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Couverture de INTUITIVE, par unzeste85
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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INTUITIVE — Chapitre 5

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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INTUITIVE

Chapitre 5

L'ECHEANCE
Après avoir payé à la caisse, il sortit du magasin en poussant son caddie et se dirigea vers la sortie de la galerie commerciale. Arrivé sur le parking, il se dirigea vers sa voiture en regardant furtivement autour de lui l'estomac tordu par l'angoisse. Il aurait dû payer la veille, ce qu'il n'avait pas fait, et il craignait de se faire tabasser ou pire encore.
Mario se maudit intérieurement. Dans cette partie de poker, il s'était une nouvelle fois mesuré à beaucoup plus fort que lui. Naturellement, il n'avait pas su s'arrêter, croyant pouvoir se refaire, jusqu'à ce maudit carré à cause duquel il avait emprunté une somme énorme pour pouvoir suivre les enchères et qui avait rencontré une Quinte Flush Royale dévastatrice. Il n'avait naturellement pas les moyens de rembourser sa dette et avait demandé délais sur délais sans réussir à réunir la somme nécessaire.
Il lui restait une dernière solution mais elle lui faisait horreur. Pourtant, il n'avait plus le choix. Restait à savoir s'il aurait le temps de la proposer à son créancier avant de dérouiller. Arrivé à son véhicule, il s'apprêtait à ouvrir le coffre arrière pour y ranger ses courses lorsqu'il fut brutalement tiré en arrière et tomba sur le dos en se cognant brutalement au feu arrière. Il ressentit une vive douleur à la tête et sentit le sang couler sur sa joue. Paulo était debout devant lui et le regardait d'un œil torve.
— Alors, machin ! Tu ne t'attendais pas à me voir, je parie. Tu as un mouchoir ?
— Oui, je crois.
— Alors, essuie-toi et lève-toi ; on va faire un tour ensemble.
Paulo le tira pour le faire relever et il alla s'affaler contre la carrosserie.
Une femme qui allait s'engager dans l'allée en poussant un caddie rempli à ras bord fit un demi-tour acrobatique et repartit à toute vitesse dans l'autre sens. Il ne risquait pas d'obtenir d'aide de ce côté-là. Paulo l'attrapa par le bras et l'amena à une Mercedes dans laquelle il le poussa sans ménagement avant de se glisser à côté de lui. Il tapa sur l'épaule du chauffeur.
— Tu peux y aller.
Lorsque la voiture démarra, il demanda timidement.
— On va où ?
Paulo ne pris pas la peine de répondre. Au lieu d'aller vers le centre-ville, ils se dirigèrent vers l'arrière-pays. Ils roulèrent une dizaine de minutes avant de s'arrêter sur un chemin de terre dans un bosquet de chênes verts ; l'endroit rêvé pour un piquenique mais ce n'était pas pour ça qu'ils étaient là. Paulo descendit de la Mercedes, en fit le tour et l'extirpa brutalement hors du véhicule. Il perdit l'équilibre et tomba sur le sol. Paulo s'accroupit à côté de lui et lui appuya le canon d'un révolver entre les deux yeux.
— Donne-moi une bonne raison de ne pas te flinguer ici tout de suite.
— Je t'en supplie ! supplia-t'il d'un ton geignard. Je te jure que je vais payer dès que je pourrai.
— Tu as l'argent sur toi ?
— Non, mais…
— Mauvaise réponse, mon ami ! J'en veux une autre.
Il se rendit compte que Paulo allait le tuer s'il ne trouvait pas tout de suite quelque-chose. Alors il se décida la mort dans l'âme.
— J'ai une affaire qui fera gagner beaucoup d'argent à ton patron ; beaucoup plus d'argent que je ne lui en dois.
— Ben voyons !
— Si ! je te jure !
— C'est quoi cette affaire.
— Un rapt.
— Tu rigoles !
— Non, non ! C'est du sérieux. Appelle ton patron et je lui expliquerai tout.
— Mon patron, il déteste qu'on le dérange pour rien.
— Mais il n'aimerait peut-être pas qu'à cause de toi une bonne affaire lui passe sous le nez.
Paulo réfléchit quelques instants. Ce connard disait vrai. Pas la peine de prendre le risque de déplaire au patron.
— Je lui téléphone, mais tu ne perds rien pour attendre si ce n'est pas du sérieux.
Paulo prit son portable et composa un numéro.
— Patron ? C'est Paulo. Je suis avec l'autre tantouse. Bien entendu, il n'a pas le fric… Moi, je veux bien le buter tout de suite mais il dit qu'il a une affaire à te proposer qui peut rapporter beaucoup… Une affaire de rapt … D'accord… D'accord… Compris !
— Le patron veut bien te laisser une dernière chance. Je passe te chercher chez toi demain à dix heures. Tu as intérêt à être là. Tu sais, tu as drôlement de la chance mais ne te réjouis pas trop vite. Bon ! on va te raccompagner, mais avant de partir je vais te faire un petit cadeau pour que tu voies qu'on ne plaisante plus.
Paulo lui saisit la main gauche et la lui posa sur une pierre puis lui abattit de toutes ses forces la crosse de son révolver sur l'index. Mario poussa un hurlement de douleur et ses yeux se remplirent de larmes. Cela faisait un mal de chien. Paulo lui prit son mouchoir et lui fit une poupée au bout du doigt. Il ricana.
— Tu vois, je suis une mère pour toi. Tu pourrais dire merci… Allez ! dis merci !
Il balbutia un merci. Ils remontèrent dans la voiture et retournèrent au parking de l'hypermarché. Il ouvrit la portière et sortit de la voiture accompagné d'un grand coup de pied de Paulo pour le faire descendre plus vite. Il s'étala par terre et se releva péniblement pendant que la Mercedes redémarrait brutalement. Il était à côté de sa voiture et le caddie n'était plus là. Il s'assit au volant et rentra chez lui. Il était vraiment dans de sales draps.
*****
(Ce court passage fait référence à des personnes dont les aventures font l'objet d'un roman qui n'a pas vocation à figurer dans xstory)
A la même heure, Marc et Monique Casanova devisaient paresseusement, tranquillement assis dans le jardin sur la balancelle qui oscillait doucement. Cette fin d'après-midi encore chaude n'incitait pas à se montrer très actif. Coraline et son petit ami, bientôt son fiancé, Corentin n'allaient pas tarder à rentrer de la plage. Corentin était venu déjeuner comme la plupart des Dimanches mais ne resterait pas dîner car il voulait avoir le temps de faire quelques révisions avant d'affronter les épreuves du baccalauréat. Le garçon était très sérieux. Les épreuves qu'il avait subies pendant le premier trimestre de sa seconde l'avaient mûri. Les parents de Coraline n'hésitaient plus à laisser les deux jeunes gens seuls. De toute façon, ils avaient passé l'âge de jouer dans le jardin et n'allaient pas rester à ne rien faire.
— Tu commences à t'habituer à tes nouvelles fonctions ?
— Oui, et mes collaborateurs se sont faits à l'idée que c'est moi qui dirige maintenant la brigade criminelle.
— Tu ne regrettes pas les deux années passées à l'IGPN ?
— Pas vraiment ! Le boulot est intéressant mais l'ambiance est très pesante. Et puis, j'avais besoin de plus d'action. Alors, quand Le Garrec a été nommé à la tête la police toulonnaise et m'a proposé de diriger la brigade criminelle, j'ai tout de suite accepté.
Au début, Le Garrec et lui, n'avaient pas été très populaires. Le souvenir des évènements qui avaient conduit à la mise en examen de l'inspecteur Camolli pour complicité de meurtre et à la mise à la retraite anticipée de l'ancien commissaire à la suite de leur action passait difficilement. Le nouveau commissaire s'y attendait et avait tout de suite mis les choses au point. Il avait réuni tout le monde et avait expliqué que le fait qu'un inspecteur de la criminelle avait essayé de faire condamner un innocent d'un crime commis par son fils était non seulement totalement condamnable mais tout simplement monstrueux ; que si certains considéraient qu'il n'aurait pas dû être poursuivi parce qu'il appartenait à la maison, ils n'avaient rien à faire dans la police ; qu'à sa connaissance, le rôle de police était de protéger les innocents et de punir les coupables et non pas le contraire et enfin que s'ils ne changeaient pas rapidement de point de vue, il saurait le leur faire regretter.
Les états d'âme s'étaient rapidement calmés.
— Marquis t'en veut toujours ?
— Nos relations restent froides. Je ne sais pas s'il m'en veut parce que j'ai bêtement soupçonné son fils ou si c'est parce que j'ai fait tomber Camolli ; les deux sans doute. Mais, ça ne nuit pas à notre collaboration les rares cas où elle est nécessaire. Marquis est un bon professionnel.
— Et ton ancienne collaboratrice ?
— Margot ? Avec elle, il n'y a aucun problème. Comme elle a été promue à ma place quand je suis parti à Marseille, elle est satisfaite de la façon dont les choses ont évolué. On s'entend très bien.
— Ah ! Voilà Coraline et Corentin. Je te laisse ; je vais préparer le dîner.
*****
Camille sortit de l'école en compagnie de Manon. Malgré la bêtise qu'elle avait faite, elle aimait beaucoup la fillette et celle-ci le lui rendait bien. Elle lui racontait souvent ses petits secrets et ses petits chagrins. Elle n'était d'ailleurs pas la seule. Les élèves de sixième n'étaient pas encore habitués à l'anonymat résultant de la multiplicité des enseignants auxquels ils avaient affaire. Elle s'efforçait donc d'établir avec eux des relations un peu plus personnalisées. A partir de la cinquième, le besoin de personnaliser les relations disparaissait progressivement. C'était pour ça qu'elle avait une préférence pour les sixièmes. Elle s'efforçait d'écouter avec attention la petite Manon et ce faisant elle ne remarqua pas le fourgon qui stationnait à une dizaine de mètres et dans lequel deux individus dont l'un était muni d'un appareil photo les observaient.
— Tu es sûr que c'est elle ? demanda Paulo.
— Evidemment ! Je la connais bien.
Mario avait retrouvé une certaine confiance. Il avait rencontré le patron qui avait accepté qu'il explique l'idée qu'il avait eue et les sommes importantes qu'elle pouvait rapporter. Au début, l'attitude glacée du patron l'avait plutôt terrifié. Il lui avait expliqué froidement qu'il avait intérêt à être convaincant sinon Paulo se ferait un plaisir de lui faire regretter d'être né avant de corriger cette erreur de ses parents. Pendant ce temps ce dernier avait sorti son flingue et le faisait tourner ostensiblement autour de l'index de sa main droite en lui jetant un regard glacial. D'un ton légèrement tremblotant, il avait essayé d'expliquer l'idée de rapt qu'il avait eue. Lorsqu'il avait indiqué ce que faisaient les parents et ce qu'il pensait qu'on pouvait leur demander comme rançon, son interlocuteur lui avait ri au nez.
— Ils n'ont pas les moyens de payer une somme pareille. Ça ne pourra jamais marcher avec un tel montant.
— Il essaya d'argumenter mais n'arrivait pas à le convaincre de la possibilité d'obtenir la somme qu'il avait imaginée mais rien n'y faisait. Contre toute attente, Paulo était venu à son secours.
— Il y a une possibilité, patron.
— Laquelle ?
— On demande la somme indiquée par le père la bedaine. Peut-être que ça marchera après tout. Mais, si ça ne marche pas, il y a encore les libyens.
— Hum, ça dépend de la marchandise. Comment est-elle ? demanda le boss.
— Heu, pas très grande…
— Mais non ! imbécile. Je te demande si elle est jolie.
— Oh oui, très jolie même, avait-il répondu en hésitant. Pourquoi ?
Son interlocuteur avait ignoré sa question.
— Bon ! Je vais y réfléchir.
— Je suis sûr que…
— J'ai dit que j'allais y réfléchir ! Paulo te téléphonera ma décision ce soir. Si ma réponse est négative, tu auras trois jours pour rembourser ta dette. Sinon, il te précisera ce que tu devras faire.
Il avait passé la journée à se morfondre. Si la réponse était négative, il n'avait aucun moyen de rembourser sa dette. Il allait se faire massacrer. S'enfuir ? Il ne fallait pas trop se faire d'illusions. Ils n'étaient pas idiots. Ils le surveillaient certainement. Finalement, Paulo lui avait téléphoné en fin de soirée.
— Demain, on passe te prendre. On a besoin de toi pour repérer la cible et la photographier. Le patron veut vérifier si elle suffisamment jolie pour que ça vaille le coup.
C'était pour cela qu'ils faisaient le guet à la sortie de l'école ce lundi.
Paulo regarda pensivement l'adulte et la petite fille.
— L'autre aussi est mignonne. Les libyens pourraient être intéressés par les deux. Dommage… ! Bon ! Je vais prendre quelques photos d'ici.
Il s'adressa ensuite au chauffeur.
— Quand je te le dirai, tu démarreras et tu rouleras normalement vers elles et je prendrai des photos en rafale. Ne t'occupe pas de moi et roule normalement.
Le père la bedaine, comme l'appelait Paulo, demanda timidement.
— C'est quoi ces libyens ?
— Traite de blanches.
— Vous ne la rendrez pas ?
— Ça dépendra si ses parents peuvent payer la rançon ou pas.
— Mon dieu ! La pauvre.
— Pourquoi ? Tu préfèrerais qu'on la tue ?
Mario sentit ses viscères se contracter et un flot de bile remonter au fond de sa gorge. Il faillit vomir. Il n'avait pas pensé que ça pouvait mal se terminer.
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mozart
27 janvier 2026 à 16:50
Suspense, Suspense,
Soyez respectueux
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Gubbe
9 juin 2025 à 17:32
Vous êtes le maitre des intrigues.
Soyez respectueux
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SandM
4 juin 2025 à 05:07
intriguant.. on attend la suite...
Soyez respectueux
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