00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ ErosSexe Mon premier film de cul XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Mon premier film de cul — Chapitre 1 · Chouquette

21 minutes
23.1k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de ErosSexe
ErosSexe
Histoires publiées
78
Abonnés
115
J'aime cumulés
11.2k

Mon premier film de cul

Chapitre 1 · Chouquette

Mon premier film de cul – Chouquette
 
-       Vous avez cinquante ans, ce serait prudent de le faire.
-       Mais je ne souffre de rien, je suis en pleine forme !
-       Oui oui, je sais, mais la prévention n'est jamais perdue, il est plus facile de prévenir que de devoir traiter des pathologies invasives installées depuis trop longtemps faute de prévention. Désormais c'est un examen indolore, sous anesthésie légère, et qui permet un dépistage efficace.
-       Bon…d'accord…c'est vous le médecin…Mais c'est vous qui prenez le rendez-vous, alors ?
-       Absolument, vous recevrez un courrier vous indiquant ce que vous devez faire pour vous préparer à l'examen, ainsi que les horaires de rendez-vous. Je recevrai une copie des résultats et si nécessaire, vous contacterai pour les commenter.
Une semaine plus tard j'ai effectivement reçu les documents évoqués, clairs et précis, notamment au sujet du régime alimentaire draconien à observer quelques jours avant l'examen, pas franchement des menus de Fêtes ! Les deux derniers jours c'est l'apothéose, purgatif à haute dose, faim impossible à satisfaire, angoisse certaine.
Le jour J arrivé, après une petite heure de train et quelques minutes de bus, je me suis présente au centre de gastroentérologie du CHU de la région, la mine basse et la faim au ventre. Une employée très aimable m'a accueilli poliment, me résumant avec entrain ce que serait l'après-midi, terminant ses explications en me présentant une sorte de menu de ce que j'aimerais manger après l'examen ! J'en suis resté muet, mais j'ai réussi à cocher deux ou trois cases. Cette dame rassurante m'a accompagnée dans un long corridor au bout duquel elle a ouvert une porte.
-       Détendez-vous Monsieur, l'infirmière anesthésiste va vous prendre en charge, installez-vous dans le fauteuil.
Après quelques minutes d'attente interminables, on a frappé et la porte s'est ouverte. Le choc. La sidération. Si j'avais réussi à légèrement me détendre, là je frisais la crise cardiaque. Malgré sa blouse de circonstance et ses cheveux attachés, il m'était impossible de ne pas la reconnaître : Chouquette !
-       Oh ben ça alors, Poulidor en personne ! Trente ans au moins que je ne t'ai pas revu, et tu débarques là…j'ai même pas fais gaffe à ton nom sur les papelards…ça me fait plaisir de te revoir tu sais ! T'es pas venu en vélo au moins, parce que le retour ça va pas être confortable !
Et elle a éclaté de rire, comme trente ans auparavant.
Elle n'avait pas vraiment changé, Chouquette…Toujours aussi spontanée, et toujours aussi belle…
Chouquette
De son vrai prénom Valentine, à l'adolescence elle est devenue Chouquette pour tout le monde, à cause d'une addiction à ces petites gourmandises typiques de la boulangerie française qu'elle consommait généreusement, sans se préoccuper de l'endroit où elle le faisait. Cours de maths ou de philo, bus, sortie au musée ou cinéma, elle était souvent porteuse d'un sachet en papier contenant ces délices sucrés.
Chouquette, elle n'a jamais eu d'ennemis. Tout le monde l'adorait, prof compris, malgré sa tendance à s'exprimer lorsque la sagesse aurait recommandé le silence. Un des nombreux matins où elle arrivait à la bourre en classe, finissant une chouquette, le prof a regardé sa montre l'air exaspéré : « Valentine, ce n'est plus possible…il est huit heures dix et… ! » 
-       Oui Monsieur, je sais, mais alors ça veut dire que je progresse parce que ce matin j'ai de l'avance sur mon retard (des fois elle arrivait à la demie…) !
Sans se départir de son irrésistible sourire, elle a tendu au prof son sachet encore à-demi rempli.
-       Une petite chouquette Monsieur ? Ça va vous détendre, le sucre c'est fait pour ça, comme ça vous commencerez pas la journée fâché à cause de moi. Allez Monsieur, soyez pas gêné…on est entre nous…
Et toute la classe de taper des mains pour encourager le prof à manger une chouquette, ce qu'il a fini par faire sous nos applaudissements nourris.
Valentine est allée s'asseoir et s'est mise au boulot, elle était en fait bonne élève malgré sa mésentente chronique avec tout ce qui comportait chiffres et aiguilles.
Chouquette, c'est un concentré de joie de vivre. De taille moyenne, de corpulence un peu enveloppée, elle assumait ses rondeurs sans la moindre gêne, autant à la piscine qu'en salle de sport, elle se dépensait sans compter, sa lourde poitrine sanglée dans un sous-vêtement adapté. A cette époque, les diktats de la beauté féminine dans les médias étaient incarnés par Cindy Crawfrod, Claudia Schiffer, ou Linda Evangelista, Chouquette en était plutôt éloignée ! De sa maman, originaire de je ne sais plus quel pays d'Amérique latine, elle a hérité une magnifique peau mate, lisse et soyeuse, et de son papa allemand des yeux bleus intenses qui illuminent son visage enfantin. A vingt ans passés, on lui demandait parfois sa carte d'identité pour s'assurer qu'elle avait bien seize ans, ce qui l'agaçait profondément. 
J'avoue qu'en classe de terminale, j'en pinçais pour elle, sa joie de vivre permanente, sa totale absence de complexes, son corps pulpeux et sa peau dorée comme du pain d'épices me fascinaient. Mais moi j'étais le timide, l'introverti, draguer je ne savais pas faire alors je n'osais pas l'aborder. En plus, je nourrissais naïvement quelques ambitions sportives, membre du club cycliste local je courais en amateur les critériums régionaux mais sans jamais avoir conquis la première place. Plusieurs fois deuxième, souvent troisième, la feuille de chou locale m'avait surnommé le Poulidor du département, alors que je mettais tout en œuvre pour une fois gravir la première marche : alimentation contrôlée (ma mère en avait un peu marre de me préparer de la bouffe de sportif), heures de sommeil régulières, peu ou pas de sorties, pas d'alcool, et un père intransigeant qui rêvait sans doute que je fasse la carrière sportive qu'il avait ratée.
Dans ces conditions, séduire Chouquette était impossible. Mais elle m'aimait bien et ne manquait pas de venir me coller une bise sur la joue quand le prof de sport du lycée punaisait au mur de la salle de gym le compte-rendu de mes résultats du weekend. 
-       Tu vas y arriver Poulidor, tu es sérieux toi, pas comme moi ! Tiens, mange une chouquette, ça va te booster pour dimanche !
Et elle disparaissait dans un grand éclat de rire, me laissant planté comme un grand con pour aller vivre sa vie.
Nous avons passé le bac ensemble, réussi brillamment pour elle, un peu moins pour moi, mais toute la classe a fait la fête pour marquer ce tournant de notre vie, et j'ai participé, faisant une sévère entorse à mon programme d'entraînement, ma mère me « couvrant » en cas de questions paternelles sur mon absence une veille de course. Disco tonitruante, bière et sangria à volonté, chaleur estivale et filles en robe légère, Chouquette était radieuse dans sa robe à fleurs moulante au joli décolleté que dame nature lui permettait de remplir facilement, les cheveux attachés, ses boucles d'oreilles dansant avec elle, je la dévorais des yeux.
-       Eh Poulidor, au lieu de me reluquer invite-moi à danser ! Je te sens un peu timide…
Enlacer Chouquette pour danser sur « A Whiter Shade of Pale », c'était le graal, l'apothéose absolue en même temps que la peur de ma vie, n'ayant jamais été très doué pour la danse ni pour approcher les filles. C'est elle qui m'a guidé, sa tête sur mon épaule, ses mains autour de mon cou, je flottais en apesanteur…
-       Embrasse-moi, Eddy Merckx !
J'ai failli m'évanouir…
-       Tu…tu…tu as dit quoi ?
Elle n'a pas répondu à ma question mais a collé ses lèvres sur les miennes, sa langue les forçant à s'ouvrir pour un baiser d'anthologie, profond, langoureux, au goût très prononcé de sangria. Son ventre collé au mien ondulait lascivement, ce qui a déclenché une érection phénoménale.
Le slow terminé, la pénombre dissipée, je devais avoir l'un d'un hibou réveillé brutalement.
-       Les cyclistes, ils prennent toujours leur pompe à vélo avec eux ?
J'ai dû virer au rouge écrevisse, incapable de répondre.
-       Moi j'y connais rien au vélo, mais vu qu'elle m'a appuyé sur le ventre pendant dix minutes,  tu pourrais au moins me la monter ta pompe, non ? Viens Poupou, suis-moi.
Vive comme à son habitude elle m'a pris la main et m'a entraîné dehors, vers le jardin plongé dans l'obscurité. Contre un arbre, elle m'a de nouveau roulé une pelle d'enfer aromatisée à la sangria, une main déboutonnant mon pantalon. Je me suis enhardi à lui caresser les fesses, dodues à souhait, souples, rondes, oh putain…peloter le cul de Chouquette…je bandais dur.
Sans dire un mot Valentine s'est laissé glisser à mes pieds et a ouvert mon jean, baissé mon slip et laissé jaillir ma virilité endolorie et encore vierge de toute sollicitation féminine.
-       Ah ouais ! Une jolie pompe, bien dure, je crois que je vais aimer le vélo, moi… !
Empoignent fermement mon membre palpitant elle a voulu le branler doucement, sa langue léchant mon gland hypersensible, me faisant immédiatement perdre tout contrôle. J'ai eu un flash intense, une formidable onde de chaleur a parcouru mon corps et, tremblant de tous mes membres, j'ai crépi de sperme le visage et le décolleté de Chouquette.
-       Oh putain ! Merde ! Tu aurais pu me prévenir que tu allais gicler…Regarde, j'en ai partout…fais chier…T'es puceau ou quoi ? Donne-moi un mouchoir !
J'étais incapable de bouger ou de dire le moindre mot, honteux de cet arrosage intempestif au sirop de corps d'homme de celle sur laquelle je fantasmais pourtant.
-       T'es pas bavard dis-donc…Généreux en foutre mais avare de mots…Bon, moi j'ai terriblement envie de baiser alors si ça te gêne pas je vais me chercher une autre pompe qui crache moins vite. Salut Poulidor, à une autre fois !
Je ne sais plus si j'ai pleuré, mais c'est le moral dans les chaussettes que je suis rentré chez moi, à la fois déprimé et enragé. Le lendemain, j'avais une course régionale, et je me suis juré de mourir sur mon vélo si je ne gagnais pas. Et j'ai gagné, pour la première et la dernière fois.
Le lundi, ma mère m'a dit qu'il y avait eu un coup de fil pour moi, une certaine Valentine, qui avait laissé un message bizarre qu'elle avait transcrit sur un bout de papier posé près du téléphone : « Si tu veux encore gagner, n'hésite pas à me demander de purger la pompe ! »
L'été est passé, un peu morose, puis je suis parti étudier dans une grande ville, et j'ai appris que Valentine, pour l'État-civil, et Chouquette pour tous les autres était partie se former comme infirmière à Bordeaux. Les années ont passé, Je me suis marié, j'ai eu trois enfants, acheté une maison, et la vie s'est écoulée sans que je m'en rende compte, usant lentement ce qui maintient les couples, distendant les liens, remplaçant l'amour par la routine et l'enthousiasme par l'ennui, à cinquante ans ma vie avait perdu tout éclat, plus rien ne la pimentait, mais je m'en accommodais.
CHU et cinéma
Chouquette portait désormais de grandes lunettes mais ses yeux bleus avaient gardé leur éclat, quelques rides discrètes s'étaient égarées sur son visage toujours aussi jeune, mais sa peau avait gardé ce teint ambré, ce grain lisse, cette fraîcheur qui me fascinait tant quand nous étions élèves dans la même classe.
On devinait à la tension du tissu de sa blouse quelques légères rondeurs supplémentaires mais Chouquette conservait à mes yeux un formidable pouvoir de séduction, un naturel porté avec grâce, une femme épanouie, dans la plénitude de sa beauté mature.
Voyant ma grimace suite à sa plaisanterie, elle s'est montrée professionnelle.
-       Mais non Serge (c'est mon prénom) je déconne, tu ne sentiras rien, je te le promets. C'est moi l'infirmière anesthésiste et assistante du gastroentérologue qui vais t'endormir et te réveiller, tu es en de bonnes mains !
-       Si tu le dis…Mais je suis quand même mal à l'aise que ce soit toi qui…enfin je veux dire que…
-       Relax Poulidor, cool…Tu sais quoi ? Tu pourras raconter à tes potes que t'as tourné ton premier film de cul avec une ancienne copine de classe, tu verras ça marche toujours ! Et en plus c'est vrai ! T'es un veinard, toi !
-       Oh Chouquette…t'exagères là…
-       Ok, ok mais souris un peu…Détends-toi…En plus la caméra c'est pas moi qui la guide aujourd'hui, c'est le toubib qui va te farcir comme une dinde et t'explorer les tubes, moi je suis le marchand de sable alors tu vois, que du bonheur ! Bon, on discutera après, là faut y aller. Tiens, mets ça, tu peux garder ton t-shirt. Je viens te chercher dans 5 mn.
J'ai enlevé mon froc et mon sous-vêtement, et j'ai enfilé l'espèce de short-pyjama en papelard que Chouquette m'avait donné. Cinq minutes pile plus tard elle est revenue, m'a regardé et a éclaté de rire.
-       Tu crois que le toubib il va découper le short au bistouri pour accéder à l'entrée du site de tournage ? Je sais bien que t'as sûrement pas l'habitude, mais aujourd'hui la « braguette » elle doit être derrière…Allez magne, on t'attend au bloc !
Chouquette s'est pudiquement retournée et moi, le rouge aux joues, j'ai vite fait inversé le calbute en papelard comme demandé.
-       Super ! On y va.
Deux minutes plus tard j'étais sur une table d'opération, couché sur le flanc, une perf dans le bras avec autour de mois trois martiens en blouse verte, masque vert, gants verts, dont l'un devait être Chouquette, ce que sa voix, devenu d'un coup très professionnelle - plus de « tu » ni de Poulidor - m'a confirmé.
-       Je vais vous endormir, Monsieur R, l'examen dure environ vingt minutes et ensuite vous passerez un petit quart d'heure en salle de réveil avant de manger la collation que vous avez choisie ! A tout à l'heure !
En fait le réveil de la narcose, assez légère, se fait déjà en salle d'opération. C'est la voix de Valentine qui m'a ramené à la réalité.
-       Voilà Serge, c'est terminé, dans une demi-heure tu es libre ! Si ça t'intéresse, regarde les dernières images : rien ! nickel, on a juste enlevé trois polypes que mon collègue est déjà en train d'envoyer au labo pour analyse, comme on le fait pour tout le monde. C'est ton généraliste qui te fera un topo détaillé, moi j'ai pas le droit.
Sur l'écran en noir et blanc on ne voyait pas grand-chose d'interprétable pour le néophyte, voulant moi aussi jouer les comiques j'ai quand même réagi.
-       Le scénario de mon premier film de cul m'a l'air un peu léger, et puis le décor est misérable. Ça se passe tout dans un tunnel ? Les actrices sont plutôt discrètes…
-       T'as raison Poulidor, c'est pas franchement excitant ! Imagine-toi que moi je vois le film huit à dix fois par jour, à te dégoûter à vie des films de cul… !
Je n'ai pas pu m'empêcher de rire avec elle, de son talent à dédramatiser une situation pour le moins inconfortable, de cette spontanéité qu'elle avait conservée au fil des ans. Elle m'a raccompagné à la piaule de départ, m'enjoignant à rester allongé au moins dix minutes avant de me lever.
Après quinze minutes dans cette piaule sans âme, une dame m'a apporté la collation, pas vraiment de l'étoilé chez Bibendum mais je crevais de faim. A peine avait-elle posé le plateau sur la table que Chouquette a déboulé, apparition enchanteresse, malmenant ma rétine et mes sens encore un peu endormis.
Elle s'était changée, ses cheveux étaient détachés, et elle portait une très jolie robe à grosses fleurs épousant sans les boudiner ses formes généreuses. Légèrement maquillée, un collier et une paire de grosses boucles d'oreilles complétaient son indéniable féminité.
-       Oh Maria, mon trésor, t'aurais encore un plateau de ta bouffe de caserne pour moi ? J'ai fini mon service pour aujourd'hui et comme j'ai fait la journée continue, je crève la dalle ! 
-       Bien sûr Val, pour toi je vais en trouver un. Je te le dépose en salle de repos ?
-       Non, tu peux l'amener ici. Enfin si Poulidor est d'accord qu'on déguste ensemble les délices pris en charge par la sécu! T'es d'accord, Serge ?
Pris de court, le chou encore un peu embrumé, j'ai dit oui. Maria a apporté le deuxième plateau, sur lequel elle avait rajouté du chocolat et des biscuits. Je me suis assis au bord du lit, et Chouquette sur la chaise en plastique. Elle a directement empoigné son sandwich et l'a mordu à belles dents, apparemment affamée. J'ai fait pareil, et le sandwich fini j'ai posé la question historique.
-       Elle n'a pas trouvé de chouquettes, Maria ?
-       Ici elle risque pas ! Mais tu sais que je n'en mange presque plus, j'ai dû me limiter à cause de mon taux de sucre et de mes poignées d'amour qui devenaient volumineuses selon mon trou du cul d'ex-mari.
-       Ah…Tu étais mariée ?
-       Ouais…Et c'est pas ce que j'ai fait de mieux. T'as encore quelques minutes, que je te raconte ?
-       Oui oui, mon train est dans un peu moins d'une heure alors j'ai un petit peu de temps.
-       En gros, après le bac je suis partie à Bordeaux pour me former comme infirmière, avec ensuite spécialisation en anesthésie. Je suis restée vingt ans là-bas, j'aimais bien, belle ville, climat agréable, hosto de pointe, et je suis tombée amoureuse d'un patient, comme dans les séries à deux balles. Quelle conne j'ai fait…T'es aussi marida, toi ?
-       Oui, mais je n'ai pas bougé de notre bled alors que mes trois enfants habitent en ville.
-       Comme ma fille et moi alors.. Bon, je finis vite. Hospitalisé après un accident de sport, le mec était séduisant. Grand, baraqué, beau parleur, il était informaticien dans le secteur bancaire et semblait bien gagner sa vie. On a baisé directement dans son lit d'hosto, comme des animaux, c'était incroyable, il me faisait jouir comme jamais. Il est resté deux semaines, des fois j'allais vite le sucer entre deux soins, torride, j'avais presque honte d'être aussi salope ! Moins d'un an après on s'est mariés. Ensuite, il a mis au point un logiciel de gestion de je ne sais plus trop quoi, mais un truc de ouf qui lui a rapporté un pognon monstre. On a acheté une immense maison aux portes de la ville, piscine, jacuzzi, court de tennis, je ne me sentais plus pisser. A trente ans j'étais enceinte, une petite fille est née, Olivia. Pour son taf Alexandre (c'est mon ex-mari) s'était installé à son compte, et il s'est mis à beaucoup voyager, un coup aux States, un coup en Angleterre, à Singapour, à Hong-Kong…et rentrait à chaque fois avec des cadeaux pour notre fille, parfois aussi pour moi mais plus rarement. Il était devenu distant, on baisait de moins en moins, son taf avait l'air de le ronger. Si j'avais su…
-       Mais tu bossais toujours ?
-       Non, il a voulu que j'arrête pour me consacrer cent pour cent à notre fille, ce qui ne me plaisait pas trop mais j'ai accepté, et Olivia était une enfant facile et question finances je n'avais pas à me plaindre.
Olivia a grandi, elle adorait son père qui le lui rendait bien, ils étaient fusionnels. Mais, à l'adolescence, elle s'est plainte qu'il était souvent en voyage. J'avais repris mon job à mi-temps, mais les choses se sont compliquées avec notre gamine, âgée de quinze ans et un peu rebelle. Un soir où son père était là, elle l'a soudain agressé verbalement au sujet de ses absences et lui a jeté à la figure le gadget dernier cri qu'il lui avait ramené du Japon, ils hurlaient tous les deux, se balançant des objets à la tronche, j'ai dû les séparer. Le lendemain matin, Alexandre m'a dit froidement qu'il devait s'absenter pour deux jours seulement (d'habitude c'était une semaine minimum…) mais qu'ensuite il passerait deux semaines entières avec nous et que l'on partirait en vacances. Le soir-même, Olivia n'est pas rentrée. J'étais morte de trouille, Alexandre était injoignable, alors j'ai appelé les flics, signalant une supposée fugue. Efficaces les perdreaux, sympas et rassurants, le surlendemain ils ont retrouvé Olivia à Paris et me l'ont ramenée à la maison, l'air hébétée, sale comme un peigne, fermée comme une huître. Les flics partis, j'ai essayé de comprendre ce qui lui avait pris. Elle ne savait plus parler, elle hurlait.
-        
-       Mon père c'est qu'un sale enculé, et toi t'es qu'une pauvre conne !
-       Olivia ! Sois polie avec ton père et avec moi ! Qu'est-ce que tu racontes comme conneries ? Tu as fumé la moquette ? Tu as picolé ? Explique-toi au lieu de hurler des horreurs.
-       T'as rien vu, rien compris ! Des voyages d'affaires, mon cul oui…! Tu sais ce que c'est, ses voyages ? Des prétextes pour aller se faire enculer ! Je l'ai suivi, deux jours à Paris, la journée il bosse mais le soir il fréquente des boîtes de pédé et ça se finit dans des hôtels à deux, trois des fois, à se défoncer la rondelle ! Mon père c'est une fiotte, un pédé, un suce-boules et toi t'as rien vu, pauvre petite bourgeoise qui se la pète au bord de sa piscine ! Je vous déteste tous les deux ! Vous êtes des menteurs !
J'ai failli m'évanouir quand elle m'a hurlé tout ça. Alexandre, homosexuel…J'ai compris pourquoi il ne me touchait presque plus…
-       Oh là là…Mais…mais tu as réagi comment ? Je n'avais jamais entendu une histoire pareille…Et ta fille ?
-       Pour faire court, on a divorcé, et Olivia, qui n'avait que quinze ans, ne voulait plus voir son père. On a quitté Bordeaux après le jugement et je suis revenue par ici. Alexandre, sur pression du juge, m'a versé une petite fortune et paie entièrement les études d'Olivia. J'ai acheté un chouette appartement et, après une formation supplémentaire, j'ai trouvé du boulot comme assistante opératoire en gastroentérologie et anesthésie comme tu peux le constater. Voilà.
J'en suis resté comme deux ronds de flanc, Chouquette ainsi malmenée, elle pourtant forte en gueule et jamais à court de répartie…Je ne pouvais pas la quitter comme ça.
-       Donne-moi ton 06, Valentine, ça serait sympa de se revoir pour que tu me racontes la suite, parce que là je vais devoir aller prendre mon train. Ton histoire m'a perturbé, j'essaie d'imaginer comment on peut vivre un truc pareil…
-       C'est difficile, je ne te le cache pas…J'ai été contente de te revoir, tu me ramènes à de belles années, des souvenirs sympas même si un peu anciens. Tu m'appelles un de ces jours ? Allez, salut Poulidor, et à bientôt peut-être ?
Chouquette m'a prise dans ses bras et m'a gratifié de deux énormes bises avant de me serrer contre elle un bref instant. J'étais dans les vapes, mais plus à cause de l'anesthésie.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 2 · Trente ans après
22 minutes
30k
208
3
Chapitre suivant

Commentaires ()

Passer les 6 commentaires
Photo de profil de beatrice45
beatrice45
24 avril 2026 à 00:43
Beau début, de l'humour, du rythme, du style, une belle histoire comme on aimerait en lire plus souvent.
Demain je m'offre la suite.
Merci de ce petit bijou de chapitre
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de sebou01
sebou01
18 avril 2026 à 20:17
Un joli début d'histoire j' adore
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Kristo
Kristo
14 avril 2026 à 17:35
Vite vite la suite. Ça accroche bien ton début
Soyez respectueux
Répondre
Platz
13 avril 2026 à 15:15
Sympa et original
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de plemagne
plemagne
13 avril 2026 à 12:30
Le portrait de Chouquette en élève joyeuse, attachante et bordélique est très réussi. On a envie de la prendre dans ses bras, cette femme.
Modifié 13 avril 2026 à 12:31
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de demo01
demo01
12 avril 2026 à 23:58
vivement la suite
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Xaviernnrs Cure de jouvence XSTORY
Cure de jouvence
Chapitre 1
Par Xaviernnrs
229
17
7.7k
Hétéro
✦ christ771 Le pompon XSTORY
Le pompon
Chapitre 2
Par christ771
2
1
1.3k
Hétéro
✦ Exorium Voisines (1) XSTORY
Voisines (1)
Chapitre 4
Par Exorium
234
11
18k
Hétéro
✦ Matt Demon Doctor in love XSTORY
Doctor in love
Chapitre unique
Par Matt Demon
73
3
17k
Lesbiennes
✦ Vachette LISE et VERA, chaudes-bouillan tes lesbiennes XSTORY
LISE et VERA, chaudes-bouillantes lesbiennes
Chapitre unique
Par Vachette
128
10
17.5k
Lesbiennes
✦ Vachette Valentine et moi, passion lesbienne XSTORY
Valentine et moi, passion lesbienne
Chapitre unique
Par Vachette
133
10
10k
Lesbiennes
✦ yug0lit0 Amour de lycée XSTORY
Amour de lycée
Chapitre unique
Par yug0lit0
136
9
14.6k
Hétéro
✦ Miss Roxy Une vie de luxure XSTORY
Une vie de luxure
Chapitre 1
Par Miss Roxy
248
9
12.6k
Hétéro
✦ Oceanic815 La Prof d'Espagnol XSTORY
La Prof d'Espagnol
Chapitre 2
Par Oceanic815
126
0
8.4k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio