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Couverture de Nina et son ange gardien, par OliH
Couverture de Nina et son ange gardien, par OliH
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Nina et son ange gardien — Chapitre 11 · Ou le début…

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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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OliH
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Ce qu'on aime ici, c'est la façon dont l'auteur fait tenir toute une histoire dans des détails minuscules : le peignoir mal fermé, les rougeurs dans le cou, l'odeur qui flotte encore dans le studio quand Marie entre. La scène du réveil à trois est à la fois drôle et émouvante, et les répliques de Marie — directes, tendres, un peu brusques — font mouche à chaque fois. On referme ce chapitre avec le sourire.

Nina et son ange gardien

Chapitre 11 · Ou le début…

Au petit matin, le studio était baigné d’une lumière grise et douce qui filtrait à travers les rideaux mal tirés. Nina se réveilla la première. Elle était nue, la peau encore chaude du corps d’Angèle collé contre le sien. Elles s’étaient endormies enlacées après la deuxième fois – ou la troisième, elle avait perdu le compte. Les draps étaient en désordre, froissés, humides par endroits. L’odeur de leurs corps, de sueur, de sexe, de salive, flottait dans l’air tiède de la pièce.
Angèle dormait profondément, le visage enfoui dans le creux du cou de Nina, un bras passé autour de sa taille, une jambe glissée entre les siennes. Ses cheveux châtain clair s’étalaient sur l’oreiller comme une auréole désordonnée. Nina la regarda longtemps : les cils encore humides de larmes séchées, les lèvres légèrement gonflées des baisers de la nuit, la respiration calme qui soulevait doucement sa poitrine. Elle passa doucement les doigts sur la courbe de son épaule, traça une ligne invisible jusqu’à la naissance des seins. Angèle murmura quelque chose d’incompréhensible dans son sommeil et se serra un peu plus contre elle.
Nina sourit. Un sourire minuscule, presque timide. Elle n’osait pas bouger de peur de briser ce moment.
Et puis on toqua à la porte.
Trois coups secs, discrets mais insistants.
Nina se figea.
Angèle bougea légèrement, fronça les sourcils sans se réveiller.
Nina se dégagea doucement, remonta le drap sur le corps nu d’Angèle jusqu’aux épaules. Elle attrapa le peignoir suspendu derrière la porte de la salle de bain – un vieux truc en éponge grise un peu râpé –, l’enfila rapidement. Le tissu était froid contre sa peau encore brûlante. Elle noua la ceinture, passa une main rapide dans ses cheveux défaits, essaya de se donner une contenance.
Elle ouvrit la porte sur la pointe des pieds.
C’était Marie.
Marie en jean slim, hoodie noir oversized, cheveux courts en bataille, un air inquiet sur le visage. Elle tenait son téléphone à la main comme si elle venait de vérifier l’heure pour la dixième fois.
— Nina… souffla-t-elle en la voyant. — Putain, t’as pas répondu hier soir. J’ai envoyé six messages. J’ai flippé.
Nina rougit instantanément.
Elle était pieds nus, les cheveux en pagaille, le peignoir mal fermé qui laissait entrevoir la courbe d’un sein, la peau encore marquée de rougeurs sur le cou – traces de baisers, de morsures légères. Elle n’avait pas besoin de miroir pour savoir à quoi elle ressemblait : une fille qui avait passé la nuit à faire l’amour.
Marie la détailla en trois secondes.
Ses yeux s’écarquillèrent légèrement.
Puis elle comprit.
Elle baissa la voix, presque un murmure.
— Elle est encore là ?
Nina rougit encore plus fort. Elle fit un petit signe de tête, oui, les lèvres pincées.
Marie déglutit.
— OK… je… je vais vous laisser alors. Désolée d’avoir débarqué comme ça. J’étais juste… inquiète.
Elle fit un pas en arrière.
Nina tendit la main, attrapa son poignet.
— Attends. Entre. S’il te plaît.
Marie hésita.
— Nina… je veux pas déranger.
— Tu déranges pas. Entre.
Marie regarda la porte ouverte, puis Nina, puis soupira.
— OK. Mais cinq minutes.
Elle entra.
Nina referma doucement derrière elle.
Le studio était minuscule : lit défait visible depuis l’entrée, canapé usé, table basse encombrée d’une tasse et d’un livre retourné. L’odeur flottait encore – sexe, sueur, parfum mélangé. Impossible de faire semblant.
Marie s’assit sur le canapé, les mains sur les genoux.
Nina resta debout un instant, mal à l’aise, puis s’assit à côté d’elle.
Silence.
Puis une petite voix, douce et ensommeillée, vint de derrière elles.
— Ça a été génial.
Marie sursauta.
Angèle était là.
Elle avait enfilé un t-shirt ample de Nina – un vieux truc gris trop grand qui lui arrivait mi-cuisses. Ses cheveux étaient en bataille, ses yeux encore gonflés de sommeil et de larmes de la veille, mais elle souriait. Un sourire timide, un peu gêné, mais sincère.
Elle s’approcha, s’assit sur l’accoudoir du canapé, les jambes repliées sous elle.
— Salut… dit-elle à Marie.
Marie la regarda, bouche entrouverte.
C’était la première fois qu’elle voyait Angèle en vrai.
La fameuse Angèle. Celle dont Nina lui avait parlé pendant des mois. Celle qui avait fait basculer la vie de son amie.
Elle était petite, fine, exactement comme Nina l’avait décrite. Yeux verts très clairs, cheveux châtain clair ondulés, peau pâle encore marquée de rougeurs sur le cou. Elle était belle. Vraiment belle. Même au réveil, même après une nuit de larmes et de sexe.
Marie déglutit.
— Salut… Angèle, c’est ça ?
Angèle hocha la tête.
Nina fit les présentations, la voix un peu tremblante.
— Marie, voici Angèle. Angèle, voici Marie. Ma… ma meilleure amie.
Angèle sourit plus largement.
— Je sais. Nina m’a beaucoup parlé de toi.
Marie rougit légèrement.
— En bien, j’espère.
— Toujours en bien.
Elles se regardèrent un instant.
Puis Marie se détendit un peu.
— Bon… je vais pas faire semblant. Je suis venue parce que Nina répondait plus hier soir. J’ai eu peur qu’elle… qu’elle ait replongé.
Angèle posa une main sur l’épaule de Nina.
— Elle va bien. Vraiment bien.
Marie hocha la tête.
— Je vois ça.
Un petit rire nerveux échappa à Nina.
Elles parlèrent.
Longtemps.
De tout et de rien d’abord : le bois de la Cambre, la météo qui s’améliorait, les cours qui reprenaient bientôt. Puis Marie posa la question qui brûlait les lèvres.
— Et… hier soir ?
Angèle répondit avant Nina.
— C’était… intense. Beau. Triste aussi. Mais beau.
Elle raconta un peu – sans détails crus, juste l’essentiel : la rupture avec Sébastien, la promenade, le baiser, la décision de venir ici. Nina compléta par moments, rougissante, les yeux baissés.
Marie écoutait.
Elle souriait par moments, hochait la tête, posait des questions douces.
À la fin, elle se leva.
— Bon… je vais vous laisser. Vraiment.
Nina se leva aussi.
— Merci d’être venue.
Marie la serra dans ses bras – un câlin long, fort.
— Prends soin de toi. Et appelle-moi. Même si c’est juste pour dire que t’as encore oublié de répondre.
Elle se tourna vers Angèle.
— Ravie de t’avoir rencontrée. Vraiment.
Angèle descendit de l’accoudoir, s’approcha, fit la bise à Marie.
— Moi aussi. Merci d’avoir été là pour elle.
Marie sourit, un peu triste, un peu heureuse.
— C’est normal.
Elle ouvrit la porte.
— À bientôt, les filles.
La porte se referma doucement.
Silence.
Nina et Angèle se regardèrent.
Puis Angèle s’approcha.
Elle attrapa le peignoir de Nina, le fit glisser de ses épaules.
Nina se retrouva nue à nouveau.
Angèle enleva le t-shirt ample – le corps qu’elle avait caressé la veille apparut : seins ronds, ventre plat, cuisses légèrement tremblantes.
Elles s’embrassèrent.
Plus lentement cette fois. Plus tendrement.
Elles reculèrent vers le lit.
Angèle s’allongea sur le dos.
Nina s’installa entre ses jambes.
Elles refirent l’amour.
Moins maladroites que la veille. Plus confiantes.
Nina embrassa le cou d’Angèle, descendit sur ses seins, aspira un téton pendant qu’elle caressait l’autre. Angèle gémit doucement, arqua le dos.
Nina descendit plus bas. Elle écarta les cuisses d’Angèle, embrassa l’intérieur, lécha lentement les lèvres gonflées, tourna autour du clitoris. Angèle empoigna ses cheveux.
— Oui… comme ça…
Nina glissa deux doigts en elle, les fit aller et venir lentement, courba-les pour trouver le point sensible. Angèle haleta.
Nina accéléra la langue sur le clitoris.
Angèle jouit vite, le corps secoué de spasmes, un cri étouffé dans l’oreiller.
Puis ce fut au tour de Nina.
Angèle la fit s’allonger sur le dos, descendit entre ses jambes.
Elle lécha longuement, explorant chaque pli, aspirant le clitoris doucement puis plus fort. Nina gémit, les mains dans les cheveux d’Angèle.
Angèle glissa trois doigts cette fois – Nina était tellement mouillée qu’ils entrèrent facilement. Elle les fit aller et venir vite, langue sur le clitoris.
Nina jouit en criant son prénom.
Elles s’effondrèrent l’une sur l’autre, essoufflées, en sueur, heureuses.
Angèle murmura contre sa poitrine :
— Je veux rester… aujourd’hui. Toute la journée.
Nina sourit, caressa ses cheveux.
— Reste.
Elles restèrent enlacées, nues, dans le lit défait.
Le monde pouvait attendre.
Les jours qui suivirent la première nuit chez Nina furent comme un réveil après un long coma.
Nina reprit vie.
Pas d’un coup. Pas comme dans les films où tout s’arrange en un claquement de doigts. Mais petit à petit, presque imperceptiblement au début, puis de plus en plus clairement.
Elle recommença à manger. Vraiment manger. Des petits-déjeuners complets : œufs, pain grillé, fruits. Des déjeuners où elle ne picorait plus. Des dîners qu’elle préparait parfois pour Angèle – des pâtes à la carbonara un peu ratées au début, puis de mieux en mieux. Angèle riait, disait « c’est parfait », et Nina rougissait de plaisir.
Elles se voyaient au moins trois fois par semaine.
Parfois chez Nina, parfois chez Angèle – un petit appartement lumineux près de l’ULB, avec des plantes partout et des toiles inachevées accrochées aux murs. Elles faisaient l’amour. Beaucoup. Au début avec cette maladresse touchante des premières fois, puis avec une aisance grandissante, une complicité qui les faisait rire quand un geste ratait, gémir quand il touchait juste. Elles apprenaient leurs corps comme on découvre un pays nouveau : lentement, avec curiosité, avec tendresse. Nina découvrit qu’elle aimait quand Angèle la prenait par derrière, les doigts en elle pendant que sa langue tournait sur son clitoris. Angèle apprit qu’elle jouissait plus fort quand Nina la maintenait les poignets au-dessus de la tête, quand elle lui murmurait des mots crus à l’oreille.
Elles sortaient aussi.
Des restaurants modestes à Ixelles, des bars à cocktails près de la Grand-Place, des promenades au bois de la Cambre quand le temps le permettait. Elles parlaient de tout : des cours, des rêves, des peurs. Angèle parlait parfois de Sébastien – pas avec tristesse, mais avec une nostalgie douce. « Il m’a sauvée à l’époque. Mais il n’était pas fait pour rester. » Nina écoutait sans jalousie. Elle savait que ce passé faisait partie d’Angèle, et qu’elle l’aimait entière.
Marie restait dans le paysage.
Elles se voyaient régulièrement – cafés, promenades, soirées films. Marie avait trouvé sa place : la meilleure amie lucide, celle qui disait les vérités qui piquent, celle qui riait des anecdotes coquines quand Nina osait les raconter, celle qui serrait Nina dans ses bras quand la peur revenait. Elle n’était plus amoureuse. Ou du moins, elle avait rangé cet amour dans un coin doux de son cœur, comme un souvenir précieux qu’on ne touche plus mais qu’on garde. Elle était heureuse pour Nina. Vraiment heureuse.
Un mois après leur première nuit, elles prirent la décision.
Elles étaient chez Angèle, assises par terre entourées de cartons ouverts, en train de trier des livres. Angèle leva les yeux vers Nina.
— Et si on vivait ensemble ?
Nina s’arrêta net, un roman de Woolf à la main.
— Tu… tu es sérieuse ?
Angèle sourit.
— Très. Mon appart est plus grand. Le tien est plus près de la fac. Mais ensemble… on pourrait trouver quelque chose de bien.
Nina sentit les larmes monter – des larmes de joie cette fois.
— Oui.
Elles cherchèrent un appartement pendant deux semaines. Elles trouvèrent un deux-pièces lumineux à Etterbeek : parquet ancien, grande fenêtre sur une cour intérieure calme, cuisine ouverte, une chambre assez grande pour un lit double et un bureau. Elles signèrent le bail un mardi matin. Elles emménagèrent le week-end suivant.
Tout se passa pour le mieux.
Pas sans disputes – elles apprirent à se connaître vraiment : Angèle laissait traîner ses pinceaux partout, Nina rangeait compulsivement, Angèle aimait la musique à fond le matin, Nina préférait le silence. Elles se criaient dessus parfois, se faisaient la gueule une demi-journée, puis se réconciliaient dans les bras l’une de l’autre, sur le canapé, dans la cuisine, dans la douche.
Mais l’amour grandissait.
Nina reprit ses études. Elle redoubla sa troisième année, mais cette fois elle y mit du cœur. Elle obtint ses crédits, passa ses examens, décrocha son diplôme avec mention. Angèle termina ses études d’arts visuels et commença à exposer dans de petites galeries bruxelloises. Ses toiles – des portraits mélancoliques, des paysages abstraits – commençaient à se vendre.
Deux ans passèrent.
Deux ans de rires, de larmes, de nuits enlacées, de matins paresseux, de voyages improvisés à Paris ou à Bruges, de disputes idiotes et de réconciliations passionnées.
Et puis vint le jour du mariage.
Un petit mariage civil à la maison communale d’Etterbeek, suivi d’une fête dans un jardin privé près du bois de la Cambre. Pas de grande cérémonie religieuse, pas de robe blanche extravagante. Juste Nina en costume pantalon noir et chemise blanche, Angèle en robe courte vert sapin qui faisait ressortir ses yeux, des alliances simples en or blanc.
Marie fut la témoin de Nina.
Elle arriva le matin même, un bouquet de fleurs sauvages à la main – des marguerites, des coquelicots, des branches de mimosa. Elle serra Nina dans ses bras longtemps.
— T’es magnifique, ma conne.
Nina rit, les larmes aux yeux.
— Merci d’être là.
Marie se tourna vers Angèle.
— Et toi… t’as intérêt à la rendre heureuse tous les jours. Sinon je te trouve.
Angèle sourit, émue.
— Promis.
La cérémonie fut courte. Quelques mots du bourgmestre, des vœux simples qu’elles avaient écrits elles-mêmes.
Nina : — Angèle, tu es arrivée dans ma vie comme une collision. Littéralement. Tu as fait tomber mes livres, mes certitudes, mes peurs. Tu m’as appris à aimer sans honte, sans contrôle. Je veux passer le reste de ma vie à te faire sourire, à te tenir la main, à apprendre ton corps et ton cœur tous les jours. Je t’aime.
Angèle, la voix tremblante : — Nina, tu es entrée dans ma vie quand j’avais le plus mal. Tu m’as donné une amie, puis une amante, puis une maison. Tu m’as appris que l’amour n’efface pas les blessures, mais qu’il les rend supportables. Je veux vieillir avec toi, rire avec toi, me disputer avec toi, faire l’amour avec toi jusqu’à ce qu’on n’ait plus la force. Je t’aime.
Elles échangèrent les alliances.
Elles s’embrassèrent sous les applaudissements discrets des vingt invités.
Marie pleura ouvertement, sans honte, un mouchoir à la main.
La fête suivit : musique, champagne, un buffet simple, des discours maladroits mais sincères. Marie porta un toast : — À Nina, qui a enfin compris que l’amour n’a pas de genre. Et à Angèle, qui a eu la chance de la rattraper. À vous deux.
Tout le monde trinqua.
La soirée se termina tard. Nina et Angèle rentrèrent chez elles – leur chez-elles – main dans la main, un peu ivres, beaucoup heureuses.
Dans le lit, elles s’embrassèrent lentement.
— Madame Nina… murmura Angèle.
— Madame Angèle… répondit Nina.
Elles firent l’amour une dernière fois ce soir-là – doucement, tendrement, comme une promesse renouvelée.
Ce qui était parti mal avait fini par devenir très bien.
Très, très bien.
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