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Couverture de INTUITIVE, par unzeste85
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

INTUITIVE — Chapitre 8

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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unzeste85
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INTUITIVE

Chapitre 8

‘
DISPARITION
— Je vous ai vus hier au café de la rade. Vous étiez avec votre mari. Qu'est ce qu'il est beau votre mari, Madame !
— Dis donc, espèce de coquine, j'espère que tu n'as pas l'intention de me le prendre ?
— Oh non, Madame ! (Manon se mit à rougir ) Il ne voudrait pas de moi. Vous êtes si belle !
Camille la regarda avec attendrissement. Chaque année elle voyait passer deux ou trois gamines un peu trop romantiques qui s'attachaient à elle. C'était normal à cet âge-là. Mais Manon, c'était autre chose. Elle ressentait une réelle affection pour la petite fille.
— Si tu travailles bien ce trimestre, peut-être que je te présenterai à lui. Allez ! Dépêche-toi sinon tu vas rater ton bus.
La petite fille partit en courant et Camille rejoignit sa voiture. ( Mon dieu ! faites que rien ne vienne abimer cette enfant !).
*****
Quand Rémy ouvrit la porte du vaste logement qu'il partageait avec Camille, désormais son épouse, il fut un peu déçu qu'elle ne soit pas là pour l'accueillir comme d'habitude. Habituellement, elle venait se pelotonner dans ses bras et cela suffisait pour le plonger dans un état de félicité dont il ne sortait qu'en s'endormant le soir après qu'ils aient fait l'amour. Elle devait sûrement être allée faire une course dont elle avait sans doute omis de lui parler. Il alla dans la chambre pour se changer en rangeant sa tenue dans la penderie et en sortant des vêtements civils qu'il emporta avec lui dans la salle de bains. Une bonne douche lui ferait du bien.
Tout en se frottant vigoureusement avec un gant de toilette il repensa à leur mariage. La cérémonie proprement dite ne lui laisserait pas un souvenir impérissable. Il n'avait pas pensé à prendre ses précautions et avait souffert d'une furieuse envie d'aller aux toilettes pendant tout le temps qu'avait duré la bénédiction nuptiale. Heureusement, la sacristie en était dotée, confort moderne oblige, et il avait réussi à se présenter à la sortie de l'église avec un minimum de dignité et une Camille plus occupée à faire divers commentaires sur la cérémonie qu'à poser sans bouger avec un sourire de circonstance. Le voyage de noce par contre avait été un véritable enchantement. Ils avaient dégoté un petit hôtel sur la côte vendéenne où ils avaient passé une semaine à faire l'amour, ne s'arrêtant que pendant les repas où ils se gavaient de pizzas, de crêpes et de fruits de mer.
Ils avaient amené avec eux un livre dans lequel figuraient les différentes manières d'obtenir un orgasme dans les positions les plus incongrues et avaient décidé de les essayer toutes jusqu'à ce qu'ils réussissent à obtenir le résultat souhaité. Tous les fluides et toutes les parties du corps furent mobilisés pour pénétrer ou se faire pénétrer. Une véritable orgie de foutre et d'urine se déversa sur leurs visages, dans leurs bouches et dans leurs estomacs et la sodomie découverte à cette occasion devint sur la fin la source principale de leur plaisir. Il s'étaient même rendus dans le bois qui jouxtait le petit hôtel et Camille avait remonté sa jupe avant de baisser sa culotte sur ses chevilles. Rémi en avait fait de même avec son pantalon et son caleçon. Elle avait posé ses mains contre le tronc d'un arbre et s'était penchée en avant et Rémi lui avait écarté les fesses pour lui enfoncer vigoureusement le sexe dans son anus.
Elle était tellement excitée que pendant qu'il la pilonnait elle ne put ou ne voulût se retenir de se faire pipi dessus inondant au passage leurs sous-vêtements et le pantalon de Rémi. Seule sa jupe avait échappé au désastre mais elle servit à les essuyer de sorte qu'ils rejoignirent discrètement l'hôtel dont l'entrée était heureusement vide à ce moment-là, le cul nu et avec le sourire béat de deux gamins qui avaient fait une bêtise et en étaient particulièrement fiers.
Quand Rémi entendit enfin la clef tourner dans la serrure, il se précipita pour accueillir son épouse. Il était avide de l'embrasser et de la serrer dans ses bras mais il s'arrêta tout net car elle affichait un regard furibond. Elle lui lança un regard presque hostile puis fondit en larmes et avoua comme si c'était de sa faute :
— Je me suis faite attaquer et on m'a volé mon portable.
— Ton PC ou ton smartphone ?
— Non, enfin si, mon PC mais aussi mon smartphone. J'ai eu la peur de ma vie.
— Mais qui t'a fait ça ?
— Une bande de loubards. Ils devaient me guetter parce que j'étais à peine arrivée à la voiture qu'ils m'ont entourée. Ils ont commencé à me bousculer, histoire de me ficher la trouille, ce qu'ils ont parfaitement réussi, puis m'ont délestée de mon PC avant de me réclamer mon smartphone. Tu penses bien que je me suis empressée de le leur donner et après ils sont partis en courant et ont disparu en quelques secondes.
— Tu as porté plainte ?
— Tu plaisantes ! Je suis montée dans la voiture, j'ai mis le verrou et je suis partie dare-dare sans demander mon reste. Je n'avais qu'une peur, c'est qu'ils reviennent.
— Il faut quand-même que tu portes plainte. Ça te permettra de faire marcher l'assurance.
— En attendant, j'ai perdu tous mes cours de math. Il va falloir que je ressaisisse tout.
— Tu n'as pas de sauvegarde ?
— Si mais sans PC je ne vois pas ce que je peux en faire.
— Je peux te passer le mien, si tu veux. Le temps de t'en acheter un neuf.
— Merci mon Minou. C'est d'autant plus gentil que je suis un peu responsable de ce qui m'est arrivé. Tu m'avais mise en garde mais je ne t'ai pas écouté et j'ai continué à me garer dans la petite impasse dont je t'avais parlé.
— Je pourrais aussi te prêter mon smartphone et utiliser seulement mon smartphone de travail mais ça sera un peu plus compliqué car tu n'auras pas la bonne carte S.I.M.. C'est pour ça qu'il faut qu'on aille porter plainte tout de suite et qu'on aille ensuite à la boutique afin qu'ils t'en fournissent tout de suite un neuf.
Sitôt dit, sitôt fait, ils allèrent déposer une déclaration de vol au commissariat et elle fut enregistrée par un policier qui leur donna l'impression de s'en fiche comme de l'an quarante. Il accepta néanmoins de remplir l'attestation qui leur permettrait de faire marcher l'assurance mais leur déclara que, naturellement, compte tenu de la faiblesse des effectifs de la police, il n'y avait pas d'enquête pour ce genre de broutilles vu qu'elle n'était pas blessée. De retour à leur appartement, Camille téléphona à son assurance pour déclarer le vol de son PC et prépara le courrier de confirmation qui lui était demandé et auquel elle joignit une photocopie de l'attestation fournie par la police. Pendant ce temps Rémi chargea les sauvegardes sur son PC après avoir créé un nouvel utilisateur avec l'identité et le mot de passe de Camille et réservé un espace libre sur son disque dur.
Ils n'avaient pas trop le moral après ce qui était arrivé à Camille aussi, après avoir grignoté sans grand appétit ils allèrent rapidement se coucher. Camille se coucha l'air complètement abattue et quand Rémi vint la rejoindre dans le lit elle se pelotonna dans ses bras et fondit en larmes.
— J'ai eu si peur ! J'étais littéralement terrifiée.
Rémi lui aurait volontiers fait l'amour pour la consoler mais il n'était pas certain que ce fut ce dont elle avait besoin. Il se contenta donc de la serrer contre lui et de lui déposer de petits baisers sur le front et sur les joues où ses lèvres recueillirent ses larmes au léger goût salé jusqu'à ce qu'elle finisse par s'endormir épuisée.
Le lendemain matin, comme elle allait mieux, elle décida d'assurer tout de même ses cours mais fut obligée de partir un peu plus tôt étant donné qu'il n'était pas question qu'elle continue de se garer comme d'habitude dans la petite impasse. En arrivant à l'école, elle fut avisée par la directrice que la police avait cherché à la joindre. Elle fut un peu surprise car elle avait passé son PC et son smartphone par pertes et profits et raconta sa mésaventure à la directrice qui lui prêta son propre smartphone pour appeler le commissariat. Elle était convoquée en fin de matinée car on avait besoin de son témoignage dans une affaire importante. On ne lui précisa pas de quelle affaire il s'agissait mais ça ne devait sûrement pas s'agir du vol dont elle avait été victime. Elle assura ses cours tant bien que mal et réussit à se présenter au commissariat peu après midi. Elle fut introduite dans une pièce munie d'un banc et de quelques chaises et on lui demanda de patienter.
Une autre personne patientait déjà : Un homme de quarante à quarante-cinq ans pourvu d'un ventre proéminent et dont l'index d'une main était emmailloté dans un pansement d'une propreté douteuse. Il avait l'air de souffrir et elle fut prise de pitié.
— Vous vous êtes fait mal au doigt ? Vous avez l'air d'en souffrir.
— Oui, merci. Je me suis coincé le doigt dans la portière de ma voiture. Ça fait un mal de chien et ça ne veut pas guérir.
— Vous avez vu un docteur.
— Non ! Je crois que je devrais.
Ils furent interrompus par un policier en civil qui introduisit son interlocuteur dans une pièce attenante. Il n'y avait plus personne dans la pièce où elle était assise et elle n'avait rien avec elle pour passer le temps. Elle se contenta donc de rêvasser tout en se demandant ce qu'on pouvait bien lui vouloir. Certainement pas en tout cas pour lui rendre PC et smartphone. Au bout d'une vingtaine de minutes, la porte de communication se rouvrit et le policier ressortit accompagné de l'homme au doigt écrasé à qui il fit une aimable recommandation.
— Et surtout allez voir un médecin. Un coup de marteau sur le doigt qui ne veut pas guérir, c'est peut être grave ; on peut être obligé de vous amputer.
Il se tourna ensuite vers Camille et l'introduisit dans la pièce dont il venait de sortir. C'était une petite pièce ne comportant qu'une table et deux sièges mais était munie d'un matériel d'enregistrement. Camille regarda stupéfaite autour d'elle. Cette pièce ressemblait furieusement à une salle d'interrogatoire comme on les montre à la télé dans les séries policières. Le policier lui indiqua un des deux sièges et s'assit en face d'elle après avoir allumé et réglé l'enregistreur.
— Je suis le capitaine Casanova de la police criminelle et j'ai quelques questions à vous poser.
Camille le regarda un peu inquiète. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Elle ne voyait pas du tout ce qu'on attendait d'elle. Il y avait seulement la bande de loubards qui l'avaient agressée mais ils n'avaient certainement pas porté plainte contre elle. C'était elle qui avait à se plaindre encore que physiquement elle n'avait subi aucune violence.
— D'après les informations que nous possédons vous êtes madame Camille Bonneton, née Banoti, professeure de mathématique à l'institut Notre Dame à Toulon.
— C'est exact ; et quant à l'agression dont j'ai été victime…
— Quelle agression ?
— La bande de jeunes qui m'ont attaquée et m'ont volé mon PC et mon smartphone. J'ai déjà porté plainte hier.
— Ah bon ? Et vous étiez seule ? ça s'est passé quand ?
— Hier à la sortie de dix-sept heures. Enfin plutôt vers dix-sept heures dix.
— Vous étiez seule ?
— Oui.
— Pourtant vous n'étiez pas seule quand vous avez quitté l'institut Notre Dame.
— Si, enfin non ; J'étais avec une élève mais elle m'a quittée presque tout de suite. Elle ne voulait pas rater son bus.
— Et quel était le nom de cette élève ?
— Manon Cara. Mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi m'avez- vous convoquée ?
— Manon Cara n'a jamais pris le bus pour rentrer chez elle. En fait elle n'est pas rentrée chez elle et ses parents ont déclaré sa disparition.
— Manon à disparu ?
— Oui et il semble que vous soyez la dernière personne à l'avoir vue.
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Gubbe
14 juin 2025 à 17:11
De plus en plus passionnant ,
Soyez respectueux
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