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Couverture de INTUITIVE, par unzeste85
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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INTUITIVE — Chapitre 10

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unzeste85
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INTUITIVE

Chapitre 10

‘
FILATURE
Camille se redressa et échappa au bras de Rémi.
— C'est lui !
— Qui lui ?
— Le frère ! Il est de mèche avec les ravisseurs.
— Qu'est-ce qui te fait dire ça ? ça fait pas dix minutes que tu le vois et déjà tu sais qu'il est coupable ? Une de tes intuitions, je suppose ? Coupable de quoi, d'abord ?
— Ne sois pas méchant avec moi. D'abord, je ne l'accuse pas d'avoir enlevé Manon encore qu'il aurait pu le faire étant donné que c'est son oncle et qu'elle ne se serait pas méfiée de lui. Il doit donc avoir certainement un alibi pour le moment où Manon a été enlevée, mais il a surtout l'air de quelqu'un qui est dépassé par les évènements.
— Qui ne le serait pas !
— Mais lui, il a l'air de quelqu'un qui se trouve face à une situation imprévue ; pas face à l'histoire horrible qui arrive à Manon et à ses parents.
— Hum… oui, peut-être. Mais ça ne prouve pas grand-chose.
— Et le pansement ?
— Quoi le pansement ? Tu ne vas tout de même pas le suspecter parce qu'il s'est fait mal à la main ?
— Mais ce n'est pas la première fois que je le vois.
— Qui ? L'oncle ou le pansement ?
— Les deux.
— Comment-ça ?
— Quand j' ai été interrogée par la police, il est passé juste avant moi. Pendant qu'on attendait pour passer, il ma dit qu'il s'était coincé le doigt dans la portière de sa voiture.
— Et alors ?
— Alors pourquoi il a dit au policier qu'il s'était donné un coup de marteau sur le doigt ? Et si c'est un coup de marteau pourquoi il m'a parlé à moi d'une portière de voiture ?
Rémi se gratta le sommet du crâne. Il comprenait que Camille se montre méfiante. Bien sûr, pris individuellement, les arguments avancés par son épouse ne prouvaient pas grand-chose, mais mis bout à bout, l'ensemble se tenait. Et puis, il n'avait pas envie de la contredire. Elle avait besoin de compréhension étant donné l'affection qu'elle portait à Manon, pas de contradiction. Il décida de jouer le jeu.
— Donc, selon toi, étant donné que ça ne peux être à la fois un problème de portière et de marteau…
— Ce n'est ni l'un ni l'autre ! triompha Camille . C'est une troisième cause, inavouable celle-là.
— Une bagarre si ça se trouve ; avec ses complices. Rémi se prenait au jeu et Camille dut le modérer.
— Là, c'est toi qui t'emballes. Il faut qu'on le surveille si on veut avancer.
— Ça, c'est le rôle de la police, non ?
— Tu veux rire ? Tu me vois aller voir le policier qui m'a interrogée pour lui raconter que l'oncle de Manon est coupable parce qu'il a un air bizarre et qu'il m'a dit qu'il s'était coincé le doigt dans la portière d'une voiture ? Dans le meilleur des cas, il me rirait au nez et je devrai m'estimer heureuse qu'il me vire à grands coups de pieds où je pense. On va être obligés de surveiller nous mêmes le tonton. Peut-être qu'il nous mènera à Manon.
Camille se plongea aussitôt dans une recherche sur le NET en prenant des notes sur un petit calepins jusqu'au moment où elle annonça avec fierté qu'elle avait trouvé l'adresse et la profession de leur suspect ainsi que son numéro de portable.
— Demain matin on va garer la voiture près de chez lui et on surveille ses allers et venues. On sera samedi, il vit seul et travaille pendant la semaine. C'est bien le diable s'il ne sort pas pour aller faire ses courses ou pour faire son loto ou son tiercé.
— D'accord, soupira Rémi qui n'était pas convaincu que c'était à eux que revenait la tâche de traquer les méchants et de sauver la veuve et l'orphelin mais qui avait décidé une fois pour toute de céder à toutes les fantaisies de son épouse, à charge pour lui de réparer les pots cassés.
Camille avait retrouvé tout son allant : elle n'allait pas devoir se contenter de rester à se morfondre en espérant une bonne nouvelle et en craignant le pire : elle allait pouvoir agir.
Ce soir-là, quand ils se couchèrent, elle viola littéralement Rémi enchanté de ses audaces et de ses inventions. Elle lui fit subir une interminable fellation ponctuée de plusieurs gorges profondes ne s'interrompant que lorsqu'elle ne parvenait plus à respirer ou qu'il était sur le point d'éjaculer puis, après l'avoir laissé se vider sur elle et le visage enduit de sperme elle le chevaucha en poussant des feulements de tigresse après lui avoir rendu toute sa vigueur en le pénétrant vigoureusement à l'aide d'un gode ceinture.
Le lendemain matin elle se leva de bonne heure et fit sa toilette en chantonnant pendant que Rémi émergeait péniblement avec la désagréable impression qu'ils étaient en train de faire une bêtise. Mais il avait donné son accord et il allait devoir assumer. Il se traina jusqu'à la salle de bains tel un condamné se présentant à l'échafaud en répondant par quelques grognements aux exhortations de Camille qui le pressait de se dépêcher.
— Si on arrive alors qu'il est déjà sorti on ne va pas pouvoir le filer ! Dépêche-toi !
— Oui, oui ( ça ne l'aurait pas du tout dérangé d'arriver trop tard).
Lorsqu'ils arrivèrent devant le petit pavillon qu'occupait l'oncle de Manon, les volets étaient encore fermés et sa voiture était garée à l'intérieur du jardin. Ils se garèrent dans la rue à une vingtaine de mètres devant une palissade et attendirent en faisant semblant d'être un couple en situation irrégulière. C'était encore le meilleur moyen pour qu'on leur fiche la paix. Ça ne suffit pas pour faire sortir l'objet de leur surveillance et ils durent patienter un bonne partie de la matinée. Puis, alors que Camille commençait à s'impatienter et que Rémi commençait à espérer que l'opération allait tomber à l'eau , l'oncle apparut et monta dans sa voiture. Rémi avait pris le volant car Camille était encore loin d'être une conductrice expérimentée, en admettant qu'elle le devienne un jour. D'autre part, l'oncle Mario et elle s'étaient déjà rencontrés et elle était tassée sur le siège passager, ne laissant dépasser que son nez et ses yeux.
Le spectacle qu'elle offrait ainsi laissait Rémi quelque peu septique car si elle échappait ainsi à l'attention de Mario elle ne manquerait pas d'attirer celle du premier motard de la police qu'ils auraient le malheur de croiser.
Lorsqu'ils le virent se diriger vers le centre commercial Mayol ils se doutèrent que c'était l'endroit où il devait faire ses courses de la semaine. Le parking était déjà bien rempli et ils ne purent se garer suffisamment près du véhicule qu'ils pistaient et durent se contenter de le surveiller de loin. C'est ainsi qu'ils furent les témoins impuissants quoiqu'intéressés d'une altercation entre Mario et un homme dont la dégaine et les nombreux tatouages ne laissaient planer aucun doute sur la nature de ses activités. C'était à n'en pas douter un voyou membre d'on ne sait quelle maffia.
Paulo avait décidé que puisque Mario serait le principal bénéficiaire de l'opération il était juste qu'il fasse sa part de boulot et surtout qu'il s'implique personnellement. Il avait donc décidé de l'obliger à l'accompagner à la planque où était gardée Manon et d'y rester pour remplacer le gardien qu'il chargerait de surveiller les environs. Il n'aurait qu'à dire au Boss qu'il avait mal compris ses instructions et cru bien faire en renforçant l'équipe. Il avait donc passé un coup de fil à Mario pour lui donner rendez-vous au centre commercial. Il avait eu un certain mal à le convaincre de venir mais heureusement le père la bedaine avait encore plus peur de lui que de l'histoire dans laquelle il était englué.
Il tenta néanmoins de se défiler quand il apprit ce que Paulo attendait de lui mais ce dernier l'attrapa par le ‘'colback'' et le fourra de force dans sa voiture avant de repartir en direction de La Valette puis de l'arrière-pays toulonnais suivi comme son ombre mais à une distance prudente par la voiture de Camille. Le couple avait choisi cette voiture car c'était un modèle banal et vieux d'une dizaine d'année. Discrétion assurée.
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