Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lucie : L'effet papillon — Chapitre 11
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lucie : L'effet papillon
Chapitre 11
Le temps passe vite, la fin de mon contrat arrive rapidement. Si je n'ai pas obtenu le poste administratif, j'ai réussi à décrocher un poste dans la préparation de commandes pour une entreprise de vente en ligne. Le poste est a temps plein en travail d'équipe de sept à quatorze heures. Je commence dans quelques jours. Ce n'est pas très bien payé, mais c'est un revenu à temps plein, je ne peux pas faire la fine bouche.
Suivant le dicton, une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, mais je dois être une exception. Laurence vient me voir, je lis l'embarras dans ses yeux.
- Je suis désolée Lucie, mon homme va bientôt revenir.
- Ne le soit pas, c'était prévu et tant mieux pour toi. Tu dois avoir hâte de le retrouver. Tu m'avais dit deux mois, on y arrive.
- Oui, mais c'est pas pour le boulot que je m'excuse, surtout que tu as trouvé autre chose et ça c'est super. Le problème, c'est qu'il ne revient pas tout seul. Son cousin va poursuivre ses études pas très loin d'ici et mon mec s'est engagé à lui laisser l'appartement. Cet idiot ne se rappelait plus que tu étais dedans et maintenant, vis-à-vis de sa famille, il ne peut plus reculer.
- Ah zut.
- Ouais, vraiment désolé, tu ne peux pas savoir comment ça me fait chier.
- T'inquiètes Laurence, je comprends. C'est déjà très gentil tout ce que tu as fait pour moi. De toute façon, on savait que c'était une situation provisoire.
- Mais je pensais qu'on avait le temps, que tu puisses trouver autre chose avant de partir. Là, j'ai l'impression de te mettre à la porte et c'est ce que je ne veux pas.
- Je ne t'en veux pas, je ne vous en veux pas. Alors ne t'en fait pas, tu as ma reconnaissance éternelle.
- Une chose est sure, c'est que tu me manqueras. J'espère que tu passeras nous voir.
- Ce sera avec plaisir mais pour le moment, je suis encore là.
On s'étreint, un câlin d'affection puis chacune retourne à sa tache. Si je n'ai rien montré, le coup est dur, je dois vite trouver un logement. Je n'ai jamais arrêté mes recherches, c'est pourquoi je sais que la tâche n'est pas facile, même avec un salaire un peu plus important. Les quelques agences que j'ai contacté m'ont bien fait comprendre cela.
De recherches infructueuses en refus parcimonieux, du temps qui s'efface et me laisse sans habitat, je me suis résolu à recontacter une vielle connaissance, vieille n'étant pas en terme de longévité mais bien par son âge.
J'ai rappelé ce vieux monsieur à l'hygiène douteuse qui loue un studio tout aussi douteux dans sa propriété. Le loyer n'est pas trop élevé, je ne devrais pas avoir de complication pour le payer. Le studio étant indépendant de la maison, je ne devrais pas être en contact avec lui. L'accord a été conclu avec une autorisation pour pouvoir rafraîchir le lieu , à ma charge bien sûr et c'est ce que j'ai fait avant de m'installer, avec un bon nettoyage un coup de peinture. J'ai dépensé une bonne partie de mes réserves pour changer une partie du mobilier. Le studio ressemble un peu plus à un lieu de vie qu'au capharnaüm qu'il était.
Une nouvelle routine s'installe, levée de bonne heure, sept heures de travail fatiguant et inintéressant, retour dans mon studio pour une fin d'après-midi de détente devant la télévision, ou mon ordinateur. Parfois je croise le propriétaire, dans son éternel pantalon de jogging et tee-shirt. On échange peu, juste une salutation de courtoisie.
J'ai bien calmé mes aventures sexuelles, nouveau travail, nouveaux collègues, une réputation décente à se faire. Peut être aussi par manque d'occasion, car ce n'est pas rare que je porte un doigt dans ma culotte le soir, devant un écran ou en plongeant dans mes souvenirs, voir mes fantasmes.
Le temps passe encore, deux mois, trois mois, ma vie devient insignifiante, entre un travail sans goût, l'absence d'amis et de loisirs. Mes visites à la boutique de Laurence se sont espacées, ma vie étant monotone, les conversations tournent vite en banalité puis en silence rempli de sourires gênants. Alors l'envie n'y est plus, je trouve des fausses excuses pour ne pas y aller et je passes mon temps dans mon studio. Le pire, c'est que je n'essaye même plus d'améliorer mes conditions, j'ai abandonné les recherches d'un autre appartement ou d'un autre emploi.
Vingt heures, mon dîner est déjà avalé, ma douche prise, allongée sur mon canapé dans une petite nuisette, je regarde les informations télévisées lorsque trois coups résonnent à la porte du studio.
- Zut, j'ai oublié.
Je me lève, passe par la salle de bain pour récupérer mon peignoir que j'enfile rapidement et vais ouvrir la porte. Jean-Pierre, le propriétaire est là, en tong, jogging qui devait être gris et tee-shirt taché.
- Bonsoir.
- Bonsoir. Je suis désolée, je n'avais pas vu la date.
- Ouais, c'est important de faire attention. J'ai pas envie de venir tous les mois pour venir chercher le loyer.
Mais ses yeux disent le contraire, s'attardant sur mes jambes découvertes.
- Je vais vous faire le chèque.
Je retourne vers mon coin salon pour récupérer mon chéquier, il entre mais reste à la porte, les yeux balayant le lieu, je crois que c'est la première fois qu'il entre depuis que je loue le studio et qu'il constate des modifications apportées.
Je m'arme de mon stylo, prête à remplir le règlement et je ne sais ce qui me passe par la tête, reposant le stylo je me tourne vers le vieux et lance mon mensonge.
- Je …. je n'ai pas la somme du loyer.
- Quoi ?
Je me relève, il a avancé dans la pièce.
- Je n'ai pas la somme sur mon compte. Je peux vous faire un chèque mais il faudra l'encaisser plus tard. Je suis vraiment désolé.
- Quand plus tard ?
- Une dizaine de jour environ.
- C'est pas sérieux ça. Pourtant j'ai été clair, pas de retard. Dois-je vous rappeler qu'il n'y a pas de compteur séparé pour l'électricité ou l'eau. Vous croyez que les fournisseurs vont attendre pour me relancer si je ne paie pas.
- Je ne sais que dire. Comment puis-je me faire pardonner ?
- En payant bien sur !
Il a baissé la tête, j'en profite pour desserrer le nœud de mon peignoir, ce qui donne un peu de jeu au vêtement qui s'ouvre légèrement.
- Si je le pouvais, je le ferais.
Il relève la tête mais n'a pas l'air de s'apercevoir du changement, mon effet tombe à plat et je dois avouer que sa réaction n'est pas celle que j'imaginais. Ne serait-il pas aussi vicieux que je le pensais ? Je le voyais déjà en profiter, me soumettre et il n'en est rien.
- Je peux vous offrir un café, une bière ou ….. autre chose ?
J'accompagne ma demande d'un papillonnage de cil et une moue de la bouche.
- Pourquoi pas, j'aurais au moins eu ça. Une bière.
Les quelques pas qui m'amène au réfrigérateur, me pencher pour prendre la boisson et l'ouverture de celle-ci ont des conséquences sur ma tenue. La ceinture s'est encore ouverte, dévoilant un peu plus ce que je porte en dessous, la nuisette apparaît, m'arrivant en haut de mes jambes. Je me rapproche du propriétaire pour lui remettre la boisson. Cette fois son regard se perd sur ma tenue, un oeil s'ouvrant un peu plus. Pourtant il prend la canette que je lui propose sans commentaire.
- Je ne sais comment m'excuser. Je ne voudrais pas que vous me mettiez dehors pour ça. Je ferais tout pour que ça n'arrive pas.
- Hum, hum.
Il a bu une gorgée, son regard sur moi. Je ne peux être plus expressive, j'attends un ordre qui ne vient pas.
- Vous …. vous souhaitez autre chose, je ferais ce que vous voulez pour me faire pardonner ?
- Ouais. J'aimerais savoir ce que toi tu veux ?
- Pardon ?
- Depuis tout à l'heure tu es là devant moi, à moitié à poil et insistant pour me dire que tu es prête à tout. Alors la question, c'est qu'est ce que tu veux ?
Je rougis, son attaque frontale me déstabilise.
- Tu veux que je te baise, c'est ça ? Alors ne tourne pas autour du pot, dis-le ou plutôt ne dis rien et viens découvrir l'objet de tes désirs.
Le silence tombe dans le studio, son regard s'est planté dans le mien qui vacille légèrement. Le temps est sur pause, plus rien ne bouge.
Une ou cinq minutes, je ne sais pas. Le propriétaire reporte la bouteille vers sa bouche pour reprendre une gorgée sans me quitter des yeux. Doucement, je me laisse descendre sur les genoux et je me déplace pour venir devant lui, une main vient se poser sur l'élastique du jogging et tire vers le bas. Le vieux ne porte pas de sous-vêtement.
D'abord la queue semi rigide apparaît, puis l'odeur arrive, un mélange de fluide, entre la sueur, l'urine, le sperme séché, c'est dégoûtant, repoussant. Pourtant ma main s'empare de la verge à sa base, mes lèvres s'approchent, s'ouvrent, ma langue vient lécher le gland. Le pourquoi me passe par la tête et les réponses sont proches de déchéances, soumissions et humiliations.
Ma bouche s'enfonce un peu plus sur la tige puant.
- Oui voilà. C'est bien. Tu n'oubliera pas de t'occuper de mes couilles et après je te baiserais par tous les trous.
EPILOGUE
Le réveil de mon téléphone se déclenche. Encore à moitié endormie, une main tâtonne sur la table de chevet, trouve l'appareil et coupe la sonnerie. De l'autre je repousse les draps pour me lever. Une main sur mon bras suspend mon geste et m'attire. Je pivote, ma bouche se retrouve sur celle à l'haleine putride de Jean-Pierre, le vieux propriétaire, ma langue caresse la sienne et s'enroule dessus. Il s'écarte et pousse ma tête vers son bas-ventre.
- Je vais être en retard au boulot.
- Raison de plus pour ne pas perdre de temps.
Je gobe le sexe en érection matinale et m'applique pour le faire cracher.
Un main passe sur mes fesses, un doigt longe la raie et s'enfonce dans mon anus.
- Putain, je t'ai encore bien détruit le cul hier soir. Regarde ça, il a du mal à se refermer.
Cela n'apporte pas de réponse, je préfère me concentrer sur ma tâche du moment, la fellation. En moins de cinq minutes, la bête crache son venin au fond de ma gorge, j'absorbe le jus, lèche la tige et me relève. Le vieux se retourne, cherchant à finir sa nuit. J'ose quand même lui parler.
- Je … je peux venir ce soir ?
- Non. Je vais chez des amis et je rentrerais tard.
Je quitte la maison pour retourner dans mon studio. Voilà trois mois qu'il m'arrive d'aller passer la nuit chez lui quand il le souhaite, trois mois depuis la soirée où sa puanteur m'a imprégné et son sexe m'a pénétré. Je prend un café pour me réveiller et faire passer le goût du sperme puis c'est la douche. Un Jeans, un tee-shirt, me voilà prête pour aller au travail.
Comme d'habitude, je suis rentré à mon studio sur les coups de quinze heures, une petite sieste, je traîne un peu de le jardin en espérant croiser mon propriétaire mais ce n'est pas le cas.
Vers vingt heures, seule, sur mon canapé , je me suis connectée avec mon téléphone pour espionner ma sœur sur les réseaux sociaux. Une photo avec mon ex-mari Damien devant une maison avec le commentaire «nouveau propriétaire » puis une autre avec ma mère, Marc et trois autres personnes que je ne connais pas avec un « première soirée à la maison » me met en rage. Mais la dernière me fait un choc, Ma sœur et Damien montrant leurs mains, une bague sur un doigt et intitulé « un jour de fiançailles ». L'idée que ma sœur a pris ma vie s'insinue dans mon esprit.
Vers vingt-deux heure, trois coups portés à la porte me font sursauter. je vais ouvrir prudemment pour tomber sur Jean-Pierre presque méconnaissable dans un bermuda et chemise propre.
— J'suis rentré et j'ai envie de baiser.
J'ouvre la porte pour le laisser passer. Sans autre commentaire, ni refermer la porte il me pousse contre l'assise du canapé, soulève ma chemise de nuit, baisse ma culotte. Encore quelques secondes, le temps qu'il se libère, penchée sur l'assise, mouillée d'excitation, j'attends. Son gland se pose sur ma vulve et d'un coup de rein, il me pénètre. Ses mains agrippent mes hanches, il me baise quelques minutes, ressort de mon ventre pour se positionner un peu plus haut. Nouvelle poussée, cette fois dans mes reins. Il s'agite, me défonçant l'anus et dans un grognement, inonde mon colon.
Le propriétaire se retire, non sans oublier d'essuyer sa queue avec ma chemise de nuit et sans plus de dialogue, fait demi-tour et repart.
Je prends encore quelques secondes avant de bouger pour aller refermer la porte.
Le miroir dans l'entrée me renvoie ce que je suis devenue, Une belle femme certes mais solitaire, emprisonnée dans sa routine, dépendante de ses envies et soumise volontaire à un vieux moche et puant.
Je ne peux retenir une larme de couler sur ma joue.
Je ne peux retenir une larme de couler sur ma joue.
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Commentaires ()
Avec toutes les joies et les tristesses qu’elle peut amener et bien souvent, beaucoup de tristesse pour les femmes.
Je suis parti du principe que tout acte à une conséquence (l'effet papillon), je pense que faire une conclusion joyeuse n'aurait pas été significatif.
Merci d'avoir suivi cette aventure et pour vos commentaires.