Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Initiation Gay — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Initiation Gay
Chapitre 4
C'est lui qui le premier rompit le silence et vint mettre un terme à notre gêne réciproque. Par quoi étions-nous gênés ? Peut-être par le fait que nous nous connaissions depuis longtemps ou que jamais ni lui ni moi n'avions envisagé une telle intimité ou tout simplement parce que nous avions franchi un cap, une barrière qui modifierait à tout jamais nos relations de copinage. Une des autres causes à sa gêne pouvait être liée au fait qu'il venait de me faire découvrir sa face cachée et qu'il craignait que j'en parle. Bien que nombre de ses potes post-lycée fussent au fait de sa bisexualité, son entourage familial ne l'était pas.
La découverte de son ambivalence sexuelle fut pour moi d'autant plus surprenante qu'au lycée, son attirance pour les filles était de notoriété publique ; il ne manquait pas de groupies prêtes à tout pour se faire sauter. Il lui suffisait d'un claquement de doigts ou d'un signe de la tête pour qu'une nana se retrouve cinq minutes plus tard au pieu avec notre bel étalon. Cette réputation le protégeait de toute allusion sulfureuse. Il restait dans la norme, la conformité sociale que nous imposent les bien-pensants. Jamais, dans ma naïveté, je n'aurais imaginé que Stéphane aimait niquer des garçons.
Mais sa gêne pouvait avoir une autre raison, peut-être la plus importante : il éprouvait du sentiment pour moi et c'était la première fois qu'il ressentait cela avec un garçon. Tant que ses relations s'étaient limitées à du sexe pour du sexe, sa bisexualité ne lui posait aucun problème. Il couchait avec des mecs et des filles pour le fun, pour assouvir son pouvoir de domination. Il y trouvait autant de plaisir. Avec moi, même si l'envie de domination, voire d'asservissement, était présente - et elle le sera à un point extrême -, il y avait ce petit quelque chose de plus, qui lui avait fait soudain comprendre qu'il pouvait aimer un garçon. Dans son esprit de prédateur, c'était nouveau et sur bien des plans, ça changeait la donne. D'une certaine façon, l'expérience qu'il venait de vivre avec moi l'avait conforté dans son goût pour les mecs dans la mesure où non seulement, il pouvait y satisfaire sa volonté de puissance, mais aussi y trouver ce que nous recherchons tous : un peu d'amour.
Il y avait de quoi être déstabilisé. D'autant plus déstabilisé que cet amour naissant était contraire à son éducation et son milieu très catho et contrevenait au destin tout tracé qu'il s'était plu à imaginer ou que l'on avait imaginé pour lui : se marier, fonder une famille, être fidèle, en somme mener une vie bien tranquille et rangée. De tout cela provenait sa gêne ostensible, en tout cas, c'est ainsi qu'il me l'expliquât plus tard.
Quant à mon malaise spécifique, il était en lien direct avec ceux évoqués plus haut. J'étais gêné d'avoir révélé mon identité sexuelle à un copain d'enfance pour lequel j'avais toujours eu la plus grande estime. Je savais que dorénavant, nous n'aurions plus jamais les mêmes relations et qu'elles seraient entachées à tout jamais par ce qui venait de se produire. J'étais passé du stade de l‘ami à celui de l'amant, et d'un amant qui, outre sa passivité nettement affichée, s'était aussi révélé comme un bon suceur accro à la bite, et par extension, un passif soumis. À ma gêne s'associait un peu de honte.
Après l'effusion des corps, un dialogue, un peu embarrassé et timide au début, mais qui s'enflamma très vite, vint rompre le silence.
— Excuse-moi, me dit-il. Je ne sais pas ce qui m'a pris, mais j'en avais tellement envie.
— Ne t'inquiète pas. J'ai bien aimé, même si j'ai un peu honte de m'être laissé aller.
— Mais non. N'aie pas honte. Tu as laissé libre cours à tes penchants. C'est naturel et il n'y a pas de mal à ça. Nous sommes comme nous sommes. C'est pas moi qui vais te juger. Ça prouve par contre que j'avais raison sur ton compte et je suis assez content de l'avoir compris. Je suis même fier de moi – et il éclata de rire -. Et puis le principal, c'est que tu aies bien aimé. Il fallait bien qu'à un moment ou un autre, ta nature profonde s'exprime. Garder tout ça en toi, c'est pas bon pour la tête. Ça rend aigri et frustré. Alors, tu ne m'en veux pas ?
— Ne t'inquiète pas. J'ai bien aimé, même si j'ai un peu honte de m'être laissé aller.
— Mais non. N'aie pas honte. Tu as laissé libre cours à tes penchants. C'est naturel et il n'y a pas de mal à ça. Nous sommes comme nous sommes. C'est pas moi qui vais te juger. Ça prouve par contre que j'avais raison sur ton compte et je suis assez content de l'avoir compris. Je suis même fier de moi – et il éclata de rire -. Et puis le principal, c'est que tu aies bien aimé. Il fallait bien qu'à un moment ou un autre, ta nature profonde s'exprime. Garder tout ça en toi, c'est pas bon pour la tête. Ça rend aigri et frustré. Alors, tu ne m'en veux pas ?
Pour me rassurer et me redonner confiance, il me passa sa main dans les cheveux et me caressa la joue. Cette délicate attention, pleine de tendresse, fut un nouvel électrochoc. Ce n'était rien en soi, mais pour moi, c'était beaucoup. J'étais prêt à me jeter sur lui pour l'embrasser, mais un dernier élan de décence me retint. Je n'étais pas encore totalement mûr pour passer outre mes pudeurs de jeune fille.
— Non. Je t'avouerai même que c'est le contraire. Tu m'as aidé à passer un cap et à assouvir un vieux fantasme. Finalement, je te remercie. C'est toi qui as raison.
— À la bonne heure. C'est parfait tout ça. Donc j'avais raison. Tu es un vrai petit pédé. Remarque ! Après ce que tu viens de me faire, plus aucun doute n'est possible.
— En effet, plus aucun doute n'est possible.
— À la bonne heure. C'est parfait tout ça. Donc j'avais raison. Tu es un vrai petit pédé. Remarque ! Après ce que tu viens de me faire, plus aucun doute n'est possible.
— En effet, plus aucun doute n'est possible.
Stéphane me considéra d'un air narquois et une lueur de vice passa alors dans son regard.
— Donc si je comprends bien, tu serais prêt à recommencer ? me lança-t-il sur un ton plus affirmatif qu'interrogatif.
— Oui je crois.
— D'accord... D'accord... Et encore avec moi ou avec d'autres mecs ?
— Avec toi, cela ne me gênera plus, je pense que nous avons maintenant passé un cap et que les choses ne seront jamais plus comme avant. Alors, pourquoi ne pas continuer ? Et puis si ce n'est pas avec toi, j'en trouverai d'autres. Après tout, même si je suis moins bien gaulé que toi, j'ai aussi mes atouts : mon sourire, ma minceur, mon joli minois, mon beau cul bien ferme...
— OK je vois.
— Et tu vois quoi ?
— Je ne sais pas encore, je réfléchis.
— Et à quoi réfléchis-tu ?
— Hum, à ce que nous pourrions faire...
— Oui je crois.
— D'accord... D'accord... Et encore avec moi ou avec d'autres mecs ?
— Avec toi, cela ne me gênera plus, je pense que nous avons maintenant passé un cap et que les choses ne seront jamais plus comme avant. Alors, pourquoi ne pas continuer ? Et puis si ce n'est pas avec toi, j'en trouverai d'autres. Après tout, même si je suis moins bien gaulé que toi, j'ai aussi mes atouts : mon sourire, ma minceur, mon joli minois, mon beau cul bien ferme...
— OK je vois.
— Et tu vois quoi ?
— Je ne sais pas encore, je réfléchis.
— Et à quoi réfléchis-tu ?
— Hum, à ce que nous pourrions faire...
J'ignorais ce qu'il mijotait, mais je sentais bien à son regard scrutateur fixé sur moi qu'il pensait à des choses précises, des choses qui se révéleraient bientôt, des choses si excitantes que son sexe reprit du volume sous le poids des cogitations subversives qui traversaient son esprit. En fait, il réfléchissait aux moyens d'assouvir son pouvoir de domination. La baise plan-plan ne l'intéressait pas, il voulait plus : vivre des expériences de domination totale et aller crescendo dans le plaisir. Ce soir, je lui en avais donné un avant-goût qui lui laissait présager de belles dispositions de ma part, même si nous nous en étions arrêtés à un simple jeu de bouche. Une petite voix intérieure lui soufflait certainement qu'il avait en face de lui un bon petit soumis en mesure d'assouvir tous ses désirs, et sur ce point, il ne se trompait pas. En revanche ce qu'il n'imaginait pas, c'est jusqu'où j'étais moi-même prêt à aller.
En vérité bien au-delà de ses propres fantasmes dont lui-même ignorait en ce moment présent toute l'étendue. D'une certaine façon, s'il me révéla à moi-même, j'eus aussi pour effet de le révéler à lui-même en acceptant tout, et sans jamais poser de limites à son vice.
— Je vois que la bête reprend du service, lui dis-je en fixant sa queue.
— Oui, tout ça m'excite beaucoup, mais je vais aller prendre une douche. Je serai plus frais pour réfléchir à la suite.
— OK, j'irai après toi, car même si je n'ai pas joui, je sens qu'un petit récurage s'impose, dis-je en riant.
— Tu as dû bien mouiller du cul hein ou me trompé-je ? dit-il accompagné d'un clin d'œil.
— Non, tu ne te trompes pas. J'en ai encore la chatte tout humide.
— La chatte ! Voilà une expression bien inattendue dans ta bouche, mais c'est super. J'adore.
— Oui, tout ça m'excite beaucoup, mais je vais aller prendre une douche. Je serai plus frais pour réfléchir à la suite.
— OK, j'irai après toi, car même si je n'ai pas joui, je sens qu'un petit récurage s'impose, dis-je en riant.
— Tu as dû bien mouiller du cul hein ou me trompé-je ? dit-il accompagné d'un clin d'œil.
— Non, tu ne te trompes pas. J'en ai encore la chatte tout humide.
— La chatte ! Voilà une expression bien inattendue dans ta bouche, mais c'est super. J'adore.
D'où m'était venu ce mot ? Comment, moi d'habitude si correct dans mes propos, j'avais pu employer un tel vocable un tantinet vulgaire ? L'utilisation du mot « chatte » m'était venue comme ça, spontanément, et je m'en voulus d'avoir employé un tel terme. Moi en temps ordinaire si réservé n'avais pas pour habitude de sombrer dans la vulgarité en utilisant un tel langage, pour le moins déplacé et un tantinet humiliant pour ma propre personne. Cela sous-entendait de façon claire que j'aimais être féminisé et traité comme une femelle et en corollaire que ce besoin du féminin mettait en lumière mon désir de soumission. Et c'est bien sûr ce que comprit Stéphane. Un déclic s'était produit en moi, une sorte de naissance à quelque chose de nouveau, quelque chose de totalement improbable, quelques heures auparavant.
En l'espace de quelques minutes de forte intensité sexuelle, ma vie avait basculé dans l'inattendu et surtout dans l'inconnu. Le sexe de Stéphane m'avait d'une certaine façon fécondé l'esprit d'envies jusqu'alors inassouvies. Son appendice caudal dans ma bouche avait été un pur délice que je souhaitais renouveler rapidement, tout en sachant que les choses ne s'arrêteraient pas là et que d'une manière moins imagée, arriverait tôt ou tard le moment ultime - que j'attendais avec force et appréhension - où je serai fécondé pour de vrai. Cette seule pensée me fit bander comme un taureau. Je sentis mon anus se dilater instantanément et commencer à s'humidifier. Le pouvoir de l'imagination est extraordinaire ; il nous ouvre des perspectives incroyables, insufflant dans tout notre corps des sensations parfois encore inconnues.
Il partit prendre sa douche me laissant seul dans le séjour en proie à mille questions. Quoi qu'il en soit, je venais de planter le décor pour le plus grand bonheur de Stéphane comme le prouverait la suite.
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