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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Super-héros — Chapitre 11 · Le prix de l'obsession

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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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MiBuDArK
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Super-héros

Chapitre 11 · Le prix de l'obsession

Deux semaines. Quatorze jours sans un bruit, sans ce frisson dans la nuque qui lui signale qu'elle est là, invisible, à le regarder. Adrien remplit ces jours comme il remplit les verres au MacQueen's — machinalement, le corps présent, l'esprit ailleurs.
Le matin, il tire les pintes. Paulo grommelle dans son dos parce que les frites de Jérôme traînent, et Adrien hoche la tête, essuie le comptoir, sourit aux clients. Le soir, il enfile le justaucorps noir, le demi-masque, et il survole Paris en cherchant des noises — course-poursuite, agression, prise d'otage. N'importe quoi. N'importe quoi sauf penser à elle.
Et puis il y a Sarah.
Sarah qu'il retrouve deux, trois fois par semaine, parfois quatre. Sarah qui ouvre la porte de son appartement en slip et en t-shirt trop court, dont les seins pointent à travers le tissu. Sarah qui n'a jamais besoin de préliminaires, qui l'attrape par la ceinture dès qu'il franchit le seuil et qui lui défait le jean avec une avidité de femme affamée.
Ce soir-là — un mardi, peu importe — elle est à quatre pattes sur son lit, les fesses écartées, offertes. Adrien la prend par les hanches et s'enfonce dans son cul d'un seul coup. Sarah lâche un cri aigu, un gémissement qui remplit la pièce, et pousse son bassin en arrière pour l'avaler plus profond.
— Putain, oui, baise-moi le cul, gémit-elle en agrippant les draps.
Adrien la pilonne. Ses hanches claquent contre ses fesses, le bruit chair sur chair résonne dans le studio. Il la sent se contracter autour de sa bite, son anus qui serre, qui pompe, et il accélère. Sarah gémit, supplie, lui dit de la défoncer plus fort, plus vite, et il obéit. Il lui fourre deux doigts dans la chatte pendant qu'il la sodomise, et elle jouit presque immédiatement — sa chatte éjacule sur ses doigts, des filets transparents qui coulent sur sa paume, et son cul se resserre au point de presque lui arracher un orgasme à lui aussi.
Mais il ne jouit pas. Pas tout de suite. Il se retire, la retourne sur le dos, et Sarah le prend dans sa bouche. Elle le suce en le regardant, la bite au fond de la gorge, et elle bave, de la salive qui coule sur ses joues, des cordes visqueuses qui pendent entre ses lèvres et son gland. Elle lui lèche les couilles, les avale une par une, puis revient à sa bite qu'elle pompe en serrant les lèvres.
— Viens sur ma figure, dit-elle.
Il se branle au-dessus de son visage, et quand il jouit, c'est un rugissement. Le sperme éclabousse le front de Sarah, son nez, sa joue, sa bouche ouverte. Elle lèche ce qu'elle peut atteindre avec sa langue, avale, sourit.
Adrien s'effondre à côté d'elle. Son cœur ralentit. Sa respiration reprend un rythme normal. Et c'est là, dans le silence qui suit, que l'image revient. Les leggings noirs moulant des hanches impossibles. Le claquement métallique des pieds sur l'acier. Ce cul — ce cul de déesse qu'il n'a même pas touché, qu'il n'a fait qu'entrevoir, et qui occupe maintenant dans son crâne une place qu'aucune quantité de sexe avec Sarah n'arrive à déloger.
Il regarde Sarah, allongée à côté de lui, le visage maculé de sperme, les yeux fermés, satisfaite. Elle est belle. Objectivement, elle est belle. Son cul est ferme, rond, plein — un cul que n'importe quel mec rêverait d'avoir dans son lit. Mais il n'est pas hypnotique. Il n'a pas cette qualité surnaturelle, cette gravité qui t'attire et ne te lâche plus. Le cul de la sauterelle, lui, est d'une autre dimension.
Adrien ferme les yeux. Il pense à autre chose. Il dort.
Les jours passent. Mercredi, jeudi, vendredi. Il travaille, il patrouille, il baise Sarah le samedi soir — cette fois dans les trois trous, la bouche d'abord, puis la chatte, puis le cul, et elle réclame, implore, jouit trois fois en gémissant comme une chienne. Adrien la comble. Il fait ce qu'il faut. Mais le vide reste.
Et puis le message arrive.
Il est 22h17 quand son téléphone vibre. Le code de Ribaudi. Un numéro non enregistré, un SMS de trois mots : « Musée. Bijoux. Confirmé. »
Adrien lit le message deux fois. Son pouls s'accélère. Il appelle Ribaudi.
— Elle est revenue, dit la voix du commissaire, lasse et graveleuse. Vol de bijoux au musée des Arts décoratifs. Méthode identique — pas de traces, pas de caméras, coffre forcé de l'intérieur. On évalue le butin à vingt mille euros.
— Quand ?
— Cette nuit. Entre deux et quatre heures du matin.
Adrien raccroche. Ses mains tremblent. Pas de peur. D'excitation.
Quatre jours plus tard, nouveau message. Coffre dans une banque du huitième arrondissement. Cinquante mille euros cette fois. Méthode identique. Aucune trace.
Deux jours encore. Pierres précieuses dans une joaillerie du Palais-Royal. Montant non communiqué.
Trois vols en six jours. Elle accélère. Elle n'a plus peur. Elle se fout de lui, de la police, de tout.
Adrien quadrille la ville chaque nuit. Il survole les arrondissements un par un, les oreilles tendues, les yeux braqués sur les toits. Il cherche. Il cherche l'ombre qui ne devrait pas être là. Rien. Elle est trop rapide, trop invisible, toujours partie avant qu'il n'arrive.
Mais il note un pattern. Tous les vols ont lieu vers trois heures du matin. Toujours. Comme un horaire de bureau. Comme un défi.
Et puis Ribaudi lui donne l'information qui change tout. Un diadème — pièce unique du XVIIIe siècle, or et diamants — est exposé au Louvre pour deux jours seulement, dans le cadre d'une exposition temporaire. La sécurité est renforcée. La presse en parle. Tout Paris en parle.
Adrien n'a pas besoin qu'on lui dessine le tableau. Elle viendra. Elle ne peut pas résister. C'est exactement le genre d'objet qui l'attire — beau, inestimable, impossible à voler.
Il choisit son poste. Un bâtiment désaffecté à trois cents mètres du Louvre, dans une ruelle que personne n'emprunte plus. Le toit est fragile — des plaques de bois et de tôle posées sur une charpente pourrie — mais l'immeuble est isolé, et sa position offre une trajectoire idéale entre le musée et les toits de Paris.
Adrien se poste dans le ciel. Pas sur un toit — dans le ciel, immobile, à deux cents mètres d'altitude, le justaucorps noir invisible contre la nuit. Il attend. Les heures passent. Minuit. Une heure. Deux heures. Le froid mord ses joues à travers le demi-masque. Il ne bouge pas.
Deux heures quarante-sept. Il l'entend.
Pas d'abord un son — un silence. Un trou dans le bruit ambiant de la ville, comme si un fragment de nuit s'était déplacé. Puis le claquement. Régulier, espacé, rapide. Un toit, un autre, un autre. Elle bondit. La trajectoire est claire. Elle passe juste sous lui.
Adrien visualise. Les bonds, la distance, le rythme. Même invisible, il la suit. Il la tient. Il plie les genoux, contracte ses abdominaux, et fonce.
Le piqué est vertical. Le vent hurle dans ses oreilles. Il la rattrape à mi-hauteur d'un bond — il sent son corps contre le sien, un choc brutal, et il l'enlace, la serre, la plaque contre lui. Elle se débat immédiatement. Des coups, des griffes, une force surhumaine qui tente de le repousser. Mais il est plus fort. Il le sent. Elle le sent aussi.
Ils percutent le toit du bâtiment désaffecté. Le bois cède, la tôle se déchire, et ils traversent la charpente dans un fracas de débris — poutres qui explosent, clous qui arrachent, métal qui tord. Ils s'écrasent sur le sol dans un nuage de poussière et de copeaux.
Adrien la plaque au sol. Elle est invisible, mais il la sent sous lui — chaude, musculeuse, vibrante. Son souffle est rapide contre son cou.
— Je t'ai eu, dit-il.
Elle ne répond pas tout de suite. Elle cesse de se débattre. Le silence dure une seconde. Deux. Et puis il sent ses mains — pas sur ses poignets, pas sur son torse. Plus bas. Entre ses jambes. Elle a libéré un bras, et sa main se referme sur ses couilles à travers le spandex.
Elle serre.
La douleur est immédiate, blanche, totale. Même avec sa résistance surhumaine, même avec le kevlar et le spandex — cette partie-là est plus sensible. Les testicules sont des testicules. La pression est écrasante, méthodique, croissante. Adrien hurle. Un cri rauque qui résonne dans le bâtiment vide. Son étreinte se relâche. Ses mains lâchent les poignets.
— C'est moi qui t'ai eu, dit-elle.
Sa voix est près de son oreille. Douce. Contrôlée. Presque tendre.
— Je t'avais dit de me laisser tranquille. Et tu ne l'as pas fait. Maintenant tu vas en payer le prix.
Le genou vient de nulle part. Un coup sec, précis, qui remonte entre ses cuisses et trouve ses couilles de plein fouet. L'impact est une détonation dans son bas-ventre. Le monde devient blanc. Puis noir.
Adrien perd connaissance.
Il ne sait pas combien de temps dure le noir. Des minutes. Peut-être une heure. Quand il ouvre les yeux, le bâtiment est silencieux. La lumière grise de l'aube filtre par les trous dans le toit. Il est allongé sur le sol, parmi les débris, le justaucorps couvert de poussière.
La douleur est là — sourde, profonde, pulsante dans son bas-ventre, irradiant dans son ventre et le long de ses cuisses. Il ne peut pas bouger. Pas encore. Il reste au sol, les yeux fixés sur les poutres brisées au-dessus de lui, et il attend. La douleur reflue lentement, par vagues, comme une marée qui se retire. Au bout d'un moment — vingt minutes, trente — il parvient à se mettre sur le côté. Puis à genoux. Puis debout.
Il rentre chez lui en volant. Lentement. Chaque mouvement envoie une vague de nausée dans sa gorge. Le trajet prend trois fois plus longtemps que d'habitude.
Il atterrit sur le toit de son immeuble, descend l'escalier, entre dans son studio. Il retire le demi-masque. Le studio est silencieux. La lumière du matin commence à éclairer la pièce.
Sur la table de la cuisine, il y a une photo.
Adrien s'approche. Ses mains sont encore tremblantes. Il regarde.
C'est Sarah. Nue. À genoux sur un sol qu'il ne reconnaît pas — un carrelage blanc, anonyme. Ses mains sont jointes derrière son dos, ses seins offerts, ses cuisses légèrement écartées. Ses yeux sont couverts par un bandeau noir. Elle ne sourit pas. Son visage est neutre, calme, presque serein. La photo est nette, professionnelle, prise de face.
Un mot manuscrit est posé à côté de la photo. L'écriture est fine, régulière, sans hésitation.
« Je t'avais dit de me laisser tranquille. »
Adrien fixe la photo. Le silence du studio est complet. Sa main se pose sur le bord de la table. Ses phalanges blanchissent. La douleur dans son bas-ventre est encore là, sourde, mais c'est autre chose maintenant qui occupe la place — quelque chose de froid, de tranchant, qui lui coupe le souffle.
Elle a Sarah. Elle sait qui est Sarah. Elle sait où elle est. Elle l'a photographiée. Nue. À genoux. Les yeux bandés.
Il prend la photo. La retourne. Rien au dos. Il prend le mot. Le retourne. Rien.
Il pose le tout sur la table. Ses mains ne tremblent plus.
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