Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Initiation Gay — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Initiation Gay
Chapitre 7
Oui, un des plus jouissifs de ma vie. Il faut dire que la conversation précédente avait nettement augmenté mon degré d'excitation. Lui souffler dans la cornemuse et en même temps l'entendre me traiter de salope avaient eu le don de m'émoustiller au plus haut degré. À croire que Stéphane avait déjà compris à quel point je pouvais être sensible aux mots crus et hard. Je ne le savais pas encore, n'ayant jamais eu d'expérience aussi poussée que celle de ce soir, mais les mots cochons et la trivialité, voire la vulgarité lors de l'acte sexuel, auraient systématiquement l'art de m'exciter au plus haut point, non pas tant dans ma bouche que dans celles de mes partenaires. Me faire traiter de tous les noms eut toujours un effet bœuf sur ma libido. Stéphane, ou peut-être devrais-je plutôt écrire mon Maître, l'avait parfaitement compris en fin psychologue qu'il était.
C'est ainsi, assis à califourchon sur mon Maître, le cul tourné vers son visage que commença la plus intense des expériences. D'autres viendraient ensuite, j'en reparlerai.
— Hum quel cul, ma chérie ? Je suis certain que tu vas devenir un vrai garage à bite. Regardez-moi cette rondelle encore vierge, qui se dilate en rythme avec sa bouche. Plus tu t'enfonces ma queue dans la gorge, plus ton p'tit trou se dilate. C'est un vrai ravissement.
Soudain, je sentis une nouvelle sensation inconnue jusqu'à cet instant. Lentement, il avait commencé à remonter sa langue de mes couilles vers l'entrée des artistes. Ses petits coups de langue eurent un effet « ouf ». Aussitôt, je couinai de plaisir et une onde m'électrisa tout le corps. C'était humide, c'était bon, c‘était chaud. Puis par petits mouvements circulaires, comme je le faisais autour de son gland, il me lécha le pourtour de la rondelle. J'étais si fébrile sous le coup de ces sensations nouvelles que je m'arrêtai de le pomper.
— Ne t'arrête pas de me sucer. Continue sinon t'auras pas ta récompense. Tu aimes ça, hein, ma petite femelle ? Ça te fait mouiller grave quand on te lèche la raie. Hum ! C'est bon tout ça. Je crois que l'on va bien s'amuser tous les deux.
Sans discuter, je repris mon travail de traite sur son chibre majestueux, bien raide et à la belle courbure, la courbure de ceux qui ont commencé à niquer tôt et à limer des fions ou des minous. Le mien était et est encore beaucoup moins imposant, quoique d'une taille honorable, disons dans la moyenne. Rien d'exceptionnel en somme, un « rien d'exceptionnel » qui me convainquit, à tort, dès l'adolescence, qu'un sexe comme le mien ne pourrait jamais faire le bonheur d'une fille. Bien sûr, c'était une idée complètement idiote et j'avais tort. La taille, à moins de disposer d'un micro pénis, a assez peu d'importance. Ce qui compte, c'est l'art de s'en servir, et comme le dit l'adage « mieux vaut une petite nerveuse et raide qu'une grosse molle ».
Cette fausse conviction servait aussi à me justifier à moi-même mes propres attirances, à les rationaliser. Le raisonnement était simple et totalement faux, mais il me rassurait : si j'étais attiré par les garçons, c'est parce que je pensais qu'une fille ne pourrait jamais être heureuse avec moi, sexuellement parlant. Elle me permettait aussi de résoudre une dissonance entre mon éducation judéo-chrétienne et mes pulsions homosexuelles. Nous avons, nous les êtres humains, cette déplorable habitude de vouloir toujours tout expliquer par des causes humaines, terreau sur lequel se développent toutes les théories du complot. Si telle chose est arrivée, c'est parce que ceci ou cela. Les choses sont parfois nettement plus simples et liées uniquement au hasard, aux coïncidences ou à des contingences sans cause première d'origine humaine et volontaire. La recherche des liens de causalité est l'un des plus grands maux de la nature humaine.
Nous cherchons inlassablement des origines humaines à des évènements ou des faits qui n'en ont pas toujours. Nous supposons l'existence de calculs ou de choix rationnels, longuement et mûrement réfléchis, alors qu'en vérité, beaucoup des décisions humaines sont purement opportunistes ou prises sous le coup de nos émotions. De cause supposée, elles deviennent de simples conséquences. Nous nous adaptons, en fait, au gré des évènements. Tout cela pour dire que malgré tous mes raisonnements foireux sur mon identité sexuelle, une seule conclusion aurait dû s'imposer : c'est parce que j'étais pédé que les filles ne m'attiraient pas et non l'inverse. Point barre. C'est la nature qui m'avait fait ainsi sans qu'aucun déterminisme éducatif ou social ne soit intervenu dans mon attirance, une attirance qui n'était pas un choix, contrairement à ce que pensent tous les cons homophobes, mais un fait de nature.
Si j'avais eu le choix, j'aurais mille fois préféré mener une vie hétérosexuelle bien rangée, moins propice à l'opprobre, aux rejets, aux réflexions déplacées et autres consternantes attitudes homophobes. Mais voilà, j'étais irrésistiblement, inexorablement, incoerciblement attiré par les hommes, je devais l'assumer et vivre avec.
Et en ce moment même, je commençai sérieusement à vivre avec et à l'assumer pleinement. Alors que je prenais mon pied à le turluter du mieux que je pouvais, je sentis sa langue qui s'insinuait dans mon palais des plaisirs. C'était une nouvelle sensation douce et chaude. Puis il introduisit un doigt qui rentra tout seul sans effort.
— Voilà qui promet. Même pas besoin de lubrifiant. Tu mouilles tellement, ma p'tite poule, que mon doigt est rentré sans problème. Et voyons ce que ça donne avec deux... Waouh ! Ça rentre encore tout seul. T'es bien dilaté de la rondelle maintenant. Je crois que tu as bien mérité ta récompense.
M'intimant l'ordre de m'arrêter, il me fit mettre à quatre pattes pour l'assaut final. J'en tremblais d'appréhension et de désir. Je frissonnais, je suais. Tout mon corps était parcouru d'une onde d'une rare concupiscence. Je redoutais ce moment tout en le désirant ardemment. Cet état s'apparentait à de la schizophrénie : une partie de moi avait peur, l'autre attendait avec impatience l'instant fatidique où enfin, je sentirai en moi toute la chaleur d'un sexe masculin. J'étais devenu un oxymore humain ressentant à la fois une peur réconfortante, un désir angoissant, des frissons brûlants...
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()