plan? demande Geneviève.
— C'est ce que nous tentons de découvrir, répond Suzanne.
— Pour vérifier s'il n'a pas une liaison secrète, dis-je.
— Et qu'est-ce que ça va apporter de plus au dossier?
— De nouveaux éléments qui vont nous permettre de compléter lentement notre puzzle.
— …
— Parce que je ne crois plus qu'il était surveillé en Europe. Il devait l'être à Montréal afin de légitimer leur plan.
— Quel plan? demande Geneviève.
— C'est ce que nous tentons de découvrir, répond Suzanne.
Lucie, la grande brune à la chevelure bouclée et ma meilleure amie des trente dernières années, lève sa main à l'autre bout de la table.
— Oui, Lucie?
— Je n'ai pas suivi le dossier depuis le début, mais j'ai une question qui pourrait vous sembler stupide : «Pourquoi Jim Murphy, qui avait la preuve irréfutable d'adultère de Julie, a-t-il décidé de la faire tuer?»
— …
— C'est la partie qui ne clique pas dans mon cerveau.
Geneviève se tourne directement vers elle et lui dit:
— Dans mon esprit, tout s'éclaire…
— …
— PARCE QUE C'EST MITCH, LA CIBLE!
— Je n'ai pas suivi le dossier depuis le début, mais j'ai une question qui pourrait vous sembler stupide : «Pourquoi Jim Murphy, qui avait la preuve irréfutable d'adultère de Julie, a-t-il décidé de la faire tuer?»
— …
— C'est la partie qui ne clique pas dans mon cerveau.
Geneviève se tourne directement vers elle et lui dit:
— Dans mon esprit, tout s'éclaire…
— …
— PARCE QUE C'EST MITCH, LA CIBLE!
- FIN -
L'auteur a prévu une suite à ce feuilleton avec un nouvelle histoire intitulée: «(45) Nath et Mitch – Argent… sexe… et riposte nucléaire!» dont le premier chapitre: «Le retour de la tornade blonde» sera publié le 13 mai.
En attendant, si vous aimez nos histoires, vous pouvez vous abonner à notre compte en cliquant sur le bouton «s'abonner aux histoires de Nath et Mitch ». Vous pouvez aussi cliquer sur le bouton « J'aime ». Merci de suivre nos récits et de commenter.
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Commentaires ()
Quand eleonore s exprime pas vraiment évident qu'elle soit engager dans un trouble. Martin semble être un mal obligatoire.
Rappelons que Martin est partie du vide-couilles qui ne se souciait guère du plaisir de sa femme. Éléonore se plait à dire que chaque fois qu'il couche avec Lucie, il devient plus performant. Peut-être qu'il deviendra plus présent dans la suite des choses. D'autant plus que Nathalie n'a eu aucune relation sexuelle avec ce dernier...