Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Coloc avec ma cousine et sa meilleure amie — Chapitre 8 · Sanctions
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Coloc avec ma cousine et sa meilleure amie
Chapitre 8 · Sanctions
Chapitre 8 : Sanctions
Après nos émois dans la cuisine, Pauline partit vers sa chambre pour réveiller Fanny. Quand elle passa le pas de la porte, elle eut la surprise de se faire accueillir par une Fanny assise sur le bord de son lit, les bras croisés. Un regard sombre trahissait la colère sur le visage de son amie.
— Eh bien ma puce, on dirait que tu t'es levée du pied gauche ! s'exclama Pauline.
— Au contraire, je me suis levée d'excellente humeur, c'est par la suite que tout a changé...
— Ah bon ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Pauline, ne me prends pas pour une idiote, s'il te plaît. Tu sais très bien de quoi je parle. Mais si tu y tiens, je vais te faire un dessin.
— Au contraire, je me suis levée d'excellente humeur, c'est par la suite que tout a changé...
— Ah bon ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Pauline, ne me prends pas pour une idiote, s'il te plaît. Tu sais très bien de quoi je parle. Mais si tu y tiens, je vais te faire un dessin.
Fanny fit une brève pause et reprit :
— Donc je me suis réveillée ce matin, tu n'étais plus dans ton lit et sentant la bonne odeur, j'ai décidé d'aller vous rejoindre pour petit-déjeuner. Une fois dans le couloir, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur ma meilleure amie, quasiment à poil, occupée à se faire bouffer les seins par mon cousin !
Un lourd silence s'empara de la pièce. Pauline tenta de trouver une excuse, mais étant incapable d'aligner deux mots, c'est Fanny qui reprit la conversation :
— Mais c'est quand j'ai remarqué qu'il avait le dessus sur toi, qu'il avait transgressé les règles et que tu ne l'avais pas arrêté, que cela m'a mise hors de moi... Alors tu m'expliques ? Au départ, quand on a inventé le jeu, c'était justement pour que ce genre de chose n'arrive pas ! Tu aurais dû l'arrêter, tu aurais dû le punir !
— Désolée, dans le feu de l'action, je n'ai pas eu la volonté de tout stopper.
— Et tu as prévu quoi comme sanction ?
— Je ne sais pas encore, avoua Pauline.
— Je vais te le dire moi. Tu te souviens quand on a pensé à ce jeu, on s'était dit que si on remarquait que l'autre n'appliquait pas les règles, notre devoir était de la ramener à la réalité. C'est pour ça que tu ne le toucheras plus, avant que nous rentrions du week-end chez nos parents.
— Mais nous n'y allons pas avant deux semaines !
— Justement, une semaine de punition pour toi et une semaine pour lui. Si je ne me trompe pas ça en fait deux !
— Désolée, dans le feu de l'action, je n'ai pas eu la volonté de tout stopper.
— Et tu as prévu quoi comme sanction ?
— Je ne sais pas encore, avoua Pauline.
— Je vais te le dire moi. Tu te souviens quand on a pensé à ce jeu, on s'était dit que si on remarquait que l'autre n'appliquait pas les règles, notre devoir était de la ramener à la réalité. C'est pour ça que tu ne le toucheras plus, avant que nous rentrions du week-end chez nos parents.
— Mais nous n'y allons pas avant deux semaines !
— Justement, une semaine de punition pour toi et une semaine pour lui. Si je ne me trompe pas ça en fait deux !
Pauline se tut quelques secondes et déclara :
— OK, je m'incline.
— Tu devrais même me remercier de ne pas vous avoir interrompu, tu as vraiment de la chance que le spectacle me plaisait et qu'il m'a permis de prendre mon pied aussi, ce matin. Je dois avouer que je n'ai pas pu résister en vous regardant, dit Fanny, en pinçant la langue.
— Tu devrais même me remercier de ne pas vous avoir interrompu, tu as vraiment de la chance que le spectacle me plaisait et qu'il m'a permis de prendre mon pied aussi, ce matin. Je dois avouer que je n'ai pas pu résister en vous regardant, dit Fanny, en pinçant la langue.
Elle semblait avoir retrouvé sa bonne humeur. Pauline se risqua donc à la taquiner.
— Alors tu nous matais, petite vicieuse ?
— Ben ça ! Pourquoi tu serais la seule à t'amuser ? D'ailleurs, il a l'air doué le cousin.
— C'est pour ça que je n'ai pas eu le courage de l'arrêter. L'espace d'un temps, j'ai même failli lui demander de me prendre, avoua Pauline en rougissant.
— Là, par contre, je me serais fait un malin plaisir de vous arrêter net, c'est beaucoup trop tôt pour qu'il y en ait droit.
— Comme quoi, j'ai bien fait de rester sage ! Par contre, j'hésite vraiment à tout recommencer depuis le début, j'ai énormément envie de lui, ton cousin commence vraiment à me plaire.
— Je rêve ou tu es en train de me dire que tu en tombes amoureuse ? demanda Fanny d'un ton beaucoup plus sérieux.
— Je ne sais pas, c'est assez confus dans ma tête.
— N'oublie pas qu'on a des projets pour lui, ce qu'on a prévu pour la suite du jeu. Ne gâche pas tout avec des sentiments.
— Ne t'en fais pas, cela ne changera rien, on garde le plan tel qu'il est.
— Tu me rassures.
— C'est pas tout, mais je commence à crever de faim ! Et si on allait le rejoindre ? proposa Pauline pour changer de sujet.
— Ton petit Thibaut te manque déjà ? se moqua son amie. Pars devant, va lui annoncer la couleur, je vous rejoins dans deux minutes.
— Ben ça ! Pourquoi tu serais la seule à t'amuser ? D'ailleurs, il a l'air doué le cousin.
— C'est pour ça que je n'ai pas eu le courage de l'arrêter. L'espace d'un temps, j'ai même failli lui demander de me prendre, avoua Pauline en rougissant.
— Là, par contre, je me serais fait un malin plaisir de vous arrêter net, c'est beaucoup trop tôt pour qu'il y en ait droit.
— Comme quoi, j'ai bien fait de rester sage ! Par contre, j'hésite vraiment à tout recommencer depuis le début, j'ai énormément envie de lui, ton cousin commence vraiment à me plaire.
— Je rêve ou tu es en train de me dire que tu en tombes amoureuse ? demanda Fanny d'un ton beaucoup plus sérieux.
— Je ne sais pas, c'est assez confus dans ma tête.
— N'oublie pas qu'on a des projets pour lui, ce qu'on a prévu pour la suite du jeu. Ne gâche pas tout avec des sentiments.
— Ne t'en fais pas, cela ne changera rien, on garde le plan tel qu'il est.
— Tu me rassures.
— C'est pas tout, mais je commence à crever de faim ! Et si on allait le rejoindre ? proposa Pauline pour changer de sujet.
— Ton petit Thibaut te manque déjà ? se moqua son amie. Pars devant, va lui annoncer la couleur, je vous rejoins dans deux minutes.
Pauline sortit donc de la chambre et se dirigea vers la cuisine, où j'étais occupé à finir les pancakes. Je ne la vis pas entrer dans la pièce, j'étais perdu dans mes pensées. D'un côté, je rêvassais à ce qu'il venait de se passer, tandis que de l'autre, j'appréhendais son retour et l'addition qui je l'espérais, n'allait pas être trop salée.
— Thibaut ?
Pauline parla d'une voix douce, elle avait la gorge serrée, enfin bref, le ton de sa voix n'inaugurait rien de bon. Elle se ressaisit, histoire de ne pas perdre le dessus et reprit la parole.
— J'ai réfléchi à ta sanction, cela risque de ne pas te plaire, en tout cas pas plus qu'à moi. Mais je dois rester objective, sinon je risque de me faire submerger par tes assauts, aussi divins soient-ils.
— Vas-y, je suis prêt.
— Tu ne me toucheras plus avant que je ne rentre de chez mes parents, dans deux semaines.
— Tu es sérieuse ? Je ne pourrai pas tenir aussi longtemps ! Si je m'écoutais, je te sauterais déjà dessus !
— Tu n'as pas le choix, soit tu te conduis en adulte, soit on arrête tout, de manière permanente.
— Vas-y, je suis prêt.
— Tu ne me toucheras plus avant que je ne rentre de chez mes parents, dans deux semaines.
— Tu es sérieuse ? Je ne pourrai pas tenir aussi longtemps ! Si je m'écoutais, je te sauterais déjà dessus !
— Tu n'as pas le choix, soit tu te conduis en adulte, soit on arrête tout, de manière permanente.
En effet, je n'avais pas le choix si je ne voulais pas la perdre, cette fois-ci, j'allais devoir rester correcte et respecter les règles.
— Thibaut ?
— Oui ?
— Avant que tout cela ne prenne effet, embrasse-moi... murmura-t-elle.
— Mais... Et Fanny ?
— C'est rien, embrasse-moi !
— Oui ?
— Avant que tout cela ne prenne effet, embrasse-moi... murmura-t-elle.
— Mais... Et Fanny ?
— C'est rien, embrasse-moi !
Voyant ses yeux briller et en ayant très envie aussi, je m'exécutai, m'approchai d'elle, pris son visage entre mes mains et vins déposer mes lèvres contre les siennes. Le baiser était très doux, la passion avait laissé place à quelque chose de plus noble, de plus émotionnel. Étais-je en train de tomber amoureux ? Tout cela allait si vite, je n'avais jamais rien ressenti de pareil et cette sanction qui me paraissait une éternité... Enfin, il allait falloir prendre sur moi, je ne voulais pas que tout s'arrête.
— Ah, et au fait Thibaut, que je ne te prenne pas à t'amuser tout seul, sinon la punition s'allongera dans le temps, ajouta-t-elle, avant de lancer un rire sadique.
Quelques secondes après, Fanny arriva dans la cuisine.
Malgré les événements de ce matin et le fait que j'avais encore du mal à réaliser que je ne toucherai plus Pauline pendant deux interminables semaines, nous déjeunâmes tous dans la bonne humeur. Je trouvais cela très agréable, il y a bien longtemps que je n'avais plus pris le temps de m'asseoir autour d'un petit-déjeuner avec quelqu'un. Il faut dire que durant les derniers mois avec mon ex, le climat avait été tendu, nous nous étions évité la plupart du temps, en nous réfugiant dans notre travail.
Malgré les événements de ce matin et le fait que j'avais encore du mal à réaliser que je ne toucherai plus Pauline pendant deux interminables semaines, nous déjeunâmes tous dans la bonne humeur. Je trouvais cela très agréable, il y a bien longtemps que je n'avais plus pris le temps de m'asseoir autour d'un petit-déjeuner avec quelqu'un. Il faut dire que durant les derniers mois avec mon ex, le climat avait été tendu, nous nous étions évité la plupart du temps, en nous réfugiant dans notre travail.
— En tout cas, mon cher cousin, ne fais pas de si bons petits-déjeuners trop souvent, ou nous allons risquer d'y prendre goût, déclara Fanny.
— Et pourtant, une fois n'est pas coutume, donc ne rêve pas trop, ma belle, répondis-je.
— Trop tard ! Maintenant, tu vas devoir nous faire cela tous les jours ! s'exclama-t-elle.
— Tu ne laisserais pas deux demoiselles en détresse mourir de faim quand même, ajouta Pauline.
— Ça ne risque pas, avec un cordon-bleu comme toi, dorénavant, tu n'as qu'à nous en préparer, répondis-je.
— Non non, c'est toi le roi des pancakes et puis ne nous résiste pas, tu sais très bien qu'on t'aura à l'usure. D'ailleurs Fanny, je pense qu'il faut utiliser la technique de persuasion numéro quatre, tu en penses quoi ?
— Très bonne idée, ma chère amie.
— Et pourtant, une fois n'est pas coutume, donc ne rêve pas trop, ma belle, répondis-je.
— Trop tard ! Maintenant, tu vas devoir nous faire cela tous les jours ! s'exclama-t-elle.
— Tu ne laisserais pas deux demoiselles en détresse mourir de faim quand même, ajouta Pauline.
— Ça ne risque pas, avec un cordon-bleu comme toi, dorénavant, tu n'as qu'à nous en préparer, répondis-je.
— Non non, c'est toi le roi des pancakes et puis ne nous résiste pas, tu sais très bien qu'on t'aura à l'usure. D'ailleurs Fanny, je pense qu'il faut utiliser la technique de persuasion numéro quatre, tu en penses quoi ?
— Très bonne idée, ma chère amie.
C'est alors qu'à l'unisson, elles se levèrent, vinrent chacune se positionner sur mes flancs, me prirent chacune une main et en la secouant répétèrent ensemble des supplications du style : "Alleeeeezzz Thibauuut, s'il te plaîîîîît, on te fera un gros bisou si tu acceptes !". J'exagère peut-être un peu. Enfin... comme elles.
Je ne pus résister que quelques misérables secondes, car étant un homme digne de ce nom, je ne tins pas très longtemps.
Je ne pus résister que quelques misérables secondes, car étant un homme digne de ce nom, je ne tins pas très longtemps.
— Bon OK ! Vous avez gagné... J'accepte, mais juste une fois par mois !
— Ah ! Si tu veux négocier, on va négocier ! s'exclama ma cousine. Tu nous feras des pancakes trois fois par semaine !
— Je veux bien monter à deux fois par mois, pas plus !
— Chaque dimanche et jours fériés, et aussi pour les occasions spéciales. En prime on te fera un gros bisou à chaque fois pour te remercier.
— Mmmh, vous êtes difficiles en affaire, mais OK, j'accepte... finis-je par lâcher.
— Ah ! Si tu veux négocier, on va négocier ! s'exclama ma cousine. Tu nous feras des pancakes trois fois par semaine !
— Je veux bien monter à deux fois par mois, pas plus !
— Chaque dimanche et jours fériés, et aussi pour les occasions spéciales. En prime on te fera un gros bisou à chaque fois pour te remercier.
— Mmmh, vous êtes difficiles en affaire, mais OK, j'accepte... finis-je par lâcher.
Pauline et Fanny se sautèrent dans les bras en criant un "ouiiiiii" triomphale.
— C'est bon ? J'ai donc droit à mes bisous maintenant ?
— Bien évidemment, mais quand on aura fini de manger, dit Pauline en souriant.
— OK, je n'oublierai pas, mais alors pour vous faire pardonner de m'avoir fait attendre et pour me remercier pour le repas, vous débarrasserez la table.
— Pas de souci cousin, on t'embrassera après avoir fini alors.
— Ça marche, toute façon vous avez toujours quelque chose à rajouter vous deux, dis-je bougon.
— He oui c'est ça de vivre avec deux femmes, tu n'auras jamais plus le dernier mot !
— Bien évidemment, mais quand on aura fini de manger, dit Pauline en souriant.
— OK, je n'oublierai pas, mais alors pour vous faire pardonner de m'avoir fait attendre et pour me remercier pour le repas, vous débarrasserez la table.
— Pas de souci cousin, on t'embrassera après avoir fini alors.
— Ça marche, toute façon vous avez toujours quelque chose à rajouter vous deux, dis-je bougon.
— He oui c'est ça de vivre avec deux femmes, tu n'auras jamais plus le dernier mot !
Sur ces paroles, les filles se regardèrent et éclatèrent de rire. Voulant les faire arrêter de se moquer de moi, je décidais de changer de sujet :
— Sinon vous voulez faire quoi aujourd'hui les filles ?
— Je sais pas trop, je ne connais pas encore bien la ville et ce que l'on peut y faire. Mis à part un parc qui m'a bien l'air sympathique à quelques blocs d'ici, je n'ai aucune idée.
— Quoi un parc ? Déconne pas Pauline, il doit y avoir mieux à faire que de visiter un parc... répondit Fanny à son amie.
— Et tu proposes quoi, miss rabat-joie ?
— Ben... Je sais pas... Un ciné peut-être, vu que le dimanche le shopping c'est pas possible.
— Je dois avouer que du shopping ou un ciné, c'est vachement plus original que de se balader dans un parc, ajoutai-je pour me moquer de ma cousine.
— Gna, gna, gna, et toi tu proposes quoi Monsieur je sais tout ?
— Le dimanche, il y a un marché juste près du parc, on peut aller y faire un tour, se prendre un truc à grignoter et le manger en flânant.
— C'est nul comme idée, le ciné c'est mieux !
— Ah oui ? Parce que payer pour voir un navet, c'est mieux peut-être ?
— C'est même mille fois mieux bien sûr, renchérit ma cousine.
— Si on a des critères de sélection aussi pourris que les tiens, je te le concède !
— Retire tout de suite ce que tu as dit ! me dit-elle en me tirant les cheveux.
— Il en est hors de question espèce de troll ! lui répondis-je en attrapant une mèche de sa chevelure également.
— Je sais pas trop, je ne connais pas encore bien la ville et ce que l'on peut y faire. Mis à part un parc qui m'a bien l'air sympathique à quelques blocs d'ici, je n'ai aucune idée.
— Quoi un parc ? Déconne pas Pauline, il doit y avoir mieux à faire que de visiter un parc... répondit Fanny à son amie.
— Et tu proposes quoi, miss rabat-joie ?
— Ben... Je sais pas... Un ciné peut-être, vu que le dimanche le shopping c'est pas possible.
— Je dois avouer que du shopping ou un ciné, c'est vachement plus original que de se balader dans un parc, ajoutai-je pour me moquer de ma cousine.
— Gna, gna, gna, et toi tu proposes quoi Monsieur je sais tout ?
— Le dimanche, il y a un marché juste près du parc, on peut aller y faire un tour, se prendre un truc à grignoter et le manger en flânant.
— C'est nul comme idée, le ciné c'est mieux !
— Ah oui ? Parce que payer pour voir un navet, c'est mieux peut-être ?
— C'est même mille fois mieux bien sûr, renchérit ma cousine.
— Si on a des critères de sélection aussi pourris que les tiens, je te le concède !
— Retire tout de suite ce que tu as dit ! me dit-elle en me tirant les cheveux.
— Il en est hors de question espèce de troll ! lui répondis-je en attrapant une mèche de sa chevelure également.
Et nous voilà, de retour des années en arrière, à se chamailler sans vouloir lâcher l'autre tout en balançant des cris et des noms d'oiseaux, évidemment. Sans doute agacée par la situation, Pauline se leva, vint se positionner entre-nous. Son visage avait viré aux pourpres, tout comme pendant nos rencontres nocturnes, mais à la différence près que, cette fois-ci, il était bien plus fermé. D'un coup, elle attrapa mon oreille ainsi que celle de Fanny, se mit à les tirer et nous dit :
— Bon les enfants, vous avez terminé ou je dois tirer plus fort ?
— Aiiiie, oui, oui, on a fini, mais lâche-nous, tu nous fais mal !
— Aiiiie, oui, oui, on a fini, mais lâche-nous, tu nous fais mal !
Attendri par nos supplications, notre tortionnaire nous lâcha, mit ses mains sur sa taille et nous dit toujours l'air aussi sévère :
— Et que je ne vous y reprenne plus, sinon je vais devoir sévir à nouveau !
— Oui mamaaan ! nous répondîmes en chœur.
— Oui mamaaan ! nous répondîmes en chœur.
Fanny et moi nous regardâmes l'air bête et éclatâmes de rire. Pauline nous suivit dans la seconde, son regard s'était radouci et elle riait à gorge déployée. Une fois le calme revenu, elle retourna s'asseoir et nous terminâmes le petit-déjeuner.
— J'ai une idée, nous allons faire le tour du marché, ensuite on va au parc et on termine la journée par le ciné, mais j'ai le droit à un véto sur le film que vous choisirez, proposai-je.
Pauline accepta directement, quant à Fanny, elle hésita quelques secondes puis en fit de même malgré tout.
Le petit-déjeuner se termina, je laissai les filles débarrasser, remplis ma tasse de café, pris une cigarette et sortis sur le balcon. Pauline et Fanny ne laissaient rien transparaître, si bien qu'à l'époque, j'étais loin de savoir tout ce qui se tramait dans mon dos.
Le petit-déjeuner se termina, je laissai les filles débarrasser, remplis ma tasse de café, pris une cigarette et sortis sur le balcon. Pauline et Fanny ne laissaient rien transparaître, si bien qu'à l'époque, j'étais loin de savoir tout ce qui se tramait dans mon dos.
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