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✦ ErosSexe Mon premier film de cul XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Mon premier film de cul — Chapitre 5 · Anneke ou Serge ?

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Mon premier film de cul

Chapitre 5 · Anneke ou Serge ?

Mon premier film de cul – 5 – Anneke ou Serge ?
J'étais réveillée, mais je ne voyais rien, seul le souffle tiède d'Anneke dans mon cou et sa main enveloppant mon sein me rappelaient sa présence. C'est à voix basse, pour ne rien brusquer, que ma surprenante amante d'une longue nuit m'a sortie de mon débat interne, et m'a murmuré en me pinçant un téton.
-       Si tu lèves pas pour aller à travail, alors tu restes et je fais encore l'amour toute la journée à toi.
-       Anneke…Tu m'as épuisée, j'ai tellement joui que ma chatte est presque à sec ! J'ai cinquante ans, tu sais…Bon, on se lève ma beauté du nord  ?
-       C'est joli comme tu dis…tes mots ils plaisent la hollandaise dans ton lit, et elle est sûre que ton pussy (chatte) il est pas du tout sec, que tu oses pas à demander une petite cunni du matin à la salope de la Hollande !
Sans que j'aie eu le temps de bouger, Anneke a plongé sa tête entre mes cuisses et a plaqué sa bouche sur mon sexe encore sensible et sans doute porteur des traces et fragrances de mes jouissances nocturnes.
-       Arrête Anneke ! Non ! je suis toute sale… ! Tu es insatiable toi, allez, lève-toi ! Anneke…
Sa langue brûlante s'est enfoncée en moi, avec douceur mais insistance, et les souvenirs des plaisirs de la nuit ont sans doute rallumé en moi des choses indicibles qui ont rapidement réduit à néant mes pauvres arguments, surtout aux dires de ma jeune initiatrice aux plaisirs saphiques.
-       Tu es menteuse, ton jus de la chatte il coule encore à ma langue ! Viens assise à ma figure, je veux avoir encore ton miel plein dans ma bouche quand tu jouis. Viens !
Ses mains ont saisi mes hanches et m'ont guidée, je me suis retrouvée à califourchon sur elle, mes cuisses encadrant son visage que je ne voyais pas. Mes deux mains appuyées contre le mur pour ne pas basculer, j'ai accompagné de mon bassin les mouvements que m'imprimaient les mains d'Anneke, sa langue enfoncée en moi au plus profond qu'elle le pouvait alors que je devais dégager une odeur de femme qui se néglige, écrasant mon clitoris à chaque va et vient. Je n'ai pas tenu longtemps, alors que d'ordinaire pour l'amour je n'étais guère du matin. Très rapidement mes reins ont pris feu, ma crevasse s'est retrouvée saturée de cyprine qu'elle a laissé s'écouler et tout mon corps a vibré, dans un long et sourd cri rauque montant de ma gorge. J'étais en sueur, je tremblais, ma respiration trahissait un moment intense.
-       Tu es une petite peste ! J'aurais dû refuser…Mes cuisses sont toute collantes maintenant…Il faut se lever Anneke, ma jolie cochonne de Hollande, tu vas me rendre folle toi… ! Une femme en plus…
J'ai allumé la lampe de chevet, qui nous a éblouies toutes les deux quelques instants, mais a révélé un spectacle effarant. Mon lit était dévasté, chiffonnée de partout, les draps étaient maculés d'auréoles sans équivoque et puaient le sexe, mais le visage d'Anneke à lui seul trahissait nos ébats nocturnes et récents. Ses cheveux en bataille, son front, ses joues, sa bouche et son menton s'ornaient de larges coulures blanchâtres, certaines déjà sèches, quelques fils poisseux encore frais reliaient son visage à mon intimité suintante.
-       Oh misère…Excuse-moi Anneke, dans le noir je ne me suis pas rendu compte que je te salissais autant…Attends, je vais aller chercher une serviette pour t'essuyer. 
-       Non ! Fais pas ça ! J'ai dit déjà que j'adore ton jus épais comme le sperme de les hommes, et si tu donnes beaucoup c'est que je lèche bien ta chatte et que tu as le plaisir de moi. Tu trouves je te fais bien l'amour ? 
-       Anneke…Pourquoi tu me demandes ? Tu es une fée du sexe, une déesse de l'amour, toi…je n'avais jamais couché avec une femme, mais tu me perturbes complètement…C'est nouveau pour moi…
-       Alors c'est bien. Il y a juste quelque chose je comprends pas alors je veux demander à toi. Dans ton oreille.
Elle m'a chuchoté sa question, puis a juste introduit la pointe de sa langue dans mon oreille pour conclure sa question. J'ai dû devenir rouge écarlate.
-       C'est compliqué, je ne peux pas t'expliquer maintenant…mais tu peux…enfin je préfèrerais que…
-       Ok, mais moi j'ai beaucoup envie, alors je fais presque toute seule et tu regardes. Après je vais le travail.
Anneke s'est installée confortablement, le dos calé par les oreillers, les jambes largement écartées et m'a tendu deux de ses doigts que j'ai embouchés, les suçant et les saturant de salive.
Elle a fermé les yeux et a commencé à se masturber devant moi, ses deux doigts mouillés parcourant sa fourche grande ouverte, elle était magnifique, très belle, désirable en diable évidemment, femme libérée de toute évidence. Ce sont ses mots qui m'ont sidérée, prononcés entre deux halètements, à voix basse. 
-       Je connais une femme…très belle…que quand je pense d'elle mon sexe il coule, comme maintenant, toujours je veux jouir quand je la vois..Ohhh…Son corps il rend fou…je veux tout le temps lécher…oui…ohh…Son jus de femme il est comme un drogue pour moi…c'est comme un crème…doux…fort…
A ce moment-là, elle a sorti ma culotte de sous un oreiller et se l'est plaquée contre le visage, j'étais figée de stupéfaction. Sans me regarder, elle a continué de se masturber, de plus en plus fort
-       Oh cette parfum…personne il a le même…sa chatte c'est du miel qui coule jusqu'à son cul…mais elle veut pas je vais à son cul…pourtant il est le plus beau que je vois…le mien elle touche pas non plus…mais j'ai envie maintenant…c'est bon aussi là…Oh oui…Regarde Valentine…
Ses doigts entièrement enfouis dans son sexe Anneke a pivoté sur le flanc, m'offrant de contempler ses admirables fesses et son dos. Sa main s'agitait entre ses cuisses, elle gémissait, proche de la jouissance. Soudain elle a retiré sa main, qu'elle a dirigée vers ses fesses, ses doigts brillants de mouille pendant que son autre main avait repris la masturbation.
-       Oh oui Valentine…oui…mets ton doigt à mon cul…je veux…Oui…Tu sais pas comme c'est bon…
Et là, sous mes yeux écarquillés, j'ai vu le majeur d'Anneke s'enfoncer dans son anus, lentement, pendant qu'elle criait dans sa langue, je ne comprenais que mon prénom.
Son doigt s'est mis à faire de longs va et vient entre ses fesses, son autre main aussi mais entre ses cuisses. Son bassin ruait littéralement comme si elle allait au-devant d'un membre invisible qui la pénétrait. Son index a rejoint son majeur dans l'orifice le plus étroit, déchaînant ma première amante.
-       Plus fort Valentine ! Encule le salope de la Hollande ! Enfonce encore un doigt dedans moi ! Oui…Oh Valentine…C'est bon dans mon cul….Ahhhh….
Les reins creusés par le plaisir, deux doigts entièrement en elle dilatant sa petite corolle Anneke a basculé dans l'orgasme dans un cri puissant, le corps agités de quelques spasmes. J'étais sans voix, incrédule, je n'avais pas imaginé pareille situation. Une fois passée la secousse du plaisir, ma stupéfiante hollandaise s'est tournée vers moi, les yeux luisants, la poitrine arrogante encore dressée.
-       Tu penses que j'ai complètement folle ? Que Anneke c'est la plus grande à toutes les salopes de le monde ? Tu es mouillée entre tes jambes, encore ? Approche-toi, je vais essuyer nous avec ta culotte et après je garde. Tu as devenu timide ? Tu as oublié qu'est-ce que tu as fait à moi dans cette nuit ?
Le cerveau embrumé, les sens emmêlés, je me suis approchée comme demandé, une partie de moi semblait déconnectée de l'autre, j'étais en mode électroencéphalogramme plat.
-       Ah oui, je savais bien…Tu es la plus sexy à toutes les femmes, ma chérie, et jamais il y a une autre comme toi. Jamais ! Écarte un peu les jambes…Voilà…Oh là là…Il y a beaucoup encore, je suis fière que c'est moi que je fais tout ça !
Anneke s'est essuyé le sexe avec mes dentelles, puis a soigneusement essuyé mon intimité débordante toujours avec ma culotte, laquelle a vite ressemblé à un chiffon poisseux et malodorant, imbibé de nos fluides intimes, mais elle la regardait comme un joyau précieux.
-       Je vais doucher, mais après j'habille avec ta culotte sous ma jupe.
-       Mais…Anneke…c'est dégueulasse ! Mon shorty il est plein de mouille, il sent mauvais, il colle, tu ne vas pas mettre ça, quand même ! Je vais t'en prêter un autre.
-       Oh non, non, je veux que tu es avec moi toute la journée, à ma chatte et à mon cul, je veux le parfum de toi là en bas entre mes jambes, et peut être je caresse dans les toilettes à travail et je jouis encore dedans pour mélanger ton amour et celui de moi. Avec toi je veux tout ! Tout ! 
Sans être une folle du sexe j'avais quand-même connu quelques excentricités auprès de quelques amants, mais là Anneke surpassait tout ce que j'avais vécu, et de loin, surtout de la part d'une femme envers une autre. Pourtant, passé le léger dégout que m'inspirait son fétichisme pour mes dessous, j'avoue que cela ne me laissait pas indifférente de voir ce que je déclenchais chez cette jeune femme, pas plus que de l'avoir vue se doigter le cul au moment de jouir en hurlant mon prénom. Mais pourquoi avait-elle fait cela ? Qu'attendait-elle encore de moi ?
Nous avons pris une douche, ensemble, nous savonnant mutuellement, et j'ai adoré. Ma jeune lesbienne s'est montrée si délicate et si douce que je me suis demandé si c'était bien elle qui m'avait dévoré le sexe une partie de la nuit. 
Bon petit déjeuner, ensemble aussi, je la regardais, détendue, épanouie, sereine dans la beauté de ses vingt-huit ans, alors que moi je me posais mille questions. Je venais de coucher avec l'ex petite amie de ma fille, et j'étais incapable de dire si je souhaitais la revoir ou simplement garder un souvenir plutôt agréable de ce dérapage total, de cet impardonnable faiblesse de la chair que je ne m'expliquais toujours pas, surtout avec une femme. Anneke devait bien se douter qu'au vu de sa situation et de notre différence d'âge, ce moment d'égarement ne pouvait déboucher sur rien, mais je ne savais pas comment le lui dire. Je n'en ai pas eu besoin.
-       Ma chérie des cinquante ans, tu viens dormir avec la salope de la Hollande dans la nuit prochaine ? C'est bien que tu viens parce que le jour après c'est samedi et il y a pas le travail alors je ferai l'amour à toi toute le jour. Je donne une clé, et si tu arrives d'abord tu fais comme à chez toi. Juste, j'espère que ta fille il a pas aussi l'idée de venir, sinon je frappe elle et je jette dans la rue par la fenêtre. 
-       Mais…Anneke, tu ne me demandes pas si je suis d'accord ? J'ai peut-être déjà quelque chose de prévu, tu sais bien que j'ai un copain, celui qui enlève mes toiles d'araignée… ! Et puis, ma beauté, tu n'as rien à faire avec une vieille comme moi. Il y a plein de jeunes femmes qui doivent rêver de dormir avec toi, tu le sais bien, tu es magnifique, tu fais l'amour divinement, alors ne perds pas ton temps avec moi. En plus, je n'ai aucune envie de me retrouver chez toi face à ma fille…
A ma grande surprise, Anneke s'est fâchée, parlant fort et me fusillant de ses beaux yeux bleus.
-       Alors tu crois moi je baise comme ça, hop, une nuit à manger ton chatte et après fini, on jette comme une mouchoir ? Je suis pas comme Olivia, moi, je peux pas faire le sexe si le cœur il dit pas aussi qu'il est d'accord. Et toi, Valentine, même avec cinquante ans que je m'en fous, j'ai senti que mon cœur il a dit oui pour toi. Tu veux plus réveiller avec moi dans tes bras ? Je trouve ça c'est aussi bon que jouir à ta langue…
Je me suis sentie terriblement démunie, terriblement conne, mais aussi terriblement émue, face à cette fausse gamine si sincère, si naturelle et confiante, pouvais-je jouer les indifférentes et prétendre ne rein ressentir de cette relation ?
-       Anneke, tu réalises vraiment la situation ? Tu es l'ex-amante de ma fille, je pourrais être ta mère, j'ai un copain mais tu as réussi à me faire l'amour toute la nuit, moi qui ne suis pas du tout attirée par les femmes, tu m'appelles chérie et tu me demandes de venir dormir chez toi ce soir. Tu ne crois pas que tu vas trop vite ? Tu es magnifique Anneke, tu es douce, tendre, j'ai adoré ton massage et personne ne m'avait jamais fait jouir quatre fois en une nuit, mon corps me le rappelle !
-       Oui, je sais, moi je dis toujours les mots trop vite. Mais je peux pas quitter comme ça, Valentine, toi tu es pas un jeune femme qui a le plaisir une nuit ici et qui va ailleurs la nuit après. Je veux respecter toi, tu as dit tu peux être ma mère, alors il faut aussi respecter moi. On sait on va pas marier ensemble, mais je veux dormir avec toi à mon lit, comme on a fait dedans le tien. Tu comprends ?
-       Je crois, Anneke, je crois…Donc, après mon travail, je viens chez toi ?
-       Oh oui chérie, oui, et tu fais rien, Anneke elle s'occupe tout et toi tu penses juste à toi ! Tu es une « chérie d'amour » Valentine, on dit ça ?
-       Oui, mais on ne le dit pas à une femme de mon âge quand on a vingt-huit ans, c'est un peu ridicule…
-       J'ai dit ton âge je m'en fous, alors tu es « chérie d'amour », et tu aides moi maintenant pour mettre ton shorty avec notre jus de l'amour, je veux pas aller « à poil » à travail.
J'ai réalisé qu'elle était encore nue sous sa jupe, elle m'a expliqué que vu l'état de mon sous-vêtement elle ne pouvait pas s'asseoir avec sinon il risquait d'y avoir une tache à sa jupe.
-       Mais tu vas faire comment, au travail ?
-       Aujourd'hui je vais à laboratoire en bus et après et c'est presque debout toute le journée, si je dois asseoir un peu je mets un petit plastic bag dessous ma jupe.
Incroyable Anneke…Mélange de naïveté, de détermination, de romantisme et de sincérité désarmante, mais un brin salope quand-même, j'ai craqué et l'ai serrée dans mes bras, très fort, puis l'ai embrassée, pas en mode cul mais tendrement, le cœur battant plus fort qu'il n'aurait dû. Bordel, qu'est-ce qu'il m'arrivait ? Hier soir je voulais la foutre dehors et ce matin elle me faisait fondre, cette jeune beauté du nord, de manière totalement irrationnelle, incompréhensible…Qu'est-ce que j'allais devenir si je me laissais aller à des élans d'adolescente en mal de caresses ? 
-       Allez, relève ta jupe, ma jolie « chérie d'amour », que je te transforme en femme dégoutante puisque c'est ça que tu veux, petite perverse !
-       C'est bon que tu parles des mots comme ça Valentine, je suis contente que tu aimes comme je fais pour toi.
Elle a retroussé sa jupe heureusement pas trop moulante, et n'osant respirer l'odeur effroyable de la guenille de dentelle bleue, humide et poisseuse la lui ai remontée délicatement le long des jambes. Mue par je ne sais quelle soudaine pulsion, brutale, soudaine, je lui ai léché la fente, écartant bien ses lèvres de ma langue, trois aller-retours profonds, bien mouillés, la laissant brillante de salive avant de l'habiller de mon sous-vêtement pollué sur lequel j'ai tapoté gentiment pour bien le plaquer sur sa vulve.
-       Oh Valentine…Je peux pas être trop en retard…Mais ce soir tu fais encore ! Oh là là…C'est froid et tout mouillé ton culotte, je sens il colle déjà à mes poils…Je ferme mes yeux et je pense que c'est ta langue qui fait…Tu vas être avec moi entre mes jambes toute le jour…Ce soir ma moule il va vraiment sentir comme la coquillage que les Français ils disent ! J'ai déjà excité quand je pense !
Elle m'a embrassée avec une tendresse folle, ses yeux brillants, a caressé mon visage du bout de ses doigts.
-       Je suis sûre ce soir je trouve tu es encore plus belle, mon « chérie d'amour » !
La porte refermée j'ai dû m'asseoir un moment dans la cuisine, sur la chaise que j'avais souillée de mes sécrétions la veille. Raisonnable ou pas, l'idée que j'avais désormais cette jeune délurée dans la peau faisait son chemin, sa douceur, sa manière irrésistible de me faire l'amour…Nous avons la même peau, des rondeurs assez similaires, nos corps semblent s'attirer…Et Serge alors, il est où là-dedans ? Lui aussi j'ai envie de le revoir, très envie même, mais il ne m'a pas rappelée…Il est marié, père de famille…Pourtant, j'ai la conviction qu'il n'est pas l'homme du coup d'un jour…Non, pas lui…
Chassant mes angoisses de midinette attardée, je suis allée dans ma chambre pour m'habiller puis partir bosser, la triste routine en somme. Mais, choisissant mes vêtements sans attention particulière puisque je porte une blouse blanche toute la journée, j'ai furtivement croisé mon image dans le miroir. Lui et moi n'entretenions plus guère de relation, en un demi-siècle de vie commune avec mon visage et mon corps je les connaissais suffisamment pour ne pas éprouver le besoin de les contempler chaque matin. Pourtant, là, j'ai regardé ce qu'il me présentait. Une image terne, certes agréable mais ne suscitant pas de réflexion particulière.
Le temps que mon regard se lasse rapidement de ce tableau sans charme, neurones, synapses et axones ont ourdi un complot à mon insu et l'ont déployé dans la zone déjà instable gérant mes émotions, sentiments et autres pulsions.
C'est alors une force interne incoercible, puissante, au point de provoquer chair de poule et frissons qui m'a ramenée face au miroir, et ma propre voix s'est fait la porte-parole de mon inconscient.
-       Valentine, n'oublie pas que ce soir tu as un rendez-vous amoureux ! Mais oui, ne te mens pas ma chérie, tu en trembles déjà…Elle est jeune, elle est belle à croquer, toi…un peu moins jeune, mais ta beauté reste éclatante pour autant que tu la sublimes ! Tu le sais, mais tu refuses encore de l'accepter, elle te fait mouiller la belle Anneke…alors fais-toi séduisante Valentine, montre-lui que tu la respectes, que tu la désires, mets ton magnifique corps pulpeux en valeur pour la séduire, pour qu'elle te comble de plaisir, qu'elle te fasse crier quand tu inonderas sa bouche de ton miel odorant…
Secouée, déstabilisée, je me suis dévêtue de ce dont la routine m'avait habillée, pour suivre la voix intérieure porteuse de la vérité que je tentais de nier. Dans un état indescriptible, mue par ce désir encore entaché de déni, j'ai choisi ce qui me semblait correspondre le mieux au message de mes sens, et que mes rondeurs permettaient. Bas plumetis, un body dans lequel mon corps a eu de la peine à se glisser car il datait de la période où mon mari m'honorait encore, porté à même la peau, sexy est un qualificatif à peine suffisant au vu de la coupe et de la transparence de ce sous-vêtement. Le décolleté abyssal, la fine lanière qui disparaissait entre mes fesses, je frôlais la femme de mauvaise vie, on m'avait traité de grosse pute pour moins que ça !
Pour éviter de provoquer un scandale au vestiaire de l'hôpital si d'aventure une collègue s'y changeait en même temps que moi, j'ai dissimulé cet érotisme osé sous une robe élégante - souvenir d'une soirée à l'opéra avec Alexandre - un peu plus sage, au décolleté certes généreux mais encore décent pour moi dont la poitrine était impossible à cacher au vu de son opulence, robe bleu-nuit mi-longue mais fendue assez haut sur une cuisse au point de dévoiler la lisière de mes bas selon mes mouvements,. J'ai donc bricolé une fermeture provisoire avec deux épingles, on ne sait jamais…
-       Regarde-toi, Valentine, tu es tout simplement magnifique, sensuelle, j'oserais même dire bandante si ton rendez-vous ne concernait pas une femme !
Pour la première fois depuis longtemps, je me suis contemplée dans mon miroir, et j'ai aimé ce que j'y voyais. Une femme mature mais à la féminité encore conquérante, une magnifique poitrine portée haut, des fesses mises en valeur par la coupe ajustée de la robe et la brillance de l'étoffe, une taille bien soulignée qui donnait envie d'y poser les mains, et un dos-nu qu'aucune bretelle ou attache disgracieuse ne venait enlaidir, laissant à l'épiderme lisse et ambré le soin d'attirer la bouche gourmande de qui s'en approcherait. Quelques pas dans la chambre m'ont confirmé l'étroitesse de mes atours et son incidence sur ma mobilité, mais les déplacements en salle d'opération n'avaient rien d'une course de fond et encore moins d'un sprint. Il me restait à espérer que mon cerveau cesse de saturer ma rétine des images les plus folles, avec pour corollaire incontrôlable une humidité croissante entre mes cuisses et des aréoles douloureuses aux mamelons cherchant à percer l'étoffe qui les comprimait. 
La loi de Murphy ou loi de l'emmerdement maximum s'est manifestée dès mon arrivée au boulot, j'avais pourtant pris la précaution d'arriver assez à l'avance afin de ne croiser personne avant d'enfiler ma blouse qui dissimulerait tout. Raté…
J'avais à peine refermé la porte du vestiaire qu'elle s'est ouverte à la volée sur le tourbillon Clémence, une jeune collègue au verbe haut dont les frasques alimentaient souvent les conversations, les plus mauvaises langues persiflant que, dans sa vie de débauche, elle avait dû ouvrir plus de braguettes que de dictionnaires.
-       Salut Valentine, déjà là ? Une urgence au bloc ?
-       Non non, pas de raison particulière…
J'ai essayé de gagner du temps, en sortant ma blouse et en la suspendant, en consultant mon téléphone…mais il a bien fallu que j'enlève mon manteau. Clémence me tournait le dos et se changeait, parfait, jusqu'à ce que son téléphone, posé sur le banc derrière elle, se mette à sonner.
J'étais en train d'accrocher mon manteau, bras levés, fesses tendues, quand Clémence s'est retournée pour attraper son smartphone. Elle connaissait un peu ma vie privée mais ne s'en mêlait pas, assez occupée avec ses propres aventures.
-       Oh putain Valentine ! Je rêve ou c'est bien toi ? Attends, me dis-pas…Tu t'es trouvé un mec et ce soir c'est embrochage recto-verso ? Mais t'es superbe, oh la vache…Je t'avais jamais vue comme ça…Un cul pareil, des loches à rendre jalouse Salma Hayek, tu déchires Val, franchement…T'es super sexy ! Il va bander à s'en assommer ton mec !  Alors bonne bourre, et bravo pour ton élégance, je suis presque jalouse !
Elle est repartie aussi vite qu'elle était arrivée, tant mieux. Mais malgré son sens de l'exagération j'ai compris que je faisais encore de l'effet, et je me suis sentie étonnamment forte, conquérante, au sommet de mon pouvoir de séduction renaissant. Je pense même que si le jeune toubib avec qui j'ai bossé toute la journée m'avait peloté le cul, il aurait ramassé une mornifle mais ma fierté en serait sortie grandie qu'à cinquante balais, mon cul puisse encore susciter des envies salaces chez mes cadets.
Ma journée terminée, un peu plus tôt que prévu car un patient avait annulé son examen, je suis retournée me changer et j'ai enlevé les épingles qui tenaient close la très suggestive fente de ma robe. Un peu fébrile, je suis montée dans ma voiture, direction le bled lointain où habitait Anneke.
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sebou01
8 mai 2026 à 09:46
Une magnifique suite très coquine et excitante pour cette série d' histoire, j' ai adoré ce nouveau chapitre hummmm
Soyez respectueux
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