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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Super-héros — Chapitre 9 · L'érection du sauveur

19 minutes
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Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

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MiBuDArK
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Super-héros

Chapitre 9 · L'érection du sauveur

La nuit tombe sur Paris, et les réseaux s'enflamment.
En moins de deux heures, la vidéo captée par un touriste depuis le deuxième étage de la tour Eiffel fait le tour du monde. Le Sauveur, immobile sur la plateforme, face à une femme qui apparaît et disparaît comme un spectre. Les commentaires fusent de partout — Twitter, TikTok, Instagram, Reddit. Des millions de vues. Des milliers de partages. La question revient en boucle : qui est cette fille ? Quel lien entre les deux ? Une ennemie ? Une alliée ? Une amante ?
Mais ce qui écrase tout le reste, ce qui fait exploser les compteurs et génère des threads entiers d'analyse, c'est autre chose. Un détail que la résolution 4K du smartphone du touriste a capté avec une netteté impitoyable. Le justaucorps noir moulant du Sauveur, ce spandex et kevlar censés être utilitaires, dessine avec une précision obscène la forme de son sexe. Et ce sexe, à l'évidence, n'est pas au repos. L'érection du super-héros se dessine contre le tissu tendu, épaisse, longue, courbée vers le haut, chaque contour distinct sous la matière noire qui ne laisse rien à l'imagination. Le liseré argenté en éclair sur le torse attire le regard, mais tout finit par converger vers ce point bas. Des captures d'écran zoomées circulent déjà. Des mèmes naissent. Des comparaisons avec des objets du quotidien — une bouteille d'eau, un avant-bras — se multiplient. Le hashtag #LeSauveur dépasse les tendances sportives et politiques réunies.
Adrien ne sait rien de tout cela. Pas encore. Il est dans son studio, allongé sur son matelas posé à même le sol, les yeux ouverts dans le noir. La femme — la sauterelle, comme il l'appelle déjà dans sa tête — a disparu. Les touristes ont chuchoté. Il est rentré chez lui en volant au-dessus des toits, le long de la Seine, sans un mot pour personne.
Il dort trois heures. Quatre, peut-être. Le sommeil le prend par fragments, entrecoupé d'images — le corset noir, les yeux bleus lumineux, le claquement métallique de ses pieds sur la structure, et ce cul, ce cul parfait moulé dans le legging noir qu'il a vu tourner les talons avant de disparaître. Son érection ne cesse pas. Il se retourne, serre son poing contre le matelas, respire fort par le nez.
Le réveil sonne à six heures. Adrien se redresse, pieds nus sur le parquet froid. Son téléphone vibre sur la table de nuit. Il le saisit, plisse les yeux face à la luminosité de l'écran.
Jérôme. MacQueen's. Cuisine. Le type passe ses journées à frire des frites et ses soirées à scroller. Le message est court, brut, avec l'orthographe approximative habituelle :
« OUAAAAAh, le bracquemart du Sauveur, c'est fou, il va la déglinguer dans tous les sens la meuf. »
Adrien fixe l'écran. Sa mâchoire se contracte. Il connaissait les risques. Neuf ans d'anonymat. Neuf ans à porter ce justaucorps sans que personne ne prête attention à ce qu'il y avait dessous. Et voilà qu'une rencontre de six minutes sur la tour Eiffel vient de tout balancer. Il inspire lentement, souffle par la bouche. L'écran de son téléphone affiche déjà des notifications en cascade — Twitter, Instagram. Il coupe les notifications d'un geste du pouce, pose l'appareil, se lève.
La machine à café crache un jet noir dans sa tasse ébréchée. Il boit debout, devant la fenêtre, en caleçon et torse nu, les yeux gris cernés fixés sur les toits de Paris qui se réveillent. La lumière ambrée du matin accroche les cheminées et les antennes. Son téléphone vibre de nouveau.
Sarah.
Il saisit l'appareil. L'écran affiche un emoji — une langue qui bave, des yeux en forme de cœur, une expression de gourmandise obscène — suivi d'une image. Une capture d'écran. Centrée, zoomée, sans aucune ambiguïté. Son bracquemart, tel qu'il apparaît à travers le justaucorps sur la vidéo virale. Le tissu noir tendu à craquer, la forme du gland parfaitement dessinée, la courbe de la tige remontant vers le ventre. Sarah n'a même pas ajouté de texte. L'image parle d'elle-même.
Adrien repose la tasse. Son pouce hésite au-dessus du clavier. Il ne tape rien. Il verrouille l'écran.
Le téléphone vibre une troisième fois.
Ribaudi.
Le nom s'affiche dans la notification, et quelque chose dans le dos d'Adrien se crispe — un raidissement des omoplates, un resserrement des doigts sur la coque du téléphone. Et merde. La honte. Ribaudi a vu. Ribaudi, le commissaire pragmatique et discret, le flic aux yeux de chien fatigué qui lui a fait fabriquer ce justaucorps dans un atelier militaire, a vu la vidéo. A vu ce que tout le monde a vu. A vu l'érection de son protégé affichée à la une de l'internet mondial.
Il ouvre le message.
« Je vois que la rencontre a porté ses fruits. RDV à 14h à l'endroit habituel. »
Adrien relit deux fois. Ton neutre. Professionnel. Aucune allusion directe à l'érection, au scandale, à la honte. Juste cette phrase sèche, fonctionnelle, comme un compte-rendu d'opération. Ribaudi ne commente jamais ce qui n'a pas besoin d'être commenté. Il prend acte. Il avance.
Quatorze heures. Il est six heures et demie du matin. Le temps pèse.
Adrien repose le téléphone, finit son café d'une gorgée. Le liquide tiède coule dans sa gorge. Il se tourne vers la fenêtre, croise les bras sur son torse large, ses abdominaux découpés dans la lumière naissante. Son esprit bascule. Il ne pense plus à Ribaudi, ni à Jérôme, ni aux réseaux. Il pense à elle. La sauterelle. Le legging noir moulant qui épousait chaque fibre de ses cuisses. Le corset qui compressait sa taille et faisait bomber sa poitrine. Et ce cul — ce cul qu'il a vu de profil quand elle a pivoté sur la poutre, rond, ferme, séparé en deux sphères tendues par le tissu, un cul qui semble taillé pour être pris à deux mains et écartelé.
Son sexe durcit contre l'élastique de son caleçon. Il baisse les yeux. La bosse est visible, imposante, même sous le coton.
Il faut que je me vide les couilles, sinon je vais penser au cul de la sauterelle toute la journée.
L'idée prend forme dans sa tête avec la simplicité d'une évidence mécanique. Quatorze heures, c'est dans huit heures. Huit heures à marcher avec cette tension dans le bas-ventre, huit heures à imaginer ce qu'il ferait à cette femme — lui planter sa bite dans le cul, la limer si fort qu'elle ne pourrait plus jamais chier normalement, la tenir contre un mur et la bourrer jusqu'à ce qu'elle gueule son nom. Non. Pas possible. Pas aujourd'hui.
Il saisit son téléphone, ouvre la conversation avec Sarah, et tape :
« Salut, comme tu as pu le voir, je suis légèrement excité. Peux-tu m'aider ? »
La réponse arrive en moins de dix secondes. Pas de phrase. Pas de question. Juste :
« Passe me prendre 🍆 »
Adrien enfile son jean, sa veste, des baskets. Pas le justaucorps. Pas le masque. Civil. Barman. Un type banal avec une mâchoire carrée et des cernes bleutées. Il ouvre la fenêtre de son studio — cinquième étage, cour intérieure — et décolle. Le vol est silencieux, rapide, à ras les toits pour éviter les regards du matin. Paris défile sous lui : zinc, ardoise, antennes, terrasses mouillées de rosée. En trois minutes, il atteint le quartier du journal.
Il se pose sur un toit en zinc, à trente mètres de la façade de l'immeuble où travaille Sarah. Les fenêtres du troisième étage sont déjà allumées. La rédaction commence tôt. Il envoie un message : « Toit en face de ta fenêtre. »
La porte d'accès au toit s'ouvre deux minutes plus tard. Sarah émerge, ses cheveux attachés en queue de cheval, une chemise blanche rentrée dans un pantalon noir de tailleur, des lunettes pendues à un cordon autour du cou. Elle l'aperçoit, sourit — un sourire étroit, carnassier, qui découvre ses canines — et fait un geste de la main vers la porte.
— Les archives, dit-elle en refermant la porte derrière elle.
— Personne avant dix heures.
Ils descendent par l'escalier de service. Sarah marche devant. Adrien suit. Ses yeux gris ne quittent pas le mouvement de ses hanches sous le pantalon noir, la façon dont le tissu tendu dessine la raideur de chaque fesse à chaque pas. Son sexe est déjà dur, pressé contre la braguette de son jean, et chaque marche lui envoie un coup de tension dans le bas-ventre.
Les archives sont au sous-sol. Une pièce sans fenêtre, éclairée par des néons blancs qui grésillent. Des étagères métalliques, du sol au plafond, remplies de classeurs, de journaux reliés, de boîtes d'archives poussiéreuses. L'air sent le papier vieux et la poussière. Sarah referme la porte derrière eux. Le verrou clique.
Elle se retourne. Adrien est sur elle avant qu'elle ait le temps de dire un mot.
Ses mains — des mains de déménageur, larges, aux doigts épais — attrapent sa chemise blanche et la tirent hors de son pantalon. Les boutons craquent. Il ne prend pas le temps de les défaire. Il arrache. Le tissu se déchire sur le côté, un bouton saute et roule sur le carrelage. Sarah laisse échapper un souffle court, un son mi-rire mi-gémissement, et ses propres mains se tendent vers la ceinture de son jean.
— T'as vu la vidéo, dit Adrien. Ce n'est pas une question. Sa voix est grave, rauque, à peine audible.
— Tout le monde a vu la vidéo, répond Sarah. Elle dégage sa queue de cheval. Ses cheveux châtains tombent sur ses épaules, en désordre. — Et maintenant tout le monde sait ce que je savais déjà.
Elle tire sur sa ceinture. Le jean d'Adrien s'ouvre. Elle baisse le regard et ses yeux s'écarquillent — non pas de surprise, elle le connaît, mais de cette satisfaction vorace qu'on éprouve devant quelque chose qu'on veut dévorer. Son sexe bombe contre le coton de son caleçon, épais comme un poignet replié, la tige tendue qui dessine une courbe vers le haut, le gland déjà mouillé d'un halo sombre de pré-semence.
Sarah s'agenouille. Ses genoux claquent sur le carrelage froid. Elle tire le caleçon vers le bas. Le sexe d'Adrien jaillit — long, épais, veineux, la peau tendue et rouge sombre, l'odeur de musc qui monte immédiatement dans l'air confiné des archives. Elle le prend à deux mains, ses doigts ne se touchent pas autour de la circonférence, et elle passe sa langue sur le gland, lentement, du bas vers le haut, récoltant la goutte de liquide pré-séminal qui perle au sommet.
Adrien émet un grondement sourd dans sa poitrine. Ses mains s'enfoncent dans les cheveux de Sarah, tirant la tête vers lui. Elle ouvre la bouche, prend le gland, puis la première moitié de la tige. Ses lèvres s'étirent, tendues à craquer autour de la chair. Elle suce — fort, bruyamment, avec des bruits humides et obscènes qui résonnent entre les étagères métalliques. Sa langue tourne autour du frein, gratte la partie sensible sous le gland, et Adrien pousse son bassin en avant. Son sexe s'enfonce jusqu'à l'entrée de la gorge de Sarah. Elle émet un son étranglé, un glapissement mouillé, et de la salive déborde de ses lèvres étirées, coule sur sa mâchoire, tombe sur sa chemise déchirée.
— Putain, dit Adrien entre ses dents. Il la tient par les cheveux, immobile, son sexe planté dans sa bouche, et il la regarde — les yeux de Sarah levés vers lui, vitreux, la bouche empalée, les joues creusées par l'aspiration. Il se retire d'un coup. Un fil de salive relie ses lèvres au gland.
— Debout, dit-il.
Sarah se lève. Elle défait son pantalon de tailleur, le laisse tomber autour de ses chevilles. En dessous, une culotte noire simple, en coton, déjà mouillée — une tache sombre au niveau du sexe. Adrien la saisit par la hanche, la retourne, la plaque contre l'étagère la plus proche. Le métal vibre sous l'impact. Des classeurs glissent et tombent au sol avec des claquements secs.
Il tire la culotte vers le bas. Les fesses de Sarah apparaissent — rondes, pâles, la peau légèrement grasse aux cuisses. Il écarte ses jambes d'un genou, positionne son sexe contre sa fente. Il sent la chaleur — brûlante, humide — de sa chatte contre le gland. Sarah a les deux mains plaquées sur l'étagère, les doigts agrippés aux bords métalliques, la tête renversée.
— Vas-y, dit-elle. — Vas-y fort.
Il pénètre d'un coup.
Le sexe d'Adrien s'enfonce en elle comme un piston — large, brutal, sans préliminaire supplémentaire. Sarah hurle. Le son résonne dans la pièce close, ricoche sur les murs de béton et les étagères métalliques. Sa chatte est trempée mais étroite, et la circonférence d'Adrien la force à s'ouvrir, les parois internes étirées autour de la chair envahissante. Il ne lui laisse pas le temps de s'habituer. Il commence à la limer — des coups de reins longs, puissants, qui font claquer son bassin contre les fesses de Sarah à chaque va-et-vient. Le son est obscène : claquements de peau mouillée, succion de la chatte qui serre et relâche, le bruit guttural d'un sexe énorme qui pompe dans un conduit trop étroit.
Sarah gémit, halète, crie par fragments. — Putain — oui — plus fort — éclate-moi — Ses mots se brisent contre le rythme des coups de boutoir. Chaque poussée d'Adrien la plaque contre l'étagère. Le métal grince. Des boîtes d'archives tombent. Des classeurs s'effondrent en cascade. La poussière vole dans la lumière des néons.
Adrien la tient par les hanches, ses doigts s'enfonçant dans la chair, laissant des marques blanches sur la peau rosée. Il accélère. Son bassin devient un piston — rapide, mécanique, implacable. La chatte de Sarah fait un bruit de succion à chaque retrait, un schlick obscène qui se mêle au clap du retour. Elle est tellement trempée que du jus coule sur les cuisses d'Adrien, sur le carrelage, formant une flaque sous leurs pieds.
— Tu veux que je te défonce le cul aussi ? grogne Adrien dans son oreille. Sa voix est méconnaissable — rauque, animale, libérée de toute retenue.
Sarah tourne la tête vers lui. Ses yeux sont vitreux, sa bouche ouverte, de la salive sur le menton. — Oui. Putain oui. Prends mon cul.
Adrien se retire de sa chatte avec un bruit mouillé. Le gland est rouge vif, luisant de cyprine. Il recule d'un demi-pas, positionne le bout de son sexe contre l'anneau serré de l'anus de Sarah. Il crache dans sa main, étale la salive sur le gland, puis pousse.
L'anneau résiste. Sarah grince des dents, un sifflement aigu entre ses lèvres serrées. Adrien pousse plus fort. Le gland passe le seuil avec un pop silencieux, et Sarah émet un cri aigu — pas de douleur pure, mais ce son étrange à la frontière entre la souffrance et l'extase, un cri qui se casse dans l'aigu et redescend en gémissement grave. Il s'enfonce lentement, centimètre par centimètre, la chair de son sexe disparaissant dans le conduit serré, les parois internes de l'anus de Sarah qui se serrent autour de lui comme un poing huilé.
Quand il est entièrement en elle — ses couilles contre sa chatte, son bassin collé à ses fesses — il s'arrête une seconde. Sarah tremble. Ses mains agrippent l'étagère si fort que ses phalanges blanchissent.
Puis il la lime.
Le rythme est immédiatement brutal. Des coups longs et rapides, son sexe qui se retire presque entièrement avant de se replanter au fond, chaque poussée accompagnée d'un claquement sec de son bassin contre les fesses de Sarah. Elle crie à chaque coup — des cris courts, hachés, synchronisés sur le rythme de la sodomie. L'anus, progressivement, se relâche, s'adapte, devient un conduit glissant et ouvert qui accueille la chair énorme avec un bruit de piston huilé.
— Putain putain putain — Sarah répète le mot comme une litanie, sa tête qui oscille entre renversement et affaissement contre l'étagère. Du jus de chatte coule le long de ses cuisses, son sexe vide qui se contracte dans le vide à chaque coup de boutoir dans son cul.
Les étagères vibrent. Les classeurs tombent un à un, puis par grappes. Une étagère entière se détache de son support mural et s'effondre avec un fracas métallique assourdissant. Sarah et Adrien ne s'arrêtent pas. Le bruit ne les atteint pas. Adrien est ailleurs — il pense au cul de la sauterelle, à ce legging noir, à ce qu'il ferait à cette femme inconnue, et chaque coup qu'il donne dans le cul de Sarah est un coup qu'il imagine donner à l'autre, à celle qui a disparu, à celle qui le hante.
Un deuxième fracas. Une étagère complète s'effondre, entraînant celle d'à côté dans une réaction en chaîne. Du papier vole. Des boîtes se fracassent au sol. Le bruit est énorme — un grondement métallique qui traverse les murs, qui monte dans les étages, qui alerte tout le bâtiment.
Adrien ne s'arrête pas. Il est proche. Ses couilles se contractent, dures, pleines, prêtes à exploser. Il agrippe Sarah par les épaules, la plaque contre l'étagère restante, et ses poussées deviennent courtes, furieuses, mécaniques — un martèlement de chair dans la chair, chaque coup un coup de marteau. Sarah hurle, son anus qui se contracte autour de lui dans un spasme involontaire, et Adrien explose.
Son éjaculation est un rugissement. Le sperme jaillit au fond de l'intestin de Sarah — des jets longs, épais, brûlants, qui remplissent le conduit et débordent, qui coulent en filets blancs le long de ses cuisses quand Adrien se retire partiellement et replante pour éjaculer encore. Son corps entier se tend, chaque muscle du torse et des épaules saillant sous la peau, ses yeux gris fixés au plafond, sa mâchoire serrée à craquer les dents. Il jouit pendant de longues secondes — un orgasme qui semble ne pas finir, chaque contraction de son sexe envoyant une nouvelle vague de sperme chaud dans l'anus de Sarah.
Le silence tombe comme une chape — puis des voix.
Des voix au-dessus. Des pas dans l'escalier. Quelqu'un qui crie :
— C'est quoi ce bruit ? Les archives !
Des pas qui descendent en courant.
Adrien se retire de Sarah d'un coup. Son sexe, encore à demi-dur, glisse hors de l'anus béant, luisant de sperme et de sécrétions. Sarah titube, ses jambes tremblantes, sa culotte autour des chevilles, du sperme qui coule de son cul sur le carrelage. Elle remonte son pantalon d'un geste fébrile, enjambe sa culotte tombée au sol, ne la ramasse pas.
La porte des archives s'ouvre.
Trois personnes — deux hommes en chemise, une femme avec un badge — se figent sur le seuil. La scène devant eux : des étagères effondrées, du papier partout, de la poussière dans l'air, et au milieu, Sarah, décoiffée, la chemise déchirée, le visage rouge, debout au milieu du chaos. Pas d'Adrien. Il n'est plus là.
Adrien a décollé. Dans la fraction de seconde entre le retrait et l'ouverture de la porte, il propulse son corps vers le haut, sous le plafond, plaqué contre les conduits de ventilation et les néons, invisible dans l'angle mort au-dessus des étagères encore debout. Son vol est silencieux, précis, maîtrisé. Il plane sous le plafond comme une ombre, ses abdominaux contractés, son jean encore ouvert — il le ferme d'une main, tire la fermeture, ajuste sa veste.
En bas, les trois collègues de Sarah s'avancent dans la pièce.
— Sarah ? Qu'est-ce qui s'est passé ? L'homme en chemise regarde les étagères effondrées, les classeurs éparpillés, le désordre total.
Sarah a déjà recomposé son visage. Pas parfaitement — ses cheveux sont en désordre, sa chemise est déchirée sur le côté, et une trace de sperme brille discrètement sur sa cheville — mais suffisamment. — Les étagères, dit-elle. — La fixation murale a lâché. Réaction en chaîne. J'étais venue chercher un dossier quand tout s'est effondré.
Elle touche l'étagère survivante, celle contre laquelle Adrien la pilonnait trente secondes plus tôt. Le métal est tordu à l'endroit où ses mains l'ont agrippé, plié vers l'intérieur par la force des poussées. Personne ne le remarque. Pas encore.
Au-dessus, plaqué contre le plafond entre deux conduits, Adrien retient son souffle. Son cœur bat dans ses tempes. Son sexe, encore à demi-dur dans son jean, est douloureux de satisfaction. Il regarde Sarah en bas, qui parle avec un calme admirable, qui ment avec la fluidité d'une journaliste habituée à manipuler les récits. Les trois collègues l'aident à ranger les classeurs tombés. L'un d'eux remarque la culotte noire au sol — Sarah la saisit d'un geste rapide et la fourre dans sa poche sans un mot.
Adrien attend. Trois minutes. Quatre. Les collègues finissent par partir, laissant Sarah seule dans les archives ravagées. Elle lève les yeux au plafond. Son regard trouve le sien dans l'ombre. Elle sourit — ce même sourire carnassier — et fait un geste discret de la main vers la porte.
Adrien glisse le long du mur, atteint la porte de service entrouverte, et disparaît dans l'escalier. Trois secondes plus tard, il est sur le toit, debout dans l'air frais du matin, les yeux levés vers le ciel de Paris.
Quatorze heures. Ribaudi. L'endroit habituel.
Il a vidé ses couilles. Il a bousillé les archives d'un grand quotidien national. Il est l'homme le plus regardé d'internet avec une bite de cheval dans un justaucorps.
La journée commence à peine.
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Chapitre 10 · Le mot sur la porte
Adrien n'a pas le temps de souffler : au sommet d'un vieux bâtiment désaffecté, le commissaire Ribaudi lui confie une mission délicate. Une femme aux pouvoirs insaisissables rôde en ville, et le Sauveur doit la surveiller sans jamais l'affronter. Mais depuis qu'il l'a croisée, quelque chose en lui ne trouve plus la paix. Entre devoir et obsession, Adrien avance sur une ligne de plus en plus étroite — et on se demande jusqu'où cette femme est prête à aller.
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